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L’immigration au Québec, le PQ dévoile sa stratégie pour passer de l’échec au succès

Baba-Idriss FOFANA

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Couverture du document: Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023 présentée par le gouvernement québécois

Une semaine après la Coalition avenir Québec (CAQ), c’était au tour du Parti Québécois (PQ) de mettre les pieds dans le plat de l’immigration. Mardi, en direct de la permanence du parti à Montréal, les péquistes ont présenté leur stratégie « Pour passer vraiment de l’échec au succès ». Pendant ce temps, les libéraux n’ont pas chômé. Constamment critiqué au cours de cette conférence du PQ sur leur échec a trouvé des solutions sur la crise de la main-d’œuvre qui secoue le Québec, le gouvernement Couillard a profité pour dévoiler sa Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023.

Pas étonnant que la question de l’immigration continue d’alimenter le débat politique au Québec. À moins de cinq mois de l’élection générale, chaque parti profite de chaque occasion pour se faire de la place. Surtout lorsque le sujet polarise, certains profitent des failles du plan de l’adversaire pour présenter leur solution. Et le Parti québécois estime que les solutions proposées par la Coalition avenir Québec, la semaine dernière, sont « insensées ». En retour, le chef Jean-François Lisée et son équipe ont annoncé avoir des « propositions réalistes et pragmatiques » pour répondre directement aux pénuries d’emplois; pour s’assurer que les candidats à l’immigration disposent d’une connaissance suffisante du français; qu’ils adhèrent aux valeurs et aux lois québécoises.

Libéraux et caquistes : Lisée enfonce le clou !

« Aujourd’hui, on a le grand plaisir de vous présenter le document le plus complet, le plus réfléchi que le Parti québécois présente sur la question de l’immigration. Une question qui est important, essentielle dont les éléments et les variables changent un petit peu. Contrairement aux discussions qu’on pouvait avoir il y a quatre ans, nous sommes en ce moment aux prises avec une pénurie de main d’œuvre notamment dans les régions québécoises. Dans la réflexion que nous devons mener pour la résolution de ses problèmes-là, nous devons nous adapter à cette nouvelle problématique tout en ayant en tête le succès du parcours de chaque nouveau québécois ainsi que le succès du français comme langue officielle et commune des québécois », a déclaré d’entrée de jeu, M. Lisée.

Notre solution à nous, elle est pragmatique, elle est réaliste, elle ne dépend pas de l’avis du gouvernement fédéral. Elle dépend entièrement de notre capacité d’agir pour le français, notre capacité d’agir pour les régions, notre capacité d’agir pour assurer le succès de chaque immigrant qu’on reçoit.

   – Jean-François Lisée, chef du PQ

Selon lui, les propositions de son parti « pour vraiment passer de l’échec aux succès », sont un ‘’contraste énorme’’ entre un bilan de 15 ans de gouvernement libéral qui a « échoué à répondre aux besoins de main d’œuvre en région, échoué à retenir les nouveaux Québécois ». « Le gouvernement libéral a échoué aussi à sélectionner les immigrants francophones, son objectif c’est d’avoir seulement 15% des travailleurs qualifiés qui ne connaissent pas le français. Or, il y en a plus de 40% qui ne le connaissent pas. Et au total dans l’immigration québécoise, il y a 60% des nouveaux arrivants qui ne connaissent pas le français au point d’entrée. Comme vous le savez, seulement une minorité d’entre eux prennent des cours de francisation et 90% de ceux qui prennent les cours de francisation échouent », a-t-il affirmé.

La ‘’voie rapide’’ pour l’obtention du CSQ…

Enfonçant le clou, le chef péquiste croit savoir que la solution n’est pas de faire venir 50 000 ou 55 000 immigrants chaque année au Québec. Car, a-t-il déploré, « on a beau en faire venir 50 000 ou 55 000, si le tiers ou la moitié quitte après quelques années, c’est un échec complet pour la société d’accueil et pour ces candidats à l’immigration ». Pour Jean-François Lisée, la proposition de la CAQ en la matière est « irréalisable » puisqu’il repose entièrement sur la volonté d’un autre gouvernement du Canada de créer une nouvelle catégorie d’immigrant temporaire de trois ans qui, après, pourrait devenir sans statut s’il ne passe pas un des trois tests de la CAQ. « C’est un programme qui ne se réalisera jamais. S’il se réalisait, ça empirerait la situation notamment du français », a laissé entendre M. Lisée.

