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Logements insalubres, Montréal au pied du mûr

Baba-Idriss FOFANA

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La Ville de Montréal a dévoilé, mercredi 10 janvier, son nouveau budget de 5,4 milliards de dollars. Au moment où le nouveau duo Plante-Dorais prend le relais de l’administration Coderre, la nouvelle mairesse s’est engagée dans une dynamique de lutter contre l’insalubrité des logements dans la métropole. Mais à quel prix ?

C’est un dossier presque brûlant sur lequel Valérie Plante est attendue. Même si l’habitation faisait partie des axes centraux de ses promesses de campagne, l’épineuse question des logements sales, crasseux et vieillissants qui a persisté sous le mandat de son prédécesseur est plus que d’actualité. Alors que la nouvelle mairesse entend prendre le taureau par les cornes, la Ville a prévu dans son tout nouveau budget d’accorder un million de dollar supplémentaire à la Brigade de salubrité des logements. Ce, en engageant 13 nouveaux agents en plus des 17, pour passer à 30 inspecteurs pour pouvoir réaliser 100 000 inspections, durant le premier mandat de quatre ans de Mme Plante.

Faire mieux que l’administration Coderre

Si certains accueillent positivement l’embauche de nouveaux inspecteurs, ils restent toutefois sceptiques quant à la couverture du territoire montréalais par ces quelques ‘’policiers de la propreté’’ et leur efficacité dans plusieurs arrondissements. « C’est un peu difficile de dire si ce nombre est suffisant parce que le territoire montréalais est grand. On apprend que ces inspecteurs sont pour la ville centre, il va falloir donner les moyens aux arrondissements, afin qu’eux aussi puissent embaucher plus d’inspecteurs et que ces derniers soient dotés d’outils nécessaires pour repérer l’insalubrité, notamment la moisissure », confie Maxime Roy-Allard du Regroupement des comités logements, dans une entrevue téléphonique avec Avant-Première MTL.

  Maxime Roy-Allard, porte-parole du RCLALQ. Crédit : Avant Première MTL

À l’en croire, les inspecteurs des Arrondissements sont les premiers à réagir quand il y a des plaintes. Les inspecteurs de la ville centre interviendraient en dernier recours. Il semble important, pour M. Roy-Allard, de donner plus de moyens aux Arrondissements, afin que ceux-ci puissent non seulement recruter des inspecteurs mais aussi doter ces derniers d’outils adéquats, pour mener à bien leur travail.

Vraisemblablement, l’insalubrité des logements ne serait pas seulement l’affaire des propriétaires récalcitrants. Le porte-parole du RCLALQ y voit l’inaction de la Ville de Montréal qui, selon lui, dispose de règlement en la matière qu’elle utilise peu ou pas. « Que la Ville embauche davantage d’inspecteurs, on est content de cela. Mais, parallèlement à cela, il faut mieux appliquer la réglementation. Le règlement sur l’insalubrité sur la ville de Montréal, qui est un bon règlement, est juste mal appliqué. Il faut utiliser les moyens coercitifs qui existent à la Ville de Montréal. On pense aux amendes : distribuer des amendes aux propriétaires délinquants, qui ne font pas les travaux demandés », déplore-t-il.

Alors que la Ville a la possibilité, dans les cas extrêmes, de « faire les travaux à la place des propriétaires pour rendre le logement salubre et ensuite refiler la facture aux propriétaires ». Maxime Roy-Allard croit savoir que Montréal utilise très peu ce pouvoir, en préférant embaucher des inspecteurs. Pour lui, s’il est indéniable d’embaucher plus d’inspecteurs, par ailleurs, il souhaite que ces derniers soient plus « sévères » à l’endroit des propriétaires. 

Bien appliquer le règlement, être plus coercitif..

Le RCLALQ espère donc que la nouvelle mairesse de Montréal ira de l’avant avec la lutte contre l’insalubrité des logements en mettant en place un plan global ; en n’allant pas dans le sens de son prédécesseur qui ne voulait pas ‘’se mettre à dos’’ des propriétaires ; en n’hésitant pas à aller en procès pour ‘’faire plier’’ les propriétaires qui contestent les amendes. « Pour les immeubles qui sont vraiment délabrés, on souhaite que la ville obtienne des pouvoir de saisie de la part du gouvernement du Québec et les transformer en logement sociaux. On demande à ce que la Mairesse fasse les démarches nécessaires pour cela», encourage-t-il.

