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L’immigration au Québec, le PQ dévoile sa stratégie pour passer de l’échec au succès

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Couverture du document: Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023 présentée par le gouvernement québécois

Une semaine après la Coalition avenir Québec (CAQ), c’était au tour du Parti Québécois (PQ) de mettre les pieds dans le plat de l’immigration. Mardi, en direct de la permanence du parti à Montréal, les péquistes ont présenté leur stratégie « Pour passer vraiment de l’échec au succès ». Pendant ce temps, les libéraux n’ont pas chômé. Constamment critiqué au cours de cette conférence du PQ sur leur échec a trouvé des solutions sur la crise de la main-d’œuvre qui secoue le Québec, le gouvernement Couillard a profité pour dévoiler sa Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023.

Pas étonnant que la question de l’immigration continue d’alimenter le débat politique au Québec. À moins de cinq mois de l’élection générale, chaque parti profite de chaque occasion pour se faire de la place. Surtout lorsque le sujet polarise, certains profitent des failles du plan de l’adversaire pour présenter leur solution. Et le Parti québécois estime que les solutions proposées par la Coalition avenir Québec, la semaine dernière, sont « insensées ». En retour, le chef Jean-François Lisée et son équipe ont annoncé avoir des « propositions réalistes et pragmatiques » pour répondre directement aux pénuries d’emplois; pour s’assurer que les candidats à l’immigration disposent d’une connaissance suffisante du français; qu’ils adhèrent aux valeurs et aux lois québécoises.

Libéraux et caquistes : Lisée enfonce le clou !

« Aujourd’hui, on a le grand plaisir de vous présenter le document le plus complet, le plus réfléchi que le Parti québécois présente sur la question de l’immigration. Une question qui est important, essentielle dont les éléments et les variables changent un petit peu. Contrairement aux discussions qu’on pouvait avoir il y a quatre ans, nous sommes en ce moment aux prises avec une pénurie de main d’œuvre notamment dans les régions québécoises. Dans la réflexion que nous devons mener pour la résolution de ses problèmes-là, nous devons nous adapter à cette nouvelle problématique tout en ayant en tête le succès du parcours de chaque nouveau québécois ainsi que le succès du français comme langue officielle et commune des québécois », a déclaré d’entrée de jeu, M. Lisée.

Notre solution à nous, elle est pragmatique, elle est réaliste, elle ne dépend pas de l’avis du gouvernement fédéral. Elle dépend entièrement de notre capacité d’agir pour le français, notre capacité d’agir pour les régions, notre capacité d’agir pour assurer le succès de chaque immigrant qu’on reçoit.

   – Jean-François Lisée, chef du PQ

Selon lui, les propositions de son parti « pour vraiment passer de l’échec aux succès », sont un ‘’contraste énorme’’ entre un bilan de 15 ans de gouvernement libéral qui a « échoué à répondre aux besoins de main d’œuvre en région, échoué à retenir les nouveaux Québécois ». « Le gouvernement libéral a échoué aussi à sélectionner les immigrants francophones, son objectif c’est d’avoir seulement 15% des travailleurs qualifiés qui ne connaissent pas le français. Or, il y en a plus de 40% qui ne le connaissent pas. Et au total dans l’immigration québécoise, il y a 60% des nouveaux arrivants qui ne connaissent pas le français au point d’entrée. Comme vous le savez, seulement une minorité d’entre eux prennent des cours de francisation et 90% de ceux qui prennent les cours de francisation échouent », a-t-il affirmé.