Ainsi, le Parti québécois se propose d’améliorer la régionalisation de l’immigration et faire en sorte que 25% des nouveaux Québécois puissent s’installent en région si le PQ gagne l’élection du 1er octobre prochain. A cet effet, les péquistes entendent utiliser la ‘’voie rapide’’ qui existe déjà pour sélectionner des travailleurs temporaires.

Stratégie en région, face au vieillissement de la population !

« On considère que la voie la plus facile pour sélectionner des gens qui répondent à nos besoins en main d’œuvre ici au Québec, c’est en passant directement par les employeurs. Les employeurs sélectionnent déjà aujourd’hui des travailleurs temporaires et grâce au Programme pour une expérience québécoise (PEC). Ce programme a fait ses preuves, on souhaite le rendre permanent pour être en mesure de répondre aux besoins en main d’œuvre », a annoncé la députée péquiste Catherine Fournier, également porte-parole du parti en matière de diversité.

Le principe du programme qui est la voie rapide pour l’obtention d’un CSQ, on souhaite également l’appliqué pour les étudiants étrangers de sorte que quelqu’un qui voudrait rester au Québec après ses études puissent obtenir plus rapidement son CSQ, parce que quand ça prend trop de temps, ça décourage et la personne peut finalement retourner dans son pays d’origine. Alors nous on souhaite garder ces talents chez nous. 

   – Catherine Fournier, députée péquiste

Abordant la question démographique, notamment le vieillissement de la population confronté à la pénurie de main-d’œuvre dans les régions, le porte-parole péquiste en matière de développement des régions et de décentralisation, Sylvain Gaudreault, a dénoncé le faible nombre de point accordé aux immigrants qui envisagent s’installer au Québec. « C’est une aberration de constater aujourd’hui que 90% de l’immigration s’installent dans la grande région métropolitaine et que dans la grille de sélection actuelle un immigrant qui veut travailler en région reçoit seulement deux points de plus sur les 99 points que s’il dit qu’un emploi est valable pour lui à Montréal ».

J’ai immigré de l’Asie, je suis née pendant la guerre du Vietnam. Il y a une quarantaine d’année que je suis au Québec. À mon arrivée, j’ai été adoptée par une famille qui était en région, en Montérégie. J’ai fait mes études à Rimouski, j’ai fait toute ma carrière en région. Ma municipalité où je travaille en ce moment, sur 6 employés il y a 3 qui sont issus de l’immigration et ils sont à des postes assez stratégiques.

   – Ève-Mary Thaï Thi Lac, vice-présidente du PQ

Le PQ souhaite donc « doubler le nombre de point pour l’immigrant qui souhaite s’installer en région », étendre à toutes les régions le programme « un emploi en sol québécois » initié par la Fédération des chambres de commerce (FCC) et qui vise à encourager les personnes déjà installées à Montréal, à partir en région. « Ça date de l’automne dernier, c’est un projet pilote qui marche bien. Déjà, il y a eu 2500 emplois disponibles dans différentes régions du Québec. Mais le problème, ce programme ne s’applique pas dans certaines régions, nous allons le pérenniser et l’étendre dans toutes les autres régions où le programme ne s’applique pas encore », a indiqué M. Gaudreault, tout en annonçant l’ouverture des bureaux du ministère de l’Immigration qui ont été fermés dans les régions depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir. « Ce qui est complètement absurde », a-t-il critiqué.

CV cachés pour aider au recrutement des immigrants qualifiés!

Le débat sur l’immigration ne peut épargner toutes ces personnes qui sont déjà surplace au Québec et qui peinent à avoir un emploi dans leur domaine de compétence. Sur la question, le président du Comité de la diversité du PQ et candidat dans Saint-Henri Sainte-Anne, Dieudonné Ella Oyono, pense qu’il y a de « l’espoir ». Présent au Québec depuis 18 ans, cet économiste dit avoir travaillé avec ses diplômes obtenus à l’extérieur du Québec que ce soit au gouvernement ou à la Ville de Montréal. « Les diplômes que j’ai eu à l’extérieur ont été reconnus », a-t-il avoué.

