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Législatives 2017, un canadien investi candidat en France

Baba-Idriss FOFANA

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|Photo: Jacques Nadeau Le Devoir|

Le premier vice-président et chef des placements de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), avait annoncé sa démission, avant le premier tour de la présidentielle française, pour se joindre au mouvement « En marche! ».  Après la victoire de Macron, que devient-il ?

Roland Lescure, puisque c’est de lui qu’il s’agit, fait partie des 428 candidats investis jeudi par le parti La République en Marche (LREM). L’ancien numéro 2 de la Caisse de Dépôt et du Placement du Québec (CDPQ), qui détient la nationalité canadienne, défendra les couleurs du président élu, Emmanuel Macron, aux prochaines législatives en France, les 11 et 18 juin prochains.

Recruté il y a près de huit ans par le président-directeur général Michael Sabia, M. Lescure dirigeait, jusqu’à mercredi 5 avril dernier, près de 80 % des activités de la Caisse. Il a pris un « gros risque » en rendant sa démission d’un poste « juteux », pour, dit-il, se joindre au mouvement « En marche » de Emmanuel Macron. « Je souhaite jouer un rôle plus actif à un moment déterminant pour la France et l’Europe tout entière. Comme la Caisse est une institution apolitique et non partisane, j’aurai l’occasion d’en dire plus sur cet engagement [mercredi] », affirmait Roland Lescure dans un communiqué.

Plus de 450 000 $ comme salaire…

À 50 ans, M. Lescure a travaillé dans diverses firmes d’investissement européennes avant d’être recruté par la CDPQ. Il a touché une rémunération totale de 2,2 millions $ en 2015, en hausse de 26 % par rapport à l’année précédente. À son recrutement en 2009, son salaire de base était de 450 000 $, plus diverses primes. « Je devais faire un choix car la Caisse est une institution apolitique. Dans la vie, il faut faire des choix. C’était un choix profond, un choix du cœur. J’ai quitté un très beau job, mais c’est un beau risque. À 50 ans, si l’on ne prend pas un peu de risque, on finit par s’ennuyer (rires) », a-t-il fait savoir en entrevue, au journal Metro, du 5 au 7 mai dernier.

Aujourd’hui, l’homme passe à une autre étape de sa vie, en se lançant en politique. « Je cogitais depuis mes 50 ans, il y a quelques mois. Je m’intéresse depuis toujours à la politique française, mais le Brexit, puis l’élection de Trump, ont été des coups de tonnerre, des « wake up call » pour moi. Je me suis interrogé sur ce que j’avais envie de faire sur les dix ans à venir et j’ai décidé de m’impliquer. La campagne prenait à mon goût un tour pas très positif. C’était une campagne très dure qui tournait beaucoup autour des gens et non des programmes », a confié Roland Lescure, avant le 2nd tour du 7 mai.

Député de l’Amérique du nord !

Pour les élections législatives à venir, si le franco-canadien l’emporte, M. Lescure sera le député de l’Amérique du Nord. En entrevue téléphonique, M. Lescure a déclaré s’être porté candidat de La République en marche parce qu’il veut être un lien entre les deux continents. « Moi, je considère que les Français qui vivent en Amérique du Nord, aux États-Unis et au Canada ont vraiment une perspective unique sur la France, et donc moi, je veux être leur porte-voix pour qu’ils nous aident à transformer la France », a-t-il déclaré sur les ondes de Radio-Canada.

Connu au Québec mais pas aux États-Unis, M. Lescure compte entamer, lundi, sa campagne à New York. Le nouveau lieutenant de Macron devrait se rendre probablement à San Francisco, la troisième ville des États-Unis qui compte le plus de francophones ; puis, il reviendra à Montréal, tout en prévoyant de se rendre dans plusieurs autres grandes villes américaines. Pour lui, Emmanuel Macron est peut-être le Trudeau français, mais la France n’est pas le Canada, dira-t-il : « Il y a des parallèles comme la jeunesse, l’ouverture et la communication facile, mais les fondamentaux entre les deux pays sont très différents. Le multiculturalisme à la canadienne ne fonctionnerait pas en France, qui a une histoire, une géographie et des influences politiques, sociales et culturelles différentes ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Europe

Journées Québec à Paris : un ministre et 115 employeurs québécois en route pour recruter… des Français

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Les 1er et 2 juin prochain à Paris, en France, se tiendra la mission de recrutement international des Journées Québec auxquelles participeront le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet et plusieurs employeurs québécois.

