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Économie

Le système fiscal ralentit la mobilité sociale des pauvres au Québec

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Un portrait de la pauvreté au Québec, réalisé par l’Institut du Québec (IDQ), a dévoilé les différents aspects de cette condition défavorable en la comparant aux autres provinces.

L’IDQ a publié ce jeudi, 11 avril, l’étude Québec : Analyse de la pauvreté, des inégalités et de la mobilité sociale coécrite par Jean-Guy Côté, directeur associé, et Sonny Scarfone, économiste à l’IDC.

Les auteurs se sont posé deux questions principales afin de présenter les tenants et les aboutissants de cette situation socio-économique, soit : « La pauvreté est-elle une fatalité ? L’est-elle plus au Québec qu’ailleurs ? »

Pour y répondre ils ont estimé qu’il était important de comparer la pauvreté au Québec par rapport aux autres provinces. Selon les auteurs cela permettrai de constater « si oui ou non le Québec permet aux personnes en situation de pauvreté de s’en sortir mieux qu’ailleurs au Canada », peut-on lire dans le rapport.

Le Québec demeure une des sociétés les plus égalitaires au monde

Il est important d’abord de rappeler que le taux de la pauvreté au Québec s’élevait à 14% en 2017. L’étude comparative montre que le taux des pauvres est plus bas au Québec par rapport à la moyenne canadienne, entre 2006 et 2017.

Bien que cet écart a baissé dans la même période, le Québec demeure « parmi les provinces ayant la plus faible proportion de gens en situation de pauvreté ».

La province se distingue notamment par une mobilité sociale des plus élevées dans le monde. « 72,2 % des enfants de 16 à 19 ans qui vivaient dans des familles avec les revenus les moins élevés en 1986 appartiennent désormais à la classe moyenne ou sont plus riches », affirme l’étude.

M. Scarfone explique que les régions qui favorisent la mobilité sociale se caractérisent par un faible taux de décrochage scolaire et un accès plus rapide à la propriété.

Par ailleurs l’étude souligne que le passage à un meilleur statut économique n’est pas plus important au Québec que dans les autres provinces.

En effet, « la pauvreté semble plus persistante au Québec où chaque année 5 % de la population a déclaré des revenus faibles entre 2009 et 2016 », cite le rapport. 

Les chercheurs concluent en affirmant que même si le système de redistribution des richesses fait du Québec une des sociétés les plus égalitaires, sa fiscalité ralentit la mobilité sociale des pauvres.

Lire aussi : Le contenu de la Loi de l’impôt coûte cher au contribuable

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Économie

Fête nationale et fête du Canada : ouvert ou fermé le 24 juin et le 1er juillet ?

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Le ministère de l’Économie et de l’Innovation rappelle aux commerçants et aux consommateurs que les commerces de détail de biens (magasins, boutiques, points de vente, marchés et autres) doivent fermer leurs portes au public le lundi 24 juin 2019, à l’occasion de la fête nationale du Québec, et le lundi 1er juillet 2019, à l’occasion de la fête du Canada.

La Loi et le Règlement n’imposent pas de restrictions quant au nombre d’employés de même qu’aux heures et aux jours d’ouverture des restaurants, des stations-services, des librairies, des antiquaires ainsi que des fleuristes le jour de la fête nationale du Québec et de la fête du Canada.

24 juin, fête nationale du Québec

Les établissements d’alimentation de petite surface, c’est-à-dire ceux dont la surface de vente est de 375 mètres carrés ou moins (épiceries, dépanneurs, fruiteries, boucheries, certaines succursales de la Société des alcools du Québec et autres), pourront ouvrir leurs portes au public sans restriction de personnel toute la journée le 24 juin 2019 et entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

Quant aux établissements d’alimentation de grande surface, c’est-à-dire ceux dont la surface de vente est de plus de 375 mètres carrés, ils ne pourront pas ouvrir leurs portes au public le 24 juin 2019, mais pourront le faire sans restriction de personnel entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

1er juillet, fête du Canada

Les pharmacies pourront ouvrir le 24 juin 2019 à la condition qu’au plus quatre personnes, à l’exclusion de celles affectées uniquement à l’officine du pharmacien, assurent le fonctionnement de la partie commerciale. Elles pourront ouvrir sans restriction de personnel entre 8 h et 21 h le 1er juillet 2019.

Soulignons que la Loi et le Règlement ne s’appliquent pas aux commerces de services (comme les salons de coiffure), ni aux bureaux, ni aux salles de spectacles, ni aux entreprises manufacturières.

Infraction pénale en cas de non-respect…

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation rappelle que le commerçant qui contrevient à la Loi en admettant le public dans son établissement ou en annonçant que le public pourra y être admis commet une infraction pénale et est passible d’une amende minimale de 1 500 $. De même, le responsable d’un centre commercial qui consent à ce que l’un de ses locataires enfreigne la Loi commet lui aussi une infraction pénale et est passible de la même amende.

À lire : Journée nationale des patriotes : Ouvert ou fermé?

Veuillez noter que les bureaux du ministère de l’Économie et de l’Innovation seront fermés le 24 juin 2019 et le 1er juillet 2019. Si vous désirez dénoncer un commerce qui enfreint la Loi, vous pouvez communiquer avec la police municipale. Vous pouvez également y effectuer un achat et transmettre un reçu au Ministère présentant la date et l’heure.

Pour plus de renseignements sur les heures et les jours d’ouverture des établissements commerciaux, consultez le www.economie.gouv.qc.ca/commerce ou composez le 514 499-2176 ou le 1 800 539-7078.

