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Macron, un « jeune bourré » de stéréotypes sur les Africains

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|Photo : closermag.fr|

Après l’euphorie de la victoire, c’est l’euphorie de la morale (sic) aux Africains. C’est ce qui ressemble à la nouvelle démarche du jeune Président Français, Emmanuel Macron, en direction de l’Afrique, au sortir du 12ème sommet du G20 tenu à Hambourg, en Allemagne.

Interrogé sur l’augmentation de l’aide au développement, lors d’un sommet Européen, Emmanuel Macron n’a rien trouvé de mieux à dire que de critiquer la démographie Africaine, et cela de la pire des façons : « Dans des pays qui font encore sept enfants par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’Euros, vous ne stabilisez rien… », a lancé Emmanuel Macron, le 8 Juillet lors du G20, en parlant des femmes Africaines.

Il serait quand même incongru de continuer de demander de l’aide à la France, même si ce pays continue de fouiner le sous-sol et les ressources naturelles sur le continent noir. Cela est correcte quand la France continue sur cette lancée, aucun despote ne quittera le pouvoir en Afrique. Oui, c’est pour cela que le jeune de 39 ans n’a pas le « culot » d’aborder la question de l’alternance avec des vieux de 78 ans, ses homologues. Il préfère voir ailleurs, s’en prendre aux « pondeuses ». Celles qui n’ont rien d’autres à faire que de « pondre ».

Comme si les Africains n’étaient pas éduqués !

Hélas ! Comme si les femmes Africaines étaient devenues la nouvelle cible de la France. Comme si le « petit »  Président de la France (un pays) en savait plus sur l’Afrique (un continent) que ses « grands-pères » au pouvoir ! Comme si on voulait imposer un modèle de développement économique aux Africains ! Comme si 50 ans après, on n’a pas avancé d’un iota ! Comme si les Africains n’étaient pas éduqués ! Comme s’il fallait détruire l’Afrique pour la reconstruire, puis (re)vivre à l’occidental… Et patati et patata !

On se croirait encore à une période coloniale du suprémacisme blanc (à suivre). Une époque que M. Macron avait instinctivement qualifié, il y a quelques mois, de « crime contre l’humanité » alors qu’il était en compagne en Afrique. Aux commandes de la « GRANDE » France, l’homme croit avoir carte blanche pour dire, maintenant, ce qu’il aurait manqué de dire avant à la « petite » Afrique. Le premier constat qui se dégage à travers les propos tenus, hier et aujourd’hui, par Emmanuel Macron, c’est que les choses semblent un peu décousues dans la tête du Président.

Les choses, un peu décousues dans la tête du PR !

Vraisemblablement, l’époux de Brigitte serait en panne de connaissance sur les questions de démographie et de pauvreté. Car, on n’a pas besoin d’être Président d’une République, fût-elle la France, pour être un super-homme, encore un surdoué et avoir la science infuse. Appelons les choses par leur nom ! À travers sa sortie, le fondateur d’en marche, a étalé ses carences en matière de beaucoup de choses.

Si on convient avec le sociologue, Jacques Noumagnin, « Que la France décide de ne pas augmenter son aide au développement, c’est tout à fait son droit ; et personne ne peut le lui retirer. Mais que l’Afrique soit critiquée sur sa démographie, alors qu’en Europe, des politiques sont mises en place pour inciter les populations à se reproduire est une aberration ». C’est là le contraste. Pour refuser d’augmenter une prétendue aide envers l’Afrique, Emmanuel Macron est allé chercher midi à 14 heures, en utilisant des arguments qui n’en valent même pas la peine d’être étalé dans un « devoir de SciencesPo ». La réalité est là : quelle est le taux de natalité en France, au Canada et ailleurs ?  Chose qui a fait dire au Président de la Guinée, Alpha Condé, dans sa réponse ciblée, qu’au contraire « les autres continents nous envient notre démographie parce que ce sont des peuples vieillissants ».

Dans les grandes tribunes, ce sont les mêmes qui se disent fiers de la croissance démographique en Afrique lorsqu’il est question de francophonie et la place du Français dans le monde. On se tague de dire que « la langue Française deviendrait la langue la plus parlée dans le monde devant l’Anglais et le mandarin à l’horizon 2050 ». Pourquoi ? Simplement parce que selon des projections de l’Institut (Français) d’études nationales démographiques (INED), l’Afrique devrait, en effet, voir sa population passer de 800 millions en 2010 à 4,5 milliards en 2100.

