Suivez-nous

Culture

Le Brasier, névroses et malédiction

Saoud Maherzi

Publié

le

Julie Artacho

Avant-hier, au Théâtre d’Aujourd’hui, se tenait la première de la pièce Le Brasier. Écrite par David Paquet, mise en scène par Philippe Cyr, elle raconte les traumatismes d’une famille sur plusieurs générations. Entre malédiction et névroses, la pièce vient se poser dans l’injuste milieu. Divisée en trois parties, elle raconte d’abord l’histoire de trois sœurs, des triplets, qui vivent dans un triplex. L’une est seule et faussement joyeuse, un peu bébête qui fait des biscuits ‘’qui goutent le cul’’ ; l’autre avait un mari qui s’est suicidé lui laissant un enfant dont les premiers mots la menacent d’une fin terrible ; et la dernière est une folle complètement chtarbée. Elle ressemble à la folle aux chats dans les Simpson. La deuxième partie raconte l’histoire des progénitures survivantes de ces femmes là ; et la troisième, l’histoire de la progéniture des progénitures. Tout se termine sans se terminer, dans le cercle vicieux de la malédiction familiale.

La mise en scène est très suggestive. Le décor est d’un kétaine malaisant, affligeant avec des ficelles dorées et brillantes en arrière plan et un gros buisson au milieu. Les acteurs étaient tous habillés en beige de la tête au pied, comme dans un asile. Cette famille, c’est un asile à ciel ouvert, une histoire populaire, un peu exagérée, des traumatismes de l’enfance et leur insoutenable postérité.

Bien que surjoué par moments, le texte a été saisi avec brio par les trois acteurs. Une performance à retenir est celle de Paul Ahmarani qui joue deux rôles complexes – d’une femme névrosée d’abord, puis d’un homme quelque peu retardé ensuite – avec un naturel presque dérangeant. Les deux autres actrices, Kathleen Fortin et Dominique Quesnel (jouant notamment la chtarbée) finissent de donner un cadre remarquable à cette pièce.

Bien qu’on puisse déplorer le manque de critique sociale quant à ces traumatismes présentés individuellement dans une forme d’immanence scénique, Le Brasier représente de manière hyperbolique les névroses familiales de l’époque moderne.

Crédit photo:
Julie Artacho

Diplômé de HEC Montréal, Saoud a écrit depuis 2013 dans divers médias. Il dédie le plus clair de son temps libre à la lecture, l’écriture et à la boxe trouvant une cohérence dans l'unité de ces activités. "Find what you love and let it kill you" - Bukowski

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Astuces pro et gratuits pour motiver son enfant à lire

Avatar

Publié

le

Avec la panoplie de moyens de divertissement auxquels les enfants sont exposés, l’éveil à la lecture s’avère souvent pour les parents une mission complexe.

Pour aider les parents à comprendre les besoins de leurs enfants afin de leur inculquer l’habitude de lire, le gouvernement du Québec a lancé un nouveau périodique destiné aux enfants âgés de 3 à 5 ans.

Cet outil pédagogique est sorti à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur et a été réalisé en partenariat avec la maison d’édition La Boîte à Livres inc.

« Ce nouveau périodique représente une mesure concrète qui s’inscrit parfaitement dans les objectifs que s’est fixés notre gouvernement pour agir tôt auprès des enfants et dans la continuité du programme éducatif Accueillir la petite enfance », a précisé Mathieu Lacombe, ministre de la Famille.

Le périodique est composé de deux brochures : « On sème la lecture », qui s’adresse aux parents et aux intervenants, et « Explora-lire », pour les enfants. Les deux documents sont complémentaires et apportent une aide à l’apprentissage, l’éducation et l’intégration socio-culturelle saine des tous petits.

Le périodique 2019 est disponible en ligne

En versions papier et numérique

Les parents peuvent désormais se procurer la version papier du périodique dans tous les organismes communautaires Famille, les organismes communautaires offrant des activités de halte-garderie communautaires et les centres de pédiatrie sociale en communauté.

Il est aussi disponible gratuitement en ligne sur http://onsemelalecture.ca

Après cette édition 2019, neuf autres documents sont prévues sur trois ans, à raison de trois par année.

Lire aussi : Contenus francophones : le Québec et la France vont promouvoir la diversité des expressions culturelles en ligne

Lire la suite

Culture

Cinq artistes québécois en lice pour le prestigieux prix Sobey

Avatar

Publié

le

La Fondation Sobey pour les arts et le Musée des beaux-arts du Canada ont dévoilé ce mardi, 16 avril, la liste du Prix Sobey pour les arts 2019, considéré comme le plus prestigieux en art contemporain canadien.

