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Santé

Le cannabis et l’alcool liés à la majorité des hospitalisations en raison de l’utilisation de substances chez les jeunes

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L’année dernière, plus de 23 500 jeunes de 10 à 24 ans ont été hospitalisé si en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances, soit l’équivalent de 65 hospitalisations par jour. Un nouveau rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) montre que le cannabis et l’alcool étaient les substances les plus souvent associées aux hospitalisations dans ce groupe d’âge en 2017-2018.

Au Canada, chez les 10 à 24 ans, une hospitalisation sur 20 était attribuable aux méfaits causés par l’utilisation de substances. Le cannabis était mentionné dans près de 40 % des dossiers liés à ces hospitalisations, et l’alcool, dans 26 %.

Environ un jeune sur 6 (17 %) hospitalisé en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances n’en était pas à sa première hospitalisation dans la même année pour la même raison.

Les méfaits causés par l’utilisation de substances pouvant entraîner un séjour à l’hôpital comprennent les surdoses, les symptômes de sevrage, les blessures causées par l’intoxication, certaines affections chroniques ainsi que les psychoses induites par une substance nécessitant des soins de santé mentale. Ces méfaits imposent un fardeau aux personnes et à leurs familles, aux systèmes de santé, aux services sociaux et à la sécurité publique.

Le cannabis et l’alcool : Qui est hospitalisé?

Les taux de séjours à l’hôpital attribuables à l’utilisation de substances
varient considérablement d’une province ou d’un territoire à l’autre. Voir la figure ci-dessous.

Dans le groupe des 12 à 16 ans, le taux d’hospitalisations était plus élevé chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin. Toutefois, cette tendance s’inversait dans le groupe des 19 ans et plus. Les écarts entre les taux d’hospitalisations peuvent être liés aux habitudes d’utilisation et aux types de substances utilisées, de même qu’aux différences physiologiques et aux problèmes de santé mentale concomitants. Les taux d’hospitalisations en raison de l’utilisation de substances augmentaient avec l’âge pour les 2 sexes. 

Utilisation de substances et santé mentale chez les jeunes

Près de 70 % des hospitalisations en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances chez les jeunes comprenaient des soins pour un problème de santé mentale concomitant; c’était par ailleurs le cas pour 81 % des jeunes hospitalisés en raison de méfaits causés par le cannabis. Les jeunes étaient 2 fois plus susceptibles que les 25 ans et plus d’avoir reçu un diagnostic en santé mentale. Ces problèmes de santé mentale comprennent notamment les troubles de l’humeur, la schizophrénie et les troubles anxieux.

Source : Institut canadien d’information sur la santé

Bon à savoir :

Ce rapport, qui repose sur l’indicateur de l’ICIS Séjours à l’hôpital en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances, examine plus en détail les hospitalisations chez les jeunes.

Le Rapport de l’administratrice en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada, 2018 : Prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes présente un résumé des interventions visant à prévenir et à réduire la consommation problématique de substances chez les jeunes au Canada.

Le document Les troubles concomitants de toxicomanie et de santé mentale : Guide d’information présente de l’information sur le traitement et la gestion de troubles concomitants de santé mentale pour les jeunes et leurs familles.

Jeunesse sans drogue Canada offre aux parents de l’information sur les façons de protéger leurs enfants contre les méfaits causés par l’utilisation de substances, et d’intervenir le cas échéant.

À lire : L’INSPQ se dit contre la commercialisation d’une gamme élargie de produits de cannabis au Québec

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Santé

La grossesse et l’alcool : cesser de boire dès que l’on tente de concevoir un enfant…

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En lançant sa sixième campagne sur la grossesse et l’alcool, Éduc’alcool rappelle une fois de plus aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent le devenir qu’il n’y a pas de risque à prendre avec la santé de l’enfant à naître et qu’il est conseillé de ne pas consommer de l’alcool à partir du moment où l’on tente de concevoir un enfant.

« Éviter de consommer de l’alcool à partir du moment où l’on désire concevoir est le choix le plus sûr pour offrir à l’enfant un environnement sain et propice à son développement. Il est en effet souvent difficile d’identifier le moment exact où se produit la fécondation et l’embryon est particulièrement vulnérable pendant le premier trimestre », a déclaré Hubert Sacy, directeur général.

