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Montréal : Temps forts du 3è Salon Canado-Maghrébin 2017

Baba-Idriss FOFANA

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Crédit photo: Avant-Première Canada

Comme prévu, le 3è Salon du développement Canado-Maghrébin s’est tenu le 8 et le 9 septembre 2017, au Palais des Congrès de Montréal. Que retenir de ces 12 heures de rencontre d’une communauté estimée à 300 000 au Canada ? Le magazine Avant-Première Canada qui y a pris part, vous fait un compte rendu des temps forts de la pléiade de thèmes abordés par divers intervenants (hommes politiques, entrepreneurs, citoyens, journalistes, étudiants) lors d’ateliers, émissions radio et plateaux télévisés.

Adel Achouri, Organisateur du Salon (crédit: Avant-Première Canada)

Visiblement, c’est un « pari gagné » pour Adel Achouri. En sa qualité de président-organisateur du Salon du développement Canado-Maghrébin d’ouvrir le bal des allocutions au sein de « l’espace VIP » devant un beau monde. Dans son mot d’ouverture, M. Achouri a fait valoir que l’objectif de cette rencontre est de « positionner » la communauté Maghrébine au-devant de la scène politique, économique et dans tous les domaines de la société québécoise et canadienne. « Notre objectif est de voir des Maghrébins à la tête d’entités canadiennes et québécoises ; de voir des jeunes en politique et dans les médias, pas seulement des communautaires mais des médias québécois et canadiens », a appuyé Adel Achouri, également président de L’excellence Conseils & Formation, qui s’est dit « fier d’avoir réuni plusieurs associations autour d’un projet ».

Une première journée riche en intervention

À sa suite, plusieurs autres personnalités ont pris la parole. Au nombre desquelles : la Secrétaire générale de l’Association des Tunisiens aux Amériques, Hana Iness Abbes, qui travaille sur deux grands projets dont le parrainage des orphelins en Tunisie et le festival du Jasmin tunisien à Montréal. Le président de la Fondation Club Avenir, Bachir Halimi a salué l’initiative d’un tel Salon. Il a encouragé « l’excellence au sein de la communauté Maghrébine » au Canada et a souhaité qu’elle « excelle » dans tous les domaines d’activités. Le président de l’Alliance d’Affaire Canada-Algérie, Jean-Jacques Rainville a reconnu la « contribution » de la communauté maghrébine dans « le développement » de la société Canadienne.

(crédit: Avant-Première Canada)

Le public a également eu droit à l’émission « Tam-Tam » de Radio-Canada International (RCI), diffusée en direct du Salon,  et qui était animée par Stephan Parent. Comme invités, il fallait compter : Mohammed Gharred, Activiste avec le Parti Libéral du Canada (PLC) ; Tina Sebti, Directrice des communications du Parti Avenir Laval ; Abdelghani Dades, journaliste et président du Groupe Atlas Media ; Abdlaadim El Hanchi, Directeur général de MABI TV ; Houda Rachdaoui, Jeune ambassadrice de l’engagement auprès de la ville de Montréal et Myriam Bouzayen, Animatrice à Maghreb FM.

Difficultés et barrières

Plusieurs thèmes touchant la communauté au Canada ont été évoqués, notamment « la participation des Maghrébins en politique », « la discrimination », « le racisme systémique », « la problématique de l’intégration à travers les langues : le français ou l’anglais », « la question du cantonnement de certains médias sous l’étiquette communautaire et ethnique » et le contexte « géopolitique du terrorisme » qui fragilise les Musulmanes d’origine Maghrébine.

Si dans l’ensemble, les invités ne partageaient pas les mêmes points de vue sur les thématiques, toutefois, ils s’accordaient sur l’existence de difficultés et barrières auxquelles font face beaucoup de personnes issues de la communauté Maghrébine, au Canada en général, et au Québec en particulier. « Le racisme existe et les opportunités aussi », soutien Mohammed Gharred, Activiste du parti du premier ministre Justin Trudeau. Pour lui, la problématique du racisme doit être appréhendée comme « un défi de dévalement personnel ». « Mais, elle ne devrait pas pour autant démoraliser », croit savoir M. Gharred.

