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Montréal, vers l’industrie 4.0

Hanen Hattab

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La deuxième édition du Forum industriel de Montréal a eu lieu, le 25 octobre, dans le Centre des Affaires Renaissance, au parc industriel d’Anjou. Fort de son large réseau dans les secteurs industriels, les services et les technologies de l’information et de la communication, le Forum a voulu donner son coup de pouce au virage numérique des entreprises montréalaises.  

Le Forum industriel a été fondé par sa présidente et directrice générale de l’Association Inter-industrielle de Montréal, Mme Saâida Lakehal, en 2015, afin de connecter, promouvoir et soutenir les différents acteurs du domaine. L’idée de rassembler les industries montréalaises est née d’un besoin urgent constaté par Mme Lakehal.  » Je visite dix entreprises par jour et j’ai compris qu’il y avait un manque de communication entre les industries », a t-elle déclaré.

Le forum industriel de Montréal a pour but non pas de rapprocher des entreprises, mais plutôt des entrepreneurs. D’où une première édition du forum sur le thème de la communication.

 » C’est une première de réunir l’Est et l’Ouest de l’île (…) et de sensibiliser les industriels pour sortir de leurs silos et travailler ensemble », s’est réjouie Mme Lakehal.

À droite Mme Saâida Lakehal, présidente du Forum Industriel de Montréal. Crédit photo Avant première

Titrée « Transformer l’industrie par le numérique », la deuxième édition du forum vise à encourager et aider les entreprises à se lancer dans l’industrie 4.0. La parole a été donnée, notamment, à ceux qui ont pris la route du futur pour partager leurs expériences et faire découvrir les dernières innovations et solutions de l’internet des objets, l’impression 3D, l’analyse de l’information en temps réel et les systèmes cyber-physiques. Cette dynamique d’échange de savoir et de savoir-faire s’est tenue dans les espaces dédiés au numérique et aux manufacturiers et lors des conférences, débats et dîner de réseautage. Divers sujets ont été discutés autour de trois thématiques principales, soient, Numérique et e-commerce, Automatisation et réalité virtuelle et enfin Rh, santé et sécurité. Outre cette belle synergie entre les 20 conférenciers et panélistes et les 77 entreprises participantes, le forum a été l’occasion de démystifier l’usine connectée.  

Crédit photo Avant Première

De l’industrie 4.0 à l’économie des résultats

Ce passage est en outre une porte d’accès à une nouvelle économie. L’optimisation de sa productivité en déployant des systèmes robotiques ou d’autres types de dispositifs intelligents doit désormais aller de pair avec l’analyse des données récoltées. Ces solutions participent à améliorer les processus manufacturiers et fournissent aussi l’entreprise en informations concrètes qui l’aident à anticiper et à prendre les bonnes décisions. Gérer l’entreprise, à partir des résultats et non pas seulement moyennant son capital matériel et humain, est la définition de l’Outcome Economy », en l’occurrence, l’économie des résultats.  

La récolte des informations à partir de l’usage de l’objet permet de passer au modèle de développement du produit à partir du service escompté par le client. « Aujourd’hui, Michelin loue ses pneus aux flottes et c’est intéressant pour certaines entreprises pendant les basses saisons. », a expliqué Geneviève Mme Lefebvre, directrice de projet au CEFRIO.

L’espace dédié au numérique. Crédit photo Avant Première

S’armer des outils de l’industrie 4.0, oui mais pas n’importe lesquels, n’importe où et n’importe comment.

Même si, comme l’a souligné Mme Lefebvre, il devient de plus en plus difficile de suivre le rythme du progrès numérique, deux facteurs principaux sont à faire, pour prendre son envol technologique sans se ruiner. Mme Lefebvre a mis l’accent sur la baisse des prix des capteurs et l’augmentation des réseaux de connectivité à faible coût.

Ceci étant, on a beau croire que la technologie peut tout résoudre, mais en l’intégrant, on se rend compte de la nécessité d’un travail en amont. C’est-ce qu’a souligné la plupart des conférenciers en relation avec des entreprises qui ont expérimenté le virage numérique. La concordance avec le modèle d’affaire est à titre d’exemple une démarche impérative pour réussir le passage à l’industrie 4.0. Cibler les unités et les services qui seront dotés des technologies numériques est notamment indispensable.   

