Suivez-nous

Société

L’empowerment, le pouvoir d’agir à la portée de la jeunesse de l’île de Montréal

Baba-Idriss FOFANA

Publié

le

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, au centre, était de passage à l'Évènement régional jeunesse 2018. Crédit: FJÎM/Twitter

Le Forum jeunesse de l’île de Montréal (FJÎM) a organisé son Évènement régional jeunesse 2018 (ERJ), jeudi 19 avril, enregistrant la participation de plus de 200 personnes à la Casa d’Italia. Autour du thème, « Par, Pour et Avec les jeunes », deux panels composés d’intervenants sociaux, de représentants d’organismes et de jeunes engagés ont tenté de « décortiquer » ces quelques mots, tout en réfléchissant aux défis qui s’y rattachent. L’empowerment!

Autonomisation! Tel est le centre de gravité de toute la question, lorsqu’il s’agit de donner le pouvoir aux jeunes afin qu’ils puissent agir positivement sur leurs conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques. Sarah Sultani, Agente de mobilisation à l’Institut du Nouveau Monde définit d’ailleurs son parcours d’engagement citoyen et politique dans le triptyque :    « Par, Pour, et Avec » les jeunes.

« J’ai beaucoup plus appris en étant hors de mon école qu’en classe, la force d’une mobilisation citoyenne. J’avais beaucoup de difficulté à comprendre la politique. En vivant ce moment de « pour, par et avec » les étudiants [lors de la grève étudiante], j’ai pu m’épanouir, réussir mon autonomisation politiquement », dit Sarah qui a participé à l’organisation du Forum social mondial en 2016 à Montréal.

J’ai vraiment expérimenté la structure de démocratie participative, de démocratie directe à travers notamment les assemblées générales des associations étudiantes, conçues et gérées par les étudiants qui avaient un pouvoir décisionnel

  – Sarah Sultani, Institut du Nouveau Monde

À l’image de Sarah, si certains jeunes parviennent tout seul, Mélanie Gélinas, Agente de milieu jeunesse à l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), croit savoir qu’il y a beaucoup qui ont besoin d’être accompagnés dans ce processus, d’où le « avec ». Selon elle, le fait d’ajouter le mot « avec » à « par et pour », cela pourrait changer la donne. « À l’OMHM, on travail avec les jeunes en tendant vers le « par ». Pour arriver à tout ça, il faut prendre le temps. La notion de temps est très importante pour amener les jeunes à développer leur pouvoir d’agir ».

Hassan Sbayte ne dit pas le contraire. Étudiant en médecine et Porteur du projet Passons à l’action, il siège au sein du Conseil d’administration du Centre Communautaire Bon Courage De Place Benoît. Selon lui, le sport est un moyen qui peut permettre le développement des jeunes. « J’ai décidé d’organiser des ateliers de perfectionnement de Basketball « pour » les jeunes de deux quartiers afin qu’ils se regroupent et qu’ils puissent développer des habiletés sociales ». « J’ai moi-même grandi avec le sport. Je pense que le sport peut avoir une grande influence dans le développement des jeunes. Le projet, Passons à l’action, c’est « par » les jeunes, « pour » les jeunes et « avec » les jeunes », a-t-il précisé.

À Montréal, il y a de moins en moins de jeunes dans les conseils d’administration. Les organismes doivent de plus en plus faire confiance aux jeunes en les responsabilisant, cela pourrait les amener à s’impliquer davantage

  –  Hassan Sbayte, Passons à l’action

Mélanie Gélinas a aussi fait un ‘’triste’’ constat au niveau de la baisse de l’engagement des jeunes. « À travers mes différentes expériences dans le milieu communautaire, j’ai toujours eu l’impression que quelque chose manquait ce qui expliquait pourquoi les jeunes se désengageaient, n’allaient pas au bout. Je me suis dite, est-ce que ce « par et pour » est une finalité en soi ou si c’est un processus dans lequel les jeunes embarquent, se développent », s’est-elle interrogée.

Son collègue Soumaïla Kafando, souligne que l’un des défis auxquels les jeunes sont confrontés, c’est le fait d’être partagé entre la réalité familiale et ce qui se passe souvent à l’école. « Dépendamment de l’ambiance dans l’un des cas, la motivation ou l’engagement du jeune pourrait faiblir », explique l’Agent de milieu jeunesse. Il ajoute que l’OMHM s’emploie à faire en sorte que les jeunes puissent « s’engager pendant longtemps » pour parvenir au développement du pouvoir d’agir.

À en croire Soumaïla, qui a travaillé plusieurs années dans la mobilisation citoyenne en Afrique et à Montréal, « l’objectif de l’approche « par », « pour » et « avec » les jeunes, c’est de les amener à l’empowerment, le pouvoir d’agir, faire en sorte qu’ils puissent arriver au « par » ».

