Suivez-nous

Nation

Un député dénonce le profilage racial de la « mauvaise couleur de peau » au Québec

Publié

le

Le profilage racial est de retour dans l’actualité québécoise selon le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, qui a interpellé la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, sur ses intentions pour faire cesser une « injustice sans nom ».

Faisant référence aux dénonciations faites recemment à Repentigny, par Stanley Jossirain, M. Leduc estime que la preuve n’est plus à faire. « Au Québec, les personnes qui ont la  »mauvaise couleur de peau », qui habitent dans le « mauvais quartier » ou qui s’habillent d’une manière qui déplaît aux forces de l’ordre sont sujettes à des contrôles de police arbitraires et récurrents. Cet état de fait est inacceptable et mène parfois à une violence intolérable et injustifiable », a dénoncé le député dans un communiqué.

« Est-ce que la ministre de la Sécurité publique va se saisir rapidement de ce dossier et s’asseoir avec les représentant.es des corps policiers pour que cessent ces actions abusives? » – Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve.

Selon le parlementaire issu de la formation politique Québec solidaire, « ça fait des années qu’on sait que le profilage racial est bel et bien présent au Québec ». D’autant plus que, souligne Alexandre Leduc, des rapports existent sur le sujet et les victimes se multiplient. « Est-ce que la ministre de la Sécurité publique va se saisir rapidement de ce dossier et s’asseoir avec les représentant.es des corps policiers pour que cessent ces actions abusives? Madame la ministre Guilbault, qu’allez-vous faire pour que les Québécois.es soient traités de manière juste devant nos forces policières? », a-t-il questionné.

À lire aussi : Identité et Racisation, 1er débat tendu à Maison de l’Afrique Montréal

Revenant au cas de Stanley Jossirain. Avec le soutien du Centre de recherche action sur les relations raciales (CRARR), le jeune de 22 ans a dû porter plainte contre 15 policiers de Repentigny. Il avait reçu une avalanche de contraventions de 1500 dollars en 6 mois, avant qu’un policier ne finisse par pointer une arme sur le jeune d’origine haïtienne.

Repentigny, le profilage racial a le vent en poupe!

Avant lui, François Ducas, enseignant, a aussi fait les frais de ce profilage racial à Repentigny. Alors que ce dernier filait à bord de sa voiture, après l’école, l’homme était pris en chasse par une patrouille de police de la Ville, parce qu’il serait en train de conduire une BMW qui ne le ressemblerait pas.

Selon le média local [In Texto] qui rapporte les faits, « la filature s’étend sur 2.5 kms jusqu’au boulevard Brien où deux policières activent le gyrophare et l’interpellent avec une question : Est-ce que la voiture vous appartient? M. Ducas, 50 ans, le prend mal et fait savoir aux policiers qu’il s’agit là d’un cas de profilage racial et refuse toute collaboration (..) ».

À lire aussi :

La consultation sur le racisme systémique esquivée, disculpée, récupérée et retrouvée

Au dire du député Alexandre Leduc, ces événements rappellent la nécessité d’avoir une commission sur le racisme systémique en incluant les problèmes de profilage racial et de la discrimination dans la société. « De plus, les corps policiers se doivent de fournir les formations appropriées pour éviter ce genre de situation, mais également embaucher dans leurs rangs des personnes issues des minorités », a suggéré le responsable solidaire en matière de justice sociale et de sécurité publique.

Lire la suite
Publicité
3 Commentaires

3 Comments

  1. Pingback: CDPDJ : un employeur épinglé pour congédiement discriminatoire condamné -

  2. Pingback: Discrimination : un employeur épinglé et condamné par la justice québécoise -

  3. Pingback: Profilage racial et social : la CDPDJ dénonce le nouveau Plan de la police de Montréal -

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nation

Intégration : Deux ans après l’arrivée de plus de 25 000 réfugiés syriens au Canada..

Publié

le

Image de couverture de l'enquête menée par l'organisme COSTI sur son processus de réinstallation des réfugiés syriens dans la région de Toronto.

