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Le PQ choisit Dieudonné Oyono pour déloger les libéraux dans St-Henri-Ste-Anne

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit photo: Baba I. Fofana / Avant-Première MTL

Le Parti québécois (PQ) a officiellement investi son candidat, Dieudonné Ella Oyono, dans la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne. La cérémonie d’investiture a eu lieu samedi 24 mars, au Centre de loisirs Monseigneur Pigeon, en présence de plusieurs sympathisants, membres et responsables du PQ dont le chef Jean-François Lisée.

Saint-Henri-Sainte-Anne. Le bastion libéral va-t-il tomber finalement aux mains des péquistes le 1er octobre 2018 ? Après plusieurs tentatives infructueuses, le PQ croit que cette fois-ci sera la bonne en misant sur un « profil atypique » en l’occurrence Dieudonné Ella Oyono, économiste, devenu récemment le premier président du Comité de la diversité du Parti québécois.

« Cette année, nos chances sont meilleures que jamais »

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois. Crédit photo: Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

Le chef péquiste, Jean-François Lisée a indiqué que les signaux sont au vert pour une éventuelle victoire du PQ en 2018 après leur dernière défaite en 2015, alors qu’il avait manqué 1000 voix à Gabrielle Lemieux. « Cette année, on pense que nos chances sont meilleures que jamais parce que les libéraux ont réussi à décourager une partie de leur propre base très solide. C’est à la fois notre victoire, notre force et la faiblesse des autres. Avec un excellent candidat comme Dieudonné, nous savons que nous allons pouvoir mobiliser toute notre force et faire des gains par rapport à la situation précédente », a-t-il rassuré.

M. Lisée a toutefois souhaité que les péquistes fassent table rase du passé pour aller au rassemblement avec toutes celles et tous « ceux qui ne sont pas toujours d’accord sur tout » afin de donner « plus de chance » au Parti québécois de revenir au pouvoir en octobre 2018. Il a également demandé à ses hommes d’entretenir « respect, le plus grand respect » envers les militants de Québec solidaire qui seraient des « orphelins », en ce moment, au sein de leur parti par la « faute » du congrès QS qui a refusé « l’offre » du PQ pour un « projet commun ».

« Malgré la qualité de la candidature de Gabrielle Lemieux, il nous manquait 1000 voix, il faut aller les chercher, il faut aller les chercher en rassemblant », a appuyé Jean-François Lisée non sans reconnaître d’avoir été « impressionné » par le CV de son candidat Dieudonné Ella-Oyono qui, selon lui, fait partie des « quatre générations d’indépendantistes maintenant au parti québécois ». Des générations qui, dira M. Lisée, doivent “être visibles”, “prendre leur place” pour faire « débloquer le Québec ».

« Nous le voulons à nos côtés à l’Assemblée nationale »

Carole Poirier, député péquiste de Hochelaga-Maisonneuve. Crédit photo: Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

Abondant dans le même sens, la députée d’Hochelaga Maisonneuve, Carole Poirier [qui se considère comme étant « un peu la marraine » du jeune gabonais qui a débarqué au Québec le 11 septembre 2001 pour poursuivre ses études], pense que son parti ne s’est pas trompé en  choisissant M. Ella-Oyono. Car, selon elle, Dieudonné est « l’exemple parfait » de l’immigrant qui a réussi à atteindre les objectifs qu’il s’était donnés.

« L’objectif de réussir. Et ça, c’est tout autour de la politique que Jean-François Lisée et moi avons déposé dès l’an dernier : Réussir l’immigration de tous ces gens qui veulent faire du Québec un pays, mais qui veulent réussir leur vie. Dieudonné en est l’exemple parfait de cette politique proposée par le Parti québécois », a déclaré Mme Poirier tout en traduisant sa « fierté » de voir Dieudonné défendre les couleurs du PQ, d’être un indépendantiste pour la cause du Québec « parce que son avenir, il le voulait politiquement ».

À l’endroit de celui qui a ancré en lui l’idée selon laquelle « le succès, c’est la préparation qui rencontre l’opportunité », l’élue de Hochelaga Maisonneuve n’a pas manqué de lui dire qu’il a désormais l’opportunité d’être à l’Assemblée nationale. « L’opportunité, elle est là aujourd’hui devant toi, elle est là devant nous, elle est là devant les gens de la circonscription Saint-Henri-Sainte-Anne. Et cette opportunité s’appelle Dieudonné Ella Oyono. Nous le voulons à nos côtés à l’Assemblée nationale dès octobre 2018 », a fait valoir Carole Poirier.

