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Culture

Le Festival du Monde Arabe élargit ses horizons

Hanen Hattab

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Le 26 septembre 2017 a eu lieu le dévoilement de la programmation de la 18e édition du Festival du Monde Arabe (FMA), à la Place des Arts. Sur les traces d’un esprit révolutionnaire, l’événement a été nommé « Les trois saisons En quart de ton ».

Montréal accueillera, du 27 octobre au 12 novembre, de nouvelles têtes et genres artistiques d’un monde arabe ouvert sur les autres cultures. La 18e année du Festival du Monde Arabe est marquée par le lancement d’une première édition en Ontario, qui se déroulera du 28 octobre au 12 novembre. Ce nouveau né est le fruit d’une collaboration entre le FMA et le Canadian Arabic Orchestra. Le Festival of Arabic Music and Arts aura lieu à Toronto et présentera les artistes invités par le FMA.

Des intemporels et des nouveautés dans les arts du spectacle

Lors du communiqué de presse, ponctué de présentations musicales et d’une lecture sur la proposition thématique du festival, le comité d’organisation a invité tous les Montréalais à découvrir plus d’une cinquantaine d’œuvres musicales, théâtrales, visuelles et cinématographiques représentant le grand patrimoine oriental et les nouvelles tendances à l’affût de la diversité.

Crédit photo Avant Première

Dans la catégorie Arts du spectacle, le public découvrira des noms comme Waed Bouhassoun, Rasha Sheikh Eldine et Faia Younan ; et aussi une création honorant le poète avant-gardiste, écrivain et peintre libanais, Gibran Khalil Gibran. Le spectacle de clôture « Les 7 cités de l’amour », sous la direction de P. Khalil Rahmé, présentera des interprétations musicales de l’œuvre universelle du poète exilé.

Sous le signe de l’ouverture

« Il nous plaît souvent dans notre littérature de citer le premier article, paru dans le quotidien La presse, sur le FMA, à sa première édition : « un festival du monde arabe pour sortir du cadre communautaire ». C’est le seul article que nous accrochons toujours fièrement sur les murs de nos bureaux car il résume à la fois la vision et les défis de notre FMA », a précisé M. Joseph Nakhlé, directeur artistique et général du FMA.
Cette volonté d’inclusion et d’ouverture sur l’autre s’exprimera voluptueusement par une exceptionnelle rencontre artistique réunissant le prestigieux maître du oud, l’Irakien Nasser Shamma et l’orchestre métropolitain dans le concert « Oud à l’Ouest », le 10 novembre, à la Maison Symphonique.
« Un programme des œuvres de Mozart, Rossini, Vivaldi, interprétées autrement, mais également, des compositions originales du soliste M. Shamma… L’orchestre Métropolitain se réjouit de cette première collaboration avec le festival du monde arabe de Montréal… Ce grand concert démontre bien que la musique rassemble, que lorsqu’elle est portée par la passion et la virtuosité, celle-ci ne connaît aucune frontière », a déclaré M. Jean R. Dupré, président directeur général de l’Orchestre Métropolitain. Cette idée ne peut que témoigner de la maturité du festival qui devient, de plus en plus, un espace d’expérimentations artistiques et humaines.
Huit événements gratuits seront notamment à l’affiche pour faire résonner la fusion des sonorités et des paroles occidentales et orientales.

« Dans le volet Salon de la culture, comme à chaque année, le FMA propose un regard interrogateur sur le monde, bousculant les acquis, accueillant la différence et amenant à réfléchir sur les enjeux auxquels notre société fait face. La programmation proposée confirme la volonté de notre équipe de permettre, aux uns et aux autres, de s’exprimer et d’interagir dans une lecture critique de la réalité qui nous entoure. Intellectuels, universitaires et artistes animeront le Salon du FMA proposant des thèmes qui interpellent. », a expliqué Maxime Garigue, adjoint à la programmation du FMA.
L’affiche du festival qui s’inspire d’une peinture de Gibran nommée « Les trois Vénus retournant à la nature » donne l’idée d’une sélection de sujets controversés sur la femme dans les communautés arabes d’ici et d’ailleurs.

Crédit photo FMA

D’autres sujets sur l’exil, l’identité plurielle du Québec et sa mémoire auront pour espaces de débats des ateliers, des causeries et des conférences.

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Culture

Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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La troisième édition du festival Tangente aura lieu du 10 au 20 octobre prochain. Un nouveau rendez-vous avec la danse qui rassemble les cultures.

Tangente s’associe une fois de plus à Altérité, pas à pas! dans le cadre de l’édition 2019 du festival, dont la mission est de promouvoir la rencontre, le rapprochement, le rassemblement et la création avec l’autre dans la différence.

Pour l’occasion, Tangente présentera trois pièces de chorégraphes provenant du Maroc, de l’Iran et d’Israël, dont deux premières mondiales.