Un sondage commandité par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) révèle que les réfugiés syriens, accueillis par le gouvernement canadien, s’en sortent mieux que prévu après deux ans et demi.

En tant qu’organisation responsable de la réinstallation à Toronto de 2 200 réfugiés syriens parrainés par le gouvernement, COSTI a mené récemment une enquête téléphonique de suivi à l’automne 2018 pour en savoir plus sur son processus de réinstallation et sur la façon dont ils s’en sont sortis un an et demi depuis la dernière enquête menée à l’automne 2016.

La majorité des réfugiés syriens ne parlaient ni anglais ni français…

Alors que la maîtrise d’une langue s’avère cruciale pour vivre et travailler, la majorité des Syriens ne parlaient ni anglais ni français à leur arrivée au Canada. Mais deux ans après, l’enquête révèle que 89 % d’entre eux ont passé une évaluation linguistique et 76 % ont suivi des cours de langue financés par le gouvernement.

Selon COSTI, soixante-trois pour cent (63%) continuent à suivre des cours d’anglais, 50% ont un emploi rémunéré, ils sont en contact avec la communauté au sens large, 73% se sont fait des amis qui ne sont pas Syriens et 96% de leurs enfants participent à des activités scolaires, notamment des activités parascolaires comme le sport, 75% déclarent que la santé émotionnelle de leur famille s’est améliorée depuis leur arrivée au Canada et 100% souhaitent devenir citoyens canadiens. « Ce sont tous des signes sains d’un parcours vers une intégration réussie », indique l’organisme COSTI.

« La participation sociale est un autre facteur clé dans la réussite de l’intégration. Les sports et les autres activités récréatives favorisent les liens entre les nouveaux arrivants et leurs pairs canadiens et améliorent la santé physique et mentale. »

-Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Selon IRCC, 57 % des nouveaux arrivants syriens interrogés par COSTI disent travailler et 23 % recherchent activement un emploi, une amélioration notable par rapport aux données sur l’emploi de 2016, peu après l’arrivée des premiers Syriens visés par l’initiative. « Pour devenir autonomes, les nouveaux arrivants doivent trouver un emploi, c’est pourquoi nous finançons les services liés à l’emploi partout au pays », souligne Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Des communautés qui facilitent l’intégration des nouveaux!

Fait notable en matière en matière d’intégration, « dans le sondage COSTI, presque tous les répondants (96 %) ont déclaré que leur communauté était accueillante, qu’ils s’étaient faits de nouveaux amis au Canada et qu’ils avaient un profond sentiment d’appartenance au Canada ». « Nous sommes fiers de nos progrès à ce jour, lesquels ont été rendus possibles grâce à d’innombrables Canadiens qui se sont ralliés pour souhaiter la #Bienvenueauxréfugiés, et dont les efforts continuent d’améliorer la vie des nouveaux arrivants syriens », se félicite IRCC.

Pour le ministère canadien de l’immigration, chaque réfugié a son propre parcours avec son lot de défis et d’occasions lors de son établissement au Canada. « C’est un processus à long terme qui exige la participation du gouvernement, des entreprises, de bénévoles dévoués et de la société civile », dit-il en commentant l’enquête menée par l’organisme torontoise sur le processus d’intégration des réfugiés syriens.

Rappelons que trois cent cinquante et un (351) adultes chefs de ménage ont participé à l’enquête; représentant 82% des 430 familles syriennes réinstallées par COSTI. Les entretiens ont été réalisés par téléphone avec du personnel arabophone.

À lire aussi :

Justin Trudeau : « les réfugiés ont aidé à bâtir le Canada fort, ouvert et prospère »

Le Canada concocte un plan pour chasser 10 000 « faux immigrants » par an

Réfugiés juifs refoulés, les « sincères excuses » du Canada après le crime

Lire la suite

Actualités

75e anniversaire du jour J : la Monnaie royale canadienne émet un dollar en argent

Publié

le

Le dollar épreuve numismatique en argent 2019 de la Monnaie royale canadienne : 75e anniversaire du Jour J.

La Monnaie royale canadienne a salué, mardi, la bravoure et l’esprit de sacrifice sur son dollar épreuve numismatique en argent 2019 consacré au 75e anniversaire du jour J.