« Il faut comprendre où sont nos enjeux et quels sont les processus qu’on doit étudier afin de les améliorer », a indiqué Mme Lefebvre.

« C’est une révolution qui ne débute pas par la technologie mais par la réflexion, où dois-je faire mes premiers pas avec la technologie ? », a-t-elle précisé.

Le forum industriel de Montréal présenté par Mme Saâida Lakehal.

 

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Qui sont les 26 ministres du gouvernement Legault et les défis à relever au Québec ?

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Après l’assermentation des 74 élus de la Coalition avenir Québec (CAQ), mardi, le 1er gouvernement du premier ministre François Legault a été dévoilé jeudi 18 octobre à l’Assemblée nationale du Québec. Composé de 26 ministres, le gouvernement Legault [avec beaucoup de nouveaux visages] se veut « paritaire, compétent et plus proche des Québécois ».

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) est devenu officiellement le 32è premier ministre du Québec le 18 octobre 2018. Il a défait l’ex-premier ministre sortant, Philippe Couillard, le 1er octobre 2018. En dévoilant ce jeudi son conseil des ministres numéro 1, l’homme d’affaires devenu premier ministre a résumé les priorités de l’équipe gouvernementale en trois mots : éducation, économie et santé.

En ce qui concerne l’Économie, le nouveau gouvernement s’est engagé à remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois, en particulier dans celui des familles et dans celui des retraités à bas revenu. « Notre gouvernement va avoir une forte saveur économique. Nous avons notamment pris l’engagement de rehausser le niveau de richesse du Québec en augmentant les investissements privés et les exportations », a promis le premier ministre.

Ce qui compte [le plus] pour le gouvernement Legault

Au niveau de l’Éducation, M. Legault précise que son engagement le plus important sera de s’assurer que chaque enfant québécois pourra aller au bout de son potentiel. « Et cela passe, selon lui, par le dépistage précoce des enfants qui ont des difficultés d’apprentissage, par la création de la maternelle quatre ans, par l’ajout de professionnels dans les écoles, par l’appui aux enseignants, par la valorisation de leur profession et par la rénovation de nos écoles ».

Lire aussi : Les libéraux veulent maintenant défendre les intérêts des Québécois
Lire aussi : Le compte du nouveau premier ministre du Québec n’est pas authentifié

Pour ce qui est de la Santé, le premier ministre a rappelé que la mission de son gouvernement sera de faire en sorte que lorsqu’un Québécois est malade, il pourra voir un médecin ou une infirmière rapidement, sans devoir engorger les urgences. « Il va falloir aussi traiter nos aînés en perte d’autonomie avec toute la dignité qu’ils méritent, aider les parents d’enfants handicapés et mieux soutenir les proches aidants », a souligné François Legault.

« De nouveaux visages pour mener le Québec sur les chemins de la prospérité et de la fierté ».

En plus des trois grandes priorités, le successeur de Philippe Couillard à la tête du Québec a insisté sur sa préoccupation à l’égard des défis environnementaux. Il a dit avoir bien reçu le message des Québécois lors de la dernière campagne électorale et a reconnu qu’on devait en faire plus pour lutter contre les changements climatiques. Il s’est engagé à y travailler de façon pragmatique pour obtenir des résultats tangibles.

Le premier ministre a demandé à ses nouveaux ministres d’exercer leur mandat dans un esprit de proximité, d’humanité et d’ouverture. Il a déclaré vouloir gouverner en essayant d’obtenir l’adhésion du plus grand nombre de Québécois, mais sans reculer devant les groupes de pression ou à la première secousse venue.

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Montréal, autoroutes et échangeurs à éviter ce weekend

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Des fermetures majeures seront mises en place durant la fin de semaine du 19 octobre. Et ce au niveau des secteurs de l’échangeur Turcot et de l’échangeur des autoroutes 13 et 40.

