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Montréal, quand des policiers sabotent le 375ème anniversaire

Baba-Idriss FOFANA

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|© wiki/375e_anniversaire_de_Montréal|

Des centaines de policiers ont manifesté dans les rues de Montréal, mercredi soir, jour de la célébration de la naissance de la Ville, au moment où l’on assiste à des attentats terroristes dans des métropoles à l’occasion de grand rassemblement, comme au 375ème de Montréal.

Ces policiers ont-ils bien choisi le 17 mai pour manifester ? Alors que des milliers de personnes étaient dehors, mercredi, pour fêter le 375ème anniversaire, des centaines d’agents du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) sont descendues dans les rues pour manifester, dit-on, leur mécontentement envers l’administration du maire Denis Coderre. Ils sont partis de la rue Gilford, sur le Plateau Mont-Royal, où se trouve le siège social de la Fraternité des policiers et policières, le rassemblement s’est ensuite dirigé vers la rue Saint-Denis, complètement fermée à la circulation, pour être rediriger vers le Vieux-Montréal, où le maire Denis Coderre tenait une réception à l’occasion du 375e anniversaire de Montréal et où plusieurs activités étaient prévues pour souligner les festivités.

Comment les policiers ont réussi leur coup ?

Ces flics tenaient une banderole affirmant : « Monsieur le maire, mettez fin au mépris ». « On ne peut pas nous laisser sans convention depuis le 31 décembre 2014. On est tanné! En plus, on veut nous enlever notre droit de montrer notre mécontentement, encore une fois, avec une loi inconstitutionnelle sur nos uniformes », a laissé entendre Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal. Tout en précisant que des négociations intensives devraient avoir lieu la semaine prochaine, du 23 au 26 mai. « On y va de bonne foi, mais on y va debout, pas à genoux monsieur le maire », martèle-t-il.

Selon les informations en notre possession, les policiers de Montréal sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2014. Ils contestent la réforme des régimes de retraite municipaux dans la loi 15, en exerçant plusieurs moyens de pression. En plus, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a déposé un projet de loi, en fin avril, pour forcer les policiers à porter leurs uniformes qu’ils ont cessé de porter depuis trois ans. Alors que, mercredi, ils portaient encore ces pantalons de camouflage ou de clown.

Même si pour certains, les policiers ont pris un gros risque en manifestant un jour spécial du 375ème où d’éminentes personnalités (tout comme le premier ministre Trudeau) se sont rendues à Montréal pour célébrer également la Fondation de Ville, cette situation aurait vraisemblablement laissé planer le spectre des attentats de Nice (Paris) ou de Berlin (Allemagne). Mais au dire du président du syndicat des policiers, c’était leur manière à eux de « souhaiter bonne fête » aux Montréalais. Soulignant d’ailleurs qu’« une manifestation n’est pas une démonstration de force, mais plutôt un geste de solidarité ». « On sait pourquoi on est ici, oui pour souhaiter bonne fête, en appui dans ces débuts de réjouissance, mais surtout pour manifester notre exaspération », a indiqué Yves Francoeur.

Denis Coderre « immortalisé » par les manifestants…

Alors que cette manifestation n’était pas « de mauvais aloi » aux yeux du maire de Montréal, Denis Coderre songerait à reprendre une partie de la « fête gâchée » par les policiers. D’autant plus que dans la journée, un peu plus tôt, les syndiqués ont réalisé un coup d’éclat en installant quatre énormes panneaux publicitaires visant à dénoncer l’attitude du maire dans les négociations portant sur le régime de retraite. Aux abords du pont Jacques-Cartier, sur l’avenue Viger Ouest, sur le boulevard Saint-Laurent et à la jonction de l’autoroute 10 et la route 132, on pouvait y voir le maire Denis Coderre portant un chapeau de fête.

Ainsi, le maire de Montréal, Denis Coderre, a indiqué jeudi que le spectacle d’illumination du pont Jacques-Cartier sera à nouveau présenté puisqu’il a été perturbé par la manifestation de milliers de policiers. « On va faire un autre spectacle pour les Montréalais, a-t-il déclaré lors d’une mêlée de presse. On va trouver la date incessamment ».

Toutefois, M. Coderre s’est dit « fier » des activités du 375e anniversaire de la journée du mercredi. « C’était une journée extraordinaire, a-t-il dit lors de réunion hebdomadaire du comité exécutif. Le seul bémol, c’est que nos policiers auraient pu se faire aimer et laisser la population vivre ce moment unique. On prend note ». Pour les citoyens qui n’ont pas pu vivre ce moment en toute quiétude, le maire s’est dit « désolé ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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