La ‘’voie rapide’’ pour l’obtention du CSQ…

Enfonçant le clou, le chef péquiste croit savoir que la solution n’est pas de faire venir 50 000 ou 55 000 immigrants chaque année au Québec. Car, a-t-il déploré, « on a beau en faire venir 50 000 ou 55 000, si le tiers ou la moitié quitte après quelques années, c’est un échec complet pour la société d’accueil et pour ces candidats à l’immigration ». Pour Jean-François Lisée, la proposition de la CAQ en la matière est « irréalisable » puisqu’il repose entièrement sur la volonté d’un autre gouvernement du Canada de créer une nouvelle catégorie d’immigrant temporaire de trois ans qui, après, pourrait devenir sans statut s’il ne passe pas un des trois tests de la CAQ. « C’est un programme qui ne se réalisera jamais. S’il se réalisait, ça empirerait la situation notamment du français », a laissé entendre M. Lisée.

Ainsi, le Parti québécois se propose d’améliorer la régionalisation de l’immigration et faire en sorte que 25% des nouveaux Québécois puissent s’installent en région si le PQ gagne l’élection du 1er octobre prochain. A cet effet, les péquistes entendent utiliser la ‘’voie rapide’’ qui existe déjà pour sélectionner des travailleurs temporaires.

Stratégie en région, face au vieillissement de la population !

« On considère que la voie la plus facile pour sélectionner des gens qui répondent à nos besoins en main d’œuvre ici au Québec, c’est en passant directement par les employeurs. Les employeurs sélectionnent déjà aujourd’hui des travailleurs temporaires et grâce au Programme pour une expérience québécoise (PEC). Ce programme a fait ses preuves, on souhaite le rendre permanent pour être en mesure de répondre aux besoins en main d’œuvre », a annoncé la députée péquiste Catherine Fournier, également porte-parole du parti en matière de diversité.

Le principe du programme qui est la voie rapide pour l’obtention d’un CSQ, on souhaite également l’appliqué pour les étudiants étrangers de sorte que quelqu’un qui voudrait rester au Québec après ses études puissent obtenir plus rapidement son CSQ, parce que quand ça prend trop de temps, ça décourage et la personne peut finalement retourner dans son pays d’origine. Alors nous on souhaite garder ces talents chez nous. 

   – Catherine Fournier, députée péquiste

Abordant la question démographique, notamment le vieillissement de la population confronté à la pénurie de main-d’œuvre dans les régions, le porte-parole péquiste en matière de développement des régions et de décentralisation, Sylvain Gaudreault, a dénoncé le faible nombre de point accordé aux immigrants qui envisagent s’installer au Québec. « C’est une aberration de constater aujourd’hui que 90% de l’immigration s’installent dans la grande région métropolitaine et que dans la grille de sélection actuelle un immigrant qui veut travailler en région reçoit seulement deux points de plus sur les 99 points que s’il dit qu’un emploi est valable pour lui à Montréal ».

J’ai immigré de l’Asie, je suis née pendant la guerre du Vietnam. Il y a une quarantaine d’année que je suis au Québec. À mon arrivée, j’ai été adoptée par une famille qui était en région, en Montérégie. J’ai fait mes études à Rimouski, j’ai fait toute ma carrière en région. Ma municipalité où je travaille en ce moment, sur 6 employés il y a 3 qui sont issus de l’immigration et ils sont à des postes assez stratégiques.

   – Ève-Mary Thaï Thi Lac, vice-présidente du PQ

Le PQ souhaite donc « doubler le nombre de point pour l’immigrant qui souhaite s’installer en région », étendre à toutes les régions le programme « un emploi en sol québécois » initié par la Fédération des chambres de commerce (FCC) et qui vise à encourager les personnes déjà installées à Montréal, à partir en région. « Ça date de l’automne dernier, c’est un projet pilote qui marche bien. Déjà, il y a eu 2500 emplois disponibles dans différentes régions du Québec. Mais le problème, ce programme ne s’applique pas dans certaines régions, nous allons le pérenniser et l’étendre dans toutes les autres régions où le programme ne s’applique pas encore », a indiqué M. Gaudreault, tout en annonçant l’ouverture des bureaux du ministère de l’Immigration qui ont été fermés dans les régions depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir. « Ce qui est complètement absurde », a-t-il critiqué.

CV cachés pour aider au recrutement des immigrants qualifiés!