Les 25 artistes visuels canadiens nominés par des leaders de communautés artistiques d’un océan à l’autre, ont été sélectionnés pour concourir pour le grand prix de 100 000 $ CA.

Les membres du jury 2019 sont :

  • Peter Dykhuis, directeur/conservateur de la Dalhousie Art Gallery, pour les provinces Atlantiques,
  • Jo-Ann Kane, conservatrice de la Collection Banque Nationale, pour la région du Québec,
  • Swapnaa Tamhane, commissaire, artiste et auteure pour l’Ontario,
  • Lindsey Sharman, conservatrice de du Musée des beaux-arts de l’Alberta, pour la région des Prairies et du Nord,
  • Nigel Prince, directeur de la Contemporary Art Gallery, pour la Côte Ouest et le Yukon et membre du jury international,
  • Henriette Bretton-Meyer, conservatrice du Kunsthal Charlottenborg de Copenhague, au Danemark.

Les prix

Le grand prix de 100 000 $ CA est remis au lauréat, 25 000 $ CA vont à chacun des quatre finalistes et 2000 $ CA sont accordés aux vingt artistes figurant dans la liste préliminaire.

Outre les prix en argent, trois des 25 artistes seront choisis par le jury du Prix Sobey pour les arts pour participer au Programme de résidences Sobey, un programme de résidences internationales dont la durée varie de trois à six mois. Enfin, l’un des finalistes sera sélectionné par Fogo Island Arts en vue de participer à une résidence annuelle.

Les cinq artistes québécois en lice pour le grand prix sont :

  • Marie-Michelle Deschamps
  • Nicolas Grenier
  • Caroline Monnet
  • Celia Perrin Sidarous
  • Sabrina Ratté

Le dévoilement de la liste des finalistes aura lieu le 12 juin, le nom des artistes en résidence suivra le 18 septembre.

L’exposition des cinq finalistes du Prix Sobey pour les arts sera présentée à l’Art Gallery of Alberta à Edmonton du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020.

Le lauréat du grand prix sera connu le 15 novembre 2019 lors d’un gala organisé par le Musée des beaux-arts de l’Alberta.

Le nom du gagnant de la résidence au Fogo Island Arts sera dévoilé dans les semaines suivant le gala.

Lire aussi : Montréal : des installations RV vous plongent dans des peintures célèbres

Lire la suite

Cinéma

Voici les films en tête des nominations du gala Québec Cinéma

Avatar

Publié

le

Québec Cinéma a dévoilé ce jeudi, 11 avril, les finalistes aux prix Iris 2019. Cette année, la grande fête du cinéma québécois dédiera une journée entière à la célébration et au rayonnement du talent de celles et ceux qui sont à l’origine des films d’ici.

Dès 16 h le dimanche 2 juin, Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert donneront le coup d’envoi des festivités avec le Gala Artisans Québec Cinéma, en direct sur ICI ARTV et au RadioCanada.ca/galaquebeccinema.

La fête se poursuivra à 20 h, avec le Gala Québec Cinéma animé par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, en direct sur ICI TÉLÉ et sur Radio-Canada.ca/galaquebeccinema.

Ce sont 46 longs métrages de fiction, 35 longs métrages documentaires, 25 courts métrages d’animation et 25 courts métrages de fiction qui ont été évalués au cours des dernières semaines pour la nomination d’un total de 188 finalistes.

Rappelons que, pour les Iris de la catégorie long métrage de fiction, plus de 1 200 membres votants issus de l’industrie cinématographique ont allié leur voix à celles du jury, lors d’un premier tour de vote pondéré à 50/50.

1991 et À tous ceux qui ne me lisent pas, en tête des nominations du gala Québec cinéma

Ségolène Roederer, la directrice générale de Québec Cinéma s’est réjouie de la forte réponse des membres votants au nouveau système de votation pour le choix des finalistes. « 1200 votes, c’est énorme et cela montre l’intérêt du milieu pour son Gala », a-t-elle indiqué.

 En plus des finalistes qui comptent les films 1991 de Ricardo Trogi et À tous ceux qui ne me lisent pas de Yan Giroux, le public découvrira les œuvres qui se sont démarquées dans les catégories du Prix du public, Meilleur premier film, documentaire, des films qui ont brillé à l’internationale, court métrage et Iris Hommage 2019.

Lire aussi : Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert animeront Le Gala Artisans Québec Cinéma

Lire la suite
Publicité

Nous suivre sur Facebook

en-avant