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Montréal et la Formule qui électrocute les Montréalais [Chronique]

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-Photo : Evenko-

La Ville de Denis Coderre accueille le grand prix de Formule électrique, officiellement du 29 au 30 juillet, mais officieusement du 28 au 30 juillet 2017. Déjà, on peut comprendre qu’il y a problème avec les dates. Pourquoi ?

Montréal semble devenue une ville d’intranquillité notoire par la faute de certains de ses élus au grand dam de leurs administrés. Déjà que les nombreux chantiers donnent un casse-tête aux usagers, la métropole se transforme en un ring de boxe au jour le jour. Il n’est pas rare de rencontrer des gens dans la cité et qui ne te diront pas qu’il faut se battre. Mais on se bat contre quoi ? Certains diront qu’il faut « travailler dur’’ pour s’assurer une place au soleil. Quand d’autres feront valoir qu’il faut « batailler fort’’ pour juste garantir sa pitance quotidienne. Et pourtant, en toile de fond, il y a un « système’’ qui fait tout – ce qui lui passe par la tête – pour que cette population ne soit pas stable, ni dans sa tête, ni dans son ventre, ni dans son lieu de travail, ni dans sa poche. Voilà la « Formule qui va finir par électrocuter’ Montréalaises et Montréalais.

Juste pour le fun !

Aujourd’hui, c’est la même formule qui fait encore des frustrés, des misérables et des déprimés à Montréal et ce, à l’occasion du grand prix de Formule Électrique qui a lieu logiquement, le 29 et 30 juillet. Mais, pour des questions d’intranquillité et d’instabilité, les commerçants – qui sont dans la ligne de mire du petit circuit de 2,75 km (1,71 miles) composé de 14 virages – ont encore été sommés de mettre la clé de leur commerce sous le paillasson, 24 heures avant « l’événement Coderre« . Oui, parce que le temps ce n’est pas de l’argent pour eux, mais pour la Ville.

Pour seulement 20 voitures qui partiront de la ligne de départ sur le boulevard René-Lévesque, descendre sur l’avenue Papineau, avant de se faufiler sur la rue Viger Est, pour ensuite rejoindre la rue Berri avant de revenir sur René-Lévesque, les commerçants doivent lever leur terrasse et autres commerces sans que les résidents ne puissent vaquer en toute quiétude à leurs emplettes. Lisez quelques lignes de cette infolettre, émis par un commerçant à ses clients, en date du 25 juillet. Il en fait les frais de ce « rendez-vous impopulaire’. « Chers amis et clients, cette semaine nous endurons la circulation difficile et conséquences de la course Formule E qui se déroulera le 28, 29, et 30 juillet. Nous tenons à vous remercier pour votre appui et solidarité aux cours de cette situation frustrante (…) ».

Se « fabriquer quelque chose » à faire…

Comme si les festivités, sur toute l’année du 375ème , ne comblaient pas ; comme si les nombreuses illuminations du pont Jacques-Cartier étaient à bout ; comme si le grand prix F1 ne suffisait pas pour l’année, il a fallu que le maire « émérite », Denis Coderre, aille se « fabriquer quelque chose«  à faire, pour le fun. Car pour lui, « vu que, de toute façon, une voiture électrique doit se promener dans les rues, on a décidé de faire une course urbaine ». Puis, quand les autres l’attaque, il se contente de dire que, « la FE est complémentaire à la F1 ». Et oui, pour lui, « Ce n’est pas un championnat concurrent ». Pour son plaisir, c’est juste le fait que « Nous sommes l’une des rares villes à avoir les deux disciplines sur notre territoire ».

