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MarieChantal Chassé : pourquoi Legault a renvoyé la ministre de l’Environnement ?

Baba-Idriss FOFANA

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Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé le remplacement de la ministre de l’Environnement, MarieChantal Chassé, par Benoit Charette, 42 ans, député caquiste de Deux-Montagnes depuis 2014.

Trois mois après sa nomination en qualité de ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, MarieChantal Chassé a été démise de ses fonctions. « Je vous annonce aujourd’hui un ajustement au Conseil des ministres. Le député de Deux-Montagnes, Benoit Charette, va maintenant être le ministre de l’environnement et de la lutte contre les Changements climatiques », a annoncé le premier ministre Legault, mardi 8 janvier, lors d’un point de presse.

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Mme Chassé a fait son entrée en politique en arrachant la circonscription de Châteauguay à l’ex-ministre libéral Pierre Moreau lors des élections du 1er octobre 2018, sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ), un parti qui a remporté [avec une majorité] pour la première fois des élections générales dans la province. L’élue semblait avoir des difficultés dans ses relation avec les médias au sein du gouvernement formé par la CAQ.

« C’était un peu plus difficile pour MarieChantal Chassé »

« Comme vous le savez, au mois d’octobre dernier, j’avais nommé plusieurs ministres qui n’avaient pas d’expérience en politique. (..) Je pense honnêtement, quand on regarde les ministres que j’ai nommé, c’est un succès. Les gens sont satisfaits et les nouveaux venus se débrouillent très bien. Mais c’était un peu plus difficile pour une des ministres, MarieChantal Chassé », a déclaré M. Legault.

Visiblement, les propos du premier ministre laissent croire que MarieChantal Chassé, n’était pas à la hauteur des attentes d’un « gouvernement qui a le cœur à la bonne place, mais les deux pieds sur terre ».

Cela a valu à François Legault de renvoyer de son gouvernement celle qui est présentée sur le site internet de la CAQ comme étant une cheffe d’entreprise chevronnée, détentrice d’un baccalauréat en ingénierie et d’une certification d’administratrice de sociétés, cumulant plus de 25 ans d’expérience en ingénierie, dont 20 ans dans l’industrie aéronautique. « (..) Je pense que c’était un souhait du côté de plusieurs Québécois d’avoir une nouvelle donne politique, avec de nouveaux visages », s’est justifié le chef du gouvernement, qui fait de plus en plus face à la pression des défenseurs du climat.

COP24 : Quand Ghazal doutait de Chassé!

Désormais ex-ministre, MarieChantal Chassé se souviendra certainement d’avoir conduit l’importante délégation du Québec lors de la 24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CdP24 – COP24), qui s’est tenue à Katowice, en Pologne, du 3 au 14 décembre 2018. C’est d’ailleurs à l’issue de cette rencontre planétaire que Mme Chassé a été sévèrement critiquée par l’envoyée de Québec solidaire à la COP 24.

À lire aussi : Bilan de la COP24 : opposition et gouvernement divisés au Québec

De retour au Québec, l’envoyée du premier ministre Legault se réjouissait d’avoir pu faire rayonner l’expertise des entreprises québécoises et du Québec en matière de tarification du carbone, d’électrification des transports, de technologies propres et de coopération climatique internationale etc.

Et pourtant, la députée de Mercier, Ruba Ghazal, a laissé entendre que « Mme Chassé est passée en coup de vent à la COP24 », allant jusqu’à à « douter que la ministre de l’Environnement ait vraiment reçu le mandat du premier ministre » de réaliser un plan de transition énergétique. « Ce ne serait pas la première ministre de l’Environnement à manquer de marge de manœuvre… c’est un problème chronique », avait enfoncé Mme Ghazal, porte-parole de Québec solidaire en matière de transition économique et écologique.