Borderlines

Après des solos remarqués au Festival TransAmériques en 2012 et au Montréal, arts interculturels en 2017, le chorégraphe marocain Taoufiq Izzediou revient à la charge avec une œuvre créée avec cinq jeunes danseurs. Alors que les questions sur les migrations humaines et les frontières alimentent des débats autour du monde, Borderlines met les postes de contrôle sous la loupe, ces barrières visibles autant que celles s’érigeant à l’intérieur de soi.

Premiere

L’Israélien Elad Schechter présentera Premiere, une rare collaboration entre une artiste musulmane et un chorégraphe juif. La pièce est une forme de protestation, une performance initialement mise en scène dans l’ouest de la ville où ils sont nés et ont grandi, Jérusalem. Elad et l’interprète Rand Ziad Taha cherchent à révéler divers aspects de la culture arabe.

La chute

De son côté, le couple créateur composé de la chorégraphe-interprète Nasim Lootij et du dramaturge Kiasa Nazeran se penchera sur la destruction d’œuvres d’art et l’interdiction pour les femmes de danser et chanter en Iran. Dans La Chute, Nasim lutte pour se lever, résistant à des forces hostiles. L’éclairage fragmente son corps telles les branches d’un arbre, une métaphore dramatique pour les efforts des musiciens d’autrefois qui se sont vus empêchés de créer une musique nationale visant à unir les différents groupes ethniques.

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La chute des ventes de disques au Québec se poursuit

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C’est peu dire qu’on n’écoute plus la musique comme nos parents. La vitesse à laquelle l’internet 2.0 et les objets connectés évoluent modifient nos habitudes à un rythme effréné.

Le développement des plateformes web de partage et des supports numériques a engendré à partir des années 2000 la crise du disque. Un phénomène qui se faire ressentir au Québec d’année en année.

En parallèle les ventes des produits numériques n’a pas échappé à la baisse. Comme l’avait pointé un article du Monde en date de 2008 et qui demeure d’actualité, « les habitudes de gratuité acquises par les consommateurs », y est pour grande chose.

Au Québec la baisse (-16%) des ventes d’enregistrements audio se poursuit, selon une étude publiée aujourd’hui par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec.

« Sur dix ans, la baisse cumulative des ventes atteint 53 %. Ce déclin est dû vraisemblablement à la popularité des services d’écoute de musique en continu pour lesquels les données détaillées ne sont pas disponibles », précise l’étude.

Par ailleurs, les chiffres dévoilent que la part des produits québécois est en hausse. En effet, on a enregistré un taux de 51 % en 2018 par rapport à 44 % en 2017.

Ventes d’enregistrements audio selon le type de produit, Québec, 2009 à 2018 ( Institut de la statistique du Québec)

Dans l’ensemble, les produits qui ont connu cette baisse sont les suivants :

  • Le CD, -17% par rapport à 2017
  • L’album numérique, -11%
  • La piste numérique, -15%

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Installation immersive, performances et art engagé dans le programme estival du MAC

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Le Musée d’Art Contemporain de Montréal (MAC) a lancé aujourd’hui, 19 juin, sa programmation estivale. Plusieurs sujets d’actualité et pratiques multi-médiatiques seront présentés jusqu’au mois d’août.

L’art engagé de Rebecca Belmore

Les expositions d’été du MAC débutent dès demain 20 juin avec l’artiste anishinaabe Rebecca Belmore. Intitulée Braver le monumental l’exposition réunit une sélection de sculptures, d’installations et de photographies de Belmore remontant à 2001, ainsi qu’une compilation de 10 vidéos de ses performances depuis 1991.

Rebecca Belmore, The Named and the Unnamed, 2002 Collection du Musée des beaux-arts du Canada, achat, 2009. 42607 © Rebecca Belmore Photo : Howard Ursuliak/Morris and Helen Belkin Art Gallery

Ce survol de son travail rend compte de l’étendue de sa pratique et de son engagement politique.

En effet, depuis la fin des années 1980 l’artiste jette un regard sur les conflits et les crises planétaires découlant des changements climatiques, de l’accès à l’eau, de l’utilisation des sols, de l’itinérance, des migrations et des déplacements humains.

L’exposition se poursuit jusqu’au 6 octobre prochain.

Le musée accueille aussi Nadia Myre, Chloë Lum & Yannick Desranleau, Ragnar Kjartansson & The National. Leurs œuvres font échos au thème de la performativité, présent dans la production de Belmore.

Le MAC en collaboration avec MUTEK

Le musée présente ISM Hexadome en première canadienne. C’est une installation vidéo immersive de 360 degrés combinant les arts et la technologie de pointe, inscrite dans la programmation officielle de la 20e édition du festival MUTEK.

ISM Hexadome est une collaboration entre MUTEK et The Institute for Sound & Music de Berlin (ISM) projetant neuf œuvres immersives de plusieurs artistes.

Plusieurs autres événements ponctuent la saison et présentent des collaborations et des créateurs d’ici et d’ailleurs.

Ne ratez pas l’occasion de visiter le musée gratuitement ce vendredi, 21 juin, une initiative qui souligne la Journée nationale des peuples autochtones.

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