Et pendant ce temps, ça grogne, les gens sont irrités. Pour ce qui est et sera des bouchons, des détours, des chantiers n’en parlons pas. Car, malgré tout, Denis Coderre se montre « serein » et « imperturbable » face à cette tempête, qu’il semble voir d’un œil dans un verre d’eau. D’autant plus qu’en mêlée de presse, le mardi 25 juillet, il s’est plutôt défendu en faisant valoir que les quelques 1140 résidents et les 25 commerçants enclavés par le circuit ont été rencontrés depuis le mois de février , et que «la vaste majorité de ces gens-là sont très heureux ». Et lorsqu’on critique certaines dépenses faramineuses qui entourent son dernier projet né, dont l’acquisition au coût de 7,5 millions $ de murets de ciment, vous pouvez deviner la réponse du maire de la Ville : « Ce n’est pas une dépense ; c’est un investissement pour les six prochaines années ». D’ailleurs, à propos des critiques, Coderre estime que « Si Jean Drapeau avait écouté les critiques à l’époque, on n’aurait pas eu l’Expo 67 », a-t-il lancé lors de l’inauguration de la piste Formule E, mercredi 26 juillet.

Entre « humeurs électriques » et « humeurs hybrides » !

Oui, avec M. Coderre, on ne parlera jamais de dépense avec l’argent du contribuable montréalais. Voyez-vous : si un (01) milliard $ pour le 375ème, c’est correct ; si dix (10) millions $ pour illuminer le pont, c’est normal ; pourquoi vingt-quatre (24) millions, pour deux jours de courses, – sans compter une marge de crédit de 10 millions de dollars pour l’organisme responsable de l’événement – seraient de trop ? Déjà que les paroles du maire Coderre coûtent chères aux Montréalais. Ce n’est pas moi qui vous l’apprend. Selon des documents obtenus par le Journal de Montréal en avril 2017, Coderre a dépensé plus de 250 000 $ pour faire rédiger des centaines de discours par des pigistes en trois ans, soit neuf fois plus que ses prédécesseurs de 2010 à 2013. Alors, qu’est-ce qui peut effrayer l’homme ?

Surtout, pour se donner bonne conscience, le maire essaye de se greffer sur le projet du gouvernement québécois qui s’est donné comme objectif l’atteinte de 100 000 véhicules électriques, d’ici 2020. Cela est une aubaine pour l’élu dépensier qui croit savoir que la venue de la Formule électrique à Montréal, en 2017, permettra d’atteindre cet objectif en 2020.

On se demande bien s’il a fallu à la Norvège de franchir le cap des 100 000 véhicules électriques à l’issue de l’organisation d’une Formule E sur son sol. Un pays, dont la population – 5 millions d’habitants – est plus petite que celle du Québec. Alors qu’elle compte, maintenant, plus de 100 000 véhicules électriques immatriculés, le pays espère que ce nombre atteindra 400 000 en 2020. Dans la belle province canadienne, les récents chiffres font état d’environ 13 000 véhicules électriques et hybrides.

En attendant, accrochons-nous aux « humeurs électriques » et « humeurs hybrides » de M. Coderre, puisque rien ne semble le freiner dans son élan électrique qui continue de nous électrocuter. Oui, chers Montréalais, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il grêle, quoi qu’il arrive, le ePrix aura lieu sur le « territoire Coderre », quelque soit la colère des piétons automobilistes, commerçants et résidants. C’est cela la Formule, et c’est le prix à payer. Advienne que pourra !

Crédit photo:
-Photo : Evenko-

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Le Canada concocte un plan pour chasser 10 000 « faux immigrants » par an

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Selon des informations révélées récemment par Radio-Canada, le gouvernement canadien prépare activement un nouveau plan de renvoi massif d’immigrants illégaux dans leur pays d’origine par le biais de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

De l’ordre de 6 000 en 2018, l’expulsion d’immigrants illégaux par le Canada devrait atteindre 10 000 dans les prochaines années. Une liste de 18 000 personnes seraient en attente de renvoi. Mais parmi ces derniers, il y aurait environ 5 300 cas pour lesquels il ne semblerait pas y avoir d’obstacle au renvoi.

L’ASFC met en œuvre la procédure de renvois accélérés

L’ASFC qui est chargé de ces opérations d’expulsion aurait pour première cible les demandeurs d’asile entrés illégalement au pays et ayant été débouté par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), ainsi que les personnes considérées comme étant un problème de sécurité nationale, en liaison avec le crime organisé, les crimes contre l’humanité et autres actes criminels. Non sans oublier les personnes arrivées au Canada avec un visa de court séjour et qui refuseraient de partir après expiration de leur sésame.

