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Les dessous du salon de l’amour et de la séduction

Hanen Hattab

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Photo libre de droits

Point de rencontre annuel des artistes, artisans, conseillers et experts du charme et de l’hédonisme, le salon de l’amour et de la séduction est de retour pour enflammer le mois de janvier.

Cette 24e édition se tient du 19 au 21. Tout y est pour se mettre au goût des dernières tendances des jouets sexuels, voyages, services, spectacles et arts corporels. Car rien ne vaut une belle montée de dopamine et d’ocytocine, dans les allées se mêlent les plaisirs des yeux aux fragrances et friandises aphrodisiaques.

Crédit photo Avant Première MTL

Le glamour s’expose aussi sur les podiums de modes et des spectacles de danse et du divertissement théâtral aguicheur et burlesque. Le marquis de Sade aurait trouvé son bonheur au Coin Coquin où se côtoient fétiches humains et meubles BDSM. Indisciplinés s’abstenir ! Le salon a invité cette année « l’artiste de performance érotique Brent Ray Fraser, peintre nu provocateur, qui peint des portraits avec… son pénis ». Et puis, les autres avatars des zones érogènes ont leur mot à dire sur l’univers de l’intimité d’aujourd’hui.

Des jouets à distance aux ingrédients véganes, la palette du plaisir aime pousser les limites

Pour en savoir plus sur l’évolution des pratiques et des goûts libertins, nous avons consulté sur place Marilou Desmarteaux, directrice de Sexy & Cie et habituée du salon.

« Les gens qui, il y a cinq-six ans, achetaient déjà des petits produits comme les jouets, les huiles de massage, les stimulants, commencent de plus en plus à essayer des produits moins conventionnels, comme le jouet anal pour homme, menottes de restriction de mouvements, etc. On est beaucoup plus informé à quoi ça sert en fait. », a expliqué Mme. Desmarteaux.

« Ce qui est très populaire ces dernières années, c’est les jouets pour couple. Ce n’est pas forcément quelque chose qui stimule les deux partenaires au même temps. C’est tout ce qui est jouets télécommandés à distance. Il y a aussi les jouets à pression d’air pour les femmes comme les Women Satisfyer qui permettent une atteinte d’orgasme entre 30 secondes à 4 minutes. »

« Les gens sont plus informés sur les ingrédients dans les produits. Ils n’utilisent plus le sucre dans les produits comestibles, ils choisissent plutôt le stévia. Il y a aussi de bons ingrédients pour les gens sensibles. Dans notre boutique La Capoterie, on a une sélection de condoms végans que j’adore. », a t-elle ajouté.

Des séminaires pour éduquer et aider

Des séminaires gratuits pour les visiteurs sont dans le menu. Les expertes de cette édition ont des décennies d’expériences en la matière et donneront, pendant les trois jours, des conseils et des astuces pour, augmenter sa libido, rehausser sa vie sexuelle et avoir des habitudes plus saines et plus stimulantes. Jess O’Reilly, docteur, sexologue et experte en éducation sexuelle s’attarde dans ses présentations sur le plaisir féminin et le point G.

Laurie Betito, psychologue clinicienne spécialiste en sexualité et animatrice de la célèbre émission de radio Passion with Dr. Laurie sur les ondes de CJAD800, lève le voile sur « L’amour et la sexualité dans les relations à long terme ». Mme Betito présente aussi son livre The Sex Bible For People Over 50 (La bible du sexe pour les cinquante ans et plus) et parle de ce sujet dans les panels. L’aspect culturel étant inhérent à l’approche scientifique de la sexualité, qu’en est-il de la consommation des produits et services pour l’épanouissement sexuel, force est de se demander.

« Les gens qui viennent au salon ont l’habitude d’explorer en couple, je dirais même ont une meilleure communication. Mais, visiter et magasiner n’est pas assez pour répondre aux questions sur la sexualité. » fait remarquer Mme Betito. Ses différents canaux de contacts avec le sujet lui permettent d’avoir un regard exhaustif sur le rapport à la sexualité et les interrogations les plus récurrentes. « Les femmes d’un certain âge deviennent encore plus ouvertes à leur sexualité. Elles sont plus confortables, plus portées à explorer. Ce qui est encourageant. », s’est réjouit de constater Mme Betito.

« Les questions qui reviennent souvent portent sur la performance, l’éjaculation précoce, les dysfonctions érectiles, le désir dans les relations à long terme, la ménopause, l’andropause, etc. », a t-elle cité.