En marche, dans les plate-bandes de Sarkozy…

Le moins que l’on puisse dire c’est que la « sortie maladroite » du Président Macron pourrait laisser place au fait qu’il veut réincarner cette « suprématie blanche’’. Une idéologie raciste, fondée sur l’idée de la supériorité de ceux parmi les humains dont la peau est perçue comme blanche par les autres ou par eux-mêmes, par rapport aux autres humains, selon la définition sur Wikipédia.

Et là, la politique de la France prend une autre tournure avec le numéro 1 de  » la République en marche ». D’ailleurs, tout porte à croire que Macron semble bien marcher dans les platebandes de Sarkozy qui considérait que l’homme Africain n’était pas assez entré dans l’histoire (malgré la grandeur des différentes civilisations au fil de la préhistoire et de l’histoire). C’est pathétique ! et tout simplement méprisant au 21èmesiècle, pour un Président qui se dit  « progressiste », issu d’une certaine génération.

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|Photo : closermag.fr|

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Coup de force à la Francophonie, Michaëlle Jean s’accroche-t-elle au pouvoir?

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OPINION – La veille du XVIIe Sommet de la Francophonie, qui s’ouvre à Erevan en Arménie les jeudi 11 et vendredi 12 octobre 2018, pour la succession de la Secrétaire générale sortante, Michaëlle Jean, lève un coin du voile sur des pratiques qui ne ressemblent qu’aux francophones.

Après le départ d’Abdou Diouf à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), suite au XVe Sommet tenu du 30 novembre 2014 à Dakar au Sénégal en 2014, la guerre de succession fait rage à la tête de l’OIF. Est-ce qu’il faut parler de démocratie dans le choix du Secrétaire général de la Francophonie? À vrai dire, chaque quatre ans, le citoyen lambda francophone se perd dans les tournures que prennent les termes « élection », « nomination » et « consensus ». Il va sans dire qu’il y a ‘’tout un micmac politique’’ pour pouvoir installer celui qu’on veut à la tête de l’Institution tout comme à la tête de certains États.

Au XVe Sommet de Dakar, tout se passait dans les couloirs sous la houlette du Canada et surtout de la France. À la fin de la journée, c’était Michaëlle Jean sur les cinq…

Selon ce qui je sais, la Francophonie en tant qu’Institution est dirigée par un Secrétaire général, qui est élu pour un mandat de quatre ans [renouvelable] par les chefs d’État et de gouvernement des pays membres et observateurs. Doit-je croire que l’ancien président sénégalais, Abdou Diouf, qui a successivement géré l’OIF de 2002 à 2014, a été maintenu au pouvoir pendant 12 ans [trois mandats] par la volonté des chefs d’États et de gouvernements qui composent l’Organisation?

Trop de micmacs pour le choix du SG de l’OIF

En 2014, Michaëlle Jean, candidate au poste de Secrétaire générale de la Francophonie, a gagné parce que les Africains (les pays) n’auraient pas réussi à s’entendre sur une candidature. Pourtant, Agustin Nze Nfumu (Guinée équatoriale), Henri Lopes (Congo-Brazzaville), Pierre Buyoya (Burundi), Jean-Claude de l’Estrac (Maurice) avaient tous battus campagne à l’image de la Canadienne Michaëlle Jean qui avait parcouru les cinq continents afin de rallier les voix en sa faveur. Mais au final, il n’y avait pas eu d’élection à Dakar. J’étais à Dakar, quand on nous disait que tout se passait dans les couloirs. Bien entendu, le Canada et la France étaient à la manœuvre des tractations pour pouvoir aboutir au « fameux consensus ». À cet instant, la voix de l’Afrique portait peu. Allez comprendre le « passage en force » qui s’est produit ce jour du 30 novembre 2014.

À lire aussi : Sacrifier la Francophonie sur l’autel des intérêts !

