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Économie

Mission Entrepren’Elle, tapis rouge à la Maison d’Haïti

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Photo de famille avec l'invitée d'honneur. Crédit : Péggy Civil/M3E

La «Konferans|Koktèl de départ » de la Mission Exploratoire Économique Entrepren’Elle dénommée M3E s’est tenue, jeudi 22 février, au Centre des Arts de la Maison d’Haïti, en présence d’invités de marque dont la deuxième personnalité du gouvernement du Québec, Dominique Anglade, sous le regard d’une foule de jeunes femmes passionnées d’affaires et d’entrepreneuriat au féminin.

C’était le “grand jour” avant l’envol pour la ville du Cap-Haitien. Et le maître de cérémonie, « passée maître dans l’art oratoire », a bien voulu commencer par une parole forte, de sorte à booster le moral de la gent féminine. « Aucune femme ne devrait laisser détruire ses rêves par quelqu’un », a motivé Peggy Civil.

Ce n’est pas Michel Robitaille qui dira le contraire à sa suite. Le président directeur général de LOJIQ (Les Offices Jeunesses Internationaux du Québec) y était pour “vanter le pouvoir des femmes” et la place qu’elles occupent au sein de l’organisme qu’il dirige. D’autant plus qu’en 2017, révèle-t-il, 4197 jeunes de 18-35 ans [dont 62% de femmes et 38% d’hommes] ont pris part au programme de mobilité internationale dans 89 pays dans le monde.

Femmes : « Rêver, oser, bouger » !

lauréates

Michel Robitaille et les lauréates de la bourses LOJIQ. Photo: Baba I. Fofana / Avant-Première MTL

« LOJIQ est là pour concrétiser des rêves. On dit aux gens qui viennent nous voir de ‘’rêver, d’oser et de bouger’’. On est ici pour remettre des bourses de 2 186 $ à quatre jeunes filles, afin de leur permettre d’aller vivre cette expérience avec la M3E, du 4 au 11 mars en Haïti. Cela fait 50 ans que nous existons. On aide des entrepreneurs, des artistes et des gens qui sont en engagement citoyen », a déclaré M. Robitaille, ajoutant qu’il y a plus de femmes qui bougent de nos jours parce qu’elles ont des rêves à réaliser à l’image de Luckny Guerrier; la fondatrice de la M3E, qui a également bénéficié d’une bourse dans le cadre du prix LOJIQ pour son engagement citoyen. 

« Le premier projet, auquel j’ai participé grâce au soutien de LOJIQ, est Élan-Haïti en 2014. Cela a grandement constitué au développement de ma carrière à l’international, tout en me permettant de mieux progresser au Québec », a souligné la Cheffe de la M3E, pour qui « être Entrepren’Elle, c’est sortir de sa zone de confort ; c’est chercher à se marquer » ; mais aussi, selon Mme Guerrier, de « pouvoir participer au changement ».

C’est donc en voulant « aider » sa communauté (haïtienne), [suite aux résultats du Conseil Jeunesse de Montréal qui a dressé un portrait des jeunes entrepreneurs Montréalais en mettant un point d’honneur sur les femmes et les communautés culturelles issues de la diversité culturelle] que le déclic est venu de créer le concept M3E. Un concept qui va donner l’opportunité à des jeunes femmes d’aller observer la vie économique, politique, sociale et culturelle d’Haïti. Et cela, croit savoir Luckny Guerrier, « c’est une opportunité à la fois pour le développement de leur carrière et pour le pays ».

Dominique  Anglade, « emballée » par la M3E

la période des questions

Lors de la période des questions. Photo: Péggy Civil / M3E

Cette ‘’initiative Entrepren’Elle’’ ne pouvait que faire ‘’chaud au cœur’’ à Dominique Anglade, Vice-première ministre ; ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation ; ministre responsable de la Stratégie numérique du Québec. En honorant à l’invitation de la M3E, la numéro 2 du gouvernement Couillard s’est dit « emballée » à l’idée de voir des jeunes femmes entrepreneurs et moins jeunes aller tisser des liens en Haïti. Tout en félicitant la Mission Entrepren’Elle, elle a encouragé les femmes à se battre afin d’occuper la place qui est la leur.

Toutefois, la ministre a reconnu qu’il y a « beaucoup de travail à faire, de gestes à poser » du côté des communautés culturelles qu’au niveau gouvernemental « pour faire en sorte que chaque personne qui se trouve dans cette salle, à l’extérieur, dans le quartier, puisse contribuer au meilleur de son potentiel ». « Aujourd’hui, a déploré Mme Anglade, ce n’est pas le cas parce qu’il reste encore plusieurs barrières ».

