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Politique

Québec solidaire talonne la CAQ sur le climat et la reforme du mode de scrutin

Baba-Idriss FOFANA

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Après la formation du gouvernement Legault, les solidaires ont donné le ton d’une opposition qui entend faire bouger les lignes à l’Assemblée nationale du Québec, sur certains dossiers chers à Québec solidaire (QS) notamment le climat et la réforme du mode de scrutin.

En annonçant la formation d’un gouvernement paritaire de 26 membres jeudi dernier, le premier ministre du Québec a défini l’économie, la santé et l’éducation comme les trois grandes priorités de son équipe. Donnant l’impression de ne pas oublier le climat, François Legault a indiqué lors de sa conférence de presse qu’en plus des trois priorités, il avait une préoccupation à l’égard des défis environnementaux. À savoir que le gouvernement devait en faire plus pour lutter contre les changements climatiques. M. Legault s’est donc engagé à y travailler de façon pragmatique pour obtenir des résultats tangibles.

Le ‘’double langage’’ de la CAQ sur le climat

Pour autant, faut-il croire que le successeur de Philippe Couillard a un vrai penchant pour le climat? Pas si sûr, puisque le dossier climatique n’était pas au cœur de la campagne du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ). Une raison de plus pour Québec solidaire de dénoncer le “double langage” des caquistes. « M. Legault se dit maintenant préoccupé par la crise climatique, tout ça la même semaine où il affirme être prêt à retourner forer le pétrole sur Anticosti. Il y a quelque chose qui cloche! La CAQ doit cesser son double discours sur l’environnement », a martelé Manon Massé, la co-porte-parole de QS dans un communiqué de presse.

« François Legault et sa ministre de l’Environnement pourraient écrire un chapitre sombre de l’histoire du Québec en étant le gouvernement qui n’a rien fait pour assurer un avenir aux générations futures au moment où la transition écologique est devenue incontournable ».

– Manon Massé, porte-parole Québec solidaire

Passant de trois à 10 députés à l’Assemblée nationale, les solidaires n’entendent pas laisser le champ libre à la CAQ, devenue première force politique du Québec à l’issue du scrutin du 1er octobre dernier en remportant une majorité de 74 des 125 sièges que compte le Parlement québécois.

À lire aussi : Qui sont les 26 ministres du gouvernement Legault et les défis à relever ?

S’adressant à MarieChantal Chassé, la nouvelle ministre de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques, Mme Massé dira : « c’est maintenant ou jamais! ». Tout en demandant à Mme Chassé de « tenir tête au ministre du Transport et son absurde troisième lien ou celui de l’Économie et son modèle de développement digne du dernier siècle ».

Et l’entente sur la réforme du mode de scrutin?

Autre chose ou les solidaires font déjà pression sur le pouvoir caquiste, c’est la réforme du mode de scrutin. Mme Massé rappelle que Québec solidaire, le Parti québécois, la Coalition avenir Québec ainsi que le Parti vert du Québec ont tous signé une déclaration pour une réforme du mode de scrutin vers une proportionnelle mixte compensatoire avec listes régionales.

Québec solidaire espère que Sonia Lebel, qui n’a pas pris part aux discussions avec les autres partis concernant la réforme du mode de scrutin, saura rapidement s’approprier le dossier pour en faire une priorité malgré sa lourde casquette de ministre de la Justice. « La ministre doit déposer son projet de loi rapidement, conformément à l’entente entre les partis avec le Mouvement démocratie nouvelle », a appuyé, dans un communiqué de presse, la porte-parole Manon Massé.

À lire aussi : Dans l’opposition, les libéraux veulent défendre les intérêts des Québécois

À en croire celle qui a porté les couleurs du parti orange le 1er octobre dernier, ce Parlement de la 42è législature du Québec a toute la légitimité pour agir rapidement et « faire en sorte que nous ayons vécu la dernière élection avec notre mode de scrutin biaisé ». En tout cas, François Legault a dit lors du dévoilement de son conseil des ministres jeudi 18 octobre que « cette promesse sera tenue » au cours de la première année de son mandat de quatre ans.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Environnement

Ottawa soutient la planification des infrastructures et la mise en place de solutions propres

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Ottawa et la Fédération canadienne des municipalités (FCM) ont annoncé ce lundi, 22 juillet, un investissement de plus de 2,4 millions de dollars à 51 nouveaux projets dans plusieurs collectivités du pays.

La somme octroyée par Ottawa aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du Fonds municipal vert, et du Programme de gestion des actifs municipaux.

Selon François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, ces investissements serviront à aider les municipalités canadiennes à mieux planifier, construire et entretenir les infrastructures publiques.

À ce propos, Bill Karsten, président de la Fédération canadienne des municipalités, a indiqué que les municipalités sont propriétaires de plus de 60 pour cent des infrastructures publiques. Les projets sélectionnés proposent des outils innovants qui offrent des solutions environnementales tout en ayant des enjeux socio-économiques.

Les solutions participeront à réduire la pollution, améliorer l’efficacité énergétique et trouver de nouvelles utilisations pour leurs infrastructures publiques.

Lire aussi : Bee City Canada : Saint-Laurent devient « Ville amie des abeilles»

 « Les investissements consacrés aux infrastructures vertes contribuent à faire croître notre économie, à créer de bons emplois de classe moyenne pour les Canadiens et à bâtir un avenir qui soit sous le signe de l’énergie propre », a affirmé Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles du Canada.