Si l’ASFC soutient que « le Canada demeure un pays ouvert et accueillant », puisque le pays continue à « traiter équitablement, avec compassion les demandes d’asile », l’Agence estime toutefois que les personnes entrées illégalement et dont les demandes de statuts de réfugiés ont été refusées n’ont pas le droit d’y vivre.

À lire aussi : Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Au nombre des 68 000 demandeurs d’asile qui seraient entrés au Canada depuis le début de 2017, dont un grand nombre d’Haïtiens fuyant les États-Unis, seulement « moins de 1 % avait été expulsé du pays » alors qu’il devrait en avoir un peu plus selon l’ASFC. C’est sans doute pour prêter main forte à l’ASFC, que le gouvernement canadien aurait versé un supplément de 7,5 millions de dollars dans son dernier budget afin d’accélérer les « renvois des demandeurs déboutés, ayant épuisé tous les recours légaux d’appel et pour lesquels on a rempli toutes les exigences au plan administratif ».

Environ 500 Haïtiens expulsés du Canada en 2018

En plus de mettre à exécution son plan des renvois accélérés des immigrants illégaux au Canada, le gouvernement fédéral travaillerait à l’instauration des cibles nationale et régionales en la matière. Rappelons que dépuis le début de l’année, environ 500 Haïtiens qui ont été renvoyés du Canada.

À lire aussi : Immigration : le Canada veut accueillir 330 000 immigrants économiques en 2019

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Québec-France : 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier 2018 à Lyon

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Du lundi 12 novembre au mercredi 14 novembre, pour la 31ème année consécutive, les acteurs académiques, scientifiques, culturels, économiques et institutionnels du Québec et de la France se rassemblent pour renforcer l’écosystème franco-québécois lors des conférences, événements et rencontres de réseautage des Entretiens Jacques Cartier (EJC), organisés par le Centre Jacques Cartier en Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon.

Plus de 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier! Cette année, les participants échangent autour de huit grands thèmes : la santé/sciences de la vie, l’énergie et le développement durable, la mobilité/territoires et villes intelligentes, les enjeux sociaux et économiques, la finances et les affaires juridiques, le numérique et la technologies, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la performance.

Tenu chaque année alternativement en Auvergne-Rhône-Alpes et à Montréal, l’événement est devenu un rassemblement incontournable et référent, comme en témoigne la présence d’institutions publiques et académiques telles que l’Université Concordia ou la Métropole de Lyon, ainsi que d’entreprises de renom telles que Pure Vodka ou Michelin.

Un carrefour d’échanges féconds pour les territoires en mutation

Au total, ce sont 440 conférenciers, dont 39 % sont québécois et 61 % français, dont 38 % sont des femmes et 62 % des hommes, qui animeront les 35 événements au programme. À ce jour, plus de 14 000 conférenciers et plus de 70 000 acteurs ont été rassemblés autour de 600 évènements et conférences dans le cadre des éditions des EJC.

En plus des entreprises privées effectuant le déplacement jusqu’à Lyon pour participer aux échanges, ce sont près de quinze partenaires officiels québécois qui organisent cette année des missions pour contribuer à la perpétuation d’un réseau dynamique et coopératif.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui participe aux Entretiens Jacques Cartier depuis plus de 15 ans, croit savoir que « l’internationalisation et l’exploration de nouveaux marchés constituent une étape incontournable pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur croissance ». « La Chambre et ses experts Acclr en commerce international sont ainsi heureux d’accompagner une délégation de 27 entreprises dans le cadre de la mission en Auvergne-Rhône-Alpes et de les appuyer dans le renforcement de leurs liens commerciaux avec l’Europe », fait valoir M. Leblanc.

Selon le patron de la CCMM, « les Entretiens Jacques Cartier représentent l’occasion d’établir une relation durable avec de futurs partenaires et de tirer profit de la récente entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global ».

