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Politique

Le niet à la neutralité du net…

Baba-Idriss FOFANA

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Faut-il encore définir ce que signifie neutralité du net ou du web ? Alors que le monde en parle depuis la semaine du 14 décembre. Et ce, lorsque le régulateur américain a mis fin au principe de « neutralité du net », qu’elle considère comme un frein à l’investissement et à l’innovation. Et pourtant !

Depuis quelques mois, des internautes américains sentaient le roussi. Cela, à travers des messages les appelant à défendre la neutralité du Net en juillet dernier. Des géants comme Netflix, Twitch Viméo, Spotify ou encore Reddit avaient essayé de mettre en garde contre ce principe qui était, en ce moment, mis en danger par l’administration Trump. Mais, contre toute attente, le jeudi 14 décembre, la Commission fédérale des communications aux États-Unis (FCC) a validé le vœu de son nouveau président Ajit Pai. Nommé par Donald Trump, l’homme avait promis d’éliminer les réglementations actuelles qu’il jugeait inutiles et trop strictes et de « restaurer la liberté d’Internet ».

Qu’à cela ne tienne ! Sans la neutralité du Net, des sachants expliquent qu’un fournisseur d’accès à Internet pourrait vous demander de payer plus si vous voulez avoir un accès immédiat et au meilleur débit à Netflix ou encore Facebook. A l’inverse, certains sites se verraient octroyer des faveurs et être accessibles plus facilement tandis que d’autres se verraient forcés de payer plus pour être accessibles avec la même facilité.

Défaite de la démocratie en ligne ?

C’est ce que des internautes ont appelé l’Internet à « deux vitesses » ou la « défaite de la démocratie en ligne ». « La neutralité du net aux USA : c’est fini. C’est la défaite de la démocratie en ligne et l’arrivée de l’Internet de castes avec moins d’accès à l’information pour les plus moins nantis », déplore Emmanuel Foulon, chroniqueur radio. « Il ne sera donc désormais plus simple aux États-Unis de tenir une arme que d’avoir accès à l’information et à Internet », s’indigne dans un tweet, Ophélie Elie, Étudiante en Marketing digitale ; quand d’autres annoncent la mort du web, à l’image du message tweeté par le co-fondateur de Rue89. « La mort d’Internet est en train de se jouer aux USA. L’Internet a été conçu pour être un lieu créatif, ouvert, non-discriminant et ça ne sera plus le cas après cette décision.. », prévient Pascal Riché, Journaliste à l’Obs.

Pendant ce temps, le gouvernement canadien dirigé par Justin Trudeau a décidé de ne pas suivre son voisin nord-américain dans, ce que d’aucuns appellent, « les errements de l’ère Trump ». Dans un communiqué, le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, a rassuré les défenseurs du principe de neutralité en réaffirmant que le Canada était en faveur d’un « réseau Internet ouvert ». Chose qui contribue, selon lui, « à la libre transmission du contenu et de l’information, et est donc essentiel à la démocratie ».

Cette décision d’Ottawa empêchera-t-elle les fournisseurs d’accès Internet d’imposer à l’avenir des frais supplémentaires aux entreprises qui fournissent du contenu lourd en bande passante ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que rien n’est moins sûr pour les consommateurs du net.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Nation

PRTCE : le gouvernement canadien aide des nouveaux arrivants formés à l’étranger à faire reconnaître leurs qualifications

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Dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), le gouvernement du Canada annonce un projet visant à aider les nouveaux arrivants à Milton, en Ontario, formés à l’étranger à faire reconnaître leurs titres de compétences afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée, concurrentielle et inclusive.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont souvent confrontés à des difficultés particulières lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans leur domaine en raison d’un manque de reconnaissance de leurs études et de leur formation acquise à l’étranger.

Jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a annoncé un nouveau projet visant à aider environ 100 nouveaux arrivants formés à l’étranger à Milton, en Ontario, à faire reconnaître leurs titres de compétences. « Notre succès dépend de l’égalité des chances de réussite de chacun, y compris des nouveaux arrivants. Les aider à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers leur permettra d’exercer leur profession au sein de notre main-d’œuvre, ce qui profitera à notre économie ainsi qu’à notre population », a reconnu Mme Hajdu.

