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Économie

Expo Entrepreneurs 2018, le rassemblement a frappé fort à Montréal

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit: Expo Entrepreneurs/Twitter

Annoncé en grande pompe comme « le plus grand rassemblement de l’écosystème entrepreneurial au Québec », Expo Entrepreneurs a atteint l’objectif de la mobilisation de deux jours en une journée. Du citoyen lambda au Gouvernement québécois, en passant par les panélistes et sponsors de gros calibre, la Place Bonaventure a refusé du beau monde mercredi 24 janvier, jour 1 de l’édition 1 #EE18.

À la différence des autres salons dédiés à l’entrepreneuriat, le concept « Expo Entrepreneurs » s’est voulu innovant. En lieu et place des kiosques d’exposants, des dômes géodésiques ont été installés pour recevoir des ateliers et deux scènes centrales pour suivre les conférences avec des casques écoutes en simultané, puis des ‘’conteneurs’’ offrant du café gratuit. « On n’est pas un salon traditionnel. Il n’y a pas de kiosques d’exposants, on crée des espaces qui misent sur l’échange entre les gens qui soutiennent l’entrepreneuriat et les entrepreneurs. Tout l’espace est fait sur mesure. C’est notre directeur artistique qui crée l’environnement. On a banni le mot salon. C’est l’unique rassemblement de l’écosystème entrepreneurial québécois », a confié le PDG de Expo Entrepreneurs, Nima Jalalvandi, lors d’une entrevue à Avant Première MTL.

« On a banni le mot salon, on est unique ! »

Nima Jalalvandi, Président Directeur Général de Expo Entrepreneurs. Crédit : Avant Première MTL

En sa qualité d’organisateur en chef, M. Jalalvandi s’est montré “fier” d’avoir « surpassé » l’objectif prévu de 5000 participants sur les deux journées de rencontres et ce, malgré quelques ‘’fausses notes’’ qu’il a reconnues. Pour lui, ce monde fou confirme qu’Expo Entrepreneurs a eu « ce momentum au bon temps ». D’autant plus que le gouvernement du Québec, la ville de Montréal au nombre des grands partenaires de l’événement planifiaient eux aussi de faire un grand rassemblement de l’écosystème entrepreneurial.

Pour sa part, le Ministre délégué à l’Intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles, Robert Poëti, s’est dit « impressionné » par ce qu’il a vu. « Je suis impressionné de ce que je vois ici aujourd’hui, je suis impressionné de la structure que vous avez. Et je peux vous assurer qu’on va être présent pour vous et qu’on va être là pour vous appuyer, vous aider », a-t-il promis à l’endroit des organisateurs de l’événement. Il a également encouragé les jeunes à se lancer en affaire et à « prendre leur place » au moment où, selon le ministre, le Québec a atteint « une stabilité assez extraordinaire » sur le plan économique.

« On donne le problème, vous donnez la solution »

Robert Poëti, Ministre délégué à l’Intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles. Crédit : Avant Première MTL

« Je ne fais pas de partisanerie ni de politique, mais dans un environnement stable, les gens à travers le monde veulent investir, profiter de ce moment-là, profiter de ces opportunités. On peut vous aider à travers les différentes missions, à travers les différents contacts. (..) L’ensemble des gens au gouvernement veulent vous aider. Si vous pensez qu’on a besoin de quelque chose et qu’on ne sait pas au gouvernement venez nous le dire, venez nous le dire. Souvent nous, on a les problèmes ! Quand on identifie le problème, on identifie la solution. Et souvent, je pense qu’on choisit la mauvaise solution. On devrait juste vous donner le problème et vous autres, nous donner la solution », a fait valoir le ministre Poëti.

Par ailleurs, Nima Jalalvandi a non seulement encouragé les ‘’entrepreneurs chancelants’’ à aller à la rencontre des autres, à participer aux événements pour pouvoir ‘’briser la glace’’ un jour. Mais aussi, le PDG d’Expo Entrepreneurs a émis le vœu de « garder vivant » ce rassemblement créé « par des entrepreneurs pour des entrepreneurs » afin de « refléter le climat d’affaires au Québec » et « être représentatif de ce que les entrepreneurs y vivent » aux prochaines éditions.

