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Société

L’attente à l’urgence, les entreprises privées pour sortir de l’impasse

Redaction Avant Premiere

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Quelques semaines après la publication de chiffres publiques optimistes sur les heures d’attente dans les urgences, des voix se lèvent pour démêler le faux du vrai.

Le 25 avril 2018 TVA Nouvelles a publié un article titré « Temps d’attentes aux urgences en baisse : des statistiques trompeuses? ». Il s’agit d’une synthèse qui à partir de nouveaux chiffres révélés par le Parti Québécois (PQ) nuançait un article précédent parlant de la baisse d’attente dans les hôpitaux de la province.

On comprend dès lors que les calculs diffèrent et que cette petite amélioration « c’est de la poudre aux yeux », car il faudrait peut-être commencer par s’aligner et choisir les formules qui projettent le mieux cette réalité.

Aujourd’hui, 12 juillet 2018, l’Institut économique de Montréal a de son côté publié un article du journaliste et analyste Patrick Déry intitulé « Les hôpitaux du Québec ont besoin d’entrepreneuriat ». D’entrée de jeu, il affirme lui aussi « qu’on mesure l’attente de la mauvaise façon ». Sachant que ladite baisse a été évaluée à trois heures en quatre ans pour l’attente sur civière.

Pour M. Déry mesurer ce temps moyennant la durée médiane de séjour dépeindrait une réalité toute autre. En gros, ses estimations s’approchent de celles du PQ. Il n’y a pas de quoi crier victoire la situation s’empire pour l’ensemble des patients et la durée d’attente sur civière qui a seulement baissé de 18 minutes n’est pas autant significative d’une optimisation des conditions du séjour du patient.

Le journaliste ne s’attarde pas à proposer la solution de privatisation de la gestion hospitalière sans toucher au droit à l’accès au soin. Il prend pour exemple l’Allemagne et la Suède dont les démarches lui paraissent intéressantes à suivre.

« Entre autres, l’attente à l’urgence est pratiquement inexistante en Allemagne. Seulement 1 % des patients attendent plus de 5 heures à l’urgence. Au Québec, 5,6 % des patients y poireautent plus de 24 heures » Patrick Déry.

Pour M. Déry confier la gestion aux entreprises privées serait un facteur d’innovation et d’efficacité, au Québec, les CHSLD privés conventionnés l’illustrent bien. Il rappelle en conclusion que :

« Après plus de 40 ans de gestion publique qui n’a essentiellement créé que des listes d’attentes, puis de multiples réformes qui n’ont jamais réussi à les enrayer, le Québec est mûr pour laisser la place à l’innovation et à l’entrepreneuriat dans ses hôpitaux.»

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Société

Québec : Services de garde d’enfants gratuits à partir du 1er août prochain

Redaction Avant Premiere

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Les familles défavorisées du Québec auront droit à cinq jours de services de garde d’enfants gratuits par semaine.

La modification du règlement de contribution réduite aux frais de services de garde d’enfants a été annoncée aujourd’hui, 18 juillet 2018, par le ministre de la Famille, M. Luc Fortin.

Alors qu’auparavant les places de service de garde d’enfants (de 0 à 5 ans) étaient offertes à tarifs réduits, qui coûtent entre 8,05$ et 21,95$ par enfant, elles seront gratuites à partir du 1er août prochain pour les familles défavorisées.

« Cette action témoigne de notre volonté d’agir tôt pour favoriser l’égalité des chances de tous les enfants en permettant aux plus défavorisés d’avoir accès à des services de garde éducatifs à l’enfance de qualité, et ce, cinq jours par semaine. Ils seront ainsi encore mieux outillés pour leur transition vers l’école et auront toutes les chances de développer leur plein potentiel. » Luc Fortin, ministre de la Famille

Ce nouveau règlement, qui entre en vigueur dès demain, s’inscrit dans le Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale.

Il vise les familles à faible revenu, soit, les parents prestataires des programmes d’aide financière de dernier recours, les parents participant du Programme objectif emploi relevant du ministère au Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et les parents prestataires du Programme de sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris.

Depuis 1997, ces familles avaient droit seulement à 2,5 jours de services gratuits par semaine.

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Gaspillage : 2 millions de tonnes d’aliments sont jetés chaque année au Canada

Baba-Idriss FOFANA

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Une campagne pancanadienne visant la réduction du gaspillage alimentaire des ménages canadiens intitulée J’aime manger, pas gaspiller Canada, aura lieu concomitamment le mercredi 18 juillet dans trois grandes villes du pays.