L’idée, ce n’est pas d’offrir des emplois à ceux qui ne les méritent pas mais donner la possibilité d’avoir une entrevue. Au cours de toute ma carrière, ceux qui ont eu la chance d’avoir une entrevue ont été recrutés parce que les gens que le Québec va chercher à l’étranger sont compétents. – Dieudonné Ella Oyono, président du Comité de la diversité au PQ

Néanmoins, M. Oyono reconnaît également que depuis ces 15 dernières années, sous les libéraux, « les gens n’ont même pas la chance d’aller en entrevue, parce qu’on ne reconnaît pas leur diplôme et leur compétence acquise à l’extérieur ». Pire, précise le péquiste de la diversité, on leur exige une expérience québécoise qu’ils n’ont pas. « C’est pour cela, il y a quelques semaines, le Parti québécois a déposé le projet de loi 998. En gros, c’est un problème qui se doit d’être réglé et l’une des façons de le régler, ce sont les CV anonymes », a-t-il fait valoir.

En attendant que les ‘’rêves péquistes’’ se réalisent, ceux qui gouvernent encore le Québec ont dévoilé, mardi 22 mai, la Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023. Selon le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, elle résulte d’une vision concertée de l’ensemble des partenaires du marché du travail. La Stratégie annonce plus de 1,3 millions de postes à pouvoir d’ici 10 ans, pour 1,3 milliard de dollars d’investissement sur cinq ans dont près de 400 millions de dollars pour « améliorer la flexibilité et l’agilité des compétences ».

Cette annonce gouvernementale, pour en finir avec la pénurie de main-d’oeuvre, porte à croire que le Québec devra maintenir voire augmenter le nombre d’immigrant a accueilli dans la province. Or, il se trouve que la CAQ et le PQ sont prêts à réduire le taux actuel lorsqu’ils parviendront au pouvoir. Cela dit, le dernier mot le dernier mot reviendra au parti qui aura gagné le scrutin du 1er octobre 2018.

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Couverture du document: Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023 présentée par le gouvernement québécois

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Justin Trudeau : « les réfugiés ont aidé à bâtir le Canada fort, ouvert et prospère »

Redaction Avant Premiere

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NSZ

Comme à chaque année, la traditionnelle Journée mondiale des réfugiés est marquée le 20 juin par un triste décompte. Selon les derniers chiffres officiels, aujourd’hui, à l’échelle mondiale, le nombre de personnes déplacées de force s’élève à plus de 68 millions. Parmi eux, beaucoup ont trouvé refuge au Canada et contribuent au développement du pays.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, président en exercice du G7, a saisi l’occasion de la Journée du 20 juin pour lancer un message fort. « Au fil des générations, fait valoir M. Trudeau, les réfugiés ont aidé à bâtir le Canada fort, ouvert et prospère que nous connaissons aujourd’hui ». « Chaque année, a-t-il poursuivi, des milliers de personnes sont forcées de fuir les conflits, l’insécurité et la persécution. « Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, le nombre de personnes déplacées de force s’élève à plus de 68 millions », a souligné M. Trudeau, tout en reconnaissant que « ces statistiques ne reflètent pas les visages et les histoires derrière les chiffres ».

Dans sa déclaration, Justin Trudeau a demandé aux Canadiens et au monde entier d’être solidaires des réfugiés, des personnes déplacées et de tous ceux qui ont été forcés de fuir leur maison. « Ceux qui sont chassés de leur foyer sont confrontés à d’immenses pertes, obstacles et traumatismes anciens et récents. Ces personnes portent en elles leurs souvenirs, leurs rêves et l’espoir d’un avenir meilleur ».

Nous partageons la responsabilité morale de les aider à trouver refuge et à commencer une nouvelle vie. En tant que Canadiens, nous sommes pleinement conscients des contributions qu’elles apportent à notre société. – Justin Trudeau

Le premier ministre Trudeau a également dénoncé les déplacements forcés et de violations des droits de la personne des milliers de rohingyas. Il a rappelé que le Canada versera une contribution de 300 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour accroître son soutien face à cette crise humanitaire en cours, en mettant un accent particulier sur les besoins des femmes et des filles.