C’est pourquoi, la Vice-première ministre a insisté sur la concrétisation de gestes : Au nombre de ceux-ci, Mme Anglade a pris l’engagement de faire en sorte [d’ici avril 2018] que les femmes issues de la diversité puissent bénéficier de plus d’accompagnement au prédémarrage de leur entreprise et d’avoir accès à du capital pour pouvoir assurer la croissance de ces compagnies qui seront créées.

Bien avant, il faut souligner que plusieurs « femmes inspirantes » dont Marilyn Mahotieres, Gina Delisme (finaliste à l’émission Dans l’oeil du dragon), Kerlande Mibel, Guerda Amazan ont animé un panel en se penchant sur « les enjeux et les défis de l’entrepreneuriat féminin » ainsi que « la place des femmes » au sein de la francophonie économique et dans le monde des affaires.

Crédit photo:
Photo de famille avec l'invitée d'honneur. Crédit : Péggy Civil/M3E

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Québec-France : 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier 2018 à Lyon

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Du lundi 12 novembre au mercredi 14 novembre, pour la 31ème année consécutive, les acteurs académiques, scientifiques, culturels, économiques et institutionnels du Québec et de la France se rassemblent pour renforcer l’écosystème franco-québécois lors des conférences, événements et rencontres de réseautage des Entretiens Jacques Cartier (EJC), organisés par le Centre Jacques Cartier en Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon.

Plus de 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier! Cette année, les participants échangent autour de huit grands thèmes : la santé/sciences de la vie, l’énergie et le développement durable, la mobilité/territoires et villes intelligentes, les enjeux sociaux et économiques, la finances et les affaires juridiques, le numérique et la technologies, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la performance.

Tenu chaque année alternativement en Auvergne-Rhône-Alpes et à Montréal, l’événement est devenu un rassemblement incontournable et référent, comme en témoigne la présence d’institutions publiques et académiques telles que l’Université Concordia ou la Métropole de Lyon, ainsi que d’entreprises de renom telles que Pure Vodka ou Michelin.

Un carrefour d’échanges féconds pour les territoires en mutation

Au total, ce sont 440 conférenciers, dont 39 % sont québécois et 61 % français, dont 38 % sont des femmes et 62 % des hommes, qui animeront les 35 événements au programme. À ce jour, plus de 14 000 conférenciers et plus de 70 000 acteurs ont été rassemblés autour de 600 évènements et conférences dans le cadre des éditions des EJC.

En plus des entreprises privées effectuant le déplacement jusqu’à Lyon pour participer aux échanges, ce sont près de quinze partenaires officiels québécois qui organisent cette année des missions pour contribuer à la perpétuation d’un réseau dynamique et coopératif.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui participe aux Entretiens Jacques Cartier depuis plus de 15 ans, croit savoir que « l’internationalisation et l’exploration de nouveaux marchés constituent une étape incontournable pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur croissance ». « La Chambre et ses experts Acclr en commerce international sont ainsi heureux d’accompagner une délégation de 27 entreprises dans le cadre de la mission en Auvergne-Rhône-Alpes et de les appuyer dans le renforcement de leurs liens commerciaux avec l’Europe », fait valoir M. Leblanc.

Selon le patron de la CCMM, « les Entretiens Jacques Cartier représentent l’occasion d’établir une relation durable avec de futurs partenaires et de tirer profit de la récente entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global ».

Le baromètre des EJC : regards croisés sur l’entrepreneuriat!

Pour la deuxième année consécutive, un baromètre a été proposé à 50 participants triés sur le volet et représentant des institutions et organismes québécois et français. Les répondants ont ainsi pu partager et comparer leurs visions de l’entrepreneuriat. À l’unanimité, français et québécois, s’accordent à dire que « posséder un bon réseau est une condition essentielle à la réussite d’un entrepreneur. La créativité et l’innovation, à 66 % chez les répondants québécois et à 50 % chez les répondants français, marquent la deuxième caractéristique essentielle au succès d’une entreprise.

Selon Frédéric Bove, directeur général du Centre Jacques Cartier, le baromètre de l’entrepreneuriat Lyon-Montréal est « un outil utile et disponible pour toutes les organisations intéressées (universités, chambres de commerces…) proposant des axes de réflexion et des tendances qui nourrissent les activités des Entretiens Jacques Cartier, et notamment notre forum des Entrepreneurs France-Québec ».

