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Santé

Maladie d’Alzheimer : un mode de vie sain pour contrebalancer les risques environnementaux et génétiques associés

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La Conférence internationale de l’Alzheimer’s Association de 2019 à Los Angeles; un nombre record de chercheurs et de scientifiques rapporte de nouvelles avancées dans la quête visant à mieux prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer. (PRNewsfoto/Alzheimer's Association)

Une étude présentée dans le cadre de la Conférence internationale de l’Alzheimer’s Association (AAIC) de 2019 à Los Angeles suggère que l’adoption de multiples habitudes de vie saines apporte de nombreux bienfaits pour la santé du cerveau et peut contrebalancer les risques environnementaux et génétiques associés à la maladie d’Alzheimer et à d’autres troubles cognitifs.

Ces rapports font partie des plus prometteurs et des plus optimistes parmi un nombre record d’études scientifiques présentées lors de la conférence. Diverses approches sont utilisées pour établir les causes, la progression, des facteurs de risque, les traitements et la prévention de la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cognitifs.

L’incidence du mode de vie peut contrebalancer le risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer

Une nouvelle étude présentée lors de l’AAIC 2019 suggère que l’adoption de multiples habitudes de vie saines, comme un régime alimentaire santé, l’absence de tabagisme, la pratique régulière d’activité physique ainsi que la stimulation cognitive pourrait réduire le risque de manifestation de déclin cognitif et de démence. Une étude souligne que les participants ayant adopté quatre ou cinq facteurs de vie à faible risque sont 60 % moins à risque d’être atteints de démence attribuable à la maladie d’Alzheimer que les participants n’ayant adopté qu’un ou aucun des facteurs à faible risque.

La pollution atmosphérique augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer

Deux études ont démontré que la mise en œuvre de changements d’habitudes de vie peut potentiellement contrebalancer le risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer. Dans un rapport, des chercheurs ont montré que les participants présentant un risque génétique élevé de développer la maladie d’Alzheimer et qui ont des habitudes de vie « favorables » sont 32 % moins à risque d’être atteints de démence, indépendamment de la cause de celle-ci, que ceux ayant des habitudes de vie « défavorables ». 

L’AAIC est le forum annuel par excellence pour présenter les plus récents travaux de recherche portant sur la maladie d’Alzheimer et la démence et pour discuter de ceux-ci.

Un autre rapport confirme que le fait d’habiter dans un endroit où la pollution atmosphérique est importante augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cognitifs. Toutefois, celui-ci conclut aussi que les femmes plus âgées ayant une capacité cognitive résiduelle plus importante, déterminée selon une évaluation chiffrée des fonctions cognitives, le nombre d’années de scolarité, la nature de l’emploi et l’activité physique, présentent un risque environnemental accru de seulement 21 % alors que celui-ci s’établit à 113 % chez celles ayant une faible capacité cognitive résiduelle.

Des marqueurs sanguins pouvant améliorer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer

Des données présentées lors de l’AAIC 2019 ont également fait état des progrès attribuables aux méthodes sanguines visant à évaluer les marqueurs de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives, comme des variantes anormales de la protéine amyloïde, qui joue un rôle important dans la maladie d’Alzheimer, de même que la protéine alpha-synucléine (démence avec corps de Lewy) et les faisceaux de neurofilaments (destruction de neurones d’ordre général).

La progression, la résilience et le risque d’apparition de la maladie d’Alzheimer diffèrent selon le sexe

Une étude présentée dans le cadre de l’AAIC 2019 a aussi établi plusieurs différences entre les hommes et les femmes relativement à la biologie, à la progression et au risque d’apparition de la maladie d’Alzheimer. Quatre études ont rapporté des différences sexospécifiques qui pourraient permettre d’établir des profils de risque précis et de mieux comprendre pourquoi la majorité des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont des femmes.