Le débat sur l’immigration ne peut épargner toutes ces personnes qui sont déjà surplace au Québec et qui peinent à avoir un emploi dans leur domaine de compétence. Sur la question, le président du Comité de la diversité du PQ et candidat dans Saint-Henri Sainte-Anne, Dieudonné Ella Oyono, pense qu’il y a de « l’espoir ». Présent au Québec depuis 18 ans, cet économiste dit avoir travaillé avec ses diplômes obtenus à l’extérieur du Québec que ce soit au gouvernement ou à la Ville de Montréal. « Les diplômes que j’ai eu à l’extérieur ont été reconnus », a-t-il avoué.

L’idée, ce n’est pas d’offrir des emplois à ceux qui ne les méritent pas mais donner la possibilité d’avoir une entrevue. Au cours de toute ma carrière, ceux qui ont eu la chance d’avoir une entrevue ont été recrutés parce que les gens que le Québec va chercher à l’étranger sont compétents. – Dieudonné Ella Oyono, président du Comité de la diversité au PQ

Néanmoins, M. Oyono reconnaît également que depuis ces 15 dernières années, sous les libéraux, « les gens n’ont même pas la chance d’aller en entrevue, parce qu’on ne reconnaît pas leur diplôme et leur compétence acquise à l’extérieur ». Pire, précise le péquiste de la diversité, on leur exige une expérience québécoise qu’ils n’ont pas. « C’est pour cela, il y a quelques semaines, le Parti québécois a déposé le projet de loi 998. En gros, c’est un problème qui se doit d’être réglé et l’une des façons de le régler, ce sont les CV anonymes », a-t-il fait valoir.

En attendant que les ‘’rêves péquistes’’ se réalisent, ceux qui gouvernent encore le Québec ont dévoilé, mardi 22 mai, la Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023. Selon le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, elle résulte d’une vision concertée de l’ensemble des partenaires du marché du travail. La Stratégie annonce plus de 1,3 millions de postes à pouvoir d’ici 10 ans, pour 1,3 milliard de dollars d’investissement sur cinq ans dont près de 400 millions de dollars pour « améliorer la flexibilité et l’agilité des compétences ».

Cette annonce gouvernementale, pour en finir avec la pénurie de main-d’oeuvre, porte à croire que le Québec devra maintenir voire augmenter le nombre d’immigrant a accueilli dans la province. Or, il se trouve que la CAQ et le PQ sont prêts à réduire le taux actuel lorsqu’ils parviendront au pouvoir. Cela dit, le dernier mot le dernier mot reviendra au parti qui aura gagné le scrutin du 1er octobre 2018.

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Couverture du document: Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023 présentée par le gouvernement québécois

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Le Canada concocte un plan pour chasser 10 000 « faux immigrants » par an

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Selon des informations révélées récemment par Radio-Canada, le gouvernement canadien prépare activement un nouveau plan de renvoi massif d’immigrants illégaux dans leur pays d’origine par le biais de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

De l’ordre de 6 000 en 2018, l’expulsion d’immigrants illégaux par le Canada devrait atteindre 10 000 dans les prochaines années. Une liste de 18 000 personnes seraient en attente de renvoi. Mais parmi ces derniers, il y aurait environ 5 300 cas pour lesquels il ne semblerait pas y avoir d’obstacle au renvoi.

L’ASFC met en œuvre la procédure de renvois accélérés

L’ASFC qui est chargé de ces opérations d’expulsion aurait pour première cible les demandeurs d’asile entrés illégalement au pays et ayant été débouté par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), ainsi que les personnes considérées comme étant un problème de sécurité nationale, en liaison avec le crime organisé, les crimes contre l’humanité et autres actes criminels. Non sans oublier les personnes arrivées au Canada avec un visa de court séjour et qui refuseraient de partir après expiration de leur sésame.