Tout en conseillant aux locataires à continuer de dénoncer les propriétaires qui peinent à entretenir leur logement ou immeuble, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec encourage une collaboration entre la Ville et la Direction de la Santé publique (DSP), qui a une expertise en matière d’insalubrité des logements. Non, sans souhaiter une amélioration de la collaboration entre la DSP et la Régie du logement, visant à la reconnaissance des rapports d’enquêtes menées par l’organisme gouvernemental.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Walk4Friendship, la 11e marche la plus importante de Montréal pour encourager l’inclusion des personnes ayant des besoins spéciaux

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Le Cercle de l’amitié est un organisme qui favorise l’amitié et encourage l’inclusion des personnes ayant des besoins spéciaux. Et ce dimanche, l’organisme tiendra sa 11e Walk4Friendship, sa marche pour l’amitié !

Chaque année, cette marche de 2 km attire des centaines de personnes venues soutenir une collectivité inclusive dans laquelle les capacités uniques de chaque individu sont valorisées. L’objectif de la marche est d’amasser 600 000 $ pour permettre au Cercle de l’amitié d’offrir une programmation novatrice et inclusive tout au long de l’année.

Cette activité de collecte de fonds annuelle est amusante et parfaite pour toute la famille. Elle commencera par la réalisation d’une murale sur la pratique de l’inclusion par un artiste pop itinérant et l’animation sera réalisée par Lee Haberkorn de Virgin Radio. 

Après la marche, les participants pourront prendre part à une fête et se réchauffer avec des bouchées et des boissons chaudes. Ils pourront aussi participer à une multitude d’activités excitantes telles que des jeux technologiques, des tatouages à l’aérographe, du maquillage, des caricatures, de l’artisanat, des espaces sensoriels, la murale sur l’inclusion et plus encore !

Et pour mettre le public dans l’ambiance, le DJ Joe Volfman, un athlète et DJ atteint de paralysie cérébrale y sera de la partie! De plus, la Grande Roue s’est associée au Cercle de l’amitié pour offrir des tours gratuits à tous les participants qui amassent 100 $ ou plus.

Date : Le dimanche 3 novembre

Heure : 11 h 30

Emplacement : Au pied de la tour de l’Horloge, dans le Vieux-Port  

Depuis 2001, le Cercle de l’amitié accompli sa mission en menant des actions comme :

  • Enrichir la vie de centaines de jeunes ayant des besoins spéciaux en leur offrant des programmes sociaux et récréatifs quotidiens axés sur leurs capacités et en leur donnant l’occasion de nouer de vraies amitiés.
  • Donner du pouvoir à des milliers d’adolescents en les jumelant à des pairs qui ont des besoins spéciaux et en leur donnant l’occasion de faire une différence et d’apprécier les capacités uniques de leurs amis spéciaux.
  • Organiser des ateliers, des conférences, des retraites, des programmes et des événements pour les familles ayant des besoins spéciaux.
  • Sensibiliser sur l’inclusion par le biais d’événements, de campagnes sur les médias sociaux et de projet collaboratif avec les écoles, les entreprises et les organismes qui partagent nos valeurs.

La Walk4Friendship, un travail en chiffres :

Le cercle de l’amitié soutient actuellement 300 personnes ayant des besoins spéciaux et leur famille et a une incidence sur plus de 400 bénévoles chaque année. Les participants et participantes sont âgés de 5 à 39 ans. 

Plusieurs programmes : cercle du dimanche, yoga, art, sports, musique, cuisine, karaté, danse, théâtre, club d’anniversaire, camps d’été, d’hiver et de printemps, programmes des fêtes et événements familiaux. 

Pour rappel, les programmes sont inclusifs et ouverts à tous les Montréalais ayant des besoins spéciaux. 

Source : The Friendship Circle

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Fiscalité municipale : un Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions encore plus fortes

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C’est à l’Assemblée nationale du Québec que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et ses partenaires municipaux ont signé le nouveau « Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions encore plus fortes » avec le gouvernement. Premier acte d’une réforme globale de la fiscalité municipale.

L’entente intervenue est l’initiative la plus franche des 15 dernières années en faveur de la prévisibilité et de la diversification des revenus des gouvernements de proximité.

Une “bonne entente” pour l’ensemble des municipalités

Après des mois de négociation, la solidarité du monde municipal a permis de décrocher une entente qui reprend l’essentiel des demandes de l’UMQ. « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour les municipalités. Ce n’était pas joué d’avance, mais à force de discussions avec nos partenaires, nous sommes arrivés à dégager une voie de passage. Nous pouvons nous dire « mission accomplie ». Voilà le résultat de deux ans de travail dont nous pouvons être fiers », a déclaré d’entrée de jeu monsieur Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville, à sa sortie de la cérémonie de signature qui se déroulait à la salle du Conseil législatif de l’Hôtel du Parlement.

L’UMQ se félicite qu’avec le nouveau « Partenariat 2020-2024 pour des municipalités et des régions en plus fortes », ce sont toutes les municipalités qui y gagnent, qu’importe leur taille ou leur région. 

