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HighTech

Les mésaventures technologiques de 2017

Redaction Avant Premiere

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Neutralité du net

Lorsqu’ont émergé les premières start up au début des années 1990, la toile paraissait comme le nouvel eldorado, où le manque de financement et le pouvoir des grandes multinationales ne représentent pas un obstacle à la croissance et l’épanouissement de l’entreprise. La fin de la neutralité du net, adoptée par l’étasunienne Federal Communication Commission (FCC) en ces derniers jours de l’année, présage une nouvelle ère pour l’économie numérique. Selon un article du Massachusetts Institute of Technology, la mise en oeuvre de ces nouvelles règles risque d’avantager les grandes entreprises au détriment des entreprises en démarrage qui offrent des services dont l’efficacité dépend de la vitesse du débit internet.

Les drones tueurs

Si Elon Musk prend au sérieux le mariage entre intelligence artificielle et drones militaires, alors il y a de quoi commencer à craindre un futur aussi morbide que l’imaginaire de Stephen King. Selon les scientifiques à la tête de grandes entreprises et d’éminents professeurs universitaires, les technologies qui peuvent donner naissance à des robots tueurs autonomes, c’est-à-dire capable de prendre la décision par eux-mêmes de tuer, existent déjà ; et il est plus qu’urgent de contrôler l’industrie militaire à la lumière de ce que la fabrication de ces drones peut engendrer dans un futur très proche. Une vidéo choc, réalisée par Stuart Russell, professeur de l’Université de Californie de Berkeley expert en intelligence artificielle et le Future of Life Institute, titrée Slaughterbots (les robots-massacreurs), montrant des robots de la taille d’insectes attaquant un groupe d’individus a fait un buzz et non des moindres. Elle a été projetée lors d’un événement des Nations Unies afin de sensibiliser sur les dérives de cette technologie meurtrière. Les micro-drones tueurs, ce n’est pas une fiction a insisté le professeur, très difficile d’imaginer cette horreur technologique dans un pays ou le port d’armes est légal, déjà !

Dieu est une intelligence artificielle

Nietzsche l’a tué une fois pour toutes, non, pas tout à fait, voilà qu’il renaît de ses cendres, ce bon dieu puissant, sans commune mesure. La spiritualité trans-humaniste s’est dotée d’un dieu et son fondateur, c’est Anthony Levandowski, le gars qui n’a pas encore prouvé son innocence face aux accusations de Google et Uber. Son église Way of the Future se donne comme mission de préparer le passage à une époque où les machines domineront le monde. Le prophète technophile appelle à reconnaître les droits des machines comme on l’a fait pour les animaux : Histoire de montrer notre bonne foi avant que la nouvelle créature qui décidera de notre sort siégera sur son trône. Une impression de déjà vue !

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Trois modes de paiement du futur

Redaction Avant Premiere

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Le paiement sans contact a su très vite s’allier à la mode de l’Internet des Objets. Comme les montres et les téléphones intelligents, les trois technologies qu’on présente ici remplacent la carte bancaire et changent le fonctionnement de certains services commerciaux. On ne posera pas de questions sur la sécurité si on utilise déjà la technologie PayPass. Le principe est presque le même, à prendre ou à laisser si on a peur des fraudeurs et des malintentionnés qui rodent dans les lieux publics.

La bague de Bankwest

En Australie, Bankwest a passé des bagues aux doigts de ses clients. La symbolique est, entre autres, un coup publicitaire bien recherché. Les clients peuvent payer leurs factures en passant la main sur la machine de paiement électronique. Comme le montre la vidéo, la technologie facilite les opérations quand on a les mains occupées par beaucoup de choses en même temps. Ça évite aussi de prendre son portefeuille quand on va se baigner, sachant qu’on aura envie de prendre un verre au bar de la piscine.

Face++ pour payer

La Chine a mieux fait. Grâce aux applications munies de l’intelligence artificielle Face++, les clients peuvent faire des transferts d’argent avec un simple scan du visage. L’application Alipay, utilisée par plus de 120 million de personnes, permet aussi de faire les transactions à partir de bornes interactives qui remplacent le caissier et les terminaux de comptoir. Il ne faut pas oublier de sourire le Big Brother chinois Is Watching You.

Smart coffee cup

On revient en Australie avec SmartCup. C’est un verre réutilisable qui paye lui-même son contenu. En plus de la carte à puce qui assure le transfert de l’argent, le verre est connecté à l’application Frank Green’s Hydrate qui permet de calculer la quantité d’eau dans la boisson. Des outils marketing de fidélisation du client sont aussi intégrés au système, et la boucle est bouclée.