Les Journées Québec à Paris existent depuis 2008. À l’occasion de l’édition 2019, le gouvernement Legault annonce qu’un total de 115 employeurs provenant des quatre coins du Québec y seront. Ils rencontreront lors d’entrevues d’embauche des candidats présélectionnés. Les secteurs d’emplois représentés sont entre autres les technologies de l’information, la santé, le génie mécanique, le transport et l’hôtellerie.

« Les Journées Québec à Paris sont un exemple concret de gestes que notre gouvernement pose pour appuyer les entreprises et les organismes québécois dans leurs efforts de recrutement à l’international. »

– Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

À lire : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage

Le ministre Boulet profitera de sa présence à Paris pour mettre en lumière les emplois actuellement disponibles au sein des entreprises québécoises, les mécanismes de soutien à l’intégration offerts par Services Québec et la vitalité de l’économie québécoise. Il rencontrera également des partenaires français et internationaux pour échanger et mettre en commun diverses expertises en matière d’emploi et de travail.  

16 708 candidatures présélectionnées seront examinées!

  • Montréal International, Québec International et la Société économique de développement de Drummondville sont présents pour accompagner les entreprises de leurs régions et faire valoir leurs offres de services, tout comme des représentants des régions de Granby, de Rouyn-Noranda, de l’Estrie, de Sherbrooke et de la Chaudière-Appalaches.
  • Pour l’événement en 2019, les entreprises ont présenté 775 offres dans le but de pourvoir 2 883 postes.
  • En tout, 11 641 candidats se sont inscrits aux Journées Québec pour une ou plusieurs entrevues avec des entreprises. Au total, ce sont 16 708 candidatures présélectionnées que les entreprises devront examiner.

À lire aussi : Le secteur touristique recrute en masse au Québec

Pour rappel, de 2008 à 2015, le nombre d’entreprises participantes est passé de 9 à entre 25 et 30 par mission. Le nombre de candidates et de candidats intéressés par l’activité est passé d’un peu plus de 1 000 à plus de 20 000 par année. En 2018, l’inscription des employeurs a plus que doublé pour atteindre 111 employeurs pour l’édition du printemps et 113 employeurs pour l’édition d’automne. Le nombre de candidates et candidats a quant à lui augmenté à plus de 33 700 pour la dernière année.

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Viol d’une touriste canadienne à Paris, prison ferme pour deux policiers français

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Jugés depuis le 14 janvier dernier pour « viol en réunion », les accusés, Antoine Quirin (40 ans) et Nicolas Redouane (49 ans), membres de la prestigieuse Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police de Paris, ont été condamnés jeudi 31 janvier chacun à sept ans de prison ferme pour le viol d’une touriste canadienne, Emily Spanton (39 ans), en avril 2014 au siège de la police judiciaire de Paris.

« Quatre policiers m’ont violée avec condoms », a-t-elle raconté, dans ses premières déclarations aux enquêteurs.

Les accusés encouraient 20 ans de réclusion criminelle, mais la cour a finalement décidé d’imposer 7 années de réclusion ferme à chacun des désormais ex-policiers qui ont toujours nié les accusations portées contre eux.

Les deux anciens policiers de la prestigieuse BRI devront en outre verser 20 000 euros à la victime. Antoine Quirin a éclaté en larmes à l’énoncé du verdict.

Parmi les éléments pesant contre les policiers, un SMS : C’est une touseuse [partouzeuse, NDLR], dépêche », avait envoyé Nicolas Redouane à un collègue.

Les faits reprochés aux deux agents de police remontent à la nuit du 22 au 23 avril 2014. Les agents avaient amené Mme Spanton, la touriste canadienne, sur leur lieux de travail, soit au 36, Quai des Orfèvres, après avoir fait sa connaissance lors d’une d’une soirée bien arrosée.