Après avoir mené plusieurs campagnes de sensibilisation sur le sujet dans les médias de masse, Éduc’alcool se tourne maintenant vers les sites qui ciblent plus directement les femmes concernées. 

« Nous avons augmenté de manière considérable la notoriété de la recommandation de ne pas boire et incité l’entourage des femmes enceintes à les soutenir dans leur choix de s’abstenir de consommer. Nous devons à présent convaincre, rappeler et interpeler les femmes enceintes par le dialogue et la conversation sans faire la morale, sans traumatiser et sans culpabiliser », a poursuivi Hubert Sacy.

Des articles de fond seront publiés sur les thèmes des bonnes habitudes à prendre quand on est enceinte, feront le point sur les mythes relatifs à la grossesse et l’alcool et proposeront des Mocktails pour le temps des Fêtes et l’été.

La grossesse et l’alcool en questions

Une publicité sera placée dans le Livret de grossesse, passeport vers la vie qui est remis aux femmes enceintes dans les cliniques médicales, les CLSC et autres établissements de santé. Elle invite les lectrices à consulter la publication commune d’Éduc’alcool et du Collège des médecins du Québec, « La grossesse et l’alcool en questions », qui approfondit le sujet et répond à plusieurs des questions qui se posent en la matière. 

Des bannières publicitaires seront également mises en ligne sur le web. De plus, des capsules vidéo seront diffusées sur les sites, dans les infolettres et sur les réseaux sociaux. Des bannières web livreront le message. Un bulletin partenaire sera envoyé par courriel aux 50 000 abonnés de Maman pour la vie.

Éduc’alcool mènera aussi une offensive sur les réseaux sociaux de type quiz. Douze questions, une par mois, seront posées sur la page Facebook de Maman pour la vie et reprises dans l’infolettre envoyée aux futures mamans.

« Loin du paternalisme, non culpabilisante et avec une certaine esthétique, la campagne d’Éduc’alcool se veut ciblée, axée sur le dialogue et l’interaction, légèrement et respectueusement provocatrice pour retenir l’attention et traiter des vraies questions », a conclu Hubert Sacy.

Source : Éduc’alcool

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Monde du travail

Abolition du TSO : les professionnelles en soins font pression sur l’Ordre des inhalothérapeutes du Québec

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En marge du congrès annuel de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ), les professionnelles en soins ont manifesté brièvement afin de demander à cet ordre professionnel un positionnement clair dans le débat entourant l’abolition du temps supplémentaire obligatoire (TSO). 

« La mission des ordres professionnels est de protéger le public et l’OPIQ ne fait pas exception. L’utilisation du TSO est un mode de gestion qui porte non seulement atteinte aux droits des professionnelles en soins, mais a également un impact direct sur la qualité et la sécurité des soins. Nous souhaitons que l’Ordre dénonce de façon plus incisive l’utilisation à outrance du TSO et les employeurs qui utilisent le code de déontologie pour camoufler leur mauvaise organisation du travail », a déclaré Linda Lapointe, vice-présidente à la FIQ et, elle-même, inhalothérapeute.                                                

Pour la Fédération, la lutte pour l’abolition du temps supplémentaire doit être une lutte collective. « Chaque jour, les professionnelles en soins sont les témoins des impacts néfastes et désastreux de ce fléau qui sévit dans le réseau de la santé. Les ordres professionnels ne peuvent plus rester silencieux devant les arguments alambiqués utilisés par les employeurs du réseau pour justifier le TSO et nous voulons que l’OPIQ se positionne à cet effet. Toutes les voix doivent s’élever contre ce mode de gestion inacceptable. Il en va de la santé et de la sécurité des professionnelles en soins et des patient-e-s», a ajouté Mme Lapointe.

Des professionnelles pour l’abolition du TSO

À l’instar de leurs collègues infirmières, infirmières auxiliaires et perfusionnistes cliniques, les inhalothérapeutes sont mises à rude épreuve actuellement dans le réseau de la santé. « Les problèmes d’attraction et de rétention sont directement causés par les mauvaises conditions de travail et d’exercice. Une charge de travail démesurée et du TSO sur une base régulière, voilà le lot quotidien des inhalothérapeutes de la province. Et lorsque ce n’est pas du TSO proprement dit, c’est par l’imposition d’un nombre démesuré de gardes que l’on tient littéralement en otage ces professionnelles en soins. C’est impossible pour elles de prendre des congés ou de concilier leur vie personnelle, familiale et professionnelle », explique la porte-parole syndicale.