Si le choix du patron de la Francophonie se fait par « nomination » ou par « consensus », pourquoi laisser certains déposer leur candidature, aller en campagne pour un poste qu’ils n’auront pas? Puisque que le dernier mot ne revient qu’aux grands commanditaires de la Francophonie.

Plusieurs mois avant la tenue de ce 17e Sommet de la Francophonie à Erevan, des enquêtes journalistiques ont révélé « la mauvaise gestion financière de Michaëlle Jean ». Depuis lors, les mêmes qui avaient placé leur confiance en elle en 2014 se sont montrés déçus, au point de parler d’un changement à la tête du Secrétariat général de l’OIF. C’est clair! Mais disons le tout net, le bilan de Mme Jean n’est pas seulement le côté sombre des finances. Il y a mieux ailleurs, mais bon…

L’Afrique, le [vieux] berceau et l’avenir de la Francophonie

Sauf que pour ce changement, l’Afrique a été repositionnée comme étant l’endroit du monde où il y a le plus de francophones. Étant le berceau et l’avenir de la francophonie, il fallait que le prochain patron de l’OIF vienne du continent noir. C’est l’argument phare des adversaires de Mme Jean.

Pour ce faire, la France avait alors annoncé officiellement qu’elle allait soutenir une candidature venant de l’Afrique au Sommet de 2018. Cela n’a pas tardé. Lors d’une visite du président rwandais Paul Kagamé à l’Élysée, le chef de l’État français Emmanuel Macron, a dit clairement que la France soutenait la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la Francophonie malgré le « rejet de la langue française » au second plan par ce pays.

À lire aussi : Francophonie sans frontières tisse sa toile à Montréal

Pendant ce temps, le Canada n’avait peut-être pas l’intention de faire du « suivisme ». Mais le gouvernement Trudeau avait plutôt annoncé officiellement – lors de la déclaration de soutien de la France à la candidature rwandaise -, que si l’actuelle Secrétaire générale de la Francophonie était candidate à sa succession en 2018, le Canada comptait la soutenir « quand même ». Ainsi, le pays semblait [dès lors] endosser « la mauvaise gestion financière » de Michaëlle Jean révélée par des médias canadiens.

La démocratie, les petits calcules et les intérêts…

Puis patatras! Aux dernières nouvelles, c’est-à-dire à 48 heures du XVIIe Sommet de la Francophonie, le Canada a décidé de lâcher [ou sacrifier] sa candidate en se ralliant à la France comme d’habitude. Comme quoi, les Canadiens auraient appris que « les chances de Michaëlle Jean sont très minces » pour être réélue à la tête de l’OIF. Du coup, le Canada [y compris le Québec] estime qu’il faille se joindre à à la candidature africaine qui fait consensus à savoir celle de Louise Mushikiwabo. Quel revirement de dernière minute!

La posture [géopolitique] du Canada, à la recherche d’appuis africains pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, en dit long sur son revirement de dernière minute.

Loin de dénoncer la candidature de Mme Mushikiwabo qui fait d’ailleurs polémique en France ou d’admettre « la mauvaise gestion » de Mme Jean à la Francophonie, Institution dont le nom fait plus de bruit que ses actions aujourd’hui, ces micmacs autour du changement révèle un mal francophone. Ce qui se trame avant, pendant et après le Sommet de la Francophonie est bien à l’image de ce qui se passe dans certains pays [anti-démocratiques] lorsqu’il est question d’élection ou d’alternance. Je suis persuadé que le manque de transparence et les petits calculs sont de véritables problèmes susceptibles de compromettre l’évolution de toute organisation.

À lire aussi : Francophonie : Québec finance TV5 Monde 

Si la Francophonie était un pays, je dirai que ces “méthodes” visant à “installer” ou à “renverser” ces dirigeants, sont anti-démocratiques. D’autant plus qu’on ne peut pas parler d’élection et demander le retrait d’une candidature [celle de Michaëlle Jean]  pour des interêts géopolitiques. Pour moi, parler d’élection et vouloir l’unanimité autour d’une candidature [pour ne pas aller aux urnes], cela rime à tout sauf à la démocratie. En un mot, c’est une dictature qui ne dit pas son nom.