Le baromètre des EJC : regards croisés sur l’entrepreneuriat!

Pour la deuxième année consécutive, un baromètre a été proposé à 50 participants triés sur le volet et représentant des institutions et organismes québécois et français. Les répondants ont ainsi pu partager et comparer leurs visions de l’entrepreneuriat. À l’unanimité, français et québécois, s’accordent à dire que « posséder un bon réseau est une condition essentielle à la réussite d’un entrepreneur. La créativité et l’innovation, à 66 % chez les répondants québécois et à 50 % chez les répondants français, marquent la deuxième caractéristique essentielle au succès d’une entreprise.

Selon Frédéric Bove, directeur général du Centre Jacques Cartier, le baromètre de l’entrepreneuriat Lyon-Montréal est « un outil utile et disponible pour toutes les organisations intéressées (universités, chambres de commerces…) proposant des axes de réflexion et des tendances qui nourrissent les activités des Entretiens Jacques Cartier, et notamment notre forum des Entrepreneurs France-Québec ».

Au cœur de nombreux débats, à la question « laquelle de ces affirmations vous semble la plus juste concernant la place des femmes dans l’entrepreneuriat? », 44 % des répondants français et 29 % des répondants québécois affirment que « les femmes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans le champ entrepreneurial ». Cette divergence de point de vue demeure depuis 2017, démontrant que les répondants français considèrent que la femme ne possède pas la place méritée dans le monde de l’entrepreneuriat.

En tout état de cause, pour les organisateurs, le baromètre des Entretiens Jacques Cartier vise à faire connaître les besoins des entrepreneurs pour adapter les initiatives d’accompagnement à l’entrepreneuriat, comprendre les attentes des entrepreneurs Français, Québécois et Canadiens et favoriser les échanges d’affaires entre les deux territoires.

Source : Centre Jacques Cartier

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Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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À partir de ce lundi, 12 novembre, on célèbre partout dans le monde la semaine de l’entrepreneuriat. Pour encourager les nouvelles générations à entreprendre plusieurs événements et outils sont lancés en outre la semaine des entrepreneurs à l’école.

À l’occasion de cet événement mondial, le premier ministre Justin Trudeau a noté l’importance de l’entrepreneuriat dans la création d’emplois et la stimulation de la créativité. Il a notamment rappelé les enjeux du gouvernement pour augmenter et soutenir la communauté entrepreneuriale.

« Les célébrations de cette année soulignent l’importance d’appuyer les entrepreneures et les jeunes diplômés qui souhaitent lancer et bâtir de nouvelles entreprises. Nous devons également créer une communauté d’entrepreneurs plus inclusive et plus axée sur la collaboration », a-t-il dit.

Au Québec, OSEntreprendre va à la rencontre des jeunes

Forte de deux ans d’expériences La semaine des entrepreneurs à l’école revient avec pour objectif de doubler son public cible. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, des jeunes du primaire à l’université rencontreront un entrepreneur de leur communauté. Alors qu’en 2017, l’événement a touché plus de 10 000 élèves de partout dans la province, cette année, l’initiative vise 20 000 jeunes.

« J’ai eu l’opportunité de redonner aux plus jeunes en tant que conférencière dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école 2017. J’ai visité mon ancienne école secondaire l’Aubier et je suis heureuse d’avoir pu inspirer des jeunes à entreprendre et à oser relever des défis! » Leattytia Badibanga, fondatrice Les Pattes jaunes, Chaudière-Appalaches.

Entrepreneuriat et éducation

Des centaines de conférences seront données durant la semaine afin d’initier les élèves et les étudiants à l’entrepreneuriat. OSEntreprendre, créateur de l’événement, considère cette action en outre d’un point de vue pédagogique. Pour Manon Théberge, présidente-directrice générale de la semaine, il s’agit d’une approche « qui génère des retombées significatives sur le développement des jeunes et leur réussite éducative. »

À savoir : L’année 2018 a été marquée par le lancement de la première Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada.

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