« J’ai une conviction profonde »

Dieudonné Ella-Oyono, candidat péquiste dans Saint-Henri-Sainte-Anne. Crédit photo: Baba I. Fofana/Avant-Première MTL

De son côté, Dieudonné Ella-Oyono a témoigné sa gratitude envers le PQ et à toute sa famille présente pour le soutenir. Il s’est dit engagé à « relever le défi de remporter Saint-Henri Sainte-Anne aux prochaines élections »; car « porté par le programme audacieux et résolument progressiste » de sa chapelle politique. « Ceux qui me connaissent savent que j’ai une conviction profonde et j’espère que je ne suis pas le seul. Cette conviction est la suivante : tout ce que nous faisons doit ultimement améliorer la vie des gens, sinon il n’y a aucune raison valable de le faire. Cette conviction a dicté ma carrière professionnelle jusqu’à maintenant et elle dictera ma carrière politique », a fait valoir le Québécois d’origine gabonaise, qui est à sa 17ème année au Québec.

Après 10 années à travailler comme économiste au gouvernement du Québec, à œuvrer au Syndicat de professionnelles et professionnels du Gouvernement du Québec et dans plusieurs organismes d’intégration des immigrants au marché du travail dont « Afrique Canada Opportunités » qu’il a fondé, l’actuel commissaire au développement économique à la Ville de Montréal pense que son « saut en politique active est donc un cheminement naturel ». « Et le Parti québécois est celui qui répond le mieux à mes convictions, c’est-à-dire que les besoins de la population doivent être au centre de l’action politique. Je suis donc très honoré de me joindre à l’équipe de Jean-François Lisée et de Véronique Hivon pour qu’ensemble, on donne aux Québécoises et aux Québécois le gouvernement qu’ils méritent », s’est voulu on ne peut plus confiant M. Ella-Oyono.

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Crédit photo: Baba I. Fofana / Avant-Première MTL

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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4 Commentaires

4 Comments

  1. Martin

    25 Mar 2018 à 8:24

    Il y a une coquille potentiel dans votre texte (à moins que ma géographie soit déficiente se à quoi je m’excuse d’avance si tel est le cas), mais le Congo et le Gabon sont 2 pays distinct limitrophe et je vois dans votre texte :  » jeune congolais » et « d’origine gabonaise » est-ce une erreur?

  2. Baba-Idriss FOFANA

    Baba-Idriss FOFANA

    26 Mar 2018 à 11:12

    Bonjour M. Martin, je vous remercie d’avoir attiré notre attention sur la coquille.
    Je pensais avoir écrit « jeune gabonais », sachant bien qu’il est « originaire du Gabon » comme je l’ai indiqué un peu plus bas.
    Merci encore de votre vigilance.
    Je pense qu’il y a plusieurs personnes, qui ont lu l’article et qui n’ont peut-être pas fait attention à cela.
    J’apprécie votre remarque.
    C’est corrigé !

    • Martin

      27 Mar 2018 à 4:00

      Merci à vous de m’avoir fait connaître cet excellent candidat, que de joie que de voir un homme de talent et de ce fait tant engagé dans la communauté! Encore une fois merci.

      • Baba-Idriss FOFANA

        Baba-Idriss FOFANA

        28 Mar 2018 à 10:16

        Au plaisir M. Martin.

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Actualités

L’état d’urgence décrété aux États-Unis pour construire le « mur de la division »

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En conférence de presse vendredi 15 février, le président américain, Donald Trump est finalement passé de la parole à l’acte en annonçant une « urgence nationale » pour recouvrer la somme de 5,7 milliards $ US afin de construire le mur qu’il a promis lors de la campagne présidentielle de 2016 à la frontière USA-Mexique.

Après le shutdown, paralysie partielle des activités gouvernementales, qui a duré 35 jours, le plus long de l’histoire des États-Unis, Donald Trump n’avait pas dit son dernier mot. À couteaux tirés avec les démocrates depuis son élection le 20 janvier 2017, le N°1 des républicains mène une bataille sans merci pour la construction d’un mur à la frontière mexicaine. Cette barrière devrait pouvoir empêcher, selon le président milliardaire, les migrants illégaux, les trafiquants de drogues et autres criminels d’entrée dans son pays.