Rappelons qu’environ 200 conférenciers et experts sont attendus, du 24 au 25 janvier, avec une dizaine de thématiques au menu : démarrage d’entreprise, numérique et technologie, gestion d’entreprise, entrepreneuriat collectif, entrepreneuriat au féminin et diversité, innovation corporative, leadership international, financement et transfert d’entreprise. Pour en savoir davantage, vous pouvez télécharger l’application mobile « Expo Entrepreneurs 2018 » gratuitement sur « App Store » ou « Play Store » ou rendez-vous sur le site web via >>> http://lickst.at/EEprogrammationfinale.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

Économie numérique

Charte canadienne du numérique : 10 principes pour rétablir la confiance avec les internautes

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Dans la foulée de l’adhésion du Canada à “l’Appel de Christchurch” pour lutter contre les contenus terroristes et extrémistes violents, le gouvernement a dévoilé mardi 21 mai la nouvelle « Charte canadienne du numérique » pour « la confiance dans un monde numérique », détaillée en dix principes.

Comme annoncé par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière lors de son passage à VivaTech, rendez-vous mondial des startups et des leaders pour célébrer l’innovation en France, [où il a souligné l’importance de protéger les renseignements personnels et de lutter contre les discours haineux et la désinformation en ligne], le Canada a pris des « mesures concrètes » pour rétablir la confiance à l’égard de l’espace numérique.

Les bases d’une politique numérique « transparente et responsable »?

La nouvelle Charte canadienne du numérique vient jeter les bases d’une nouvelle « politique numérique transparente et responsable » qui mettra l’accent sur la lutte contre le contenu en ligne à caractère terroriste et lié à l’extrémisme violent. « Nous vivons dans un monde numérique qui évolue constamment et qui amène avec lui de nouvelles opportunités. Notre nouvelle Charte numérique aidera à préciser les engagements de notre gouvernement en matière de technologies numériques. Elle aura comme objectifs de rétablir la confiance et de tenir les fournisseurs de services en ligne responsables », avait déclaré le premier des Canadiens à Paris.

Les dix principes de la Charte

1. Accès universel :

Tous les Canadiens auront des chances égales de participer au monde numérique et disposeront des outils nécessaires pour ce faire, c’est-à-dire l’accès, la connectivité, la littératie et les compétences.

2. Sûreté et sécurité :

Les Canadiens pourront compter sur l’intégrité, l’authenticité et la sûreté des services, et devraient se sentir en sécurité en ligne.

3. Contrôle et consentement :

Les Canadiens pourront contrôler quelles données sont prélevées, qui les utilise et à quelles fins, et sauront que leur vie privée est protégée.

4. Transparence, portabilité et interopérabilité :

Les Canadiens pourront facilement gérer l’accès à leurs données personnelles et être en mesure de les transmettre sans se faire imposer un fardeau indu.

5. Gouvernement numérique ouvert et moderne :

Les Canadiens pourront avoir accès à des services numériques modernes de la part du gouvernement du Canada, qui sont sécuritaires et faciles à utiliser.

6. Règles du jeu équitables :

Le gouvernement du Canada garantira une concurrence équitable sur le marché en ligne pour favoriser la croissance des entreprises canadiennes et affirmer le leadership du Canada en matière d’innovation dans le domaine du numérique et des données, tout en protégeant les consommateurs canadiens des abus de marchés.

7. Données numériques pour le bien commun :

Le gouvernement du Canada veillera à ce que les données des Canadiens soient utilisées de façon éthique et à bon escient, pour créer une valeur ajoutée, promouvoir l’ouverture et améliorer la vie des gens, aussi bien au pays qu’ailleurs dans le monde.

8. Démocratie solide :

Le gouvernement du Canada défendra la liberté d’expression et assurera une protection contre les menaces en ligne et la désinformation visant à miner l’intégrité des élections et des institutions démocratiques.

9. Exempt de haine et d’extrémisme violent :

Les Canadiens peuvent s’attendre à ce que les plateformes numériques ne servent pas à diffuser des discours haineux ou du contenu criminel, ou à promouvoir l’extrémisme violent.

10. Application rigoureuse et réelle responsabilité :

Il y aura des sanctions claires et sévères pour toute violation des lois et règlements à l’appui de ces principes.

À lire : Appel de Christchurch : nouvelle guerre contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne

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Économie

Québec investit 1,75 M$ pour connecter une mine à internet

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Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a annoncé ce mercredi, 22 mai, l’octroi par l’entremise de la Société du Plan Nord, d’un financement de 1,75 M$ à la société aurifère Newmont Goldcorp.

Cette somme permettra de connecter la mine Éléonore de Newmont Goldcorp au réseau de fibre optique régional existant.

Au terme des travaux le territoire d’Eeyou Istchee sera désormais doté de la première mine connectée.

