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Agriculture

Les abeilles accros aux pesticides

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Une équipe de chercheurs de l’université britannique The Imperial College of Science, Technology and Medicine, a fait une découverte saisissante concernant l’impact des pesticides sur la santé des abeilles.

Le Canada élimine les néonicotinoïdes, mais …

Le 15 août dernier, 200 scientifiques ont remporté une victoire écologique au Canada. En effet, ils ont lutté pour l’imposition des restrictions sur deux pesticides qui menacent les abeilles et les insectes.

L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) du gouvernement canadien a accepté l’élimination progressive, sur une période de trois ans, de pesticides à base de néonicotinoïdes. Il s’agit du thiaméthoxame et du clothianidine. Des études ont montré que ces derniers ont causé le déclin des populations d’abeilles au Canada.

Or, si l’on s’en tient à l’étude publiée par les chercheurs de l’université britannique, à la fin du mois dernier, le mal est déjà fait. En se nourrissant de pollen contaminé par des pesticides, les abeilles développent une addiction semblable à celle de la nicotine du tabac.

Des abeilles accros au bout de 10 jours

Les chercheurs ont fait, dans le cadre de l’étude, une expérience qui a duré 10 jours. Pendant cette période, ils ont servi aux abeilles une solution sucrée naturelle et une autre mélangée à un néonicotinoïde. Les abeilles ont finalement préféré la consommation du sucre au goût du pesticide.

Les chercheurs ont conclu que les néonicotinoïdes ciblent les récepteurs nerveux des insectes. Ces derniers sont similaires aux récepteurs ciblés par la nicotine chez les mammifères.

De plus, les cultures traitées aux néonicotinoïdes ou les fleurs sauvages contaminées deviennent particulièrement attrayantes pour les abeilles à la recherche de nourriture. Cette situation engendre l’augmentation temporaire de la pollinisation des cultures. Cela pourrait hausser simultanément l’exposition des aliments aux insecticides.

L’étude se poursuivra pour révéler comment les abeilles sauvages choisissent leurs pollens et pourquoi développent-elles cette préférence au nectar contaminé.

Les résultats seront pris en considération dans la pratique de l’agriculture en Amérique du Nord et au Royaume Unis.

Source : The Royal Society

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Actualités

Louis Robert licencié, les fonctionnaires du Québec en ordre de bataille ?

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Licencié « personnellement » par le ministre québécois de l’Agriculture, pour avoir donné à Radio-Canada des « documents accablants » qui démontraient l’ingérence du secteur privé dans la recherche publique sur l’utilisation des pesticides, Louis Robert bénéficie depuis lundi 04 février du soutien de 73 000 employés de l’État québécois.

« La décision qui a été prise par le ministère, je l’ai personnellement autorisée à la lumière des informations que j’ai recueillies, à la lumière des questions que j’ai posées. C’est la décision que j’ai jugé qui était importante de prendre », a affirmé André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

Les fonctionnaires dénoncent « une chasse à l’homme »

Suite à ces propos, dans une lettre ouverte intitulée « Quand le lanceur d’alerte devient la cible », une coalition de syndicats regrette qu’un ministre ait autorisé personnellement le renvoi d’un lanceur d’alerte pour avoir informé les médias de l’influence des lobbys sur la recherche scientifique à propos des pesticides. « Nous, les syndicats représentant l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la fonction publique du Québec, sommes très préoccupés par ces événements », déplorent les signataires.

Après 32 ans de service, M. Robert a été limogé le 24 janvier, par décision du ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, pour avoir transmis un document confidentiel à un journaliste, ainsi que pour avoir contrevenu aux obligations de discrétion, selon la lettre de congédiement rendue publique mercredi 30 janvier 2019.

Rappelons que dans le reportage de Radio-Canada, une note ministérielle confidentielle « faisait par exemple état de tentatives d’intimidation des chercheurs et d’ingérence dans la diffusion et l’interprétation des résultats de recherche ». L’agronome Louis Robert, un expert dans le secteur des grains, avait condamné l’ingérence du privé dans la recherche publique sur l’usage des pesticides.