Accueillant le monde entier pour découvrir les percées de la science cognitive, l’AAIC 2019 a rassemblé environ 6 000 experts et chercheurs de premier plan venus de partout sur la planète, offrant plus de 3 400 présentations scientifiques.

Plus de détails : => AAIC® 2019

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Santé

De la survie à la réussite, un outil gratuit pour aider les étudiants à améliorer leur bien-être mental

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L’organisme Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale, financé par la Canada Vie, a lancé mercredi un nouvel outil gratuit appelé De la survie à la réussite, qui vise à améliorer le bien-être mental des étudiants de niveau postsecondaire. 

L’outil, qui arrive à point pour la session d’automne, a été conçu à partir de recherches universitaires, revues par des pairs. De plus, l’Université Queen’s l’a testé auprès d’un bassin d’étudiants dans le cadre d’un projet pilote en 2019.

Le projet pilote de l’Université Queen’s indique que l’outil pourrait mener à une réduction des émotions négatives (comme celles liées au stress) allant jusqu’à 11 %.

« Qu’ils soient nouveaux ou anciens, les étudiants de niveau collégial ou universitaire peuvent éprouver beaucoup de stress. En effet, ils doivent respecter les délais fixés par leurs professeurs et gérer les pressions sociales, sans pour autant négliger leurs responsabilités en dehors des salles de cours. Certains étudient à des kilomètres de chez eux, donc bien loin de leur réseau d’aide habituel. Cela dit, si un étudiant conçoit un plan pour faire face aux situations stressantes, il peut réussir et s’épanouir à l’université plutôt que de toujours survivre et s’en tirer de justesse », a expliqué Mary Ann Baynton, directrice des programmes de l’organisme Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale, une initiative de la Canada Vie

« La résilience, c’est de s’adapter au stress et de parvenir à s’en remettre. Grâce à l’outil De la survie à la réussite, les étudiants peuvent développer cette qualité. Celui-ci les aide à reconnaître les facteurs de stress dans leur vie, mais aussi leurs forces. Il leur permet ensuite d’élaborer une stratégie d’adaptation pour traverser les moments difficiles. » – Mary Ann Baynton

L’outil a d’abord été examiné par l’Université McMaster en 2017. Les commentaires reçus suite à cette étude ont permis de le peaufiner. En 2019, dans le cadre d’une étude d’évaluation menée par l’Université Queen’s, 133 étudiants ont testé l’outil, puis transmis leur opinion en répondant à un sondage. 

133 étudiants ont testé l’outil : De la survie à la réussite

Les résultats indiquent que l’outil aide à diminuer les émotions négatives : les participants ont rapporté une réduction de leur état de stress allant jusqu’à 11 % dans certains cas; ils ont aussi mentionné une diminution du sentiment de désespoir et de l’état dépressif.

Chaque étudiant peut utiliser l’outil de son propre chef. On peut aussi s’en servir dans le contexte d’une salle de classe de niveau postsecondaire. D’ailleurs, l’organisme Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale offrira du soutien aux établissements postsecondaires qui désirent se servir de l’outil pour favoriser le mieux-être des étudiants, ou lors de séances d’orientation. Nous planifions lancer une version numérique interactive de l’outil en 2020.

Les enseignants, les professionnels de la santé et du mieux-être, les parents ainsi que les étudiants peuvent accéder à l’outil gratuit De la survie à la réussite directement en ligne. Notez que dans le site Web Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale, il y a également beaucoup d’autres outils et ressources fondés sur des données probantes et portant sur divers sujets qui visent à améliorer la santé mentale. Il est aussi possible de s’abonner à nos bulletins afin de recevoir des conseils en matière de bien-être mental.

Source : Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale

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Santé

Québec : Examen de la vue gratuit pour tous les enfants de l’éducation préscolaire

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Québec a annoncé ce jeudi, 15 août, l’octroi d’une aide financière de plus de 15 M$ sur trois ans à la Fondation des maladies de l’œil pour la réalisation du projet À l’école de la vue.