Pour ma part, j’ose croire que ce 17e Sommet sera l’occasion de (re)voir et de repenser le modèle actuel de la Francophonie institutionnelle et son fonctionnement au risque de ternir l’image de cette d’une organisation censée promouvoir la diversité, la langue française et fédérer plus de 300 millions de personnes dans l’espace francophone à travers des actions concrètes.

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Philippe Couillard, Dans la tête du pauvre…

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OPINION – Une bonne fin de semaine de campagne électorale au Québec. À travers ces élections générales provinciales du 1er octobre, on découvre de plus en plus le langage biaisé de nos dirigeants politiques. Tout comme François Legault, Philippe Couillard s’en est aussi pris plein la gueule avec du « rôti, macaroni et pâté chinois ». À qui le tour?

Quelle bourde! Dans la tête de notre cher premier ministre sortant du Québec qui est candidat à sa propre succession, le ‘’pauvre québécois’’ devrait continuer à vivre dans la galère sans trop se « tordre l’estomac ». Avec 75 $ par semaine, dit-il, une famille – c’est-à-dire un adulte et deux enfants – peut se nourrir pour environ 300 piasses par mois. Cela facilite la compréhension du slogan de campagne du PLQ: « Pour faciliter la vie des Québécois ».

Si le Québec est riche et que les Québécois doivent vivre dans la pauvreté, c’est que l’argent de la province va dans la poche des libéraux, au pouvoir depuis 15 ans.

Et oui! À entendre le candidat Philippe Couillard parler, vendredi matin sur la radio 98.5 FM, sa recette de 75$ pour une famille est faite « POUR FACILITER LA VIE ». D’après lui, il suffit seulement d’acheter un morceau de porc. « Tu le fais cuire le premier soir comme un rôti de porc. Ensuite tu fais du macaroni avec du porc dedans. Ensuite tu fais un pâté chinois avec du porc avec. Ensuite, tu fais des sandwichs pour les enfants. C’est ça que le monde fait », a-t-il défendu bec et ongles sur les ondes de Cogeco Média.

Lire aussi : Couillard : « la peur, ce n’est pas quelque chose qui est fréquent en moi »

Quelle mouche a piqué le chef du Parti libéral pour se glisser sur ce terrain. Franchement, on ne peut pas prétendre lutter contre la pauvreté et en même temps proposer une telle recette à des familles québécoises en 2018. D’autant plus que les données du Dispensaire diététique de Montréal, révélées par Radio-Canada dans la foulée, nous apprennent qu’un budget de 75 $ par semaine ne permet plus de nourrir une famille de trois depuis les années 1980.

Débrouillons-nous, eux ils mangent des homards!

Ceux qui pensent que Philippe Couillard est « déconnecté » de la réalité des Québécois, n’ont pas tort. De député à la fonction de premier ministre en passant par l’occupation de portefeuille ministériel, on ne vit que dans du confort feutré. C’est vrai! Mais avouons-le, il a manqué le gros bon sens.

Avec la cherté de la vie qui s’accentue de plus en plus, prétendre que “trois personnes peuvent se nourrir avec 75$ par semaine”, c’est un recul de 38 ans du Québec. Argumenter ça, c’est refuser de sortir le pauvre de la misère. S’aventurer sur ce chemin, c’est manquer de vision pour demain lorsqu’on cherche à se faire (re)élire chef de plus de huit millions d’hommes et de femmes le 1er octobre 2018.

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Québec solidaire, un autobus de campagne peu solidaire…

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Chronique. Deux semaines après la présentation des autobus des partis politiques à grand renfort de publicité, suite à l’ouverture de la campagne des élections provinciales québécoises du 1er octobre 2018, certaines formations politiques [à l’image de Québec solidaire] sont désespérément à la recherche de journaliste pour couvrir leurs activités.

Il y a quelques jours, un journal bien titré de la place écrivait que les rassemblements de Québec solidaire (QS) étaient « moins populaires » comme laisse croire son slogan de campagne « POPULAIRES ». Cela paraissait surprenant pour bien de personnes. Croyant que le parti de gauche représenté par Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois qui jouirait d’un « soutien indéfectible » de la société civile québécoise, de la diversité, et à même de défendre les intérêts de tous les Québécois face aux capitalistes ne puisse pas faire le plein lors de ses rassemblements. Pourtant, c’est toute une autre réalité du terrain qui rattrape.