Au niveau de l’échangeur Turcot

  • Fermeture de la bretelle menant de la route 136 en direction ouest
  • (A-720) à l’autoroute 15 en direction nord – de vendredi 23 h 59 à lundi 5 h
  • Fermeture de la bretelle menant de l’autoroute 20 en direction est à l’autoroute 15 en direction nord – de vendredi 23 h 59 à lundi 5 h
  • Fermeture de la bretelle menant de l’autoroute 15 en direction sud à la route 136 en direction est (A-720) – de vendredi 23 h 59 à lundi 5 h
  • Fermeture de la bretelle menant de l’autoroute 15 en direction sud à l’autoroute 20 en direction ouest – de vendredi 23 h 59 à lundi 5 h
  • Fermeture de la bretelle menant de l’autoroute 15 en direction nord à l’autoroute 20 en direction ouest – de vendredi 23 h 59 à lundi 5 h
  • Autoroute 10  (Bonaventure) – Pont Clément
  • Fermeture de l’autoroute 10 en direction est entre la sortie no 4 – Aut. 15 nord (aut. Décarie), St-Jérôme et 20 ouest, Toronto, aéroports P.-E. Trudeau et Mirabel et l’île des Sœurs – de vendredi 22 h à lundi 5 h

Autoroute 15

  • Fermeture de la sortie no 57-N – Chemin de la Pointe-Nord de l’autoroute 15 en direction sud – de vendredi 22 h à lundi 5 h
  • Le boulevard de l’Île-des-Sœurs dans le secteur de l’autoroute 15 sera fermé dans les deux directions selon le même horaire.

Échangeur des autoroutes 13 et 40

  • Fermeture complète de l’autoroute 13 en direction sud entre la sortie no 6 – A-40 / Québec / Ottawa / Gatineau et l’entrée en provenance de l’autoroute 40 en direction est – de vendredi 23 h 59 à lundi 5 h
  • Fermeture complète de la bretelle menant de l’autoroute 40 en direction ouest vers l’autoroute 13 en direction sud – de vendredi 23 h 59 à lundi 5 h

En cas de conditions météorologiques défavorables ou de contraintes opérationnelles, les fermetures pourraient être annulées ou modifiées.

SourceMinistère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports

Lire aussiAttaque simulée d’un camion-bélier fonçant sur des passants à Montréal

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Immigration : le Canada accueille 152 000 nouveaux citoyens

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Un an après les modifications apportées à la Loi canadienne découlant du projet de loi C-6, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) révèle que le nombre de personne aspirant à la citoyenneté canadienne a bondi en 2018, soit plus de 40% par rapport à la même période en 2017.

D’ici fin octobre 2018, le ministère fédéral de l’immigration estime que 152 000 personnes auront obtenu la citoyenneté canadienne depuis l’entrée en vigueur des changements à la Loi sur la citoyenneté. D’ailleurs, au cours de la Semaine de la citoyenneté, du 8 au 14 octobre, près de 6 400 personnes sont devenues des citoyens lors de 72 cérémonies qui se sont déroulées partout au pays.

Exigences pour avoir la citoyenneté canadienne ?

Les immigrants doivent maintenant accumuler, en vertu la nouvelle Loi, 1 095 jours ou trois ans dans une période de cinq ans avant d’être admissibles à la citoyenneté, au lieu des 1 460 jours ou quatre ans dans les six ans prévus par l’acte précédent. Cette disposition avait été introduite par le précédent gouvernement conservateur, en juin 2014.

Chaque jour compte avant de devenir résident permanent

À titre de résident temporaire ou de personne protégée) au cours des cinq années précédant la demande de citoyenneté COMPTE POUR UNE DEMI-JOURNÉE, jusqu’à concurrence d’un an (365 jours). Auparavant : Le temps passé au Canada avant de devenir résident permanent n’était pas pris en compte dans le calcul de la durée de la présence effective aux fins de l’obtention de la citoyenneté.

Compétences linguistiques et connaissances

Si vous êtes âgé de 18 ans à 54 ans, vous devez satisfaire aux exigences linguistiques (français ou anglais); faire l’examen pour la citoyenneté. Auparavant : Si vous étiez âgé de 14 à 64 ans, vous deviez satisfaire aux exigences en matière de compétences linguistiques et de connaissances pour être admissible à la citoyenneté.

Déclaration de revenus

Vous devez présenter une déclaration de revenus au Canada (si la Loi de l’impôt sur le revenu l’exige) pour 3 années sur 5, ce qui correspond au nouveau critère appliqué pour la présence effective. Auparavant : Vous deviez présenter une déclaration de revenus au Canada, si la Loi de l’impôt sur le revenu l’exigeait, pour quatre années sur six.

Source : IRCC

Lire aussi : Immigration Canada, avantages et ‘’revers’’ de la nouvelle Loi

Lire aussi : Nouvelle loi : 3 ans pour être citoyen canadien avec assouplissements…

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