 

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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3 Commentaires

3 Comments

  1. Avatar

    massage thaïlandais Paris 15

    7 Fév 2018 à 10:03

    Un grand merci pour cet article très clair !! Belle journée

    • Avatar

      La Rédaction

      10 Fév 2018 à 6:38

      Merci beaucoup et bienvenue parmi notre lectorat. On s’excuse pour ce retard, un problème technique nous a empêché de recevoir votre commentaire à temps.

  2. Pingback: Soirées célibataires : ces méthodes de rencontres qui tapent dans l’oeil - Avant Premiere Mtl

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Journée nationale des patriotes: Ouvert ou fermé?

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Le Québec fête ce 20 mai, la Journée nationale des patriotes. Voici les établissements qui seront ouverts ou fermés durant le congé.

Dans les autres provinces, les Canadiens célèbrent la fête de la Reine, en l’honneur de la Reine Victoria.

Profitez de cette après-midi pour avoir recours aux services des bureaux administratifs publiques car ils seront fermés lundi prochain.

Ouvert ou fermé?

Ce lundi, 20 mai, les commerces d’alimentation, les centres commerciaux, les pharmacies et les succursales de la SAQ seront ouverts.

Les bus et les métros fonctionnent selon les horaires limités des jours fériés.

Le Casino de Montréal, le jardin botanique et les musées seront ouverts le lundi à l’exception du Musée des Beaux-arts.

Les banques, les bureaux du gouvernement du Québec et ceux du gouvernement du Canada, les succursales de la poste, et certains bureaux des arrondissements seront fermés.

Lire aussi : Où et quand se tiennent les spectacles du Carrousel de la GRC au Québec

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42 233 enfants disparus au Canada en 2018, la GRC veut faire la lumière…

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À quelques jours de la Journée nationale des enfants disparus, 25 mai, une journée pour célébrer le retour des enfants disparus retrouvés, pour se souvenir de ceux qui sont toujours portés disparus et pour poursuivre les efforts en vue de les ramener chez eux, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a révélé jeudi qu’en 2018, 42 233 enfants ont été portés disparus au Canada.

En l’honneur de cette journée spéciale, la GRC compte lancer une campagne d’une semaine qui débutera le 20 mai 2019 et qui mettra en vedette des enfants disparus de partout au Canada sur le site Web Disparus-Canada. Cette campagne a pour objectif d’aider à faire la lumière sur les cas d’enfants disparus et d’encourager les personnes susceptibles de détenir des renseignements de les signaler.

La GRC et la Missing Children Society of Canada signeront une entente le vendredi 24 mai afin de renforcer les relations entre les deux organismes et de soutenir leurs efforts respectifs pour retrouver les enfants disparus.

« L’unité de spécialistes de la GRC et ses partenaires travaillent d’arrache-pied et sans relâche pour rendre les enfants à leurs proches chaque année. Cependant, il est toujours possible d’en faire plus. Nous espérons qu’en partageant les histoires de ces enfants disparus, quelqu’un se souviendra peut‑être de quelque chose », a indiqué la Surintendante principale Marie-Claude Arsenault, directrice générale, Centre national des personnes disparues et des restes non identifiés à la GRC.

Partager les histoires pour retrouver les enfants disparus!

Le site Web Disparus-Canada contient des centaines de profils de personnes disparues et constitue un outil d’enquête important. Il est géré par le Centre national des personnes disparues et des restes non identifiés de la GRC, qui aide les organismes d’application de la loi, les médecins légistes et les coroners principaux dans leurs enquêtes sur les personnes disparues et les restes non identifiés partout au pays.

À lire : Ariel Jeffrey Kouakou : 12 mars 2018 – 12 mars 2019, toujours introuvable…

Le 25 mai prochain, la GRC invite les populations à consulter le site disparus-canada.ca et à lire les histoires afin de contribuer au retour des enfants disparus. « Peu importe si l’enquête est en cours depuis de nombreuses années ou si un élément d’information vous semble insignifiant, vous pourriez être en mesure de fournir la pièce manquante du casse-tête », dit-elle.

  • 73 % des enfants et des jeunes portés disparus sont des fugueurs.
  • 62 % des signalements d’enfants ou d’adolescents disparus ont été retirés dans les 24 heures, tandis que 92 % l’ont été dans la semaine.
  • 57 % de tous les signalements de personnes disparues concernent des enfants.