Dans son réquisitoire, l’avocat général avait soulevé des « dissimulations évidentes et des incohérences manifestes » dans les versions des policiers qui ont ce soir-là selon lui abusé d’« une proie vulnérable », une étrangère, très fortement alcoolisée.

Selon des témoins, quand Emily Spanton est entrée dans les locaux vers 0 h 40, en titubant, elle était joyeuse, alors qu’à 2 h , la touriste canadienne était en état de choc, effondrée.

Elle affirmait avoir été violée par les deux accusés et par un troisième homme qui n’a jamais été identifié lors des procédures judiciaires qui ont suivi.

La cour a été « convaincue » par « les déclarations constantes de la victime » et par « les éléments scientifiques et techniques », dont les expertises ADN et les analyses de la téléphonie, a expliqué le président de la cour d’assises, Stéphane Duchemin.

Source : Radio-Canada/AFP

À lire aussi : Macron20h, pour mettre fin à la crise des gilets jaunes…

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#Macron20h, pour mettre fin à la crise des gilets jaunes…

Baba-Idriss FOFANA

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En lien avec la crise des gilets jaunes, l’hashtag #Macron20h est l’un des mots clés les plus populaires et suivis ce lundi 10 décembre 2018 sur le réseau social Twitter. En cause, le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a décidé de sortir de son mutisme pour s’adresser à ses concitoyens à 20 h, heure de Paris.

Cette allocution d’Emmanuel Macron qui cristallisait toutes les attentions, dans le monde entier, va-t-elle mettre fin à la crise des gilets jaunes qui secoue la France depuis le 17 novembre dernier? En tout cas, le chef a essayé de faire son mea culpa et bien plus que ça!

Tout en décrétant « l’état d’urgence économique et sociale », le président Macron a annoncé une augmentation du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) de 100 euros par mois dès 2019, la défiscalisation des heures supplémentaires, et une annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités percevant moins de 2000 euros.

Macron déclare l’état d’urgence économique et social…

La sortie du président français était très attendue par le mouvement des gilets jaunes pour désamorcer la crise. Ces derniers, les gilets jaunes, qui dénoncent leur paupérisation, revendiquent entre autres un SMIC à 1 300 euros, la fin de la hausse des taxes sur le carburant, l’indexation à l’inflation du salaire de tous les Français ainsi que les retraités et les allocations, la baisse du prix du gaz, de l’électricité, la limitation des loyers et l’augmentation de logements à loyers modérés, la création d’emplois pour les chômeurs etc. La liste est longue!

Le déploiement de 89 000 forces de l’ordre, une douzaine de blindés de la gendarmerie, n’ont pas suffi a ramené le calme samedi 8 décembre. Les violences engendrées par les manifestations ont occasionné près de 2 000 interpellations dont 1 700 gardes à vue au quatrième jour de la contestation dans l’ensemble du pays. Et le ministère de l’Intérieur faisait état de 31 000 manifestants, 135 blessés, dont 17 policiers.

M. Macron, issu d’un mouvement politique qui ne se réclame ni de la gauche, ni de la droit, qui a gagné la confiance des Français en mai 2017, a vu devant lui depuis quatre semaines, des gens qui eux aussi ne se réclament ni de la droite, ni de la gauche mais très déterminés dans leur revendication.

Malgré ces “mesures fortes”, il est clair qu’Emmanuel Macron ne sera pas capable de satisfaire à toutes les demandes, les exigences et revendications des uns et des autres. Cependant, ce discours pourrait déboucher sur une sorte de dialogue avec les protestataires et mettre fin à la violence que le président a condamné sans resserve.

En attendant la position officielle du mouvement des gilets jaunes, même si certains d’entre eux estiment que les « gestes » du président sont insuffisants, les commentaires et autres spéculations vont bon train sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter avec l’hashtag #macron20h. 

À lire aussi : Macron, un « jeune bourré » de stéréotypes sur les Africains

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