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L’émouvant hommage de Québec Cinéma à Yolande Simard Perrault (1939-2019)

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Notre chère, fidèle et grande collaboratrice Yolande Simard Perrault nous a quittés la semaine dernière. Fascinée par le fleuve, par l’énergie et la richesse du territoire, témoin de son histoire humaine et géologique, Yolande Simard Perrault a amoureusement vanté les mérites et les charmes incontestables de nos régions.

Originaire de Charlevoix, cette femme plus grande que nature a fait comprendre à Pierre Perrault, avec qui elle s’est fiancée sous l’ardeur du soleil, toute la poésie de ce lieu et, surtout, de ses habitants.

Sans elle, Pour la suite du monde, cette œuvre phare dans la cinématographie québécoise, n’aurait sans doute jamais vu le jour. La Trilogie de l’île-aux-Coudres est donc teintée de l’attachement et du respect profond de Yolande, d’abord, puis de Pierre, envers ce territoire qui les a tant marqués, tant inspirés.

On retient aussi de Yolande sa soif de connaissances, effectuant même un retour aux études à l’âge de 45 ans afin de poursuivre sa passion pour l’archéologie. C’était une chercheuse, une fouilleuse qui a toujours été fascinée par le sol qu’elle foulait.

Récemment, deux documentaires ont pu faire découvrir la personnalité lumineuse de Yolande : L’avenir du passé, Pierre et Yolande Perrault de Mina Rad, présenté au Festival International du Film sur l’Art (FIFA) plus tôt cette année, et La fille du cratère, réalisé par les documentaristes Nadine Beaudet et Danic Champoux présenté en première mondiale aux Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC).

Grâce au prix Pierre-et-Yolande-Perrault, remis au meilleur premier ou deuxième long métrage documentaire québécois dans le cadre des RVQC, leur legs se poursuit en soulignant le talent des créateurs d’ici.

Récemment, de magnifiques œuvres se sont vues récompensées de ce prestigieux prix, notamment L’autre Rio d’Émilie Beaulieu-Guérette, Sur la lune de nickel de François Jacob, Les Terres lointaines de Félix Lamarche, La démolition familiale de Patrick Damien, Le cosaque et la gitane de Nadine Beaudet et Transatlantique de Félix Dufour-Laperrière.

« Ma chère et immense Yolande, au destin façonné par tes rêves et ta détermination, tu as su, comme toujours, rendre la vie passionnante et riche de rencontres, jusqu’à la dernière journée. J’ai eu la chance d’être l’une de tes nombreuses amies et de te côtoyer durant plusieurs années. Tu as tant donné au cinéma québécois et particulièrement aux Rendez-vous avec la création de ce prix destiné à la relève. Ce prix qui porte ton nom et celui de ton grand amour, Pierre Perrault, gardera ta mémoire bien vivante. Merci pour tout ma chère amie, merci pour la grande et belle inspiration. Tu seras dans nos cœurs à jamais. Je suis triste aujourd’hui, mais aussi heureuse que tu sois partie comme tu as toujours vécu : avec force et simplicité », confie Ségolène Roederer, directrice générale de Québec Cinéma.

Amoureuse de la langue vernaculaire, de ses couleurs et de ses accents, Yolande a toujours défendu l’apport des régions et leur unicité. À présent, celle qui se décrivait comme une « rêveuse raisonnante » a rejoint son époux, vingt ans après son départ.

Sa force et son intelligence en ont fait une femme aux convictions profondes, marquant au passage chaque personne qui a eu le bonheur de croiser son chemin.

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Quoi lire sous le soleil ? Voici les nouveautés de l’été 2019

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Les ombres d’une plante grimpante dans la terrasse, un pichet de sangria ou de thé glacé et l’air doux d’une longue après-midi d’été. C’est l’ambiance idéale pour délecter un livre. À court d’idées, pourquoi ne pas découvrir les nouveautés que les spécialistes et les lecteurs ont apprécié. Ces bouquins ont été récemment alignés sur les étagères des libraires.

Prix Nobel de littérature

Aux cinq rues, Lima. De mario vargas llosa

Résumé

Lima, années 1990. Un scandale politique, médiatique et sexuel mettant en scène Enrique Cardenas, un riche industriel, mais aussi des figures de la finance, du show-business et du pouvoir politique met la ville en émoi.

Prix Pulitzer

Underground railroad. De colson whitehead

Résumé

Cora, 16 ans, est esclave sur une plantation de coton en Géorgie, avant la guerre de Sécession. Grâce à Caesar, elle réussit à s’échapper. Leur première étape est la Caroline du Sud, dans une ville semblant être le refuge idéal mais cachant une terrible vérité. Il leur faut fuir à nouveau, d’autant plus que Ridgeway, chasseur d’esclaves, les traque. Prix Pulitzer 2017, National Book Award 2016

Prix des lecteurs sélection juillet 2019

Le Triomphe des ténèbres 01. D’Eric Giacometti

Résumé

Selon une prophétie maçonnique, celui qui possède les quatre éléments devient le maître du monde. Dès 1939, les Allemands trouvent une swastika et une course démarre entre les Alliés et les nazis. Tristan, trafiquant d’art, est enlevé pour travailler avec le colonel Weistort alors qu’en Angleterre une opération est mise en place pour trouver le deuxième élément. Inspiré de faits réels.

Un des grands livres de la Foire de Francfort

La Nostalgie du sang. De Dario Correnti

Résumé

La ville italienne de Bottanuco est secouée par une série de meurtres de femmes. Près des cadavres, mutilés et présentant des marques de cannibalisme, sont retrouvées des aiguilles agencées comme pour un rituel magique ainsi qu’une inscription ensanglantée sur laquelle on peut lire le mot ViVe. Le reporter Marco Besana et Illaria Piatti, une stagiaire méprisée de la rédaction, mènent l’enquête.