« Suite au travail effectué par mon envoyé spécial auprès du Myanmar, l’honorable Bob Rae, nous mettrons sur pied des initiatives pour promouvoir les droits de la personne et améliorer les conditions de vie des réfugiés rohingyas et des personnes déplacées en raison du conflit qui fait rage au Myanmar. Nous appuierons également les efforts visant à traduire en justice les auteurs de graves violations des droits de la personne », a indiqué Justin Trudeau.

Le Canada, terre d’asile

Historique

1776 : 3 000 loyalistes noirs, parmi lesquels se trouvent des hommes libres et des esclaves, fuient l’oppression de la Révolution américaine et se réfugient au Canada.

1781 : Les Butler’s Rangers, membres d’une unité militaire loyale à la Couronne stationnée à Fort Niagara, sont parmi les premiers réfugiés loyalistes à quitter les États-Unis et à s’établir dans la péninsule de Niagara, sur la rive nord des lacs Érié et Ontario.

1783 : Sir Guy Carleton, gouverneur de la province britannique de Québec, et qui allait devenir plus tard lord Dorchester, fait transporter en toute sécurité 35 000 réfugiés loyalistes de New York à la Nouvelle-Écosse. Certains s’établissent au Québec; d’autres s’installent à Kingston et à Adolphustown, en Ontario.

1789 : Lord Dorchester, gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique, reconnaît solennellement les « premiers loyalistes », à savoir les sujets loyaux à la Couronne qui ont fui l’oppression de la Révolution américaine pour s’établir en Nouvelle-Écosse et au Québec.

1793 : Le Haut-Canada est la première province de l’Empire britannique à abolir l’esclavage. En conséquence, au cours du XIXe siècle, des milliers d’esclaves noirs fuient les États-Unis pour se réfugier au Canada avec l’aide du « chemin de fer clandestin », un réseau abolitionniste chrétien.

Fin des années 1700 : Les Scots Highlanders, des réfugiés victimes des Highland Clearances menées au cours de la modernisation de l’Écosse, s’établissent au Canada.

1830 : Des Polonais fuyant l’oppression russe se réfugient au Canada. L’année 1858 marque la première migration massive de Polonais qui veulent échapper à l’occupation prussienne du Nord de la Pologne.

1880-1914 : Des Italiens fuient la dévastation causée par l’unification de leur pays, où les réformes entreprises par le nouvel État chassent les fermiers de leurs terres.

1880-1914 : Des milliers de Juifs persécutés fuyant les pogroms de la région du Pale cherchent asile au Canada.

1891 : Début de la migration de 170 000 Ukrainiens, fuyant principalement l’oppression dans les régions soumises à l’autorité austro-hongroise. C’est la première vague d’Ukrainiens cherchant asile au Canada.

1920-1939 : Deuxième vague d’immigrants ukrainiens, qui fuient le communisme, la guerre civile et l’occupation soviétique.

1945-1952 : Troisième vague d’immigrants ukrainiens, qui fuient le régime communiste.

1947-1952 : 250 000 personnes déplacées de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est viennent au Canada. Ce sont des victimes du national-socialisme (nazisme), du communisme et de l’occupation soviétique.

Années 1950 : Le Canada reçoit des Arabes palestiniens, chassés de leur patrie par la guerre israélo-arabe de 1948.

Années 1950 à 1970 : De nombreux Juifs affluent au Canada, fuyant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

1951 : Création de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés.

1956 : 37 000 Hongrois fuient la tyrannie soviétique et trouvent refuge au Canada.

1960 : Le premier ministre John Diefenbaker, dont le grand-père était un réfugié allemand des guerres napoléoniennes, présente la première Déclaration des droits du Canada.

Années 1960 : Des réfugiés chinois fuient la violence communiste de la Révolution culturelle.

1968-1969 : 11 000 réfugiés tchèques fuient l’invasion communiste des Soviétiques et des forces du Pacte de Varsovie.

1969 : Le Canada signe la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés et son Protocole; il s’engage ainsi à ne pas renvoyer une personne dans son pays d’origine si cette dernière a des motifs de craindre d’être persécutée.

Années 1970 : Le Canada accueille 7 000 Chiliens et d’autres réfugiés latino-américains arrivés spontanément après le renversement violent du gouvernement de Salvador Allende en 1973.

1970-1990 : Privés de libertés politiques et religieuses, 20 000 Juifs soviétiques s’établissent au Canada.