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Qu’à cela ne tienne! Après le départ subite de MarieChantal Chassé du gouvernement, rien ne présage que la question climatique redeviendra une priorité de François Legault, même si la décision du premier ministre a été applaudie, au passage, par Greenpeace Canada.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Enfants : Québec prendra en charge la prévention et le traitement des séquelles buccodentaires

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Un programme visant une prise en charge optimale des enfants qui ont survécu à un cancer et qui vivent avec des séquelles buccodentaires verra le jour sous peu au Québec. L’annonce a été faite, vendredi 18 janvier, par la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Au Québec, près de 300 enfants reçoivent un diagnostic de cancer chaque année. Santé Québec estime que jusqu’à 15 % d’entre eux pourraient développer des séquelles buccodentaires complexes, qui nécessitent des traitements échelonnés sur plusieurs années, et que jusqu’à 35 % pourraient développer des séquelles buccodentaires moins complexes nécessitant des soins mineurs à modérés. Des soins dentaires préventifs peuvent aussi être requis pour les patients dont les dents et la mâchoire ont pu être atteintes par les traitements contre le cancer.

Cancer pédiatrique et séquelles buccodentaires

« Dans les trente dernières années, le taux de survie jusqu’à cinq ans des enfants atteints de cancer a progressé de façon spectaculaire. Il s’agit d’une excellente nouvelle. Toutefois, une proportion importante des enfants qui ont eu un cancer pédiatrique sont à risque d’avoir à vivre avec des séquelles buccodentaires. La mise en place de ce programme apportera une lueur d’espoir additionnelle à toutes les personnes, tant les enfants que leurs proches », a annoncé vendredi Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux.

Selon Mme McCann, il s’agit d’une mesure concrète qui vient augmenter l’accès à des soins et à des services de qualité pour la population du Québec, et plus particulièrement pour les petits survivants de cancers. La création du nouveau programme fait suite aux recommandations du Comité de travail sur la prise en charge des séquelles buccodentaires des survivants de cancers pédiatriques, mis en place par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

« Les paramètres du programme seront précisés d’ici le 1er avril 2019, incluant la nature des services couverts, les critères d’admissibilité et les modalités de fonctionnement et de remboursement. Sa gestion sera assurée par le MSSS en collaboration avec les établissements pédiatriques du réseau de cancérologie du Québec. »

– Ministère de la Santé et des Services sociaux 

Rappelons qu’à la suite d’un diagnostic de cancer, les traitements de chimiothérapie, de radiothérapie et les chirurgies, lorsqu’ils sont effectués dans une période critique du développement buccofacial, peuvent avoir des conséquences graves sur la croissance faciale et sur la santé buccodentaire future de l’enfant.

À lire aussi : 620 000 enfants et assistés sociaux privés de soins dentaires gratuits au Québec ?

À l’heure actuelle, les soins buccodentaires requis pour pallier ces problèmes demeurent aux frais du patient ou de leur famille. Avec la mise en place prochaine du nouveau programme, les enfants qui ont des séquelles buccodentaires auront donc dorénavant accès gratuitement aux services buccodentaires requis. Des services préventifs seront également couverts.

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Burkina Faso : le Canada « choqué » par la mort de Kirk Woodman

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Les autorités canadiennes ont appris avec « effroi », jeudi 17 janvier, la mort de Kirk Woodman. Le Canadien originaire d’Halifax qui avait été kidnappé par un groupe armé, mardi 15 janvier, a été retrouvé le corps criblé de balles au Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest.

Au nom du gouvernement, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a dit que le Canada est « consterné et profondément attristé » que Kirk Woodman, qui avait été enlevé le 15 janvier 2019, ait été tué au Burkina Faso. « Nous offrons nos sincères condoléances à la famille de M. Woodman en cette période extrêmement difficile », a déclaré jeudi 17 janvier Mme Freeland.

Une « période extrêmement difficile »

Selon le ministère burkinabé de la Sécurité, le corps de Kirk Woodman a été retrouvé mercredi 16 janvier, criblé de balles, dans la province d’Oudalan, non loin de la frontière entre le Burkina-Faso et le Niger. Il a ensuite été conduit à Gorom-Gorom avant d’être acheminé à la morgue de l’hôpital de Dori.

« Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de M. Woodman. C’est une période éprouvante et extrêmement douloureuse pour eux et ils bénéficient du soutien inconditionnel du Canada. Alors qu’ils pleurent cette tragédie, nous demandons que leur vie privée soit respectée. »

– Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères

En attendant, le Canada a condamné les responsables de ce crime odieux. « Nous travaillons avec le gouvernement du Burkina Faso et d’autres partenaires internationaux afin de rechercher les responsables et les traduire en justice », a indiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères, tout en soulignant que « la priorité du gouvernement [canadien] est la sécurité et la protection des Canadiens ».

Kirk Woodman a passé 20 ans de sa vie en Afrique de l’Ouest

Pour rappel, Kirk Woodman était un employé de la société minière canadienne Progress Minerals. « M. Woodman était un géologue hautement respecté, dont la carrière s’est étendue sur 30 ans, dont 20 ans en Afrique de l’Ouest », a commenté le patron de Progress Minerals, Adam Spencer, dans un communiqué.

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Commission scolaire English-Montréal, « que la lumière soit faite » sur les allégations

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La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) fait l’objet d’une « grosse » enquête ministérielle sur plusieurs allégations portant notamment sur la gestion des ressources matérielles et humaines ainsi que le climat organisationnel à la CSEM.

C’est la plus importante commission scolaire anglophone du Québec. La CSEM, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, compte 77 écoles et centres de formation pour 44 000 élèves. Afin de dresser un portrait objectif et complet des nombreuses allégations portées à la connaissance du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur concernant la gouvernance et la gestion des ressources à la Commission scolaire English-Montréal au cours des dernières années, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, s’est « rapidement » saisi du dossier.

Des « allégations préoccupantes » selon le ministre Roberge

Dans une lettre en date du 15 janvier 2019 et adressée à la Sous-ministre de l’Éducation, le ministre Jean-François Roberge a autorisé l’équipe des enquêtes ministérielles et réseaux du Ministère à mener une enquête à la CSEM sur les situations rapportées. Celles-ci touchent notamment la gestion des ressources matérielles et des ressources humaines ainsi que le climat organisationnel. « Les allégations portées à l’attention du ministère dans les dernières années à propos de la gouvernance et de la gestion des ressources dans ce dossier sont préoccupantes », s’est inquiété M. Roberge.

Cette enquête administrative, déclenchée en vertu des articles 478.3 et 478.4 de la Loi sur l’instruction publique, a pour objectif de dresser un portrait de la situation et de déterminer les actions à prendre, le cas échéant.

Contrairement au gouvernement précédent, le nouveau ministre de l’Éducation dit vouloir agir sans attendre pour nous assurer que les institutions publiques québécoises soient gouvernées et administrées de façon saine et selon les règles d’éthique. « Nous nous devons d’agir rapidement dans l’intérêt de la CSEM et, par conséquent, des élèves, de leurs parents et des membres du personnel », fait valoir Jean-François Roberge, tout en tenant à « maintenir les liens de confiance » qui existent entre la CSEM et la communauté.

Fin des enquêtes au plus tard le 10 septembre 2019

Même si un travail remarquable se fait auprès des élèves de la Commission scolaire English-Montréal, souligne le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, « il serait dommage qu’il soit entaché par des actes qui ne sont pas acceptables sur le plan de l’éthique ».

À en croire la lettre du ministre, les travaux d’enquête doivent prendre fin au plus tard le 10 septembre 2019 et avoir fait l’objet d’un rapport complet à cette date. « De plus, je demande à obtenir un rapport préliminaire des travaux accomplis au plus tard le 3 juin 2019. Par ailleurs, je demande à ce que l’on porte à mon attention immédiate tout constat qui pourrait exiger, dans les circonstances, qu’une mesure soit prise avant la fin des travaux », s’est voulu on ne peut plus clair le ministre Roberge dans sa lettre.

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