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Tests Volkswagen, du dioxyde d’azote à des humains et singes

Baba-Idriss FOFANA

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Photo: @FARaVelo/Twitter

Le nom du constructeur automobile allemand rime-t-il désormais avec scandale, macabre ? En tout cas, Volkswagen vient une fois de plus faire parler de lui, de la plus mauvaise manière, en effectuant des essais sur les effets des émissions de gaz d’échappement à travers l’inhalation du dioxyde d’azote à des êtres humains et des singes.

Ces pratiques « immorales et répugnantes » – selon les propres termes du président du directoire de Volkswagen, Matthias Müller -, ont été révélées par le quotidien new-yorkais, le New York Times, le vendredi 26 janvier 2018. « Les méthodes utilisées par l’EUGT aux États-Unis étaient mauvaises, elles étaient immorales et répugnantes », a déclaré M. Müller, tout en regrettant que « Volkswagen ait été impliqué dans cette affaire en tant que l’un des parrains de l’EUGT ». Chose qui a abouti à la suspension du directeur des relations publiques, en relation avec l’affaire.

Des essais macabres !

En fait, l’EUGT est le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport qui aurait été mandaté par les constructeurs automobiles allemands dont Volkswagen, BMW et Daimler pour effectuer les essais. Sauf que lors de ces tests, des singes de laboratoire étaient forcés à inhaler des émanations de diesel provenant d’une voiture Volkswagen. Si l’on en croit aux propos rapportés par le quotidien britannique, The Times, le but de l’EUGT était de défendre l’utilisation du diesel après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) eut désigné le carburant comme cancérigène.

Matthias Müller ne regrette pas seulement l’implication de Volkswagen dans ce scandale. Pour lui, la compagnie va devoir « vivre avec des revers et les affronter ». Mais, il ne croyait pas si bien le dire. Des fanatiques canadiens de la marque allemande n’ont pas manqué de crier leur indignation. « Ces tests sont vraiment une honte pour une marque qui m’a marqué depuis ma jeunesse, étant parmi les meilleurs marques de voiture que j’ai connue. Je suis vraiment dégoûtée d’entendre qu’une grande entreprise ait pu faire des tests pareils, sans éthique, sur des humains et des singes », a vertement critiqué Laura Côté.

Droit des hommes, droits des animaux…

Cette quinquagénaire, vivant à Montréal, a décidé de mettre une grosse croix sur la marque. D’ailleurs, Mme Côté ne fait pas que « blâmer » Volkswagen. Elle encourage les consommateurs à dénoncer ces « manœuvres » d’un certain âge. « Qui sait ? Peut-être il y a d’autres entreprises qui font les mêmes tests ou des tests similaires ailleurs dans d’autres pays », s’est-elle interrogée. « Les consommateurs, poursuit-elle, doivent être vigilants et les organisations de défense des droits de l’homme et des animaux ne devraient pas laisser passer ce énième scandale sous silence ».

Pour sa part, One Voice‏, organisme français qui « défend les droits de tous les animaux » estime que les excuses du constructeur allemand ne suffiront pas à mettre fin à ce qu’on pourrait qualifier de ‘’dérapage’’. One Voice s’est résolu à écrire aux constructeurs en mettant en ligne une pétition afin que ceux-ci “s’engagent à ne plus avoir recours à l’expérimentation animale”.

C’est le lieu de rappeler qu’un juge de la Cour supérieure a autorisé, mercredi 24 janvier, un recours collectif contre Volkswagen et Audi pour l’ensemble des Québécois ayant résidé au Québec du 1er janvier 2009 au 21 septembre 2015. Une année où un scandale avait fait la lumière sur le fait que les deux constructeurs automobiles avaient équipé certains de leurs véhicules d’un dispositif permettant de fausser les résultats des tests d’émissions polluantes.

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Montréal, l’Intelligence Artificielle à l’affût de la mode

Hanen Hattab

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L’entrepreneuriat exige un regard perspicace sur le futur. Aujourd’hui, s’embarquer dans le numérique n’est pas le seul ingrédient pour apprivoiser ce qui s’en vient. C’est pour cette raison que Lamia Boucheneb, fondatrice Fashion Stylist & Shopping Tour Guide et Gabrielle Ferland, designer, photographe de mode et fondatrice de TrendsConnection ont décidé de lancer une série de conférences et de discussions pour questionner l’avenir de la mode à la lumière des dernières tendances technologiques. Qu’est ce qui attend les fashionistas du millénaire ?

Dans le cadre des Fashion Forward Conference Series a eu lieu le 31 janvier 2018, à l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM, la conférence Fashion Forward : Tech & AI Influences Panel.