1971 : Après des décennies de refus du droit de participer adéquatement au gouvernement central pakistanais, des milliers de musulmans bengalis immigrent au Canada lors du déclenchement de la guerre de libération du Bangladesh.

1971-1972 : Le Canada admet quelque 228 Tibétains. Avec leurs compatriotes, ces réfugiés fuyaient leur patrie après son occupation par la Chine en 1959.

1972-1973 : À la suite de l’expulsion des Asiatiques d’Ouganda par Idi Amin, 7 000 musulmans ismaéliens s’enfuient et sont amenés au Canada.

1978 : La Loi sur l’immigration de 1976 entre en vigueur. Elle reconnaît que les réfugiés constituent une catégorie d’immigrants à part et permet aux citoyens canadiens de parrainer des réfugiés à titre privé.

1979 : Des réfugiés iraniens s’enfuient de leur pays à la suite du renversement du schah et de l’imposition d’un régime intégriste musulman.

1979-1980 : Plus de 60 000 réfugiés de la mer trouvent refuge au Canada après la victoire des communistes pendant la guerre du Vietnam.

Années 1980 : Des Khmers cambodgiens, victimes du régime communiste et des répercussions de la victoire communiste dans la guerre du Vietnam, s’enfuient au Canada.

1982 : La Constitution du Canada est modifiée pour y enchâsser la Charte canadienne des droits et libertés.

1985 : La Cour suprême du Canada rend la décision Singh, qui étend les droits prévus par la Charte aux demandeurs d’asile, et mène à la création de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR).

1986 : Le Canada reçoit de l’Organisation des Nations Unies la médaille Nansen pour sa tradition humanitaire exceptionnelle d’accueil des réfugiés.

1989 : La Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada et le nouveau système d’octroi de l’asile entrent en vigueur le 1er janvier 1989.

Années 1990 : Au début des années 1990, les demandeurs d’asile au Canada viennent de tous les pays du monde, en particulier de l’Amérique latine, de l’Europe de l’Est et de l’Afrique.

1992 : 5 000 musulmans bosniaques fuyant le nettoyage ethnique lors de la guerre civile en Yougoslavie sont admis au Canada.

1999 : Le Canada évacue par avion vers une destination sûre plus de 5 000 Kosovars, dont la plupart sont des musulmans.

2002 : La Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés entre en vigueur. Elle énonce les grandes lignes du programme de protection des réfugiés et les principes qui le sous-tendent.

2004 : Le Canada et les États-Unis concluent l’Entente sur les tiers pays sûrs, par laquelle ils se partagent la responsabilité du traitement des demandes d’asile présentées par des ressortissants de pays tiers.

2006 : Le Canada réinstalle plus de 3 900 réfugiés karens provenant de camps en Thaïlande.

2008 : Le Canada entame le processus de réinstallation de plus de 5 000 réfugiés bhoutanais, processus qui s’échelonnera sur les cinq prochaines années.

2010 : Des réfugiés de plus de 140 pays ont été réinstallés ou se sont vu octroyer le droit d’asile au Canada.

2011 : Le Canada accroît ses programmes de réinstallation des réfugiés de 20 % sur une période de trois ans.

2012 : Le système d’octroi de l’asile est modifié en profondeur sous l’effet de la Loi sur des mesures de réforme équitables concernant les réfugiés (LMRER) et de la Loi visant à protéger le système d’immigration du Canada (LPSIC). Entre autres changements, la Section d’appel des réfugiés voit le jour à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.

2015 : Près de 6 600 réfugiés bhoutanais arrivent au Canada. Le Canada finit d’honorer un engagement échelonné sur sept ans et accueille plus de 23 000 réfugiés iraquiens. Le Canada s’engage à réinstaller 25 000 réfugiés syriens et accueille les premiers d’entre eux.

2016 : Le Canada a réinstallé un nombre record de réfugiés en accueillant 46 000 nouveaux arrivants et en respectant son engagement de réinstaller 25 000 réfugiés syriens avant la fin de février.

2017 : Le Canada annonce que les cibles de son plan pluriannuel prévoient une augmentation record du nombre de réfugiés qu’il réinstallera; il prend aussi de nouveaux engagements pour réinstaller des réfugiés de l’Afrique et du Moyen-Orient.

