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Culture

Montréal, le cinéma maghrébin lance son premier festival

Hanen Hattab

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Affiche - Photo libre de droits

Un nouveau rendez-vous cinématographique vient de s’ajouter au calendrier de Montréal. Le Maghreb a lancé, dimanche 25 octobre 2018, son festival du cinéma. L’événement sera au rendez-vous l’année prochaine avec de nouveaux partenaires et un menu plus varié.

Le Festival du Film Maghrébin de Montréal (FFMM), une initiative de l’Association des Tunisiens aux Amériques (ATA)

« Khalifa Hertelli, membre de l’ATA, a eu l’idée d’amener le film tunisien « Weldek Rajel ». À partir de cette proposition, on a pensé au Maghreb parce qu’on a constaté qu’il y a un véritable besoin dans ce domaine culturel », a expliqué M. Hechmi Khelifi, le président de l’ATA. La salle était comble, lorsque le coup d’envoi a été donné avec beaucoup d’enthousiasme par Noureddine Salhi, journaliste à Média Maghreb (basé à Montréal).

Noureddine Salhi. Crédit photo Med Nabouli

Mme Lamia Siala, la consule de la Tunisie à Montréal. Crédit photo Med Nabouli

« Je trouve l’initiative excellente parce qu’elle va promouvoir, entre autres, la culture tunisienne ici à Montréal. Les films qui vont être présentés aujourd’hui vont donner une idée sur notre cinéma. Ce n’est pas la première fois que l’ATA organise une manifestation culturelle au Canada. C’est une association qui a déjà fait ses preuves avec le Festival du Jasmin. J’ai participé à la troisième édition de cet événement et c’était un grand succès. Elle a été marquée par la présence des membres du gouvernement québécois. On a hâte de découvrir les films et j’espère que dans les prochaines éditions, il y aura parmi le public plus de Canadiens », s’est réjouie de témoigner Mme Lamia Siala, la consule de la Tunisie à Montréal.

La nouvelle vague du cinéma maghrébin

À l’affiche, on trouve le documentaire « Weldek Rajel » (Ton fils est un homme) de Heifel Ben Youssef et les deux courts métrages, « Faracha » (Papillon) du réalisateur et scénariste Issam Bouguerra et « Kaaba Halwa » (Le bonbon) du réalisateur Abdelhamid Bouchneq. Bien que ces œuvres proposent des visualités, des styles narratifs et des genres différents, elles traitent chacune à sa façon des thématiques en rapport avec l’insertion socioéconomique des jeunes. Absurdité, aliénation et infortune étaient interrogées avec un humour noir décapant. Les réactions du public dénotaient une bonne réception des trois films.

ATA. Crédit photo Med Nabouli

« Ces dernières années, le cinéma maghrébin a beaucoup évolué. Une nouvelle génération est en train de s’installer, une génération qui s’est libérée de la conception post indépendance du cinéma. Je pense que les sujets proposés dans ces films sont inédits dans le paysage cinématographique tunisien », a indiqué M. Khelifi.

« À partir de ce constat, on a décidé de travailler sur ce tournant culturel. La première édition a été consacrée aux tunisiens parce que c’est notre réseau, on est capable de les atteindre et les faire venir. On a invité aujourd’hui pratiquement toutes les associations maghrébines pour les impliquer dans les prochaines éditions. », a-t-il ajouté.

Aux dires de M. Khelifi, deux associations ont déjà exprimé leur volonté de collaborer à ce projet. Les pays participants seront invités à attirer leurs publics et à faire leurs propres sélections.

« On va travailler ensemble pour faire de ce festival un grand événement annuel qui vise nos communautés et les personnes qui s’intéressent à la culture maghrébine », a conclu M. Khelifi.