« La protection des lanceurs d’alerte est fondamentale dans une société démocratique »

Vendredi 1er février, l’opposition libérale a demandé que la Protectrice du citoyen fasse enquête sur le congédiement du lanceur d’alerte Louis Robert. « La protection des lanceurs d’alerte est fondamentale dans une société démocratique. C’est pourquoi nous avons mis en place des mesures pour les prémunir de toutes formes de représailles », avait déclaré Marie Montpetit, députée de Maurice-Richard et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture.

Source : Radio-Canada

Selon Mme Montpetit, l’intervention du ministre de l’Agriculture dans le congédiement de Louis Robert soulève plusieurs questions inquiétantes. « Le ministre doit arrêter de s’esquiver et doit impérativement clarifier la situation dans les meilleurs délais », a laissé entendre l’élue libérale.

Le ministre Lamontagne admet avoir fait une erreur!

Au cours d’une conférence de presse conviée lundi 4 février par le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne est allé dans le sens de l’opposition libérale en réclamant une enquête de la Protectrice du citoyen. Toutefois, il a dit s’être mal exprimé en disant la semaine dernière qu’il avait « personnellement autorisé » le licenciement du lanceur d’alerte Louis Robert. « J’admets aujourd’hui avoir fait une erreur en prenant sur mes épaules le poids de ce cette décision, qui est en réalité administrative », a plaidé le ministre Lamontagne.

À lire aussi : Licenciements, ADT Canada reconnue coupable d’action antisyndicale

Sauf que le dernier mot reviendra à la Protectrice du citoyen, qui va devoir déterminer en vertu de ses pouvoirs prévus à l’article 13 de la Loi sur le Protecteur du citoyen, si le ministre André Lamontagne est impliqué ou non dans le congédiement « brutal » du lanceur d’alerte Louis Robert. Tout porte à croire que les 73 000  fonctionnaires qui ont dénoncé l’attitude du ministre dans ce dossier sont en ordre de bataille pour dénoncer toute forme de “représaille politique” à l’endroit d’un fonctionnaire québécois dans l’exercice de ses fonctions.

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Agriculture

Agroindicateur 2018 : l’économie agricole du Québec pète la forme

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L’Agroindicateur 2018 – Une performance économique agricole touchée par les tensions commerciales internationales

L’Agroindicateur est un modèle économétrique construit à partir de variables qui reflètent l’économie agricole du Québec. La Financière agricole du Québec qui a rendu public, vendredi 21 décembre, l’Agroindicateur 2018, a estimé le revenu agricole net de l’année en cours à 1,1 milliard de dollars.

Depuis 2010, la santé économique du secteur agricole québécois se porte relativement bien avec des revenus annuels nets de 1,1 milliard de dollars en moyenne, ce qui est supérieur à la moyenne des cinq des dernières années. « L’Agroindicateur 2018 laisse pressentir que l’économie agricole du Québec se porte bien, ce que je trouve encourageant », a déclaré André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Une bonne nouvelle pour les entreprises

Parmi les raisons expliquant la bonne santé du secteur agricole, il faut souligner que le prix du pétrole et le taux de change sont actuellement favorables au secteur agricole canadien et québécois. En outre, le taux de change favorise la performance économique de ce secteur, notamment en rendant les exportations agricoles et agroalimentaires québécoises plus compétitives sur les marchés internationaux.

Au dire du ministre Lamontagne, ce chiffre de 1,1 milliard de dollars est une bonne nouvelle pour les entreprises québécoises qui vont continuer d’offrir des produits distincts et de qualité.

Le président-directeur général de La Financière agricole du Québec explique que depuis 2005, l’Agroindicateur permet d’estimer le revenu agricole net de l’année en cours à partir de variables qui représentent l’économie agricole du Québec dont les recettes monétaires agricoles, les prix des produits et des intrants et le taux de change. « La Financière agricole est fière de rendre disponible cet outil », s’est réjoui le PDG Ernest Desrosiers.

