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Société

Au Québec, les ménages locataires à revenu modeste deviendront propriétaires

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Deux nouvelles mesures ont été annoncées, mercredi 8 août, par le gouvernement québécois pour favoriser l’accès à la propriété aux ménages locataires à revenu modeste à travers un nouveau modèle d’habitation.

Ce nouveau concept aidera des ménages locataires à revenu modeste à devenir propriétaires en leur permettant d’accumuler un capital qui leur servira ultérieurement à accéder à la propriété conventionnelle. À cette fin, la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH) a créé un nouvel organisme à but non lucratif, soit la Fondation pour le développement de l’habitation coopérative au Québec, connue sous le nom de Fonds Coop Accès Proprio.

La CQCH a reçu une aide financière de 3 M$ pour le développement d’un nouveau modèle d’habitation coopérative. Le premier projet du genre verra le jour à Sherbrooke. Les travaux de ce projet de 48 logements nécessitant des investissements de 10 M$ débuteront cet automne.

« Le nouveau modèle d’habitation qui verra bientôt le jour démontre clairement la vivacité du mouvement coopératif dans le secteur de l’habitation au Québec »

– Lise Thériault, ministre de l’Habitation.

« L’aide financière accordée à la Confédération québécoise des coopératives d’habitation démontre la volonté du gouvernement du Québec de soutenir les initiatives favorisant l’accès à la propriété des ménages à revenu modeste », a déclaré Lise Thériault, ministre responsable de la Protection des consommateurs et de l’Habitation.

Dans le cadre de ce nouveau modèle, la Fondation se porte acquéreuse de terrains sur lesquels des coopératives d’habitation pourront se construire. Les coopératives, qui demeurent propriétaires des bâtiments, cèdent ensuite l’usufruit, c’est-à-dire le droit de vivre et de jouir de son logement, à ses membres sur une base individuelle. Ces derniers pourront ainsi obtenir du financement auprès de leur institution financière grâce à des prêts hypothécaires garantis par ces droits d’usufruit, et accumuler un capital en vue d’une mise de fonds pour l’achat d’une propriété plus conventionnelle.

Crédit d’impôt pour les acheteurs d’une première propriété

« Le gouvernement continue de travailler à l’amélioration de la qualité de vie des familles québécoises. La mise en place du crédit d’impôt non remboursable pour l’achat d’une première habitation permettra à plus de 47 000 familles d’accéder plus facilement à une première propriété », fait valoir Carlos J. Leitão, ministre des Finances

Québec met en place un nouveau crédit d’impôt non remboursable pour l’achat d’une première habitation, qui sera accordé selon les mêmes conditions d’admissibilité que l’aide déjà offerte par le gouvernement fédéral.

Un premier acheteur pourra ainsi réduire son revenu imposable de 5 000 $ afin de reconnaître certains frais payés lors de l’achat d’une première maison et qui ne sont pas compris dans l’hypothèque. Cette mesure se traduira par un crédit d’impôt de 750 $; en incluant le crédit d’impôt fédéral, les premiers acheteurs admissibles pourront ainsi obtenir jusqu’à 1 376 $ d’allégement fiscal.

Pour avoir droit au crédit, les demandeurs devront avoir acquis une habitation admissible qu’ils utiliseront comme résidence principale. De plus, ils ne devront pas avoir été propriétaires d’une habitation au cours des quatre années précédant l’année de l’achat.

Pour en savoir davantage consultez le www.habitation.gouv.qc.ca

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Éducation

Taxe scolaire : un taux unique et plus bas au Québec à quel prix ?

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Le nouveau gouvernement du Québec a déposé, jeudi, un projet de loi qui vise l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire applicable au Québec. Les caquistes soutiennent que cette taxe scolaire sera basée sur le taux le plus bas en 2018-2019.

Afin de mettre fin aux « iniquités entre les contribuables, qui ont été tolérées par les gouvernements précédents », le ministre des Finances, Eric Girard, a présenté à l’Assemblée nationale, le projet de loi no 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire. « Nous faisons (…) un premier pas pour corriger une injustice que nous dénonçons depuis un moment déjà, ce qui entraînera, à terme, une baisse de taxe scolaire pour presque tous les Québécois », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.

Une baisse graduelle du taux de taxe scolaire

Le gouvernement, dans son projet de loi, propose une baisse graduelle du taux de taxe scolaire, jusqu’à ce que le taux le plus bas actuellement observé s’applique à l’ensemble des contribuables du Québec. Le coût de cette réforme sera réparti dans le temps. Il entend allouer graduellement les sommes nécessaires à la baisse du taux de la taxe scolaire, et une subvention d’équilibre fiscal qui sera versée au réseau scolaire public pour combler la réduction de leur revenu de taxation scolaire et pour maintenir le financement des écoles du Québec.