« L’état d’urgence est une mesure prise par un gouvernement en cas de péril imminent dans un pays. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation ou la liberté de la presse. »

Wikipedia

Alors que M. Trump avance que le « fatidique mur » devrait coûter 5,7 milliards de dollars américains, le promoteur laisse entendre qu’il nécessiterait en réalité 23 milliards de dollars. L’opposition démocrate, détenant la majorité au Congrès, n’entendait pas fait de cadeau au locataire de la Maison-Blanche, estimant que le « mur Trump » va coûter cher aux contribuables américains. Pour elle, il n’y a pas de menace à la sécurité des États-Unis à la frontière avec le Mexique comme tente de démontrer le président mais plutôt une crise humanitaire.

Face à l’intransigeance, Trump utilise sa pièce maîtresse!

Face à l’intransigeance des démocrates, Donald Trump s’est rabattu sur sa plus belle carte qu’il n’avait pas encore joué : l’invocation de l’état d’urgence, une procédure exceptionnelle qui lui permet de contourner le Congrès pour arriver à ses fins. « Le président signera la loi sur le financement du gouvernement fédéral et, comme il l’a déjà dit, agira aussi par décrets – avec en particulier l’urgence nationale – afin de mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière », avait annoncé jeudi Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche.

À lire aussi : Trump ironise sur le froid

Déjà, Reuters rapporte que la présidente du Congrès, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, ont fait savoir, avant même que M. Trump n’ait terminé sa conférence de presse, qu’il s’agit là d’un « coup violent » porté à la Constitution, qui accorde au Congrès le pouvoir de décider de l’utilisation des fonds publics, et qu’ils entendent s’adresser aux tribunaux.

Pour le moins que l’on puisse dire, la construction de ce mur [si elle devrait se concrétiser] à la frontière mexicaine va accentuer la division déjà palpable aux États-unis, surtout entre républicains et démocrates.

À lire aussi : Trump vs Trudeau, bravo capitaine Canada

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Politique

Québec «hanté et tourmenté» par les 18 000 dossiers d’immigration annulés!

Baba-Idriss FOFANA

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Depuis l’annonce de l’annulation de 18 000 demandes d’immigration en souffrance, le 25 janvier dernier, le gouvernement de François Legault, qui a promis une réforme de l’Immigration au Québec à travers son projet de loi N°9, fait l’objet de critique de part et d’autre. Face à quoi, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) s’est engagé à contacter les candidats évincés pour les informer des programmes disponibles, notamment pour le Programme d’expérience québécoise (PEQ) et Arrima.

La décision du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) d’annuler 18 000 dossiers d’immigration en attente fait des vagues. Des candidats [à l’immigration] en question aux hommes politiques québécois issus de l’opposition en passant par des avocats en immigration, c’est un « mécontentement total ». Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas hésité a parlé d’un projet de loi « inhumain » la semaine dernière. « L’amateurisme du gouvernement Legault se fait de plus en plus sentir », a twitté Dominique Anglade, députée de Saint-Henri-Saint-Anne, critique officielle en matière d’économie et d’immigration au PLQ.

Le « nouveau visage » de l’Immigration au Québec…

Tout comme l’ancien parti au pouvoir, le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) dénoncent le « nouveau visage » de l’Immigration du gouvernement Legault. « M. Legault a rêvé pendant 15 ans de devenir PM [premier ministre]. Est-il fier que l’un des premiers gestes que son gouvernement va poser, c’est de briser le rêve d’intégration de milliers de Québécois-es? », s’interroge Manon Massé, députée de Ste-Marie-St-Jacques et porte-parole de QS, ex-candidate au poste de premier ministre.

À lire aussi : Immigration : Québec élimine 18 000 dossiers d’environ 60 000 personnes ?

De son côté, Catherine Fournier, chargée des questions d’immigration au PQ, estime que « la moindre des choses serait de traiter les dossiers des milliers de demandeurs qui sont DÉJÀ au Québec, qui parlent DÉJÀ français et qui ont DÉJÀ un travail ». « Ces gens ne devraient pas avoir à subir cette incertitude et à replonger dans cette bureaucratie », écrit la jeune élue péquiste de Marie Victorin sur son compte Twitter.

Un peu de « respect et de dignité » pour les 18 000 dossiers!

Malgré tout, le ministre québécois de l’Immigration Simon Jolin-Barrette n’entend pas reculer sur l’annulation des 18 000 dossiers en cause. Après avoir annoncé le remboursement des frais de CSQ [Certificat de sélection du Québec], le MIDI compte cette fois-ci contacter les candidats évincés afin de les informer des programmes disponibles et des nouvelles règles.