Stand de Radio-Canada (crédit: Avant-Première Canada)

Il faut souligner que cette première journée du Salon du développement Canado-Maghrébin a été riche en émission comme en allocution de personnalités de haut rang. Non sans oublier les interventions d’Alexandre Boulerice, Député du Nouveau Parti Démocratique (NPD) de la circonscription de Rosemont – La Petite-Patrie et celle de l’ambassadeur de la Turquie au Canada, Selçuk Ünal, qui s’est prononcé sur les opportunités d’investissement dans son pays à travers le thème : « A Resilient Economy with outstanding investment opportunities » et ce, en présence de plusieurs hommes d’affaires et hauts cadres de la Banque de Développement du Canada (BDC), Desjardins et autres Institutions financières et organisations liées à l’investissement.

La journée du vendredi s’est bouclée par un plateau télévisé, organisé par le Collège Rosemont, qui avait pour thème : « le retour aux études chez les immigrants ». Quatre invités ont pu partager leurs avis et idées sur cette problématique qui taraude l’esprit de bon nombre d’immigrants, en général. Parmi eux : Annabelle Pollet, Conseillère pédagogique ; Abderazak Sahroui, Enseignant ; Habib El-Hage, Intervenant social et Rabia Nasri, ancienne étudiante.

Une deuxième journée riche en plateau télévisé

Au jour 2, c’est-à-dire samedi 9 septembre, le salon grouillait encore du monde. Les stands des exposants étaient pleins à craquer. Des universités, établissements secondaires de renom, agences d’emplois, compagnies aériennes, établissements sportifs n’ont pas voulu se faire compter l’événement dédié à une communauté estimée à environ 300.000 en 2017.

Crédit: Avant-Première Canada

À l’espace VIP, cette dernière journée du Salon du développement Canado-Maghrébin s’est poursuivie, entre autres, avec plusieurs plateaux télévisés ; Une conférence animé par Khalid Bourriche portant sur le thème : « Collégial, passage rapide vers l’emploi » ; une cérémonie de remise des prix du « Concours de l’Entrepreneur Édition 2017 » ; Une animation spéciale pour le 60ème anniversaire de la Royal Air Maroc ; Une allocution de Sonia Baudelot, cheffe du Parti Avenir Laval ; Une cérémonie honorifique  avec la remise du « Prix de reconnaissance » à Radouane Hilali, considéré comme la personnalité ayant une grande contribution au développement de la communauté Maghrébine au Canada.

Organisé par Montréal Rush Soccer Academy, le premier plateau avait pour thème : « le développement du soccer à Montréal ». Animé par Addelghani Dades, les échanges ont tourné autour de la pratique du soccer et du développement des joueurs de haute qualité, issus de toutes les couches de la société québécoise et canadienne, dans un environnement stimulant et gratifiant.

Transformer les défis en opportunités

Le second plateau télévisé, organisé par l’Association de développement des Arts Martiaux Adaptés (ADAMA), a eu pour thème : « Pour une société égalitaire ». Animé par Mohamed Jelassi, président fondateur de ADAMA, les échanges ont porté sur la capacité de personnes ayant des limitations physiques et fonctionnelles, qui arrivent à relever des défis que des personnes n’ayant pas ces difficultés n’auraient pas été capables d’avoir leur niveau. À travers ADAMA, M. Jelassi a montré que « tout le monde est capable » : « Nos membres sont des gens qui croient en eux-mêmes et qui arrivent à transformer leur défi en opportunités et de là, à la réussite ».

Au centre, le Consul de la Tunisie à Montréal (Crédit: Avant-Première Canada)

Un troisième plateau télévisé, animé par Nour Zirat, a porté sur le « Parti Liberal du Canada, l’immigration, le commerce et les communautés ». Au nombre des invités, il fallait compter : Fayçal El-Khoury, Député libéral de la circonscription de Laval-Les-Îles ; Marc Miller, Député libéral de la circonscription et Mira Ahmad, présidente des Jeunes libéraux du Canada. Les échanges ont essentiellement porté sur les questions d’ordre économique (ALENA, CETA etc.) et notamment, sur les politiques d’ouvertures que prônent le parti de Justin Trudeau à l’endroit des communautés issues de l’immigration, et aussi les actions de l’actuel gouvernement libéral en faveur d’une société inclusive et égalitaire au Canada.

« Rise of racism, xenophobia and islamophobia, no easy solution »

Un quatrième plateau télévisé, animé par Kathy Malas (VP Canadian Muslim Forum), a eu pour thème : « Rise of racism, xenophobia and islamophobia, no easy solution » ; avec comme invités : Graham Carpenter, Riding office manager at office Thomas Muclair ; Samer Majzoub, president of the Canadian Muslim Forum et Hassan Guillet, Imam.

