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Éducation

Maternelle 4 ans au Québec ? la majorité des parents préfèrent plutôt le CPE selon un sondage

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Un sondage Léger réalisé pour le compte de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) démontre que le CPE demeure le choix de prédilection d’une proportion significative de parents. À coût et accès égal, 49 % des parents disent préférer le CPE pour leur enfant de 4 ans, contre 19 % qui affirment préférer la maternelle pour les 4 ans.

Cette préférence s’exprime aussi pour les enfants âgés entre 1 et 3 ans : cinquante et un pour cent (51 %) des parents préfèrent le CPE (Centre de la petite enfance) à tous les autres types de services éducatifs pour leur enfant âgé entre 1 et 3 ans. Pour voir un résumé des résultats du sondage des préférences en terme de services de garde éducatifs à l’enfance, cliquez ici.

Par ailleurs, l’AQCPE souligne que 51 % des parents considèrent que le CPE représente ou incarne le mieux la qualité, contre 6 % pour les maternelles 4 ans. « Le gouvernement doit prendre acte de ces résultats, a affirmé Geneviève Bélisle, directrice générale de l’AQCPE.

La liberté de choix des parents

D’après Mme Bélisle, le gouvernement Legault s’appuie sur la liberté de choix des parents pour justifier sa décision d’offrir la maternelle 4 ans partout sur le territoire, de façon universelle. « Or, déplore-t-elle, ce choix ne pourra s’exercer si on ne poursuit pas le développement du réseau des CPE. On constate des résultats du sondage que le seul obstacle à la fréquentation d’un CPE est le manque de places ».

« L’urgence d’agir pour assurer la réussite de tous les enfants »

Photo: Radio-Canada / Maxime Corneau

Si l’on en croit la directrice générale de l’AQCPE, « les CPE ont fait leurs preuves » raison pour laquelle les parents veulent en majorité y envoyer leurs enfants. « Comme le premier ministre, nous ressentons l’urgence d’agir pour assurer la réussite de tous les enfants. Mais on ne doit pas confondre l’objectif et le moyen », soutient Geneviève Bélisle, tout en demandant au premier ministre François Legault de « reconnaître que le mur à mur n’est pas la solution à privilégier ».

L’Éducation où l’importance de connaître le choix des familles!

En l’absence de données fiables sur le choix des parents, l’AQCPE dit avoir pris l’initiative de commander ce sondage. Selon l’association, le gouvernement avait l’habitude de demander à l’Institut de la statistique du Québec de mener l’Enquête sur l’utilisation, les besoins et les préférences des familles en matière de services de garde qui permettait de dresser un portrait de la proportion d’enfants qui fréquentent un service éducatif à la petite enfance et les types de milieux fréquentés. Toutefois, se conforte l’AQCPE, la dernière enquête du genre remonte à 2009.

À lire aussi : Taxe scolaire : un taux unique et plus bas au Québec à quel prix ?

Pour rappel, l’AQCPE a pour mission d’exercer un leadership national sur l’ensemble des enjeux liés aux services éducatifs et de garde à l’enfance. Elle a initié la Commission et le Sommet sur l’éducation à la petite enfance, où la Déclaration pour la reconnaissance du droit de chaque enfant à une éducation de qualité dès la naissance a été adoptée par plus de 2500 personnes et 31 organisations représentant plus de 2 millions de citoyens.

À lire aussi : Maternelles au Québec, les garçons plus fragiles que les filles

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Éducation

164 jeunes de partout au Québec présentent leur objet de survie

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La première édition québécoise de l’odyssée de l’objet présentera des objets créatifs conçus par des élèves de partout du Québec.

L’Odyssée de l’Objet est un concours organisé en Belgique depuis 2002 par le Service public de Wallonie.

Le Ministère de l’Économie et de l’Innovation a confié au Réseau Technoscience la coordination de cette première édition en territoire québécois. Ce concours a pour objectif de stimuler chez les jeunes la créativité et l’esprit d’innovation.

L’édition québécoise diffère de l’édition belge en quelques points. Par exemple, les jeunes devront présenter un « pitch de vente » à un jury. 

Le Réseau Technoscience, en partenariat avec le Ministère de l’Économie et de l’Innovation, ont annoncé ce mercredi, 3 avril, le dévoilement des résultats de cette première édition québécoise. 

Pour l’occasion, 164 jeunes sont réunis au Taz Skatepark à Montréal pour présenter 28 objets réalisés sur le thème de la survie. 

Qu’est-ce que ça prend pour survivre?

Le défi a été lancé en octobre dans les écoles secondaires de la province : Imaginez et créez un objet de survie.

Les participants ont compté sur l’aide d’un designer industriel, membre de l’Association des designers industriels du Québec, pour les aider à concrétiser leurs idées. 

Les 28 équipes sont allées jusqu’au bout de l’aventure et sont prêtes à dévoiler leur objet au jury ce jeudi, 4 avril. L’aventurier et conférencier Frédéric Dion animera la cérémonie de remise de prix aux équipes lauréates, qui se tiendra le vendredi 5 avril dès 13 h.

La cérémonie sera également disponible en webdiffusion.