Selon RECYC-QUÉBEC, le gaspillage alimentaire se définit généralement par toute nourriture destinée à la consommation humaine qui est perdue ou jetée tout au long de la chaîne alimentaire, que ce soit au champ, dans le transport, lors de leur transformation, à l’épicerie, dans les restaurants et hôtels ou encore à la maison.

À l’échelle du Canada, ce sont près de 2,2 millions de tonnes d’aliments encore comestibles qui sont jetés chaque année, une perte qui se chiffre à plus 17 milliards de dollars. Un ménage canadien moyen gaspille 140 kg de nourriture chaque année, ce qui pourrait être évité.

Les Canadiens gaspilleraient, eux, environ 40 % de leur nourriture. Ceux qui sont le plus à blâmer ne sont ni les commerçants ni les restaurants, mais bien les particuliers dans leur demeure, révèlent les statistiques.

En 2016, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquait qu’en moyenne, le tiers des aliments produits annuellement dans le monde se retrouvent dans les dépotoirs.

Au Canada, 63 % des résidus alimentaires qui sont mis à la poubelle ou au compostage par les citoyens à la maison auraient pu être consommés. Cela correspond à 47 % de la valeur de tous les aliments qui sont gaspillés tout au long de la chaîne alimentaire, de la fourche à la fourchette.  – RECYC-QUÉBEC

Pendant ce temps, l’insécurité alimentaire dans le monde s’aggrave. Le Rapport sur « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde », publié en septembre 2017 par La FAO, le FIDA, l’OMS, le PAM et l’UNICEF révélait que 815 millions de personnes souffraient de la faim en 2016, soit une augmentation de 38 millions de personnes par rapport à 2015 et une quasi constance depuis 1990. En son temps, le CCFD-Terre Solidaire (ONG française de développement) mettait en garde contre les fausses solutions tout en appelant à la responsabilité politique des États.

Le gaspillage alimentaire = 815 millions de personnes dans la faim

La campagne pancanadienne J’aime manger, pas gaspiller Canada vise à aider les Canadiens à gaspiller moins de nourriture en leur fournissant des idées simples et pratiques pour réduire le gaspillage alimentaire à la maison.

À Montréal, l’événement se tient le mercredi 18 juillet 2018 à 13 h à la salle Mont-Royal du 6ème étage de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), sur la rue Saint-Denis.

À cette occasion, prendront la parole :

Sophie Langlois-Blouin, vice-présidente des opérations, RECYC-QUÉBEC

Bob Long, coprésident du groupe de travail sur les aliments, Conseil national zéro déchet

Christopher Kranjec, leader de marché, Walmart Canada

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Nouveau : Élargissement du champ d’activités des optométristes québécois

Redaction Avant Premiere

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Plusieurs problèmes oculaires seront à partir du 19 juillet traités par les optométristes. Leurs compétences permettront ainsi d’optimiser la prise en charge des patients.

Dans un article de Radio Canada qui date d’octobre 2017, Yvonne Molgat, chef au Département d’ophtalmologie du CHU de Québec, a révélé que le temps d’attente pour une consultation sur la cataracte a tendance à augmenter.

Ce problème est lié non seulement au vieillissement de la population mais aussi à la répartition des tâches des spécialistes. Les ophtalmologistes se trouvent de facto submergés par d’autres opérations et rendez-vous plus ou moins urgents.

La situation devrait probablement s’améliorer avec la nouvelle réglementation relative aux activités exercées par les optométristes. À partir du 19 juillet prochain, les ophtalmologistes se déchargeront de certains soins et traitements qui seront désormais effectués par les optométristes.

Prévention, détection et traitement de plusieurs problèmes oculaires

Selon Dr Éric Poulin, optométriste et président de l’Ordre des optométristes du Québec, les optométristes peuvent « exercer un rôle primordial dans la prévention, la détection et le traitement de plusieurs problèmes oculaires. » Il a rajouté que l’élargissement de leur champ d’activités a pour but de « permettre aux patients d’avoir accès aux meilleurs soins oculaires possible, dans les meilleurs délais. »

Les optométristes pourront ainsi prochainement effectuer les activités suivantes :

    Dispenser les soins oculaires suivants :

  •         Extraction de corps étrangers de la surface de l’œil et les soins complémentaires requis
  •         Occlusion des points lacrymaux

    Traiter la kératite infiltrative

    Traiter l’uvéite antérieure

    Traiter les atteintes herpétiques suivantes :

  •         Herpès simplex
  •         Zona ophtalmique

    Traiter le glaucome primaire à angle ouvert

Le travail sur la réglementation, encadrant l’exercice des nouvelles tâches des optométristes, a rassemblé l’Ordre des optométristes du Québec (OOQ), le Collège des médecins du Québec (CMQ) avec la contribution de l’Office des professions du Québec.

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