De gauche à droite : Gabrielle Ferland et Lamia Boucheneb. Crédit photo Avant Première

Création, gestion et consommation  

Le panel a été animé par Sophie Montminy, influenceuse, youtubeuse et ancienne rédactrice en chef mode du magazine Clin D’œil. « Est ce qu’on doit voir l’intelligence artificielle (IA) comme un compétiteur ou plus comme un outil qui va nous aider dans ce qu’on fait ?», a entamé le débat, Mme. Montminy. Une discussion riche et passionnante sur les applications de l’intelligence artificielle dans la mode a réuni quatre intervenants de plusieurs horizons :

  • Joanna Berzowska, vice-doyenne de la recherche à la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia, fondatrice de XS Labs et chef des textiles électroniques à OMsignal, mène des recherches et développe des textiles prêts-à-porter, des méthodes, des matériaux et des technologies qui stimulent l’innovation en matière de fibres fonctionnelles composites, d’électronique textile et de fabrication additive.
  • Vincent Boucher, président-fondateur et chef de la direction chez Montréal.AI et Québec.AI, premiers conglomérats en intelligence artificielle au Québec.
  • Marwa Ben Aissa, diplômée en Administration des affaires à HEC Montréal et fondatrice de la startup Shoofping Inc. qui propose des technologies de réalité augmentée pour les plateformes de e-commerce.
  • Quentin Schwaab, professeur assistant en Thermodynamique, designer de mode et fondateur de la marque de vêtements androgynes Litige, en collaboration avec le designer graphique Loïc Untereiner.

De gauche à droite : Quentin Schwaab, Marwa Ben Aissa, Joanna Berzowska et Vincent Boucher. Crédit photo Avant Première MTL

Si l’on parle aujourd’hui des enjeux futuristes de l’IA dans le domaine de la mode, c’est parce que des projets en cours l’appuie concrètement. De la conception assistée par des algorithmes de génération de formes à l’impression 3D des vêtements et accessoires qui a conquis l’univers du luxe et du sport, les technologies numériques sont présentes aussi bien dans la recherche et le développement que la production, la vente et le service à la clientèle.

« L’IA apporte des systèmes de recommandations très performants», mentionne M. Boucher, qui a introduit le public dans le monde magique de l’apprentissage profond et les agents supra-humains. « Les dernières technologies transforment le e-commerce et l’IA va le faire de la meilleure façon parce qu’on va être capable de mieux comprendre chaque personne, ses réactions, ses préférences, lui proposer ce qui lui convient et améliorer son expérience d’achat.», a exemplifié Mme. Ben Aissa. L’analyse des données des consommateurs sera capable d’influencer l’évolution des styles et des goûts à l’échelle sociale et apporter aussi des solutions écologiques à l’industrie. La Fast Fashion, décriée pour son impact environnemental en raison du renouvellement effréné des collections et des articles, pourra peut être devenir moins énergivore.  

« L’autre grand potentiel que je vois dans l’IA c’est qu’elle va permettre de faire des meilleures prédictions de ce que les gens vont acheter, combien de pièces vont être produites. On va mieux prédire les tendances et les micro-tendances, puis une meilleure gestion des stocks ; on espère moins de déchets et moins d’invendus », a précisé Schwaab.

L’aspect social et humain, à ne pas négliger

« Je trouve que chaque technologie a un côté utopique qui veut résoudre un problème, mais il y a toujours des dangers aussi. En créant des systèmes de prédictions, il y a toujours un risque d’effacer les petites différences qui nous rendent uniques.», a nuancé Mme. Berzowska.  

Si l’optimisation numérique des modèles en fonction des morphologies a déjà sa place dans l’industrie de la mode, la création des vêtements intelligents grâce aux textiles ayant des propriétés électriques et électroniques est entrain de flouer les frontières entre le vêtement et l’appareillage de diagnostic médical à l’instar des moniteurs d’activités intelligents.

« À OMsignal, on fait des habits biométriques qui peuvent capter les battements du cœur, la respiration, etc. À partir de ces données très très précises, comme dans les milieux médicaux, on espère dans quelques années qu’avec l’IA on pourra prédire le niveau de stress, à mieux nous connaître pour parvenir au bien être.», a expliqué Mme Berzowska.

Injecter cette innovation dans son projet ou son idée nécessite une attention particulière à la création et la gestion des mégadonnées, car selon Schwaab, on risque toujours de tomber dans la création de stéréotypes qui ne correspondent pas forcément aux attentes et aux profils des consommateurs.

« Quand les algorithmes sont biaisés comme ça, c’est parce qu’ils n’ont pas été bien conçus, ce n’est pas à cause de l’IA », explique M. Boucher.

Cet angle éthique a ponctué toute la conversation en interrogeant l’importance de l’intervention créative et manuelle des artisans et des artistes dans les processus d’idéation et de production.

Reportage Vidéo de la conférence : Tech & AI Influences Panel:

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