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Transports

Montréal a gagné le palmarès des pires routes du Québec

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Esquiver et se faire surprendre par les nids-de poules et les crevasses fait partie du quotidien de ceux qui votent au palmarès des pires routes du Québec. Cette action qui s’est tenue du 24 avril au 24 mai, vise à faire le suivi avec le ministère des Transports et les localités des mesures qui permettront d’améliorer l’état du réseau routier.

Aussi ironique que significatif, ce sondage annuel de CAA-Québec attire de plus en plus de Québécois qui subissent au quotidien les désagréments des routes.

Les chaussées maganées et colmatées de la province ont marqué les milliers d’automobilistes, cyclistes, piétons, camionneurs et chauffeurs de taxi, dont certains ont exprimé haut et fort leur ras-le-bol.

CAA-Québec a enregistré un record de participation avec 21 000 votes effectués aux quatre coins du Québec.

Des citoyens mobilisés lors de cette 5e édition

Voici le commentaire de la direction d’une entreprise en Montérégie qui a témoigné sur les dégâts causés par les trous de la rue Newton :

« On voulait faire front commun pour faire bouger les choses et la plateforme Les pires routes était la seule qui pouvait nous donner de la visibilité. Quand c’est rendu que tu dis à tes clients de faire attention aux trous sur notre rue de nos bureaux, c’est grave! Des pneus crevés, des roues endommagées, des véhicules désalignés… Ça commence à coûter cher à nos employés et pour notre flotte de camions! »

Les cinq premières pires routes se trouvent respectivement à Montréal, Saint-Adolphe-d’Howard (Laurentides), Lévis (Chaudière-Appalaches), Boucherville (Montérégie) et Saint-Jérôme (Laurentides).

À Montréal, le boulevard Gouin Est qui figure dans le palmarès depuis l’année dernière a raflé la première place des pires routes. Il faut dire qu’on a mis les bouchées doubles pour mettre sous les projecteurs l’état de cette route.

En effet, Corinne Tastayre, une résidente de Rivière-des-Prairies, s’est portée volontaire pour inciter son entourage à aller voter « même si des investissements ont été annoncés », a rapporté CCA-Québec.

« Le boulevard Gouin Est serait un des plus beaux de Montréal, mais tout ce qu’on a, ce sont des trous, des poteaux au milieu de la piste cyclable et des risques d’accident. Alors pas question de relâcher la pression. Ce qu’on veut, ce n’est pas juste du resurfaçage, c’est l’ensemble des travaux de réfection : fondations, trottoirs, piste cyclable, stabilisation des berges, etc. On va le croire quand on va le voir! », a déclaré Mme Tastayre.

Lire aussi : Sept conseils pour éviter les dégâts des nids-de-poule

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Monde du travail

Le taux d’emploi chez les immigrants a atteint son plus haut niveau en 12 ans au Canada

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Le taux d’emploi chez les immigrants âgés entre 25 à 54 ans, qui ont immigré au Canada il y a cinq ans, a atteint 71% en 2018. Il s’agirait du niveau le plus élevé enregistré depuis 2006, selon une note du ministère fédéral des Finances.

Malgré l’augmentation du nombre d’immigrants qui entrent au Canada dans le cadre du nouveau plan pluriannuel sur les niveaux d’immigration mis en œuvre par le gouvernement fédéral, les entreprises ont embauché davantage de personnes qui n’ont pas toujours accès au marché du travail.

Selon la note ministérielle, les bons résultats en matière d’emploi s’expliquent par l’existence de nombreux programmes d’immigration fédéraux et provinciaux qui sont axés sur certains facteurs de capital humain tels que l’éducation, l’expérience de travail qualifié et la maîtrise de l’anglais ou du français.

L’attitude « positive » du Canada envers les immigrants

Données Statistique Canada.

Parlant des Canadiens de deuxième génération, la note de service indique que ces personnes « s’en sortent mieux » que les enfants de parents nés au Canada, s’agissant de l’éducation et du revenu. « Un peu plus de 40% des Canadiens de deuxième génération âgés de 25 à 44 ans avaient un diplôme universitaire, comparativement à seulement 24% des Canadiens dont les parents étaient nés au Canada », a-t-on appris.

« La proportion d’immigrants dans la force de l’âge ayant fait des études supérieures est passée de 75 % en 2006 à 80 % en 2018, soit 9 points de pourcentage de plus que celle de l’ensemble de la population de la même classe d’âge. »

– Étude interne du gouvernement fédéral

En termes de revenu, les Canadiens de deuxième génération gagneraient en moyenne un peu moins de 4 000 $ de plus par an que leurs pairs nés de deux parents canadiens (55 500 $ à 51 600 $).

71 131 nouveaux immigrants arrivés au Canada en 2018

TVA Nouvelles, données ISQ 2018.

À en croire le ministère canadien des Finances, l’attitude positive du gouvernement envers les immigrants aide ces derniers dans leur intégration de manière plus générale.

Par ailleurs, il faut rappeler qu’au 1er janvier 2019, la population du Canada a atteint 37 314 442, en hausse de 71 871 personnes par rapport au 1er octobre 2018, selon les estimations démographiques provisoires.

« Le Canada a crû de 528 421 personnes en 2018, la migration internationale expliquant 80,5 % de la croissance », a révélé Statistique Canada, précisant que « les gains provenant de la migration internationale étaient dus aux 71 131 nouveaux immigrants qui sont arrivés au Canada au cours du quatrième trimestre ».

À lire : Le Canada enregistre un taux de chômage de 5,4 % en mai, le plus bas depuis 1976

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