« Avec le dépôt de ce projet de loi, nous assurons aux Québécois une baisse de leur fardeau fiscal, tout en préservant l’intégrité des budgets des écoles du Québec et des services qu’elles fournissent aux élèves. » – Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Au dire de M. Girard, ce projet de loi sur la taxation scolaire illustre clairement la volonté du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) de tenir les promesses faites à tous les Québécois et Québécoises et d’agir promptement pour remettre de l’argent dans leurs poches.

Pendant que le premier ministre François Legault avance que l’éducation est au centre des priorités de son gouvernement. L’opposition officielle estime que le projet de loi 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire, sera aux dépens des services aux élèves. 

« Un projet de loi aux dépens des services aux élèves »

« Mais avec ce projet de loi, le réseau de l’éducation serait privé de plus de 700 millions de dollars annuellement en services aux élèves », ont critiqué dans un communiqué conjoint, Carlos J. Leitão et Marwah Rizqy, respectivement porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances et d’enseignement supérieur.

« Le ministre des Finances, Éric Girard, dit vouloir réduire le fardeau fiscal des contribuables. En uniformisant la taxe scolaire, ce n’est pas le fardeau fiscal qu’il va réduire, c’est la qualité de l’éducation offerte à nos enfants. » – Carlos J. Leitão, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances

Au dire de l’ex-parti au pouvoir, le gouvernement de la CAQ doit garantir les budgets et le maintien des services pour nos écoles. Car pour eux, ce manque à gagner sera récurrent année après année, alors que « la mise à jour économique ne prévoit absolument rien pour compenser la perte de revenus du réseau de l’éducation ».

À lire aussi : Éducation – Pédagogie numérique, l’école 42 à Paris inspire le Québec

S’agissant de la promesse de création des maternelles à quatre ans pour tous, la CAQ prévoyait un investissement de 1,2 milliard pour l’année 2019-2020. Mais, les libéraux soutiennent que ce budget est inférieur aux investissements de plus de 1,5 milliard dans les infrastructures scolaires pour l’année en cours. « Le principal problème du milieu scolaire c’est un financement stable, des écoles saines et rénovées et des professionnels pour aider nos jeunes à réussir! », fait valoir de son côté, Marwah Rizqy.

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Actualités

Élection partielle dans Roberval : les parents votent, les enfants aussi!

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Élections Québec annonce le retour du vote en famille à l’occasion de l’élection partielle qui se tiendra le 10 décembre 2018 dans Roberval. Cette circonscription avait été remportée par l’ex-premier ministre, Philippe Couillard, le 1er octobre dernier avant de démissionner lorsque la Coalition avenir Québec a pris le contrôle de l’Assemblée nationale.

Une initiative d’Élections Québec en matière d’Éducation à la démocratie se déploiera lors de l’élection partielle afin de permettre à deux jeunes du secondaire de se glisser dans les coulisses d’une élection. Tout comme aux dernières élections générales provinciales, les futurs électeurs seront invités à accompagner leurs parents afin qu’ils puissent, eux aussi, voter par l’entremise des Petits bureaux de vote. « Vivre une expérience concrète permet à nos jeunes de mieux comprendre l’importance de la démocratie dans notre société », a indiqué Pierre Reid, directeur général des élections.

Les Petits bureaux de vote et Vivre les coulisses d’une élection

Grâce au programme Vivre les coulisses d’une élection, Jean-Michel Bussières et Anne Desmeules-Perron, élèves de l’école secondaire la Cité étudiante de Roberval, seront aux premières loges pour observer les différentes étapes nécessaires au bon déroulement d’une élection partielle provinciale. Ils observeront le travail des différents acteurs qui rendent possible une telle opération.

Au dire d’Élections Québec, « les deux jeunes seront également disponibles pour participer à des entrevues le lundi 10 décembre, de 15 h à 16 h; ils pourront ainsi faire part leurs impressions par rapport à cette journée spéciale et répondre aux questions des journalistes ».

Il sera possible de suivre le parcours des jeunes par l’entremise de messages publiés et partagés sur la page Facebook d’Élections Québec ou en direct sur Twitter à l’aide du mot-clic #CoulissesÉlection.

Pour M. Reid, ces deux activités, les Petits bureaux de vote et Vivre les coulisses d’une élection, sont des moyens privilégiés de se familiariser avec l’exercice du droit de vote. « Un jour, poursuit le DG des Élections, ce sera à leur tour de poser cet important geste démocratique ».