« Il y en a pour tout le monde dans cette entente. D’abord, le gouvernement du Québec reconnaît pour la première fois le rôle des gouvernements de proximité comme moteurs de création de richesses. Le partage de la croissance d’un point de la TVQ arrimera le monde municipal à une importante source de revenu autonome et encouragera le développement économique. Autre priorité de négociation, l’augmentation du partage des redevances sur les ressources naturelles permettra de valoriser les régions du Québec. Au total, c’est plus de 3 milliards $ d’argent neuf qui iront aux municipalités », a ajouté Monsieur Cusson, qui y voit également la reconnaissance de l’importance de l’autonomie municipale.

Plus de 3 milliards $ d’argent neuf qui iront aux municipalités pour la fiscalité municipale…

Outre les gains sur les priorités de négociations de l’UMQ, la création du Fonds Régions et Ruralité, qui bénéficiera d’une nouvelle enveloppe de 224,5 millions $, et la bonification du programme d’aide à la voirie locale, sont aussi de bonnes nouvelles pour les gouvernements de proximité.

L’UMQ constate que la conclusion de l’entente est le résultat de l’influence de son travail de sensibilisation et d’argumentation en faveur d’une réforme de la fiscalité municipale et de l’importance des gouvernements de proximité dans le quotidien des citoyennes et des citoyens.

« L’UMQ a été la première à tirer la sonnette d’alarme sur l’avenir de l’impôt foncier. On le sait, cet outil est dépassé et fait reposer un poids de plus en plus insoutenable sur les épaules des contribuables et des entreprises. Les responsabilités du monde municipal sont en croissance et les revenus sont en baisse. C’est mathématique. Malgré les qualités de l’entente, il reste du travail à faire », a conclu le président de l’UMQ.

Source : UMQ

À lire : Eau potable : Québec baissera de moitié la norme de concentration maximale de plomb

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Eau potable : Québec baissera de moitié la norme de concentration maximale de plomb

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À la suite de l’annonce du gouvernement du Québec d’abaisser de moitié la norme de concentration maximale de plomb acceptable dans l’eau potable et de revoir les méthodes d’échantillonnage, conformément aux recommandations de Santé Canada, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) insiste sur l’importance d’assurer la qualité de l’eau potable que consomment les citoyennes et citoyens. 

L’UMQ annonce qu’elle offre sa collaboration à l’élaboration de la stratégie d’intervention gouvernementale à cet effet dans les prochains mois. « La qualité de l’eau potable est une priorité pour les gouvernements de proximité, qui assument la responsabilité du réseau public de conduites d’eau. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les municipalités sont à pied d’œuvre jour après jour et investissent déjà pour moderniser leur réseau d’aqueduc », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Drummondville, monsieur Alexandre Cusson.

L’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb!

L’Union tient à rassurer la population : l’eau potable qui sort des usines de traitement est exempte de plomb et d’excellente qualité. Ce sont plutôt les composantes physiques de la plomberie qui peuvent occasionner le problème de contamination qui affecte certains quartiers dans un nombre limité de municipalités aux prises avec un réseau d’aqueduc vieillissant.

Cette problématique est complexe puisque la responsabilité des conduites d’eau est partagée entre les propriétaires privés, les institutions, les municipalités et les autres paliers de gouvernement. Le plan d’action que devront mettre en place les municipalités pour réduire la présence de plomb dans l’eau potable permettra par ailleurs de mieux documenter l’état de la situation sur leur territoire et d’agir en ce sens.

« Au cours des quatre prochaines années, ce sont plus de 8 milliards $ qui seront investis par les municipalités dans leurs conduites d’eau, en collaboration avec les autres paliers de gouvernement. »

– Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville

« Afin que la stratégie d’intervention gouvernementale porte ses fruits et atteigne les résultats escomptés, il s’avère essentiel que Québec établisse, avec les partenaires municipaux, un calendrier de mise en œuvre et un cadre financier qui tiennent compte des différentes réalités municipales en termes de ressources humaines, matérielles et financières, tout en gardant le cap sur l’objectif de maintenir et d’améliorer la qualité de l’eau potable au Québec », a conclu M. Cusson.

L’UMQ, la voix des gouvernements de proximité

Depuis maintenant 100 ans, l’UMQ rassemble les gouvernements de proximité de toutes les régions du Québec. Sa mission est d’exercer un leadership fort pour des gouvernements de proximité autonomes et efficaces. Elle mobilise l’expertise municipale, accompagne ses membres dans l’exercice de leurs compétences et valorise la démocratie municipale. Ses membres, qui représentent plus de 85% de la population et du territoire du Québec, sont regroupés en caucus d’affinité : municipalités locales, municipalités de centralité, cités régionales, grandes villes et municipalités de la Métropole.

Source : Union des municipalités du Québec

À lire : Ce quizz te permettra d’évaluer ta consommation d’eau

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