Vers la reconnaissance de l’expertise des inhalothérapeutes ?

Pour la Fédération, il est grand temps que le réseau reconnaisse l’expertise et le rôle fondamental que jouent les inhalothérapeutes. « Elles sont essentielles dans plusieurs environnements, notamment au bloc opératoire, à l’urgence, aux soins intensifs et dans les soins à domicile. Il est plus qu’urgent que l’on reconnaisse leur importante contribution dans la dispensation des soins et des services en leur offrant un environnement de travail intéressant », a conclu la vice-présidente.

À lire : FIQ : bataille juridique pour éradiquer le temps supplémentaire obligatoire au Québec

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Actualités

J’Avance en marchant : la population invitée à soutenir les personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires à Montréal

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L’Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires Revivre invite la population à s’inscrire aujourd’hui à la 2e édition du défi J’Avance en marchant qui aura lieu ce dimanche 29 septembre à Montréal au Parc Lafontaine. 

Petits et grands sont attendus en grand nombre dès 9h à cet événement rassembleur dont l’objectif est de venir en aide et d’envoyer un message d’espoir aux personnes vivant avec un trouble anxieux, dépressif ou bipolaire – et leurs proches.

Cet événement de collecte de fonds de Revivre vise à sensibiliser la population envers la santé mentale, contre la stigmatisation, à donner de l’espoir aux personnes vivant avec un trouble anxieux, dépressif ou bipolaire et à amasser des fonds pour que Revivre puisse poursuivre sa mission d’offrir des services dont ces personnes ont tant besoin. Il est possible et réalisable d’avoir une bonne santé mentale tout en vivant avec une maladie mentale, et qu’il existe des outils pour y arriver.

La première édition de l’événement J’avance en marchant a d’ailleurs été couronnée de succès et a permis d’amasser près de 61 000 $ en 2018. Cette année, l’organisme a pour objectif d’amasser 75 000 $. Participer à cette marche (deux parcours de 15 et 25 km) mènera les participants à travers les beaux quartiers de Montréal et le départ s’effectuera au Parc Lafontaine. 

L’univers de la santé mentale est encore mal connu : saviez-vous que…

  • Les troubles anxieux n’ont pas de cause unique, c’est une combinaison de plusieurs facteurs qui entraîne l’apparition des symptômes ?
  • Chez les adultes, les femmes sont plus nombreuses à être atteintes d’un trouble anxieux ?
  • La dépression a été le problème de santé le plus en vue au Québec en 2017 ?

D’ailleurs, voici quelques fait saillants du rapport Les troubles anxieux et de l’humeur au Canada publié en 2014 par l’Agence de la santé publique du Canada :

  • En 2013, environ 3 millions de Canadiens (11,6 %) âgés de 18 ans et plus ont déclaré être atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur.
  • Plus du quart de ces personnes (27 %) ont indiqué que ce trouble avait « beaucoup » ou « énormément » nui à leur qualité de vie au cours des 12 mois précédents.
  • Bien que la majorité d’entre elles ont consulté un professionnel de la santé à propos de leur trouble au cours des 12 mois précédents, près du quart (23 %) ne l’ont pas fait.
  • La plupart des gens atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur prennent, ou ont déjà pris, des médicaments d’ordonnance (93 %), mais peu d’entre eux (20 %) ont reçu des consultations psychologiques pour les aider à gérer leur trouble.

Que recherche Revivre ?

Fondé en 1991, Revivre est un organisme à but non lucratif dont la mission est de venir en aide aux personnes vivant avec un trouble anxieux, dépressif ou bipolaire et leurs proches, en collaboration avec le réseau institutionnel et communautaire en santé mentale.

Pour remplir sa mission, Revivre privilégie le soutien ponctuel sous forme d’écoute, d’information et de références ainsi que le suivi psychoéducatif par le biais du soutien à l’autogestion des soins et de la santé. 

À lire : Médicaments pédiatriques, le Canada annonce de nouvelles mesures adaptées aux besoins des enfants

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