Malgré tout, des difficultés persistent…

Pourtant, la réalité est plus difficile à certains endroits. Selon Statistique Canada, les recettes monétaires agricoles québécoises de sirop d’érable et autres produits de l’érable ont connu une diminution de 23 % en 2018. Du côté des grandes cultures, les paramètres déterminants des marchés à l’échelle mondiale s’avèrent plutôt stables. Le prix de référence du soya américain a chuté, une conséquence suite aux tarifs de 25 % imposés par la Chine sur le soya en provenance des États-Unis. La situation est différente pour le maïs-grain puisque les prix ont connu une croissance en 2018.

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Il en est de même du côté des productions animales. Les indices de prix ont diminué par rapport aux dernières années. La gestion de l’offre permet une relative stabilité des prix du lait, de la volaille et des œufs. Du côté de la production porcine, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a engendré une forte diminution du prix de référence du porc.  En ce qui a trait au secteur bovin, les prix se situent encore dans un cycle baissier en raison de l’accroissement des troupeaux reproducteurs à l’échelle nord-américaine.

Source : La Financière agricole du Québec

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Agriculture

« Vin du Québec », une nouvelle indication géographique protégée

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Pour la promotion et la valorisation des produits bioalimentaires [d’ici], le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, a annoncé la nouvelle indication géographique protégée « Vin du Québec » lors d’une visite au vignoble du Domaine St-Jacques, dans la municipalité de Saint-Jacques-le-Mineur, en Montérégie.

L’ensemble des vins préparés au Québec qui satisferont aux exigences de l’appellation pourra arborer cette nouvelle certification qui constitue un outil de protection officiel de leur authenticité. Cette reconnaissance serait une mesure concrète que prend le nouveau gouvernement caquiste pour encourager l’économie du Québec.

« Nous sommes déterminés à faire rayonner les entreprises d’ici et cette reconnaissance constitue une façon concrète de le faire. La reconnaissance de l’IGP « Vin du Québec » correspond à un moment très attendu de la part des vignerons québécois. » – André Lamontagne, ministre de l’Agriculture.

Répondant à une demande des consommateurs, la marque « Vin du Québec » permettra de répertorier plus facilement les vins d’ici. « C’est aussi une façon de promouvoir l’économie locale en favorisant la consommation de produits du terroir. Dans les faits, cette valorisation va aider le consommateur à distinguer ces produits de ceux de la concurrence. Elle se caractérise bien souvent par un positionnement de haut de gamme qui entraîne une hausse de la demande », fait valoir André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

« Vin du Québec », une marque de reconnaissance!

En stimulant le développement du secteur des vins du Québec , en garantissant l’origine, l’authenticité et la traçabilité des produits vinicoles, en améliorant l’expertise des viticulteurs et la qualité des vins du Québec  et en leur apportant une valeur ajoutée, cette IGP contribue à l’atteinte d’objectifs importants de la Politique bioalimentaire 2018-2025 du gouvernement du Québec, à savoir : l’amélioration des connaissances alimentaires et le dialogue avec les consommateurs, ainsi que la promotion et la valorisation des produits bioalimentaires d’ici.

En 2017, on dénombrait 295 entreprises qui cultivaient de la vigne; 144 d’entre elles avaient un permis de production artisanale de vin.

Tout en saluant cette « marque de reconnaissance » du gouvernement, Yvan Quirion, président du Conseil des vins du Québec, précise que le Québec devient ainsi le seul territoire en Amérique du Nord où le processus d’obtention d’une IGP est basé sur les normes ISO de l’Organisation internationale du vin. « Je suis convaincu que cette appellation deviendra un gage de qualité recherché par les consommateurs, tout en témoignant du savoir-faire des vignerons et de l’excellence de nos produits », dit M. Quirion.

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Rappelons que la nouvelle IGP s’ajoute aux appellations réservées déjà reconnues, soit : « Biologique », « Agneau de Charlevoix », « Cidre de glace du Québec », « Vin de glace du Québec », « Fromage de vache de race Canadienne » et « Maïs sucré de Neuville ». Plus de 2 100 entreprises et près de 10 000 produits alimentaires profitent actuellement d’une certification ou portent le nom d’une appellation réservée, conformément aux exigences de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants (LARTV).

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