On peut prôner des valeurs sans pour autant les refléter dans nos faits et gestes. Il ne suffit pas seulement de dire, mais il faut aussi être capable de donner l’exemple. Qs souffre de ce mal!

Cela m’amène à parler d’un post Facebook du jeune député Gabriel Nadeau-Dubois alias GND, porte-parole masculin de la formation politique Québec solidaire. Hier, mercredi 05 septembre, il nous apprenait ceci : « Depuis maintenant 24h, l’autobus de la tournée solidaire réservé aux médias est vide. Les deux seuls médias qui nous suivaient quotidiennement reviendront probablement vers la fin de la campagne, mais pour le moment, malgré nos invitations chaleureuses, aucun journaliste n’occupe l’autobus que nous avons prévu pour eux (..) ».

C’est bien triste que l’autobus d’un grand parti soit aussi vide après deux semaines seulement de campagne. Pire, M. Nadeau nous apprend que « seuls deux médias » étaient transportés depuis tout ce temps par ce si gros car. Allez comprendre qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Ce n’est pas le Québec qui serait en manque de journalistes ou de médias. On pourrait simplement croire que le parti aux « slogans populaires » a fait le choix d’envoyer des invitations à certains médias qui comptent le plus à leurs yeux. Sinon, pourquoi Qs n’a pas opté pour une diversification de sa cible médiatique dès le départ?

Et lorsque ces deux « médias au choix » ont d’autres chats à fouetter, il est tout à fait normal que l’autobus QS soit vide, il faut donc assumer ce choix responsable.

Mais le député sortant de la circonscription de Gouin et candidat à sa succession a certainement senti le roussi… Comme les deux médias ont débarqué du « bateau orange », « Ça veut donc dire qu’il y a de la place à bord! » selon Gabriel Nadeau. Soudain et brusquement, face à la déserte, GND nous apprend qu’il y a encore de la place [à bord] pour ‘’fourrer’’ n’importe qui dans l’autobus de campagne. « (..) Québec solidaire lance aujourd’hui (mercredi, 05 septembre 2018, ndlr) une invitation à toutes les personnalités du web, twitteux, facebookeux, instragrammeux et autres citoyens et citoyennes actifs sur les réseaux sociaux: venez couvrir notre campagne! (..) ». Sérieux!

La plus grande « tournée de l’histoire » de Québec solidaire avec deux médias!

Or, le mardi 28 août dernier, on se souvient que M. Nadeau-Dubois nous annonçait en grande pompe « la plus grande tournée de l’histoire » à bord du car orange. « Au cours du prochain mois, Manon et moi sillonnerons les routes du Québec à bord de notre emblématique autobus orange. De Rouyn à Gaspé, en passant par l’Estrie, la Montérégie et plus encore, nous irons aux quatre coins de la province pour parler des propositions de Québec solidaire au peuple ». C’était donc en compagnie de deux médias ?

Au départ, « les twitteux, facebookeux, instragrammeux », et les citoyens actifs sur les réseaux sociaux n’étaient pas les bienvenus [à bord!]. Subitement, ils sont devenus importants pour combler le vide.

On nous dira peut-être que ce n’est pas en faisant le plein d’un autobus de campagne pour journalistes qu’un parti s’assurera d’une « victoire médiatique », certainement pas. Mais alors, pourquoi pleurnicher à la recherche de « personnalités du web » aujourd’hui si la couverture journalistique ou médiatique n’a pas d’impact en période électorale?

Il ne faut pas se méprendre. Derrière les « discours populaires » d’un parti comme Québec solidaire, qui cherche à rallier le plus de monde possible épousant ses idéaux de gauche anticapitaliste, se cachent beaucoup de non-dits, de petits calculs de politicien moins habiles.

On a recours à la « masse populaire » quand on est en « danger ». Mais quand tout va pour le meilleur des mondes, on les ignore. En réalité, cette manière de vouloir « recruter » des gens [de partout] pour parler de vous nous renvoi à l’image d’une formation politique moins préparer à gouverner plus de huit millions de Québécois selon les valeurs qu’elle prétend défendre. Quand on est « Solidaire », il faut l’être sur toute la ligne sans tricherie.

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