Création d’un portail d’évaluation des titres de compétences…

Le gouvernement du Canada versera 650 000 $ au Canadian Welding Bureau Group (Groupe CWB) cours des deux prochaines années pour créer un portail d’évaluation des titres de compétences professionnelles en soudage pour les nouveaux arrivants (le portail). Le Groupe CWB fournira aux professionnels du soudage formés à l’étranger des outils liés à l’emploi et à la formation, et des conseils sur la meilleure façon de faire reconnaître des titres de compétences.  

« Grâce à cet investissement, nous nous assurons de ne laisser aucun talent inexploité. Lorsque nous donnons aux nouveaux arrivants une juste chance de réussir au Canada, notre économie et notre classe moyenne prospèrent. »

– Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail

Cet investissement est réalisé dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), qui fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes de réglementation, aux associations nationales et aux organismes d’évaluation des titres de compétences.

Le PRTCE accorde des prêts aux nouveaux arrivants!

Le PRTCE accorde également des prêts aux nouveaux arrivants qualifiés pour les aider à payer les dépenses liées à la reconnaissance de leurs compétences et de leur formation et offre des services de soutien à l’emploi afin de les aider à obtenir leur première expérience de travail au Canada dans leur domaine.

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Rappelons que les nouveaux immigrants (15 à 64 ans) présentent un taux d’emploi plus faible (62,2 %) que les non-immigrants (71,7 %). (Statistique Canada, Recensement de 2016). De plus, les nouvelles arrivantes issues de minorités visibles présentent un taux de chômage plus élevé (14,4 %) que leurs homologues masculins (10,2 %). (Statistique Canada, Nouveaux arrivants au Canada de 2011 à 2016)

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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Actualités

Boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, Santé Canada met de l’ordre pour limiter les dégâts!

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Un an après la mort par noyade de la jeune Athéna Gervais, suite à une consommation excessive de FCKD UP [boisson sucrée alcoolisée contenant 11,9 % d’alcool], Santé Canada a décidé de limiter la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles. Un nouveau règlement est immédiatement entré en vigueur ce jeudi 23 mai 2019.

Fin de règne des boissons sucrées à haute teneur en alcool! Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui un nouveau règlement qui limite la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en contenants à portion individuelle.

Ce règlement, a-t-on appris, a pour but de protéger les Canadiens, surtout les jeunes, contre les risques immédiats associés à ces boissons, notamment la surconsommation non intentionnelle et l’intoxication aiguë à l’alcool. « Étant donné la gravité du risque, ce règlement entre en vigueur immédiatement, et il n’y aura aucune période de transition », a déclaré Ginette Petitpas.

Passer à l’action pour aider à protéger les Canadiens!

Santé Canada révèle que les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, qui forment une nouvelle classe de boissons en pleine croissance au Canada, présentent un risque pour la santé des Canadiens, en particulier les jeunes, qui va en augmentant.

À lire : Décès d’Athéna Gervais : « Jeunesse sacrifiée et femmes ciblées » au Québec ?

Ces boissons ont une forte teneur en alcool, et un contenant à portion individuelle peut équivaloir à jusqu’à quatre verres standard. Elles sont souvent très sucrées; il est donc très facile pour les gens, surtout les jeunes, de consommer sans le vouloir de grandes quantités d’alcool dans un laps de temps très court, ce qui peut causer des méfaits graves liés à l’alcool.

« Au Canada, les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ont causé de nombreuses hospitalisations et au moins deux décès depuis un an et demi. C’est tout à fait tragique. »

– Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé

Au dire de la ministre Taylor, Santé Canada est passé à l’action pour « aider à protéger les Canadiens », en particulier les jeunes, contre la surconsommation non intentionnelle d’alcool car, prévient-elle, une consommation excessive d’alcool peut causer des méfaits liés à l’alcool, y compris l’intoxication alcoolique aiguë et la mort.

Boissons alcoolisées : mise en garde aux femmes et aux hommes!