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Le centre montréalais Phi, dévoile sa nouvelle programmation artistique à Venise

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Présentée en marge de la Biennale de Venise, la programmation continue de Phi mettra en vedette de nouvelles œuvres de réalité virtuelle par Olafur Eliasson, Anish Kapoor, Marina Abramović et des artistes montréalais, du 22 juillet au 15 août.

Phi a annoncé ce jeudi, 18 juillet, la seconde phase de sa programmation en marge de la Biennale de Venise, avec plusieurs têtes d’affiche de l’art contemporain ainsi que des artistes montréalais attendus au Ca’ Rezzonico.

Le programme initial s’était greffé à la 58e Biennale de Venise pour accueillir la première exposition solo hors du Mexique de Renata Morales — une installation qui se voulait l’aboutissement d’une résidence de deux ans chez Phi.

Pour ce second volet, Phi collabore une fois de plus avec la plateforme de production et de distribution de créations interactives de réalité virtuelle Acute Art afin d’offrir aux artistes comme au public un terrain de jeu où ils peuvent explorer et interagir, favorisant le dialogue et la pensée critique par le biais d’expériences à la fois artistiques et technologiques.

Les œuvres au programme dans la première galerie promettent de déranger l’environnement baroque du Ca’ Rezzonico Gallery sur les bords du Grand Canal de Venise.

Galerie 1: une présentation de Phi et d’Acute Art

Into Yourself, Fall par Anish Kapoor

Une première incursion en réalité virtuelle pour l’artiste Anish Kapoor, qui nous offre une œuvre viscérale où les spectateurs se voient entraînés à travers le corps humain, au point de tomber à l’intérieur d’eux-mêmes. Cette expérience de corporéité imite les sensations du vertige et dépeint les méandres au cœur de chacun.

Rainbow par Olafur Eliasson

L’intérêt qu’Olafur Eliasson porte depuis toujours aux rapports entre soi vs autrui et soi vs l’environnement influence profondément Rainbow — un phénomène naturel éphémère généré par un processus numérique. Une grande nouveauté, la fonction multi-utilisateur ouvre la voie vers de nouveaux espaces pour et vers la réalité virtuelle en art.

Rising par Marina Abramović

La première œuvre en réalité virtuelle de Marina Abramović qui a été présentée durant le volet initial, est un appel à l’action aussi poétique qu’inquiétant. Rising expose les spectateurs aux effets de la hausse du niveau de la mer afin de les responsabiliser face aux changements climatiques.

Galerie 2: une présentation de Phi

Gymnasia par Chris Lavis et Maciek Szczerbowski

Un rêve à la fois sombre, troublant et étrangement beau. Cette expérience cinématographique en RV réussit à provoquer cette indéfinissable anxiété que l’on ressent lorsque la frontière entre réel et irréel s’estompe de façon inconcevable. Gymnasia signale la première collaboration entre l’Office national du film du Canada, Felix & Paul Studios et Clyde Henry Productions.

Gloomy Eyes par Jorge Tereso et Fernando Maldonado

Quand le soleil en a eu assez de l’humanité, il a décidé de se cacher et de ne plus jamais se lever. L’obscurité a réveillé les morts. Un jeune zombie appelé Gloomy et son amie vivante Nena tombent amoureux au point de créer une connexion profonde et indestructible.

Speculating Futures par Fvckrender, Miri Chekhanovich, Maryse Goudreau, Caroline Monnet et George Fok

Dans cette installation à trois canaux basée sur le climat géopolitique et les enjeux environnementaux actuels, plusieurs artistes se projettent 20 ans dans l’avenir pour présenter leur vision des scénarios que le futur nous réserve. Avec cette œuvre originale produite par Phi, d’une durée de 34 minutes, les créateurs souhaitent inspirer un désir de renouveau et d’action collective à travers l’art.

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Québec : Le chiffre d’affaire de la production audiovisuelle a atteint un nouveau sommet de 1,9 G$

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L’Institut de la statistique du Québec a publié ce vendredi, 12 juillet, le Profil de l’industrie audiovisuelle au Québec en 2018. Cette publication présente le portrait de l’évolution de l’industrie et des tendances observées dans ses diverses composantes.

La publication révèle une augmentation de 9 % du chiffre d’affaire de la production audiovisuelle par rapport à 2016-2017. Ainsi, la valeur de l’industrie augmente depuis 2013 pour atteindre un nouveau sommet d’environ 1,9 G$. Cette hausse est due principalement aux deux secteurs suivants :

  • La production télévisuelle qui a connu une croissance de 14% pour s’établir à 748 M$ en 2017-2018 ;
  • La production étrangère et services de production qui a enregistré pour la deuxième année consécutive une forte croissance de 30%, sa valeur a atteint 718 M$ en 2017-2018, soit son plus haut niveau des 10 dernières années.
Production de l’industrie cinématographique et télévisuelle, Québec, 2013-2014 à 2017-2018 (Institut de la statistique du Québec)

Recul de la production cinématographique

Après une petite hausse en 2016-2017, la production cinématographique recule de 18 % malgré une hausse de 2 % du nombre des projets.

La baisse a touché la valeur de la production des longs métrages dans une autre langue que le français (-50%).

Par ailleurs, la valeur de la production des longs métrages de fiction en français a grimpé de 3 % (98 M$).

Lire aussi : ZH festival, l’incubateur des nouvelles formes d’art, a dévoilé l’édition 2019

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