C’est une tradition : au début de chaque nouvelle année, la Monnaie royale canadienne émet un dollar en argent pour souligner un événement important de l’histoire nationale. « Cette fois-ci, nous sommes fiers de rendre hommage au rôle crucial qu’a joué le Canada lors du débarquement de Normandie du 6 juin 1944 avec une pièce à la gravure classique : le dollar épreuve numismatique en argent 2019 ‒ 75e anniversaire du jour J. », a indiqué la société d’État responsable de la production et de la distribution des pièces de circulation canadiennes.

« Hommage aux soldats qui ont tout risqué pour aider le Canada »

Conçu par Tony Bianco, un artiste de la région de Simcoe, le motif est une représentation saisissante du débarquement des Canadiens sous le feu ennemi. Il s’agit d’un hommage poignant aux courageux soldats qui ont tout risqué pour aider le Canada et ses alliés à remporter la Seconde Guerre mondiale. Le « V » de la victoire est gravé à de multiples reprises en code morse pour évoquer l’ampleur de ce moment incroyable de l’histoire militaire.

La pièce de 100 $ en or 14 carats 2019 présente quant à elle un autre puissant symbole des sacrifices consentis par les soldats canadiens lors du jour J. Une simple empreinte de botte sur une parcelle de plage normande, en France, sert d’hommage à ceux qui étaient présents ce jour-là à Juno Beach, lieu de l’offensive canadienne. Il s’agit d’un lieu sacré qui aura toujours une signification particulière dans le cœur et l’esprit des Canadiens. Ces deux souvenirs mémorables sont en vente dès maintenant.

Les autres produits du catalogue de janvier :

  • La pièce de 200 $ en or pur 2019 – Les débuts du Canada : Arrivée des Européens, œuvre d’Alan Daniel;
  • L’ensemble hors-circulation de pièces canadiennes classiques 2019;
  • Les ensembles-cadeaux 2019 soulignant les naissances, les mariages et les anniversaires de 2019, ainsi que l’ensemble « Ô Canada »;
  • La pièce de 20 $ en argent fin 2019 – Meilleurs vœux pour votre mariage, dont le motif en forme de cœur conçu par l’artiste Sylvie Daigneault est rehaussé d’un placage d’or rose sélectif;
  • La pièce de 10 $ en argent fin 2019 – Bienvenue parmi nous;
  • La pièce de 3 $ en argent fin 2019 – Ode à l’amour, dont le motif de fleurs colorées, œuvre d’Anna Bucciarelli, est embelli d’un cristal;
  • Le piedfort double épaisseur de 25 $ en argent fin 2019 – Emblèmes intemporels : Huard, dont le motif a été conçu par Pierre Leduc;
  • La pièce de 5 onces en argent fin 2019 – Série Pièces de grande taille : Pièce de 10 cents, dont les deux arrière-plans, celui de l’avers et celui du revers, sont rehaussés d’un placage d’or rose sélectif;
  • La pièce de 200 $ en or pur 2019 – Symboles côtiers du Canada : L’Arctique, signée Cathy Bursey-Sabourin;
  • La pièce de 50 $ en argent fin 2019 – Feuille d’érable symbolique, dont le motif signé Adam Young, présente un collage de symboles canadiens rappelant la forme d’une feuille d’érable;
  • La pièce de 20 $ en argent fin 2019 – Faune canadienne : L’ours polaire, dont le motif, œuvre de W. Allan Hancock, allie coloration vive et gravure classique;
  • La pièce de 20 $ en argent fin 2019 – La force incarnée : Pygargue à tête blanche, également signée W. Allan Hancock;
  • La pièce de 3 $ en argent fin 2019 – Petits bonheurs de la vie au Canada : Lumières d’hiver aux chutes Niagara, conçue par Steve Hepburn;
  • La pièce de 5 $ en argent fin 2019 – Signes du zodiaque : Verseau, sur laquelle l’œuvre de Jori van der Linde est rehaussée de cristaux.

Le tirage, le prix et la description complète de chaque pièce figurent à l’onglet « Magasinez » du site www.monnaie.ca.