Notons qu’à l’issue du second panel, le Forum jeunesse de l’île de Montréal a procédé, comme à chaque année, à l’élection des administrateurs et administratrices qui auront « le pouvoir » d’agir au cours de la prochaine année, de confirmer les orientations et actions de l’instance de Concertation Montréal. Ces derniers ont d’ailleurs reçu les “chaleureuses félicitations” de la mairesse de Montréal. Valérie Plante, qui était de passage à l’ERJ 2018, a souhaité bon vent au tout nouveau conseil d’administration du FJÎM.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Société

MIL Montréal : ce nouveau quartier accueillera 1300 logements sociaux et communautaires

Avatar

Publié

le

Samedi 21 septembre avait lieu la grande fête citoyenne « Le MIL en fête », sur la place centrale du nouveau quartier, face au complexe des sciences de l’Université de Montréal. Plusieurs citoyennes et citoyens ont participé aux activités organisées gratuitement par la Ville de Montréal et l’Université de Montréal. 

Le MIL en fête était l’occasion de venir célébrer la première phase de réalisation du projet MIL Montréal. Les participants ont pu découvrir la diversité des espaces proposés par le nouveau quartier. Les activités ont aussi permis de créer des liens entre les diverses communautés qui l’habitent et de souligner les efforts collectifs déployés dans la réalisation de ce projet d’envergure.

La Ville et l’Université de Montréal se réjouissent de l’engouement qu’a suscité l’événement. Un nouveau quartier prend forme, au croisement des arrondissements d’Outremont, de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, de Rosemont-La Petite-Patrie et du Plateau-Mont-Royal, où il fera bon travailler, étudier et vivre. L’implantation du campus MIL permet de revitaliser une vaste friche industrielle au cœur de l’île de Montréal et de dynamiser le développement urbain, économique et social des quartiers limitrophes.

Un nouveau quartier prend forme : MIL Montréal

 « Ce secteur était délaissé depuis de nombreuses années. Ce grand projet urbain vient le revaloriser. Cette fête était une belle occasion pour la communauté locale de s’approprier ces nouveaux lieux et de tisser des liens. L’apport des organismes des quartiers environnants a grandement contribué à la réussite de l’événement et nous tenons à les remercier », a souligné le responsable de l’urbanisme, de la mobilité et de l’Office de consultation publique de Montréal au sein du comité exécutif, Éric Alan Caldwell.

 « Je suis fier de voir que l’Université de Montréal est au cœur de ce nouveau quartier. Cette fête citoyenne était, je suis certain, le premier de nombreux événements qui se tiendront sur le campus MIL! Un événement comme celui-là illustre la volonté de l’UdeM d’être un acteur ouvert et à l’écoute de la communauté qu’elle dessert », a déclaré le recteur de l’Université de Montréal, M. Guy Breton.

Premier projet phare d’aménagement durable

Le projet MIL Montréal (site Outremont et ses abords) accueillera 1300 logements, dont 15 % conçus à des fins sociales et communautaires, et 15 % à des fins abordables. Récemment, la Ville de Montréal a fait l’achat d’un terrain situé sur le site du projet MIL Montréal afin d’y développer 95 nouveaux logements sociaux et communautaires.

Depuis la mi-septembre, le nouveau complexe des sciences de l’Université de Montréal accueille quelque 2 000 étudiants des départements de chimie, de physique, de géographie et des sciences biologiques ainsi que 200 professeurs et chercheurs.

Le nouveau quartier est aussi pourvu d’une grande place publique, de nouveaux parcs, et propose une accessibilité améliorée qui privilégie les modes de transport actif et collectif. Soulignons enfin la création de nouveaux liens entre les quartiers, dont la nouvelle passerelle de l’Université de Montréal reliant le campus à la station de métro Acadie.

Pour plus d’information sur le MIL Montréal : https://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=9517,123331598&_dad=portal&_schema=PORTAL

À lire : Métropole mixte : Montréal prévoit 20% de logements sociaux dans tous les nouveaux projets résidentiels privés

Lire la suite

Éducation

Projet de loi n° 37 : vers une augmentation des coûts et une diminution de l’efficacité des universités québécoises ?

Avatar

Publié

le

C’est avec “consternation” que les chefs d’établissement universitaire québécois disent avoir pris connaissance du contenu du projet de loi n° 37 – Loi visant principalement à instituer le Centre d’acquisitions gouvernementales et Infrastructures technologiques Québec – qui a pour objectif de centraliser les achats de biens et de services des ministères, des organismes publics de l’administration gouvernementale ainsi que des établissements du réseau de la santé, des services sociaux et des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Sans égards aux arguments et aux préoccupations émis par les établissements universitaires au cours des dernières semaines à ce sujet, “le gouvernement propose, par ce projet de loi, une structure décisionnelle obligatoire et centralisée qui ne répondra pas à leurs besoins, voire qui nuira à leur capacité à répondre en temps opportun à ces derniers”, dénonce le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI). 

En effet, la diversité et les particularités des services, des équipements et des technologies requis par chacun des établissements universitaires, notamment pour leurs activités de recherche, ne pourront être prises en compte de manière efficiente, dans le cadre du Centre d’acquisitions gouvernementales et Infrastructures technologiques Québec.