 


Ambiance du FFMM captée par la caméra d’Avant Première Mtl

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

Culture

Tower of Songs : Leonard Cohen illumine les nuits de Montréal sur 21 étages

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La murale Tower of Songs, réalisée en 2017 par les artistes El Mac et Gene Pendon, 100e murale produite par MU, rendant hommage à Leonard Cohen, véritable emblème montréalaise, veille désormais sur la ville de Montréal de nuit comme de jour.

Voulant répondre à la demande du public de voir la majestueuse œuvre éclairée, l’organisme MU a concrétisé sa mise en lumière permanente grâce au soutien de l’arrondissement Ville-Marie et de Tourisme Montréal. Depuis 12 ans, MU a réalisé plus de 120 murales d’envergure et pérennes dans 17 quartiers de la ville en plus de mettre en œuvre un important volet éducatif.

« Leonard Cohen fait partie de l’ADN de Montréal »

MU_Ville_Marie_Eclairage_Cohen_credits-photo_Olivier-Bousquet

Réunis au Musée des beaux-arts de Montréal en présence de la mairesse Valérie Plante, du président-directeur général de Tourisme Montréal, Yves Lalumière et des représentants de la famille Cohen, les partenaires et les collaborateurs du projet ont souligné mercredi soir avec l’illumination officielle ce moment phare pour la ville de Montréal.

« C’est un plaisir pour notre administration de contribuer à illuminer l’hommage à ce grand poète montréalais dont l’œuvre illumine des millions de vies partout à travers le monde. Dorénavant, la mémoire de Leonard Cohen brillera au cœur du centre-ville de Montréal au sens propre comme au sens figuré. »

– Valérie Plante, mairesse de Montréal

Du haut de ses 21 étages, la plus grande murale jamais réalisée dans la métropole est vite devenue un repère visuel dans le paysage urbain. Elle a également permis à Montréal de rayonner à l’international et de s’ancrer dans l’histoire de l’art urbain.

La murale Tower of Songs et « Les bâtisseurs culturels montréalais »!

MU_Ville_Marie_Eclairage_Cohen_credits-photo_Olivier-Bousquet

Tourisme Montréal a d’ailleurs souligné l’impact majeur de cette murale sur la ville et ses visiteurs par le Prix Innovation, entreprise de moins de 50 employés, remis à MU lors des Prix Distinctions en mars dernier.

À lire : Montréal : le MAC vend Leonard Cohen à l’international

« Leonard Cohen fait partie de l’ADN de Montréal, un symbole que nous avons célébré aussi avec la murale Tower of Songs qui est rapidement devenue une attraction majeure de Montréal dans son paysage urbain animé. Dans le cadre de son 100e anniversaire, Tourisme Montréal désire offrir le cadeau de son illumination aux Montréalais et aux touristes », a souligné Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal.

La murale Tower of Songs fait partie de la collection « Les bâtisseurs culturels montréalais » de MU, rendant hommage aux artistes ayant marqué ou s’étant inspirés de la métropole, dont Alanis Obomsawin, Daisy Peterson Sweeney, Michel Tremblay, Dany Laferrière et Janine Sutto, pour n’en nommer que quelques-uns.

Rappelons que MU est un organisme de bienfaisance qui transforme l’espace public montréalais en réalisant des murales ancrées dans les communautés. Le cœur de sa démarche : créer des murales pour voir et vivre l’art au quotidien, pour déclencher une transformation sociale et pour léguer, à Montréal, un musée à ciel ouvert.

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Culture

Librairies : on a vendu pour 397 millions dollars de livres neufs au Québec en 2018

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Lors du 40e Salon du livre de Montréal. Photo : Avant-Première MTL

Selon une enquête réalisée par l’Observatoire de la culture et des communications, en 2018, les librairies du Québec ont vendu pour 397,0 M$ de livres neufs, ce qui représente une hausse de 1 % (+ 3,1 M$) par rapport aux ventes de 2017.

