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Mascouche : Centre communautaire Essalam, un modèle de vivre ensemble dans la diversité

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit photo: Facebook Mathieu Lemay - Député de Masson

Dans le cadre du « Aïd El Idh’ha », le Centre communautaire Essalam (CCE) a organisé l’une des plus grandes rencontres entre les citoyens de la MRC Les Moulins, à Mascouche, le samedi 9 septembre, entre l’hôtel de Ville et l’Église St-Henri. Un rassemblement qui prend tout son sens, dans un contexte particulier, dans la province du Québec.

Vivre ensemble, dans la diversité, malgré « nos différences ». Cela est une réalité qui se concrétise à Mascouche : Une ville du Québec – dont la population est estimée à 45 000 – située dans la MRC Les Moulins, dans la région de Lanaudière, qui a vu naître le Centre communautaire Essalam (CCE), il y a presque deux ans.

Ceux qui croyaient que les Mascouchois et Mascouchoises étaient partis pour une « guerre sans merci », suite à une procédure de révocation du permis du CCE, enclanchée en juin 2016, doivent déchanter. Pour preuve, la fête du « Aïd El Idh’ha », que les responsables du Centre ont organisé le samedi 9 septembre 2017, n’était pas que l’affaire des Musulmans. Au contraire, l’événement a rassemblé toutes les couches de la population de la région. Ce n’est pas le curé des paroisses Saint-Henri et Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, Éric Généreux ; et le Maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, qui diront le contraire.

« Travaillons tous ensemble, ça va être un succès pour l’avenir »

Crédit Photo: Inès Cherbib

En acceptant l’invitation des organisateurs de cette fête musulmane, aux côtés du député de Masson, Mathieu Lemay, des représentants de la GRC, l’Armée canadienne et les Pompiers de la localité, ils ont voulu démontrer que « la division et la haine n’ont pas leur place sur leur territoire », quel que soit la race ou la religion de l’autre. « On est très content de l’événement. On est une belle communauté. Travaillons tous ensemble, ça va être un succès pour l’avenir », a fait valoir Guillaume Tremblay, Maire de Mascouche.

Tout comme lui, la responsable des Communications et des Projets du CCE, Inès Cherbib, reconnaît que le Centre communautaire a été l’objet de polémique, à un moment donné. Un contexte houleux qui, selon Mme Cherbib, [qui est également porte-parole du Centre] doit relever du passé à travers cette fête : On a été dans un contexte houleux avec beaucoup de polémiques autour du centre. On organise cet événement pour dire que la page est tournée, que notre communauté veut vivre et collaborer avec tout le monde, y compris les organisations et institutions qui opèrent sur le territoire de la MRC Les Moulins.

« Notre communauté veut vivre et collaborer avec tout le monde »

Crédit Photo: Inès Cherbib

Si l’objectif premier visé par les organisateurs de cette fête est de « rapprocher la communauté musulmane de sa MRC et de ses concitoyens », « promouvoir le vivre-ensemble et l’échange », il en va de soi que cela ne peut se faire que par des discours. Et, c’est justement pour cela qu’il y avait du divertissement, des animations pour enfants, un match de soccer etc. pour donner plus de sens à cette « cohésion sociale » qui doit désormais guider les uns et les autres.

Affiche événement CCE

Faut-il le souligner, depuis l’attentat sanglant contre la mosquée de Québec, en janvier 2017, qui a fait plusieurs morts, on a assisté à la montée d’actes racistes et haineux à l’endroit de communauté musulmane dans plusieurs localités de la province. Cette rencontre qui vient de se tenir à Mascouche, entre toutes les communautés, au-delà de certains bras de fer, à l’occasion du « Aïd El Idh’ha » devrait faire tâche d’huile dans tout le Québec. Car, comme le dit l’écrivain-poète français Antoine de Saint-Exupéry: « Nos différences loin de nous léser doivent nous enrichir ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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