« Le branchement de la mine à la fibre optique en fera un modèle de développement minier technologique et responsable, consolidant davantage le rôle de leader du Québec dans le domaine minier », a souligné Sophie Bergeron, directrice générale de la Mine Éléonore.

Des enjeux économiques et sociaux

« Le secteur minier entre actuellement dans une nouvelle ère, celle de la mine 4.0. Le financement accordé aujourd’hui permettra de contribuer à la compétitivité de la mine Éléonore dans l’avenir », a déclaré Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

En plus de participer à l’amélioration des opérations de l’entreprise, la connexion à internet augmentera la qualité de vie des travailleurs sur place et favorisera leur rétention, indique le ministère.

La connexion par fibre optique s’étendra sur une distance de 124 kilomètres. Le projet d’installation, dont le coût total est évalué à 3,5 millions de dollars, sera réalisé par l’organisme sans but lucratif Réseau de communications Eeyou (RCE). La mine sera connectée à internet dès 2020.

« Les projets inclusifs et novateurs comme Éléonore, qui donnent la priorité aux technologies et aux partenariats cris du RCE, contribuent à établir une norme positive à Eeyou Istchee », a affirmé Christina Gilpin, Chef, Nation crie de Wemindji.

Lire aussi : Hydroélectricité : Legault vend les solutions énergétiques du Québec aux États-Unis

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Monde du travail

Sismic : lancement d’un réseau de 19 nouveaux incubateurs d’entreprises collectives pour jeunes adultes au Québec

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Le Chantier de l’économie sociale a procédé mardi au lancement de Sismic, un réseau de 19 nouveaux incubateurs d’entreprises collectives destinés aux étudiants de niveau postsecondaire de la province du Québec.

Les incubateurs d’entreprises existants sont très peu spécialisés en collectif et les cursus scolaires, tant au cégep qu’à l’université, ainsi que les services de soutien à l’entrepreneuriat, ne permettent pas d’acquérir les connaissances adéquates pour faire le choix du collectif si celui est approprié au projet d’affaires, laisse entendre le Chantier de l’économie sociale. « Sismic est donc conçu comme étant une réponse à ce manque », dit l’organisme.

À lire : Un premier incubateur d’entreprises aéronautiques ouvre ses portes à Montréal

Développé et déployé par le Chantier de l’économie sociale et les Pôles d’économie sociale actifs dans toutes les régions du Québec, Sismic propose aux porteurs d’une idée de projet à potentiel entrepreneurial ou d’un projet d’entreprise des ateliers formateurs visant à structurer un projet collectif. Ce réseau vise à acquérir des connaissances propres au développement d’une entreprise collective, en plus de rendre disponibles des mentors expérimentés et des outils complets pour les soutenir dans la coconstruction d’une équipe entrepreneuriale et dans le démarrage d’un projet.

Soutenir des jeunes tentés par des formes d’entrepreneuriat collectif!

Soutenu financièrement par le Secrétariat à la jeunesse (SAJ), Sismic est le premier parcours d’idéation et d’incubation d’entreprises collectives offert partout au Québec. « Face aux besoins et aspirations propres aux différentes communautés et régions du Québec et la contribution que peuvent y apporter des jeunes tentés par des formes d’entrepreneuriat collectif, nous nous réjouissions de cette initiative qui soutien et facilite leur parcours », explique Béatrice Alain, directrice générale du Chantier de l’économie sociale.

D’après Mme Alain, « outiller nos jeunes, c’est aussi leur permettre de créer des entreprises qui, au même titre que les 11 200 entreprises d’économie sociales existantes au Québec, contribuent à la vitalité économique et sociale de leurs communautés ».

À lire : Montréal part à la conquête de Vivatech Paris

En plus de créer des projets qui auront de très importantes retombées sur l’économie sociale, Sismic permettra à la jeunesse québécoise de se sentir plus sollicitée, croit savoir Samuel Poulin, adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse. « Au cours des prochains mois et des prochaines années, nous demeurerons à l’écoute pour nous assurer que le Chantier de l’économie sociale et les jeunes pourront travailler ensemble à la réalisation de ces projets », a-t-il souligné.

Interpeller le nombre croissant de jeunes adultes souhaitant avoir un impact dans leur milieu par une culture entrepreneuriale qui leur ressemble, conjuguer l’engagement citoyen et le développement de projets économiques, favoriser la relève d’entreprise en collectif, dynamiser les territoires urbains et ruraux, maintenir ou attirer des jeunes en région et développer les secteurs en émergence tels que la transformation agroalimentaire et le numérique sont tous des objectifs poursuivis par le parcours d’incubation proposé par Sismic.

À lire aussi : Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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