Où : Taz Skatepark, 8931 Rue Papineau, Montréal, QC H2M 0A5

Quand : 4 avril, 9 h à 15 h 30 et le 5 avril, 9 h 30 à 11 h 30 et cérémonie de remise de prix de 13 h à 15 h 30

Pour plus d’infos

Lire aussi : « Happy Face » remporte le Prix collégial du cinéma québécois 2019

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Montréal : les élèves de 4 écoles primaires seront privés de dîners à 1 $ à la rentrée prochaine

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Quatre écoles primaires de la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve ne sont plus qualifiées pour la mesure alimentaire à la prochaine année scolaire. Les élèves des écoles, Saint-Nom-de-Jésus, Maisonneuve, Saint-Anselme et Notre-Dame-de-l’Assomption seront privés de dîners à 1$.

Estimant les “besoins encore réels en soutien alimentaire” pour les familles d’Hochelaga-Maisonneuve, des élus ont décidé de s’associer aux acteurs communautaires afin de défendre la cause des enfants défavorisés.

« L’indice de défavorisation doit être une façon d’évaluer à quelle hauteur on aide une école, mais il ne doit pas être utilisé comme un interrupteur : on aide ou on n’aide plus ! Ce n’est pas parce que des familles plus aisées s’ajoutent dans un quartier que les familles plus pauvres perdent leurs besoins. Les  moyennes de revenu familial montent, mais les familles en difficulté ne s’enrichissent pas », a critiqué Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve.

Mesures alimentaires, taxe scolaire… QS met en garde!

Le député issu de Québec solidaire a rappelé au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge la promesse de la Coalition avenir Québec (CAQ) de compenser les écoles impactées par des baisses d’indices de défavorisation. Il a invité le ministre à assurer la survie du programme de mesures alimentaires là où il a été perdu en prévoyant les fonds nécessaires.

À lire : Québec s’attaque aux « écoles » dites illégales ou clandestines

Tout en rappelant que la mesure alimentaire est gérée par le Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal et non pas par le ministère. M. Leduc prévient que le projet de loi 3 de la CAQ visant à uniformiser la taxe scolaire sur le territoire risque de faire encore plus mal aux secteurs défavorisés. « Jean-François Roberge doit prendre ses responsabilités pour compenser l’ensemble des conséquences vécues par la baisse des indices de défavorisation », a martelé le député solidaire.

Le maire : « le gouvernement ne nous rend pas la tâche facile »!

Pierre Lessard-Blais, maire d’arrondissement de Mercier‒Hochelaga-Maisonneuve, reconnaît que son arrondissement se transforme, mais les besoins des citoyens et des citoyennes les plus vulnérables ne disparaissent pas. « Nous devons collectivement redoubler d’efforts pour qu’aucun enfant ne perde sa mesure alimentaire à l’école », dit-il.

Retirer des services à cause d’un changement d’indice de défavorisation entretient, selon lui, un sentiment négatif concernant les impacts de la mixité. « Avec des coupures de financement incessantes dans le quartier, le gouvernement ne nous rend pas la tâche facile en ce sens », a laissé entendre M. Blais.

À lire : Québec exige 2 récréations d’au moins 20 minutes par jour au primaire dès la rentrée 2019


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Enseignement à la maison : Québec s’attaque aux « écoles » dites illégales ou clandestines

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Dans le but de favoriser la réussite éducative et la diplomation de tous les enfants du Québec, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a présenté aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale, des modifications au Règlement sur l’enseignement à la maison.

La première version du règlement, édictée en mai dernier, sous le gouvernement libéral, ne prévoyait pas l’obligation de dispenser à tous les enfants recevant l’enseignement à la maison des contenus relatifs, par exemple, à l’histoire et aux sciences. « Nous sommes par ailleurs convaincus que le modèle que nous proposons préviendra plus efficacement le recours aux « écoles » dites illégales ou clandestines », a indiqué Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

L’enseignement à la maison des contenus relatifs à l’histoire et aux sciences

Selon le ministre, le projet de règlement présenté aujourd’hui permettra de corriger cette situation. Il viendra notamment accroître le contenu minimal du projet d’apprentissage de l’enfant dispensé de l’obligation de fréquenter une école pour recevoir un enseignement à la maison et facilitera le suivi de ses apprentissages ainsi que son évaluation. « Tous les enfants du Québec ont droit aux mêmes chances de réussir, et ceux recevant l’enseignement à la maison ne doivent pas faire exception », a souligné M. Roberge.

1-Contenu minimal du projet d’apprentissage

Le projet d’apprentissage de l’enfant recevant un enseignement à la maison devra intégrer, minimalement, des contenus jugés déterminants pour la réussite éducative. Ainsi, l’application des programmes d’études ministériels dans les matières obligatoires du domaine des langues, de la mathématique, de la science et de la technologie ainsi que de l’univers social sera prescrite.

2-Évaluation de l’enfant

Des leviers d’évaluation de la progression de l’enfant seront ajoutés, dont la passation obligatoire des épreuves ministérielles. Les commissions scolaires seront tenues de permettre à l’enfant qui reçoit un enseignement à la maison d’être évalué à des fins de sanction des études.

3-Présence de l’enfant lors des rencontres de suivi

La présence de l’enfant lors des rencontres de suivi sera exigée de façon à permettre un meilleur suivi de l’enseignement et un dépistage plus efficace des difficultés.

4-Lutte contre le phénomène des écoles religieuses illégales

Les modifications apportées permettront d’éviter que des enfants déclarés en enseignement à la maison soient assujettis à des contenus d’apprentissage minimalistes et migrent vers des établissements offrant des services éducatifs en marge de tout contrôle de l’État.

À lire aussi :

Décrochage scolaire et vulnérabilité sociale au Québec        

L’égalité des chances pour tous les enfants au Québec

Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec   

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