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Malnutrition et pollution : Vers une « Convention-cadre sur les systèmes alimentaires » ?

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Une récente étude, réalisée par 26 chercheurs, de 14 pays, a révélé les liens entre les industries du Big Food, les changements climatiques et les problèmes liés à la malnutrition. La recherche propose aussi une solution politique afin de cadrer le secteur des grandes industries alimentaires.

L’obésité et la pénurie alimentaire ne sont pas seulement les reflets d’une répartition inégale des ressources dans le monde.

Selon une grande recherche scientifique, menée notamment par des experts de l’université d’Auckland (Nouvelle-Zélande), de l’université George Washington (Etats-Unis) et de l’ONG World Obesity Federation, les problèmes liés à la malnutrition et la hausse des émissions des gaz à effets de serre sont causés par le système économique des grandes multinationales de l’alimentaire.

L’étude a été publiée par la revue médicale britannique The Lancet, ce lundi, 28 janvier.

« De nos jours, l’économie nous pousse à surproduire et à surconsommer, ce qui entraîne l’obésité et les changements climatiques », explique Corinna Hawkes, professeure de l’University of London et auteure principale de l’étude. En parallèle, des millions de personnes souffrent de dénutrition parce qu’ils n’ont pas accès à la nourriture. « C’est un système bancal qui repose sur un modèle économique désuet », constate la professeure.

Considérer la malnutrition comme le tabac

Concernant les problèmes environnementaux causés par l’industrie alimentaire, l’étude a pointé les pratiques agricoles et les transports polluants, en citant aussi l’empreinte écologique de l’élevage industriel.

Le rapport veut surtout mettre l’accent sur l’urgence d’agir face aux dégâts climatiques et les problèmes de santé liés à la malnutrition. Il comporte aussi des recommandations politiques de santé publique qui permettent de cadrer ces entreprises.

En effet, les chercheurs ont proposé de créer une « Convention-cadre sur les systèmes alimentaires », à l’instar de la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLA). En outre, cette convention aura pour but d’éviter la production d’aliments néfastes.

« Nous avons besoin de décideurs et de dirigeants du secteur privé perspicaces pour instaurer des solutions de développement durable et promouvoir une saine alimentation », déclare Mme Hawkes.

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Lire aussi : Marie Chantal Chassé : pourquoi Legault a renvoyé la ministre de l’Environnement ?

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Boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, Santé Canada met de l’ordre pour limiter les dégâts!

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Un an après la mort par noyade de la jeune Athéna Gervais, suite à une consommation excessive de FCKD UP [boisson sucrée alcoolisée contenant 11,9 % d’alcool], Santé Canada a décidé de limiter la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles. Un nouveau règlement est immédiatement entré en vigueur ce jeudi 23 mai 2019.

Fin de règne des boissons sucrées à haute teneur en alcool! Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui un nouveau règlement qui limite la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en contenants à portion individuelle.

Ce règlement, a-t-on appris, a pour but de protéger les Canadiens, surtout les jeunes, contre les risques immédiats associés à ces boissons, notamment la surconsommation non intentionnelle et l’intoxication aiguë à l’alcool. « Étant donné la gravité du risque, ce règlement entre en vigueur immédiatement, et il n’y aura aucune période de transition », a déclaré Ginette Petitpas.

Passer à l’action pour aider à protéger les Canadiens!

Santé Canada révèle que les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, qui forment une nouvelle classe de boissons en pleine croissance au Canada, présentent un risque pour la santé des Canadiens, en particulier les jeunes, qui va en augmentant.

À lire : Décès d’Athéna Gervais : « Jeunesse sacrifiée et femmes ciblées » au Québec ?

Ces boissons ont une forte teneur en alcool, et un contenant à portion individuelle peut équivaloir à jusqu’à quatre verres standard. Elles sont souvent très sucrées; il est donc très facile pour les gens, surtout les jeunes, de consommer sans le vouloir de grandes quantités d’alcool dans un laps de temps très court, ce qui peut causer des méfaits graves liés à l’alcool.

« Au Canada, les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ont causé de nombreuses hospitalisations et au moins deux décès depuis un an et demi. C’est tout à fait tragique. »

– Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé

Au dire de la ministre Taylor, Santé Canada est passé à l’action pour « aider à protéger les Canadiens », en particulier les jeunes, contre la surconsommation non intentionnelle d’alcool car, prévient-elle, une consommation excessive d’alcool peut causer des méfaits liés à l’alcool, y compris l’intoxication alcoolique aiguë et la mort.

Boissons alcoolisées : mise en garde aux femmes et aux hommes!

Selon le nouveau règlement, la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ne doit pas dépasser 25,6 mL (l’équivalent de 1,5 verre standard) si leur contenant a un volume de 1 000 mL ou moins.