Même si la grande majorité des personnes disparues sont retrouvées après quelques jours, fait remarquer Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, d’autres ne le sont pas. Il reconnaît que ces disparitions bouleversent leur famille et leurs amis, et peuvent s’avérer dangereuses lorsqu’il s’agit d’actes criminels.

À lire aussi : Sign4L : une application pour retrouver les enfants disparus

« Aujourd’hui, nous avons une pensée pour tous ces enfants qui manquent toujours à l’appel et pour leurs proches, qui attendent qu’ils reviennent sains et saufs », a souligné M. Goodale, tout en saluant « les efforts des policiers de tout le pays, qui continuent de travailler sans relâche pour ramener ces enfants chez eux ».

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PL 21 sur la laïcité : l’Archevêque de Montréal met en garde Québec contre un recul des libertés…

Baba-Idriss FOFANA

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Alors que les discussions se poursuivent sur le projet de loi (PL 21) visant à affirmer la laïcité de l’État et à préciser les exigences qui en découlent, « nous ne pouvons que craindre un recul des libertés individuelles », a critiqué jeudi, dans une déclaration, Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal.

Cette sortie de l’Archevêque de Montréal intervient à l’occasion de la dernière journée des consultations particulières sur le projet de loi (PL 21), qui vise à interdire le port de signes religieux à certaines catégories d’employés de l’État, dont les enseignants, et à assurer que les services publics soient donnés et reçus à visage découvert. « Comment ne pas voir dans l’interdiction du port des signes religieux une entrave à la liberté de conscience et de religion, voire même une atteinte à la dignité humaine de personnes tenues de se cacher ou de taire leur identité au nom d’une présumée neutralité ? », s’est offusqué Monseigneur Christian Lépine.

« Un État qui se dit neutre de manière si subjective ne peut réellement se réclamer du respect de la dignité de ses citoyens, car la société n’est pas homogène »

– Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal

Le projet de loi (PL 21) prévoit en effet modifier la Charte des droits et libertés de la personne en les conditionnant tout comme les droits fondamentaux, au strict respect de la laïcité de l’État. « S’il est compréhensible que l’État puisse affirmer sa neutralité au regard de ses prérogatives, celle-ci est faite pour signifier une ouverture et une bienveillance devant le fait religieux et la diversité de croyances », a martelé l’homme de Dieu.

La religion n’a-t-elle plus sa place dans l’espace public?

L’Évêque montréalais croit savoir qu’« un État qui se dit neutre de manière si subjective ne peut réellement se réclamer du respect de la dignité de ses citoyens, car la société n’est pas homogène ». « Ainsi, comme le soulignait très justement l’Assemblée des évêques catholiques du Québec dans sa déclaration du 6 mars 2019, quel est le bien-fondé d’étendre cette interdiction du port de signes religieux aux enseignantes et aux enseignants sinon de les priver d’un droit fondamental? », a-t-il questionné.

Pour Monseigneur Lépine, si les enseignantes et enseignants ne peuvent pas porter à leur discrétion des signes religieux, le message qui est donné aux enfants et aux jeunes est que la religion n’a pas sa place dans l’espace public, réduisant ainsi les croyants et les croyantes dans leurs droits les plus fondamentaux.

« En tant qu’État de droit, ne pourrait-on pas plutôt envisager une conception de la laïcité à travers laquelle l’État préserverait, protègerait et promouvrait ces libertés dans l’espace public ? »

– Monseigneur Christian Lépine, l’Archevêque de Montréal

Le guide religieux soutient que le port de signes ou de vêtements comme manifestation d’appartenance à une communauté religieuse est un droit fondamental dans l’exercice de « la liberté de pensée, de conscience et de religion », comme le stipule l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par les États signataires en 1948. « Nous attendons du gouvernement québécois qu’il respecte cet engagement et garantisse ce droit fondamental et inaltérable », a martelé le responsable de l’Archidiocèse de l’Église catholique à Montréal.

À lire : Projet de loi sur la laïcité : un « recul historique » pour les droits fondamentaux ?

Il souhaite que le gouvernement Legault puisse permettre l’établissement d’un dialogue dans le respect mutuel et de découvrir les valeurs et les croyances de toutes les communautés qui constituent et enrichissent « notre société pluraliste et égalitaire », des principes à travers lesquels beaucoup d’autres sociétés jalousent le Québec, selon Monseigneur Christian Lépine.

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