Les électrices et électeurs de Roberval pourront vivre la démocratie en famille. Le 10 décembre prochain, jour d’élection, les enfants qui accompagnent leurs parents pourront poser un geste concret en répondant à une question liée aux valeurs démocratiques grâce aux Petits bureaux de vote du programme Électeurs en herbe. Les résultats du vote des jeunes électeurs seront diffusés sur le site Web d’Élections Québec.

Source : DG des élections

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Société

Croissance démographique : la population du Québec a augmenté de 85 700 personnes

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Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), cette croissance résulte d’un accroissement naturel (naissances moins décès) de 17 600 personnes, d’un solde migratoire international de 43 500 personnes, d’une augmentation de 31 100 résidents non permanents et d’un solde migratoire interprovincial négatif de – 6 500 personnes.

La population québécoise s’est accrue de 85 700 personnes en 2017, pour atteindre 8 341 500 personnes au 1er janvier 2018. En termes relatifs, la croissance démographique atteint 10,3 pour mille (1,03 %) en 2017, comparativement à 7,6 pour mille (0,76 %) en 2016. Ces résultats sont tirés de l’édition 2018 du Bilan démographique du Québec publié jeudi 6 décembre par l’Institut de la statistique du Québec.

Les données portant sur les six premiers mois de l’année 2018 indiquent, par ailleurs, que la population du Québec éActualitétait de 8,4 millions de personnes au 1er juillet 2018. Le poids démographique du Québec dans le Canada diminue légèrement et se situe à 22,6 % au 1er juillet 2018.

Naissances, décès et espérance de vie

Le nombre de naissances est estimé à 83 900 en 2017, soit 2 400 de moins qu’en 2016. L’indice synthétique de fécondité s’est établi à 1,54 enfant par femme, comparativement à 1,59 en 2016. L’indice recule depuis le sommet récent de 1,73 enfant par femme enregistré en 2008 et en 2009.

Pour sa part, le nombre de décès est estimé à 66 300 en 2017, soit 2 700 de plus qu’en 2016. Cette augmentation s’inscrit dans une tendance générale à la hausse du nombre de décès, observée en raison du vieillissement de la population. L’espérance de vie en 2017 est de 80,6 ans chez les hommes et de 84,5 ans chez les femmes, niveaux semblables à ceux enregistrés en 2016.

Mouvements migratoires internationaux

Le solde migratoire international de 43 500 personnes enregistré au Québec en 2017 est le résultat de la différence entre les 52 400 immigrants nouvellement admis et environ 8 900 émigrants totaux ayant quitté le pays. Il s’agit d’une légère baisse par rapport au solde de 2016 (44 500 personnes).

En 2017, le Québec a accueilli 18,3 % des nouveaux arrivants au Canada, une part inférieure à son poids démographique (22,6 %). Les principaux pays de naissance des immigrants admis en 2017 sont la Chine (9,8 %), la France (8,6 %), la Syrie (7,0 %) et l’Inde (6,3 %). Près de 60 % des nouveaux arrivants étaient âgés de 20 à 44 ans.

À lire aussi : Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Le nombre de résidents non permanents s’est accru de 31 100 personnes en 2017. Il s’agit de la plus importante augmentation enregistrée depuis le début de la série (juillet 1971). Les données provisoires montrent que la hausse du nombre de résidents non permanents s’est poursuivie au cours des six premiers mois de 2018, en raison de la croissance du nombre de travailleurs temporaires et de celle des demandeurs d’asile.

Solde migratoire interprovincial

Le solde migratoire interprovincial du Québec avec le reste du Canada est estimé à – 6 500 personnes en 2017, soit un taux net de migration interprovinciale de – 0,8 pour mille. Ce déficit migratoire est moins important que celui enregistré en 2016 (- 10 600 personnes).

Toutes proportions gardées, les pertes du Québec en termes de migration interprovinciale en 2017 ont été moins importantes que celles des autres provinces ayant un solde négatif, soit la Saskatchewan (- 6,2 pour mille), le Manitoba (- 4,8 pour mille), Terre-Neuve-et-Labrador (- 4,4 pour mille) et l’Alberta (- 2,0 pour mille).

Structure de la population

En 2017, la population québécoise compte 50,3 % de femmes et 49,7 % d’hommes. La part des personnes de 65 ans et plus continue d’augmenter et se situe à 18,5 %, comparativement à 15,7 % en 2011. Les 20-64 ans représentent 60,9 % de la population, alors que les moins de 20 ans comptent pour 20,6 %. L’âge médian, qui sépare la population en deux groupes égaux, est de 42,2 ans en 2017.

Source : ISQ

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