Source : Monnaie royale canadienne

À lire aussi : La crypto-monnaie, le design pour lutter contre le piratage

Lire la suite

Nation

Immigration : le Canada élargit son programme de collecte de données biométriques

Publié

le

La nouvelle règle du Canada relative à la biométrie s’applique désormais aux demandeurs de résidence temporaire et de résidence permanente originaires de l’Asie, de l’Asie-Pacifique et des Amériques. Cette même règle s’applique aux demandeurs des pays de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique depuis le 31 juillet 2018.

À compter du 31 décembre 2018, les ressortissants des pays de l’Asie, de l’Asie-Pacifique et des Amériques devront fournir leurs empreintes digitales et une photo (données biométriques) au moment de présenter une demande de visa de visiteur, de permis d’études ou de travail, ou de résidence permanente.

Selon ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, « recueillir les données biométriques de la plupart des voyageurs étrangers qui viennent au Canada est judicieux à de nombreux égards; cela renforce l’intégrité de notre système d’immigration, tout en aidant à protéger la sécurité des Canadiens ».

Renforcer la capacité de traitement des demandes d’immigration

Avec les données biométriques prélevées, il est plus facile pour les agents d’immigration et les agents des services frontaliers d’empêcher les personnes qui posent un risque pour la sécurité des Canadiens d’entrer au Canada. Cela aide également les agents à vérifier l’identité des voyageurs, facilite le traitement des demandes et simplifie l’admission des voyageurs authentiques. « Non seulement la collecte de données biométriques nous fournit un outil exact et fiable pour établir l’identité des voyageurs, mais elle renforce notre capacité de traiter les demandes et l’admission des personnes à leur arrivée au Canada », précise le ministre Hussen.

L’exigence de l’inscription biométrique ajoute une nouvelle étape au processus de demande. Les demandeurs doivent aller en personne fournir leurs données biométriques. La plupart le font à un centre de réception des demandes de visa (CRDV) avant de venir au Canada.

Le Canada compte maintenant 152 CRDV dans 103 pays, et les demandeurs peuvent se rendre dans n’importe quel CRDV dans n’importe quel pays où ils ont légalement le droit d’entrer. S’ils se trouvent déjà légalement aux États-Unis, les demandeurs peuvent se rendre dans l’un des 135 centres de soutien aux demandeurs (Application Support Centers) des États-Unis.

À qui ne s’applique pas la nouvelle règle biométrique ?

Rappelons que plus de 70 pays utilisent les données biométriques dans leurs programmes d’immigration. Les données biométriques des demandeurs sont requises à l’appui des demandes de visa de résident temporaire, de permis d’études et de travail pour les ressortissants de 29 pays et d’un territoire assujettis à l’obligation de visa depuis 2013.

  • L’expansion de la biométrie exclut les personnes suivantes :
    • les citoyens canadiens, les candidats à la citoyenneté (notamment les demandeurs de passeport) et les résidents permanents;
    • les enfants de moins de 14 ans et les demandeurs de plus de 79 ans (il n’y a pas de limite d’âge maximal pour les demandeurs d’asile);
    • les chefs d’État et les chefs de gouvernement;
    • les ministres du Cabinet et les diplomates accrédités d’autres pays et des Nations Unies, qui viennent au Canada en voyage officiel;
    • les titulaires de visa des États-Unis en transit au Canada;
    • les demandeurs d’asile ou les personnes protégées qui ont déjà fourni des données biométriques et qui présentent une demande de permis d’études ou de travail;
    • les demandeurs de résidence temporaire qui ont déjà fourni leurs données biométriques à l’appui d’une demande de résidence permanente en cours de traitement.
  • Les ressortissants dispensés de visa qui viennent au Canada à titre de touristes n’ont pas à fournir leurs données biométriques. Toutefois, ils devront fournir leurs données biométriques s’ils présentent une demande de permis d’études ou de travail, ou de résidence permanente.

À lire aussi : Canada : De nouvelles règles biométriques à compter du 31 juillet 2018

Lire la suite

en-avant