Si l’ASFC soutient que « le Canada demeure un pays ouvert et accueillant », puisque le pays continue à « traiter équitablement, avec compassion les demandes d’asile », l’Agence estime toutefois que les personnes entrées illégalement et dont les demandes de statuts de réfugiés ont été refusées n’ont pas le droit d’y vivre.

À lire aussi : Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Au nombre des 68 000 demandeurs d’asile qui seraient entrés au Canada depuis le début de 2017, dont un grand nombre d’Haïtiens fuyant les États-Unis, seulement « moins de 1 % avait été expulsé du pays » alors qu’il devrait en avoir un peu plus selon l’ASFC. C’est sans doute pour prêter main forte à l’ASFC, que le gouvernement canadien aurait versé un supplément de 7,5 millions de dollars dans son dernier budget afin d’accélérer les « renvois des demandeurs déboutés, ayant épuisé tous les recours légaux d’appel et pour lesquels on a rempli toutes les exigences au plan administratif ».

Environ 500 Haïtiens expulsés du Canada en 2018

En plus de mettre à exécution son plan des renvois accélérés des immigrants illégaux au Canada, le gouvernement fédéral travaillerait à l’instauration des cibles nationale et régionales en la matière. Rappelons que dépuis le début de l’année, environ 500 Haïtiens qui ont été renvoyés du Canada.

À lire aussi : Immigration : le Canada veut accueillir 330 000 immigrants économiques en 2019

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Québec-France : 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier 2018 à Lyon

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Du lundi 12 novembre au mercredi 14 novembre, pour la 31ème année consécutive, les acteurs académiques, scientifiques, culturels, économiques et institutionnels du Québec et de la France se rassemblent pour renforcer l’écosystème franco-québécois lors des conférences, événements et rencontres de réseautage des Entretiens Jacques Cartier (EJC), organisés par le Centre Jacques Cartier en Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon.

Plus de 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier! Cette année, les participants échangent autour de huit grands thèmes : la santé/sciences de la vie, l’énergie et le développement durable, la mobilité/territoires et villes intelligentes, les enjeux sociaux et économiques, la finances et les affaires juridiques, le numérique et la technologies, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la performance.

Tenu chaque année alternativement en Auvergne-Rhône-Alpes et à Montréal, l’événement est devenu un rassemblement incontournable et référent, comme en témoigne la présence d’institutions publiques et académiques telles que l’Université Concordia ou la Métropole de Lyon, ainsi que d’entreprises de renom telles que Pure Vodka ou Michelin.

Un carrefour d’échanges féconds pour les territoires en mutation

Au total, ce sont 440 conférenciers, dont 39 % sont québécois et 61 % français, dont 38 % sont des femmes et 62 % des hommes, qui animeront les 35 événements au programme. À ce jour, plus de 14 000 conférenciers et plus de 70 000 acteurs ont été rassemblés autour de 600 évènements et conférences dans le cadre des éditions des EJC.

En plus des entreprises privées effectuant le déplacement jusqu’à Lyon pour participer aux échanges, ce sont près de quinze partenaires officiels québécois qui organisent cette année des missions pour contribuer à la perpétuation d’un réseau dynamique et coopératif.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui participe aux Entretiens Jacques Cartier depuis plus de 15 ans, croit savoir que « l’internationalisation et l’exploration de nouveaux marchés constituent une étape incontournable pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur croissance ». « La Chambre et ses experts Acclr en commerce international sont ainsi heureux d’accompagner une délégation de 27 entreprises dans le cadre de la mission en Auvergne-Rhône-Alpes et de les appuyer dans le renforcement de leurs liens commerciaux avec l’Europe », fait valoir M. Leblanc.

Selon le patron de la CCMM, « les Entretiens Jacques Cartier représentent l’occasion d’établir une relation durable avec de futurs partenaires et de tirer profit de la récente entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global ».

Le baromètre des EJC : regards croisés sur l’entrepreneuriat!