À en croire M. Barrette, « ces derniers pourront voir leur dossier placé traité en ‘’priorité’’, s’ils remplissent les trois conditions à savoir : être déjà sur place au Québec, parler français et avoir un emploi depuis au moins un an », a-t-il laissé entendre mardi lors d’une mêlée de presse après le dépôt du projet de loi sur la reforme de l’Immigration. « Au lieu d’utiliser 19 millions de dollars pour rembourser les CSQ, monsieur Jolin-Barrette devrait plutôt embaucher des fonctionnaires au Ministère pour traiter les dossiers et accorder à ces gens-là le respect et la dignité auxquels ils ont droit », propose pour sa part Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion, responsable QS en matière d’immigration.

Malgré tout, le gouvernement Legault veut aller de l’avant…

Sachant qu’un dossier de candidature à l’immigration peut inclure plus d’une personne, les 18 000 dossiers pourraient toucher entre 50 à 60 000 personnes. Du total des dossiers rejetés, le MIDI avance que 3 700 dossiers visent près de 5 700 personnes ayant déjà un statut de travailleur temporaire au Québec. « NE PAS traiter les 18 000 dossiers touchant 50 000 personnes est une erreur d’un point vue économique et humain », persiste à dire Mme Anglade sur son compte twitter.

À lire aussi : Arrima Québec : ouverture du portail d’immigration en ligne

À cette allure qui du gouvernement, des 18 000 candidatures à l’immigration ou de l’opposition québécoise l’emportera? En attendant, tout porte à croire que cette nouvelle affaire « hante et tourmente » le gouvernement Legault, qui depuis son entrée en scène en octobre 2018, fait face à de nombreuses critiques en matière de gouvernance et de réforme dans plusieurs secteurs : immigration, éducation etc.

À lire aussi : Immigration au Québec, la CAQ veut tout changer…

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Loi sur l’équité salariale : vers des changements pour favoriser des conditions salariales équitables au Québec

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Afin de se conformer à la décision de la Cour suprême du Canada, rendue le 10 mai 2018, le gouvernement du Québec dépose un projet de loi visant à favoriser l’atteinte de conditions de travail équitables pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

Le projet de loi concerne principalement l’évaluation du maintien de l’équité salariale. Il vise à rendre le processus d’évaluation de l’équité salariale conforme à la décision de la Cour suprême du Canada; favoriser la participation des personnes salariées lors d’une évaluation du maintien de l’équité salariale et encadrer le traitement d’une plainte.

Permettre aux femmes de faire valoir leurs droits plus efficacement…

Selon le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, qui en a fait l’annonce hier, mardi 12 février, fait valoir que les changements proposés à la Loi sur l’équité salariale permettront aux personnes salariées, particulièrement les femmes, de faire valoir leurs droits plus efficacement et ils permettront de soutenir davantage les employeurs dans la réalisation de l’évaluation du maintien de l’équité salariale. « Je suis persuadé que ces modifications feront en sorte que l’ensemble des travailleuses et des travailleurs visés par la Loi auront un traitement juste et équitable », a-t-il assuré.

Actuellement, si l’employeur constate des écarts salariaux au moment d’évaluer le maintien de l’équité salariale, ils sont corrigés uniquement pour le futur.

Le gouvernement du Québec a jusqu’au 10 mai 2019 pour apporter les modifications à la Loi sur l’équité salariale. Ce projet de loi lui permettrait donc de se conformer à la décision de la Cour suprême du Canada qui a conclu à l’inconstitutionnalité de certaines dispositions de la Loi, notamment sous le motif qu’elles créent un régime discriminatoire envers les personnes salariées puisqu’elles ne prévoient pas la correction des écarts salariaux à partir de la date des événements ayant mené à ces écarts.

Corriger des écarts salariaux entre des catégories d’emploi

Rappelons que la Loi sur l’équité salariale vise à corriger des écarts salariaux entre des catégories d’emploi à prédominance féminine et des catégories d’emplois à prédominance masculine équivalentes dans une même entreprise. Elle prévoit la réalisation, par les employeurs engageant 10 personnes salariées ou plus, d’un exercice initial d’équité salariale. Tous les cinq ans, ils doivent en évaluer le maintien. Les employeurs sont tenus de prévoir une série d’affichages pour informer les salariés des travaux réalisés.

À lire aussiQuébec : comprendre et atteindre l’équité salariale

Par ailleurs, le nouveau projet de loi prévoit que les employeurs corrigent un écart salarial pour la période passée, soit la période entre la date de l’événement ayant mené à un écart salarial et la date de l’affichage. La CNESST aurait quant à elle le pouvoir de déterminer les rajustements à verser pour corriger des écarts salariaux survenus dans le passé pour des cas faisant l’objet d’une plainte ou d’une enquête de sa propre initiative.

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