Au Québec, les données numériques pour aider à la prise de décision

D’après le communiqué d’Infrastructure Canada, au Québec, la Ville de Victoriaville utilise ses fonds du Programme de gestion des actifs municipaux pour améliorer sa capacité de collecter des données sur l’état de ses bâtiments et de ses égouts. Cette étude aidera la collectivité à prendre des décisions plus éclairées en ce qui a trait à ses investissements en infrastructure.

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Actualités

Huawei Canada : implantation d’accès Internet haute vitesse sans fil dans 70 collectivités éloignées

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L’entreprise de télécommunications Huawei Canada a annoncé qu’elle unira ses efforts à ceux de la société ICE Wireless and Iristel afin de brancher plus de 70 collectivités rurales éloignées d’ici 2025, notamment 20 collectivités en Arctique et 50 autres dans le nord-est du Québec. 

Des plans visent également d’autres collectivités situées à Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous croyons fermement que tous les Canadiens devraient pouvoir se brancher au réseau mobile de 4e génération, peu importe où ils vivent au pays – même s’ils sont dans une région où il pourrait ne pas être économiquement viable d’offrir un accès Internet haute vitesse », a affirmé Eric Li, président de Huawei Canada.

Bien que la majorité des Canadiens ont un accès Internet haute vitesse, cela n’est pas toujours le cas de ceux vivant dans des régions à faible densité de population. Tant le gouvernement du Canada que l’Organisme des Nations unies (ONU) ont souligné l’importance de travailler à l’offre d’un accès Internet haute vitesse universel d’ici 2030 – ce qui améliorera l’inclusion sociale et économique. 

Offrir Internet haute vitesse dans les régions éloignées d’ici 2030 avec Huawei Canada ?

« Huawei Canada est actif au Canada depuis plus de dix ans et emploie plus de 1 100 employés au pays. La plupart d’entre nous en sont à anticiper la technologie sans fil de 5e génération, mais il faut garder en tête que de nombreuses régions éloignées n’ont toujours pas d’accès fiable au réseau mobile de 3e ou 4e génération. Ce projet aidera le Canada à respecter l’engagement qu’il a pris auprès de l’ONU quant à la prestation d’un service Internet haute vitesse à tous les Canadiens d’ici 2030 », a expliqué Alykhan Velshi, vice-président des affaires commerciales de Huawei Canada.

Huawei Canada a fait produire trois courts-métrages dressant le portrait de plusieurs résidents du nord dans leur collectivité respective – qui dépendent toutes d’un accès Internet pour faire prospérer et connaître leurs petites entreprises.

Pour sa part, Jean-François Dumoulin, vice-président des affaires réglementaires et gouvernementales auprès de la société Ice Wireless and Iristel, indique qu’il faut miser sur de l’équipement à haute fiabilité et à la fine pointe de la technologie dans le but de réduire au minimum la nécessité d’une intervention physique et d’éviter les pannes qui plongeraient de nouveau les collectivités dans la grande solitude. « C’est justement pour cela que nous avons décidé de collaborer avec Huawei Canada », a-t-il précisé.

À lire : Le sort de la directrice financière de Huawei scellé par la justice canadienne

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Politique municipale

Zones inondables : « le gouvernement renvoie la balle aux municipalités »

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L’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a exprimé aujourd’hui, 22 juillet, son mécontentement à l’encontre du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation concernant la gestion des demandes des résidents des zones inondables.

Le 15 juillet dernier, le ministère des Affaires municipales a révisé sa cartographie des zones inondables (ZIS), délimitant le territoire sur lequel il est interdit de reconstruire.

En annonçant cette mesure, adoptée suite aux crues printanières, le gouvernement a déclaré aussi que les municipalités seront désormais responsables de recueillir et de traiter les demandes des citoyens.

Or, l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro rappelle que lors du dépôt de la première cartographie, cette tâche incombait à Québec, qui demandait aux citoyens d’envoyer leurs demandes de révision directement au gouvernement.

Des municipalités sans les ressources nécessaires

Submergé par les demandes des citoyens depuis l’annonce, l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a dénoncé ce lundi, 22 juillet, cette situation, rappelant que le ministère n’a pas encadré les municipalités pour ce faire.

« Encore une fois, le gouvernement renvoie la balle aux municipalités sans nous outiller avec les moyens nécessaires afin de répondre aux demandes et aux inquiétudes des citoyens », a précisé Dimitrios (Jim) Beis, le maire de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro.

M. Beis a affirmé notamment que l’arrondissement a appris cette nouvelle au même temps que les citoyens. « Le gouvernement du Québec démontre encore qu’il travaille à reculons, sans consulter les municipalités qui sont les premières concernées », a-t-il commenté.

L’arrondissement a déclaré en outre qu’il ne possède pas les données et les ressources humaines pour traiter les demandes des résidents qui souhaitent que leur domicile soit retiré de la ZIS. Et ce, sachant que « le gouvernement remet la responsabilité entière à l’Administration des municipalités de certifier si une adresse a réellement été inondée ou pas, ce qui va au-delà de l’expertise et du mandat de l’arrondissement. »

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