Pour la deuxième année consécutive, un baromètre a été proposé à 50 participants triés sur le volet et représentant des institutions et organismes québécois et français. Les répondants ont ainsi pu partager et comparer leurs visions de l’entrepreneuriat. À l’unanimité, français et québécois, s’accordent à dire que « posséder un bon réseau est une condition essentielle à la réussite d’un entrepreneur. La créativité et l’innovation, à 66 % chez les répondants québécois et à 50 % chez les répondants français, marquent la deuxième caractéristique essentielle au succès d’une entreprise.

Selon Frédéric Bove, directeur général du Centre Jacques Cartier, le baromètre de l’entrepreneuriat Lyon-Montréal est « un outil utile et disponible pour toutes les organisations intéressées (universités, chambres de commerces…) proposant des axes de réflexion et des tendances qui nourrissent les activités des Entretiens Jacques Cartier, et notamment notre forum des Entrepreneurs France-Québec ».

Au cœur de nombreux débats, à la question « laquelle de ces affirmations vous semble la plus juste concernant la place des femmes dans l’entrepreneuriat? », 44 % des répondants français et 29 % des répondants québécois affirment que « les femmes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans le champ entrepreneurial ». Cette divergence de point de vue demeure depuis 2017, démontrant que les répondants français considèrent que la femme ne possède pas la place méritée dans le monde de l’entrepreneuriat.

En tout état de cause, pour les organisateurs, le baromètre des Entretiens Jacques Cartier vise à faire connaître les besoins des entrepreneurs pour adapter les initiatives d’accompagnement à l’entrepreneuriat, comprendre les attentes des entrepreneurs Français, Québécois et Canadiens et favoriser les échanges d’affaires entre les deux territoires.

Source : Centre Jacques Cartier

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Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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À partir de ce lundi, 12 novembre, on célèbre partout dans le monde la semaine de l’entrepreneuriat. Pour encourager les nouvelles générations à entreprendre plusieurs événements et outils sont lancés en outre la semaine des entrepreneurs à l’école.

À l’occasion de cet événement mondial, le premier ministre Justin Trudeau a noté l’importance de l’entrepreneuriat dans la création d’emplois et la stimulation de la créativité. Il a notamment rappelé les enjeux du gouvernement pour augmenter et soutenir la communauté entrepreneuriale.

« Les célébrations de cette année soulignent l’importance d’appuyer les entrepreneures et les jeunes diplômés qui souhaitent lancer et bâtir de nouvelles entreprises. Nous devons également créer une communauté d’entrepreneurs plus inclusive et plus axée sur la collaboration », a-t-il dit.

Au Québec, OSEntreprendre va à la rencontre des jeunes

Forte de deux ans d’expériences La semaine des entrepreneurs à l’école revient avec pour objectif de doubler son public cible. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, des jeunes du primaire à l’université rencontreront un entrepreneur de leur communauté. Alors qu’en 2017, l’événement a touché plus de 10 000 élèves de partout dans la province, cette année, l’initiative vise 20 000 jeunes.

« J’ai eu l’opportunité de redonner aux plus jeunes en tant que conférencière dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école 2017. J’ai visité mon ancienne école secondaire l’Aubier et je suis heureuse d’avoir pu inspirer des jeunes à entreprendre et à oser relever des défis! » Leattytia Badibanga, fondatrice Les Pattes jaunes, Chaudière-Appalaches.

Entrepreneuriat et éducation

Des centaines de conférences seront données durant la semaine afin d’initier les élèves et les étudiants à l’entrepreneuriat. OSEntreprendre, créateur de l’événement, considère cette action en outre d’un point de vue pédagogique. Pour Manon Théberge, présidente-directrice générale de la semaine, il s’agit d’une approche « qui génère des retombées significatives sur le développement des jeunes et leur réussite éducative. »

À savoir : L’année 2018 a été marquée par le lancement de la première Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada.

Lire aussi :

Au Québec, Femmessor conjugue l’entrepreneuriat féminin au succès

Conférence de lancement : Expo Entrepreneurs 2019 prépare un grand coup au Québec

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