De nombreuses autres boissons alcoolisées offertes en portions individuelles sur le marché, comme les panachés et la bière, sont vendues dans des contenants de 1 à 1,5 verre standard. Le standard de consommation de 1,5 verre par jour est en dessous des limites recommandées pour les femmes et la consommation de deux portions reste toujours conforme aux recommandations lors des occasions spéciales, soit 3 boissons.  Ces quantités sont conformes aux  Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada selon lesquelles les femmes ne devraient pas consommer plus de deux verres standard par jour et les hommes, plus de trois.

À lire aussi : Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Pour rappel, Santé Canada a mené des consultations sur le projet de règlement du 22 décembre 2018 au 5 février 2019. Au total, 60 commentaires ont été soumis par la population (28), des organismes gouvernementaux (17), des acteurs du domaine de la santé (9) et des acteurs de l’industrie (6).

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La guerre contre les opioïdes : Interdiction de nouvelles substances

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Santé Canada a annoncé ce mercredi, 15 mai, que de nouveaux produits chimiques sont désormais interdits d’importation et d’usage. Cette nouvelle réglementation rentre dans le cadre de la lutte contre la production et la vente des opioïdes au pays.

Les forces de l’ordre peuvent désormais empêcher la circulation et l’usage des précurseurs chimiques, comme le benzylfentanyl, les dérivés et les analogues de la 4-anilino-N-phénéthylpipéridine (ANPP) et le norfentanyl.

Plus précisément, les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada et d’autres organismes d’application de la loi peuvent maintenant retenir et saisir ces substances chimiques pour empêcher qu’elles entrent au Canada.

Production de fentanyls et d’ecstasy

Auparavant ces substances, qui permettent de produire illégalement des fentanyls et des amphétamines comme la méthamphétamine et la MDMA (communément appelée « ecstasy »), n’étaient pas sujettes à la réglementation par le LRCDAS (Loi réglementant certaines drogues et autres substances). Les douaniers n’avaient pas le droit d’empêcher leurs passages aux frontières.

 » Il demeure essentiel et prioritaire de perturber encore davantage la chaîne d’approvisionnement en opioïdes et des produits chimiques précurseurs utilisés pour leur fabrication pour faire cesser les surdoses au Canada et aider les Canadiens à vivre en bonne santé et en toute sécurité. »

Bill Blair, ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé.

Les nouvelles mesures serviront à limiter les dégâts d’un fléau qui frappe aux quatre coins du monde.

Au Canada, de janvier 2016 à septembre 2018, les opioïdes ont coûté la vie à 10 337 personnes.

« Depuis 2017, près des trois quarts des décès liés aux opioïdes mettaient en cause du fentanyl ou ses analogues », précise le communiqué de Santé Canada. « Cette crise est aussi complexe que tragique », a décrit Ginette Petitpas Taylor, la ministre de la Santé.

Lire aussi : La consommation de tabac et de drogues a bondi au Canada

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Canada : Le surpoids sera la deuxième cause principale du cancer après le tabagisme

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Une étude canadienne inédite a montré que l’excès de poids deviendra la deuxième cause principale du cancer après le tabagisme au Canada.

L’étude s’intitule « Risque attribuable du cancer chez la population canadienne » et a été publiée par Preventive Medicine ce mardi, 7 mai.

Elle a été menée par la Société canadienne du cancer (SCC) en collaboration avec une équipe pancanadienne d’experts.

Première dans son genre au pays, l’étude a conclu qu’en l’absence de changement, l’excès de poids deviendra la deuxième principale cause évitable du cancer après le tabagisme au Canada.

Christine Friedenreich, chercheuse principale de l’étude, directrice scientifique du Département d’épidémiologie du cancer et de la recherche sur la prévention des Services de santé de l’Alberta, a précisé que les résultats de l’étude « façonneront la conception de programmes, influenceront les comportements et contribueront au plaidoyer pour de nouvelles politiques et de nouveaux programmes visant à réduire le fardeau évitable du cancer au Canada. »

Des chiffres alarmants sur les liens entre le surpoids et le cancer

Les chiffres dévoilés sont significatifs et mettent en exergue l’urgence d’agir et de militer contre ce fléau. Ils indiquent que, d’ici 2042, le nombre de cas de cancer dus à l’excès de poids triplera presque, passant de 7200 à 21 000.

Il convient de savoir aussi qu’un Canadien adulte sur deux présente un excès de poids, ce qui accroît le risque d’au moins 13 types de cancer différents, dont le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer de l’endomètre et le cancer de l’œsophage.

Aussi, de nos jours, les cinq principales causes évitables de cancer sont le tabagisme, l’inactivité physique, l’excès de poids, la faible consommation de fruits et le soleil.

En conclusion, l’étude a permis d’estimer que, si nous n’agissons pas maintenant, près de 60 % de cas de cancer additionnels seront dus à des causes évitables d’ici 2042.

Lire aussi : Québec : le travail et les études causent des problèmes de santé mentale

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