2018 : Le Canada a réinstallé sur son territoire plus de 1 300 survivants de Daech en 2017 et 2018.

Vous pouvez apporter votre contribution et aider les réfugiés à s’établir au Canada en offrant bénévolement votre temps ou votre expertise ou en faisant un don. Pour en savoir plus.

 

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Affaires “enfants séparés des parents”, les USA quittent le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Redaction Avant Premiere

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lavdc

Depuis mars dernier, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, menaçait de mettre un terme à la participation des États-Unis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies si celui-ci ne procédait pas à des « réformes considérables ». Désormais, c’est chose faite!

Dans la foulée des critiques vis-à-vis de l’administration Trump sur sa nouvelle politique de « tolérance zéro » visant à séparer les enfants de leurs parents migrants depuis la frontière mexicaine, les États-Unis ont annoncé, mardi 19 juin, leur retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. 

Pour rappel, entre le 19 avril et le 31 mai, environ 2000 mineurs ont été séparés de 1940 adultes interpellés et détenus par la police des frontières dans l’attente de poursuites. Ces chiffres ont été révélés le vendredi 15 juin par l’administration Trump, qui revendique cette pratique au nom de la « tolérance zéro » contre l’immigration illégale.

Une politique jugée « inhumaine » par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Elle a même été dénoncée par la première dame américaine. Melania Trump a dit qu’elle « détestait » voir des enfants séparés de leurs parents sans papiers. Dimanche, elle avait souhaité un « accord bipartisan » au Congrès pour réformer les lois en matière d’immigration. Mais son mari, Donald Trump, n’entend pas quitter sa position. Car, « entrer illégalement aux États-Unis est un délit » et « avoir des enfants » n’est pas une forme de protection pour ces demandeurs d’asile selon le président américain.

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Portrait – L’industrie du cinéma en croissance au Québec

Redaction Avant Premiere

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Avant-Première MTL/Welcome MTL Film

Ces résultats sont tirés de la vingt-cinquième édition de la publication Statistiques sur l’industrie du film et de la production télévisuelle indépendante, réalisée par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec. La publication présente les résultats d’exploitation des films et contient de nombreuses autres statistiques. De plus, elle porte une attention particulière aux productions québécoises.

En 2017, l’assistance dans les cinémas du Québec s’établit à 19,5 M, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance s’explique en partie par la bonne performance du cinéma québécois. C’est ce que révèlent les statistiques publiées, mardi 19 juin, par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec.

Le cinéma dans les régions

Des hausses de fréquentation sont observées en 2017 dans l’ensemble des régions. Elles se situent entre 2 %, dans les régions de Montréal et de la Capitale-Nationale, et 19 %, dans Lanaudière. Néanmoins, depuis cinq ans, la région de Montréal connaît une baisse de 12 % de son assistance dans le contexte d’une décroissance de 8 % pour l’ensemble du Québec.

Part de marché des films au Québec

Avec des entrées en salle de 2,6 M en 2017 (1,2 M en 2016), les films québécois obtiennent des parts de marché supérieures à 15 % dans toutes les régions du Québec, sauf à Laval (10 %) et à Montréal (6 %). Cependant, le nombre de nouveaux films québécois offerts en salle est plus élevé dans la métropole (56) et la Capitale-Nationale (50) que dans les autres régions, où la moyenne est de 26.

Fléchissement des entrées aux projections en 3D

Pour l’ensemble du Québec, l’assistance aux films projetés en 3D recule de 16 % en 2017. La part de l’assistance à ce type de projection diminue à 17 % alors qu’elle était de 22 % en 2016.

Films d’aventures en hausse

Avec seulement 5 % des nouveautés, le genre « aventures » remporte 26 % des entrées en salle au Québec en 2017. Ce résultat est attribuable notamment au succès de Star Wars et des films de superhéros. Suivent les genres « animation » et « comédie » qui recueillent chacun 17 % de l’assistance. Les films d’aventures prennent ainsi la place des comédies comme genre le plus populaire depuis trois ans.

La distribution

Parmi les 520 nouveautés projetées en salle au Québec en 2017, 21 % ont été distribuées par les grands studios américains, communément appelés majors. Ces films recueillent 66 % des projections et 69 % de l’assistance.

Source : Institut de la statistique du Québec

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Avant-Première MTL/Welcome MTL Film
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