Selon le nouveau règlement, la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ne doit pas dépasser 25,6 mL (l’équivalent de 1,5 verre standard) si leur contenant a un volume de 1 000 mL ou moins.

De nombreuses autres boissons alcoolisées offertes en portions individuelles sur le marché, comme les panachés et la bière, sont vendues dans des contenants de 1 à 1,5 verre standard. Le standard de consommation de 1,5 verre par jour est en dessous des limites recommandées pour les femmes et la consommation de deux portions reste toujours conforme aux recommandations lors des occasions spéciales, soit 3 boissons.  Ces quantités sont conformes aux  Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada selon lesquelles les femmes ne devraient pas consommer plus de deux verres standard par jour et les hommes, plus de trois.

À lire aussi : Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Pour rappel, Santé Canada a mené des consultations sur le projet de règlement du 22 décembre 2018 au 5 février 2019. Au total, 60 commentaires ont été soumis par la population (28), des organismes gouvernementaux (17), des acteurs du domaine de la santé (9) et des acteurs de l’industrie (6).

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Politique provinciale

Pension alimentaire : l’exemption passera de 100 $ à 350 $ par mois par enfant à charge au Québec

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Québec annonce l’injection de 146 millions de dollars sur 5 ans pour augmenter l’exemption relative à la pension alimentaire accordée aux ménages bénéficiant des programmes d’assistance sociale. Cette exemption passera de 100 $ à 350 $ par mois par enfant à charge.

La modification au Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er octobre 2019, touchera près de 5 600 ménages. Par exemple, un parent avec un enfant à charge qui recevait 350 $ par mois en pension alimentaire de l’autre parent voit sa prestation réduite de 250 $. Cette mesure permettra au parent ayant l’enfant à charge de conserver la totalité de la pension alimentaire et de ne pas être pénalisé quant au montant de sa prestation.

Plus d’argent pour subvenir aux besoins des enfants!

Le règlement actuel prévoit qu’il faut tenir compte des revenus de pension alimentaire pour enfant pour calculer le montant de la prestation auquel une personne a droit. Une exemption de 100 $ s’applique actuellement. Lorsque le projet de règlement sera en vigueur, 76 % des ménages bénéficiant d’une pension alimentaire auront plus d’argent dans leurs poches pour subvenir aux besoins des enfants.

« Il s’agit d’un geste concret démontrant notre volonté de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. »

– Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

À lire : Le système fiscal ralentit la mobilité sociale des pauvres au Québec

D’après le ministre Boulet, « en augmentant l’exemption relative aux pensions alimentaires pour enfant à charge, notre gouvernement franchit une étape importante pour soutenir les familles les plus vulnérables ». Il soutient que le développement des enfants est au cœur des priorités gouvernementales et « c’est pourquoi, poursuit le ministre, nous avons agi rapidement pour régler une iniquité qui pénalise de nombreuses familles ».

L’aide financière aux études, l’aide juridique et les programmes d’aide au logement…

Le dernier budget pour 2019-2020 prévoit également l’injection de 27,2 millions de dollars sur 5 ans pour augmenter l’exemption relative aux pensions alimentaires pour enfants accordée en ce qui concerne l’aide financière aux études, l’aide juridique et les programmes d’aide au logement. Des mesures en ce sens seront annoncées prochainement par les ministres responsables.

  • Le projet de règlement modifiant le Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles vise aussi à :
    • modifier le montant de la prestation spéciale pour le transport à des fins médicales. Le tarif remboursable de 0,43 $ sera haussé à 0,465 $ le kilomètre lorsque le transport sera effectué par un conducteur bénévole travaillant sous le contrôle d’un organisme communautaire reconnu par le ministère de la Santé et des Services sociaux;
    • abolir les dispositions relatives aux stomies temporaires (prises en charge par la Régie de l’assurance maladie du Québec);
    • augmenter la portion de l’allocation d’aide à l’emploi qui est insaisissable pour dette alimentaire, en la fixant à 81 $ par semaine pour les personnes ayant un enfant à charge et qui n’ont pas de conjoint et à 51 $ par semaine pour les autres.

À lire aussi : Séparation : hausse de la consultation des médiateurs de famille

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