Le projet À l’école de la vue, mené par la Fondation des maladies de l’œil, vise à faires des dépistage gratuits des troubles visuels par des optométristes à tous les enfants de l’éducation préscolaire (maternelle 4 et 5 ans), incluant ceux situés en régions éloignées.

Il a aussi pour objectif de réaliser des campagnes de sensibilisation s’adressant aux parents d’enfants de 3 à 5 ans soulignant l’importance d’un examen de la vue avant l’entrée à l’école.

À ce propos, Dr Langis Michaud, optométriste et professeur titulaire de l’École d’optométrie de l’Université de Montréal, a indiqué qu’environ 20 %, soit un enfant sur cinq, consulte un optométriste avant son entrée à l’école.

Jean‑François Roberge, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, a rappelé qu’un trouble visuel peut restreindre grandement la réussite éducative d’un jeune enfant.

Grâce À l’école de la vue, tous les enfants de la maternelle se verront offrir un dépistage des troubles visuels dans leur école. Pour la prochaine année scolaire, plus de 1 000 écoles ont confirmé leur participation au projet. Les journées de dépistage débuteront dès la 3e semaine de septembre.

À savoir : Au cours des treize dernières années, la Fondation des maladies de l’œil, par le concours de son programme jeunesse, a offert un dépistage visuel à plus de 30 000 enfants âgés de 5 à 12 ans dans les écoles primaires du Québec situées en milieu défavorisé.

Lire aussi : PAB : un programme de bourses instauré par Québec pour les préposés aux bénéficiaires

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États-Unis

Tueries de masse : l’INSPQ dévoile une “trousse” pour un traitement médiatique moins néfaste

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Au moment où les yeux sont tournés vers les deux tueries de masse survenues en moins de 24 heures aux États-Unis au cours du weekend dernier, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) met de l’avant sa trousse qui offre des pistes aux professionnels des médias de l’information, pour la couverture de ces événements.

Le traitement médiatique des tueries de masse constitue un processus délicat, mais nécessaire pour toutes citoyennes et tous citoyens ayant droit à une information de qualité. Toutefois, force est de reconnaître que la ligne est mince entre le partage de l’information et la médiatisation détaillée, répétée et en continu de ces homicides. 

« Or, les études démontrent que cette dernière peut occasionner, entre autres, des conséquences négatives pour la santé des individus et des communautés, y compris celle des journalistes affectés à la couverture de ce genre de nouvelles. » – INSPQ

Avec la trousse en question, l’INSPQ souhaite rendre disponible de l’information sur différents aspects des tueries de masse et de leur traitement médiatique : définition du concept, ampleur, mesures préventives existantes et enjeux de santé publique associés à la couverture médiatique de ces crimes, etc.  

La trousse sur la couverture médiatiques des tueries de masse vise à :

  • Décrire, d’un point de vue de santé publique, certains aspects importants de la problématique des tueries de masse : définition du concept, ampleur, mesures préventives existantes et enjeux de santé publique associés à la couverture médiatique de ces évènements.
  • Rendre compte des conséquences pour la santé que peut avoir la médiatisation des tueries de masse.
  • Émettre des pistes visant à soutenir une couverture adéquate des tueries de masse afin de contrer, ou du moins atténuer, les effets négatifs potentiels de la médiatisation de ces évènements sur la santé.

L’objectif de cet outil est de contrer, ou du moins, atténuer les conséquences négatives liées au traitement des tueries de masse. Le but ultime étant de limiter les risques de contagion et d’imitation, tout en évitant de stigmatiser certains pans de la population et d’attiser les sentiments d’insécurité au sein des communautés. 

La trousse est accessible en ligne ainsi qu’en format PDF à l’adresse Web suivante : www.inspq.qc.ca/tueries-de-masse-et-traitement-mediatique.

Source : Institut national de santé publique du Québec

À lire : Appel de Christchurch : nouvelle guerre contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne

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