Bien que les objectifs d’efficacité visés par ce projet de loi soient louables, les chefs d’établissement souhaitent rappeler que les établissements universitaires ont déjà mis sur pied, il y a plus de 40 ans, avec succès, des structures de concertation et de partage d’achats regroupés. De cette manière, la réalisation d’économies d’échelle, jumelée au développement de l’expertise nécessaire en matière d’acquisitions et de gouvernance, existe déjà au niveau universitaire.

Le projet de loi n° 37 va à l’encontre des promesses de Québec!

« Mes collègues et moi sommes d’autant plus étonnés que cette proposition du gouvernement va à l’encontre de ses promesses d’allègement des exigences de reddition de comptes, d’amélioration de l’agilité des processus décisionnels et organisationnels et de décentralisation structurelle dans le réseau de l’éducation. Ce projet de loi aura aussi un impact néfaste direct sur l’approvisionnement local et le tissu socio-économique de toutes les régions où sont déployés les établissements universitaires », a déclaré Pierre Cossette, président du Conseil d’administration du BCI.

Les universités québécoises sont toujours prêtes à créer de nouveaux partenariats dans la mesure où ceux‑ci génèrent une efficacité accrue avec des économies réelles et qu’ils ne sont pas imposés d’emblée, mais plutôt basés sur la collaboration dans la perspective du bien commun. Un “tel projet de loi est incompatible avec cette perspective”, a conclu le Bureau de coopération interuniversitaire.

À lire : Frais de scolarité : Québec solidaire défend les étudiants internationaux des universités francophones

Lire la suite

Santé

Le cannabis et l’alcool liés à la majorité des hospitalisations en raison de l’utilisation de substances chez les jeunes

Avatar

Publié

le

L’année dernière, plus de 23 500 jeunes de 10 à 24 ans ont été hospitalisé si en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances, soit l’équivalent de 65 hospitalisations par jour. Un nouveau rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) montre que le cannabis et l’alcool étaient les substances les plus souvent associées aux hospitalisations dans ce groupe d’âge en 2017-2018.

Au Canada, chez les 10 à 24 ans, une hospitalisation sur 20 était attribuable aux méfaits causés par l’utilisation de substances. Le cannabis était mentionné dans près de 40 % des dossiers liés à ces hospitalisations, et l’alcool, dans 26 %.

Environ un jeune sur 6 (17 %) hospitalisé en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances n’en était pas à sa première hospitalisation dans la même année pour la même raison.

Les méfaits causés par l’utilisation de substances pouvant entraîner un séjour à l’hôpital comprennent les surdoses, les symptômes de sevrage, les blessures causées par l’intoxication, certaines affections chroniques ainsi que les psychoses induites par une substance nécessitant des soins de santé mentale. Ces méfaits imposent un fardeau aux personnes et à leurs familles, aux systèmes de santé, aux services sociaux et à la sécurité publique.

Le cannabis et l’alcool : Qui est hospitalisé?

Les taux de séjours à l’hôpital attribuables à l’utilisation de substances
varient considérablement d’une province ou d’un territoire à l’autre. Voir la figure ci-dessous.

Dans le groupe des 12 à 16 ans, le taux d’hospitalisations était plus élevé chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin. Toutefois, cette tendance s’inversait dans le groupe des 19 ans et plus. Les écarts entre les taux d’hospitalisations peuvent être liés aux habitudes d’utilisation et aux types de substances utilisées, de même qu’aux différences physiologiques et aux problèmes de santé mentale concomitants. Les taux d’hospitalisations en raison de l’utilisation de substances augmentaient avec l’âge pour les 2 sexes. 

Utilisation de substances et santé mentale chez les jeunes

Près de 70 % des hospitalisations en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances chez les jeunes comprenaient des soins pour un problème de santé mentale concomitant; c’était par ailleurs le cas pour 81 % des jeunes hospitalisés en raison de méfaits causés par le cannabis. Les jeunes étaient 2 fois plus susceptibles que les 25 ans et plus d’avoir reçu un diagnostic en santé mentale. Ces problèmes de santé mentale comprennent notamment les troubles de l’humeur, la schizophrénie et les troubles anxieux.

Source : Institut canadien d’information sur la santé

Bon à savoir :

Ce rapport, qui repose sur l’indicateur de l’ICIS Séjours à l’hôpital en raison de méfaits causés par l’utilisation de substances, examine plus en détail les hospitalisations chez les jeunes.

Le Rapport de l’administratrice en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada, 2018 : Prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes présente un résumé des interventions visant à prévenir et à réduire la consommation problématique de substances chez les jeunes au Canada.

Le document Les troubles concomitants de toxicomanie et de santé mentale : Guide d’information présente de l’information sur le traitement et la gestion de troubles concomitants de santé mentale pour les jeunes et leurs familles.

Jeunesse sans drogue Canada offre aux parents de l’information sur les façons de protéger leurs enfants contre les méfaits causés par l’utilisation de substances, et d’intervenir le cas échéant.

À lire : L’INSPQ se dit contre la commercialisation d’une gamme élargie de produits de cannabis au Québec

Lire la suite

Nous suivre sur Facebook

Publicité

en-avant