L’Observatoire indique que d’autres types de points de vente ont vu leurs ventes diminuer, ce qui fait que, globalement, les ventes de livres neufs par les entreprises du Québec ont baissé de 1 %, passant de 620 M$ en 2017 à 614 M$ en 2018. Ce résultat s’inscrit dans une tendance à la baisse observée depuis plusieurs années. Ces statistiques sont tirées du bulletin Optique culture no 65, que l’on peut consulter sur le site Web de l’Institut de la statistique du Québec

D’autres points de vente en dehors des librairies

Outre les librairies, il existe une diversité de points de vente pour les livres.

  • Les détaillants de la grande diffusion, soit les grandes surfaces à rabais, grands magasins, kiosques à journaux, papeteries, pharmacies, quincailleries, boutiques de cadeaux, etc., ont vendu pour 75,9 M$ de livres neufs en 2018, une baisse de 9,8 M$ par rapport à 2017.
  • Les éditeurs ont vendu directement aux consommateurs (c’est-à-dire aux particuliers et aux collectivités) pour 120,6 M$ de livres, ce qui représente une légère baisse par rapport à 2017 (- 2,0 M$).
  • Les distributeurs de livres font eux aussi des ventes à des acheteurs finaux. En 2018, ces ventes totalisent 20,4 M$, en hausse par rapport à 2017 (+ 2,2 M$).

Rappelons que le bulletin Optique culture de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec analyse les statistiques relatives aux ventes de divers produits culturels, à la fréquentation des lieux culturels, aux dépenses des ménages ou des administrations publiques en matière de culture, aux établissements et travailleurs culturels, à l’économie de la culture, etc.

Source : ISQ

À lire : À Montréal, le livre prend le pouvoir

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Culture

Mérite du français au travail : la Place des Arts de Montréal rafle le prix 2019 de l’OQLF

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Marie-Josée Desrochers, PDG de la Place des Arts, et Ginette Galarneau, PDG de l’Office québécois de la langue française.

La Place des Arts de Montréal a remporté le Mérite du français au travail, dans le commerce et dans les technologies de l’information 2019 dans la catégorie « Organisme de l’Administration ».

Remis par l’Office québécois de la langue française (OQLF), le prix récompense les entreprises et les organismes dont les réalisations reflètent la vitalité et la richesse de la langue française au travail et dans le commerce.

La présidente-directrice générale de la Place des Arts, Marie-Josée Desrochers, a rappelé que tous les employés du plus grand complexe culturel en arts de la scène au Canada avaient à cœur la promotion de la langue française au quotidien, tant à l’interne que dans leurs relations avec le public, et que c’était une grande source de fierté pour la Place des Arts.

Le mariage entre le français et les langues autochtones…

Marie-Josée Desrochers, PDG de la Place des Arts, et Ginette Galarneau, PDG de l’Office québécois de la langue française.

La Place des Arts propose tout au long de l’année de nombreux spectacles et activités qui ont la langue française comme moyen d’expression. Par exemple, l’an dernier, la Place des Arts a présenté Daniel Boucher, la comédie musicale Belles-Sœurs, l’événement Chansons rassembleuses célébrant le mariage entre le français et les langues autochtones, l’opéra pour enfants Chante, Edmond! basé sur un texte de Simon Boulerice ainsi que le spectacle de poésie québécoise Chansons pour filles et garçons perdus de Loui Maufette, tous dans le cadre de sa série « Les spectacles Place des Arts ».

À lire : L’OQLF lance les Mérites du français 2019 à l’intention des organisations

Par ailleurs, qu’il s’agisse d’outils liés à la promotion d’un spectacle ou de documents d’information, la Place des Arts souhaite jouer un rôle exemplaire et moteur dans l’application de la Charte de la langue française. Elle s’est donc dotée d’une politique relative à l’emploi de la langue française et a fait en sorte de susciter l’adhésion et la participation de tous les employés à son application ainsi que d’exercer une influence positive sur les façons de faire de ses partenaires.

Source : Place des Arts

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