Au cœur de nombreux débats, à la question « laquelle de ces affirmations vous semble la plus juste concernant la place des femmes dans l’entrepreneuriat? », 44 % des répondants français et 29 % des répondants québécois affirment que « les femmes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans le champ entrepreneurial ». Cette divergence de point de vue demeure depuis 2017, démontrant que les répondants français considèrent que la femme ne possède pas la place méritée dans le monde de l’entrepreneuriat.

En tout état de cause, pour les organisateurs, le baromètre des Entretiens Jacques Cartier vise à faire connaître les besoins des entrepreneurs pour adapter les initiatives d’accompagnement à l’entrepreneuriat, comprendre les attentes des entrepreneurs Français, Québécois et Canadiens et favoriser les échanges d’affaires entre les deux territoires.

Source : Centre Jacques Cartier

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Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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À partir de ce lundi, 12 novembre, on célèbre partout dans le monde la semaine de l’entrepreneuriat. Pour encourager les nouvelles générations à entreprendre plusieurs événements et outils sont lancés en outre la semaine des entrepreneurs à l’école.

À l’occasion de cet événement mondial, le premier ministre Justin Trudeau a noté l’importance de l’entrepreneuriat dans la création d’emplois et la stimulation de la créativité. Il a notamment rappelé les enjeux du gouvernement pour augmenter et soutenir la communauté entrepreneuriale.

« Les célébrations de cette année soulignent l’importance d’appuyer les entrepreneures et les jeunes diplômés qui souhaitent lancer et bâtir de nouvelles entreprises. Nous devons également créer une communauté d’entrepreneurs plus inclusive et plus axée sur la collaboration », a-t-il dit.

Au Québec, OSEntreprendre va à la rencontre des jeunes

Forte de deux ans d’expériences La semaine des entrepreneurs à l’école revient avec pour objectif de doubler son public cible. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, des jeunes du primaire à l’université rencontreront un entrepreneur de leur communauté. Alors qu’en 2017, l’événement a touché plus de 10 000 élèves de partout dans la province, cette année, l’initiative vise 20 000 jeunes.

« J’ai eu l’opportunité de redonner aux plus jeunes en tant que conférencière dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école 2017. J’ai visité mon ancienne école secondaire l’Aubier et je suis heureuse d’avoir pu inspirer des jeunes à entreprendre et à oser relever des défis! » Leattytia Badibanga, fondatrice Les Pattes jaunes, Chaudière-Appalaches.

Entrepreneuriat et éducation

Des centaines de conférences seront données durant la semaine afin d’initier les élèves et les étudiants à l’entrepreneuriat. OSEntreprendre, créateur de l’événement, considère cette action en outre d’un point de vue pédagogique. Pour Manon Théberge, présidente-directrice générale de la semaine, il s’agit d’une approche « qui génère des retombées significatives sur le développement des jeunes et leur réussite éducative. »

À savoir : L’année 2018 a été marquée par le lancement de la première Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada.

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Économie

Les Québécois, ces consommateurs bien avisés

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À l’approche du Black Friday, certains sont peut-être réticents à l’idée d’en profiter pour faire de bonnes affaires. Il faut bien dire que les images apocalyptiques des grands soldes répulsent les gens qui craignent la foule et les comportements inadéquats. En revanche au Québec, il paraît qu’on est moins susceptible de faire face à ce genre de scénarios. Selon une étude publiée ce mercredi, 7 novembre, les Québécois sont loin d’être des consommateurs compulsifs et stressés. Soupir…

Moins de consommateurs compulsifs au Québec

Les sondages faits dans le cadre de l’étude du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) montrent que 34% des Québécois font des achats impulsifs contre 43% Canadiens. D’autres chiffres dénotent un Québec qui se démarque par des habitudes plus modérées en termes de consommation.

En fait, alors que les Québécois envisagent de débourser 458 $ dans les achats des fêtes, dans le reste du Canada, on prévoit 675 $. De plus, la fréquentation des grandes journées de soldes est moins importante dans la province qu’ailleurs. Ainsi par exemple, 25% des Québécois prévoient de faire des achats durant le Boxing Day par rapport à 35% des Canadiens.

« Nous constatons que les habitudes d’achat des Québécois diffèrent de celles observées à la grandeur du pays. Les statistiques recueillies reflètent bien les tendances de l’industrie. » Marc Fortin, président du CCCD Québec.

Magasinage plus relax

En plus de ces taux significatifs, les Québécois ne réagissent pas comme le reste du pays face à la gestion des achats des fêtes. D’une part, ils sont moins nombreux (45% des Québécois) à se sentir stressés par rapport aux Canadiens (57 %). D’autre part, pas de précipitation en vue ! Et ce sachant que 20% des Québécois ont déjà commencé le magazine des fêtes contre 28% des Canadiens.

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