Enfin, le cinquième plateau télévisé, animé par Tina Sebti, avait pour thème : « L’entrepreneuriat au Québec ». Des invités de « grosse pointure » du domaine entrepreneurial y ont pris part : Daniele Henkel, présidente des Entreprises Daniele Henkel INC ; Franck Baylis, Député libéral de Pierrefonds-Dollars et président de Baylis Medical ; Roseline Beausoleil, Avocate associée chez BTK Avocats ; Claude Ananou, Avocat et maître d’enseignement au HEC de Montréal ; Winston Chan, Chiropraticien et entrepreneur ; puis Hocine Meghar, ambassadeur d’Algerie au Canada.

Ces invités ont reconnu le dynamisme de l’entrepreneuriat québécois. Ils ont particulièrement encouragé les jeunes à continuer de se faire confiance, à sortir de leur zone de confort, à concrétiser leurs idées, à innover dans leur domaine d’activités tout en sachant « rester eux-mêmes ».

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Les vélos électriques d’UBER roulent à Montréal

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Uber a lancé ce mercredi, 26 juin, son service de vélos électriques en libre-service JUMP à Montréal.

La métropole fait place aux vélos à assistance de pédalage de JUMP utilisés dans plus d’une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe.

« Nous sommes très heureux de lancer les services de vélos électriques de JUMP à Montréal en grande première canadienne », a déclaré Jean-Christophe de Le Rue, directeur des Affaires publiques pour Uber au Québec.

Les vélos seront disponibles en libre-service, en tout temps, dans près de 9 arrondissements de la ville dès aujourd’hui.

Une nouvelle façon d’utiliser le vélo en libre-service

Voici comment utiliser le nouveau vélo :

La première chose à faire, télécharger l’application d’UBER. L’option des vélos JUMP se trouve en haut de l’écran. Elle présente une carte qui permet d’identifier le vélo le plus proche et de le réserver pendant une durée de temps limité à 15 minutes avant de le déverrouiller et commencer son trajet.

Il n’y a aucun frais pour déverrouiller les vélos et les utilisateurs seront chargés 30 cents par minute. Arrivé à destination, pas besoin de chercher une station UBER, il suffit de l’attacher à un support à vélo adapté et de le verrouiller moyennant des câbles antivol rattachés directement au vélo.

« Les utilisateurs qui ne respectent pas les règles appropriées de stationnement des vélos feront face à des avertissements, surcharges de 25$ et même la suspension du compte », indique l’entreprise.

Les vélos JUMP sont équipés d’un moteur de 350 watts qui délivre une assistance de pédalage électrique pouvant aller jusqu’à 32 km/h.

Vous pouvez gagner un casque gratuit

À l’occasion du lancement, des ambassadeurs JUMP vont distribuer aujourd’hui des centaines de casques gratuits partout dans la métropole.

Lire aussi : Navettes gratuites pour visiter le Parc des Îles-de-Boucherville

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Montréal : Un nouveau projet de lutte contre l’isolement social des aînés

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) a lancé le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés.

Le Plateau-Mont-Royal et Saint-Louis-du-Parc, dont la population est constituée à 70 % de personnes socialement défavorisées, comptent le plus haut taux de personnes âgées vivant seules à Montréal.

Ces faubourgs bénéficieront du programme déployé par le CIUSSS afin d’instaurer une structure de gériatrie sociale. Le projet s’ajoute à d’autres initiatives mises en œuvre récemment, dont le projet pilote de la Fondation AGES, annoncé le 3 juin dernier.

« La gériatrie sociale permet de rejoindre les aînés directement dans leur communauté, et c’est ce qui fait toute la différence lorsqu’il est question de briser leur isolement social et de favoriser leur vieillissement actif », a expliqué Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Sortir les aînés de leur isolement quotidien

Le projet Pour une communauté bienveillante envers ses aînés vise à veiller à l’intégration sociale des aînés vulnérables et isolés dans leurs milieux de vie.

Pour ce faire, un réseau de partenaires sera créé en vue d’entrer en contact avec ces personnes, « d’intervenir pour améliorer leur qualité de vie, de les accompagner vers les services appropriés ainsi que de favoriser leur autonomie et leur participation sociale », indique le communiqué du Cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Ce mardi, 25 juin, Québec a doté le CIUSSS, d’une aide financière de 400 000 $, qui contribuera à déployer le projet.

Lire aussi : Résidences privées pour aînés : la pénurie de préposé aux bénéficiaires fait rage au Québec

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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