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Économie

My Wooden Lifestyle, des montres et lunettes qui reboisent

Hanen Hattab

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Crédit photo Avant Première MTL

Les montres et les lunettes de la marque My Wooden Lifestyle se portent comme une caresse sur la peau. Le bois leur donne légèreté, douceur et une discrète et indémodable élégance. Plus encore et au-delà du style, ces accessoires se veulent intemporels, en s’inscrivant doublement dans l’économie circulaire. Non seulement ils sont faits de bois recyclé et en plus un arbre est planté pour chaque article vendu.

Le couple d’entrepreneurs Denis Gallico et Alexia Bayeuil est à l’origine de ce concept poétique et soucieux de mère nature. L’équipe d’Avant-Première Mtl les a croisés à l’Expo Manger santé et a voulu en savoir plus sur leur moodboard.

Les accessoires sont aussi personnalisables avec un message personnel gravé. Source

Hanen Hattab (HH) : Vous utilisez aussi le cuir, mais comme l’indique le nom de la marque, c’est le bois qui vous intéresse en particulier, pourquoi ?

Alexia Bayeuil (AB) : On trouve que c’est mieux de faire des accessoires de mode avec des matières renouvelables plutôt qu’en plastique, qui est une matière polluante et qui met beaucoup de temps pour se dégrader dans la nature. C’est pour ça aussi qu’on voulait revenir à une matière plus « noble ».

HH : Vous utilisez quels types de bois ?

AB : On crée à partir de différentes essences et objets récupérés. On a du bois recyclé des skateboards, du bambou, du bois d’érable, le santal, le noyer, etc.

Denis Gallico (DG) : En plus, chaque accessoire va être unique en fonction de la partie du bois où il a été coupé. C’est pour ça aussi que vous allez avoir des couleurs différentes sur chaque produit. Il n’y aura pas deux montres ou deux paires de lunettes qui seront pareilles.

HH : Avez-vous un atelier de fabrication ?

AB : On ne les fabrique pas nous même. On les dessine à Montréal. On choisit quel type de bois, les aiguilles, les agencements de couleurs, etc. Puis, on sous-traite la fabrication à l’extérieur parce que pour l’instant on n’a pas trouvé l’expertise au Québec. Par exemple pour ce type de montres, c’est très précis, c’est très minutieux parce que les pièces sont très petites et qu’on ne les trouve pas dans la province. Mais à chaque semaine, on continue à chercher de nouveaux fournisseurs parce que ça nous tient à cœur de ramener la production ici.

Le modèle Venice Ocean. Source

HH : Comment vous procédez pour définir l’identité visuelle d’un objet ou d’une collection?

DG : Chaque montre ou paire de lunettes a un nom de région ou d’endroit qu’on a visité. En fait, on voyage beaucoup et ça nous inspire. Il y en a une qui s’appelle Sahara parce que j’ai été dans les dunes du côté de Riadh en Arabie Saoudite. Il y a la Dominicana. Il y a aussi la Minshan, qui est une région de la Chine plantée de bambou.

AB : On innove côté formes en cherchant de nouveaux types de bois et on essaye aussi de suivre les tendances.

HH : Qui a eu l’idée de se lancer dans cette aventure ?

AB : L’idée est partie de nous deux. Denis est beaucoup plus du côté aventurier et moi, je suis plus du côté mode. J’ai beaucoup travaillé dans ce domaine. Donc, on a mis nos deux passions en commun. On voulait à la base créer quelque chose d’éco-responsable pour sensibiliser le monde à avoir un mode de vie plus soucieux de la nature et de l’environnement.

Crédit photo:
Crédit photo Avant Première MTL

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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  1. Pingback: Simons fait peau neuve avec les créateurs locaux - Avant Premiere Mtl

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Québec-France : 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier 2018 à Lyon

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Du lundi 12 novembre au mercredi 14 novembre, pour la 31ème année consécutive, les acteurs académiques, scientifiques, culturels, économiques et institutionnels du Québec et de la France se rassemblent pour renforcer l’écosystème franco-québécois lors des conférences, événements et rencontres de réseautage des Entretiens Jacques Cartier (EJC), organisés par le Centre Jacques Cartier en Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon.

Plus de 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier! Cette année, les participants échangent autour de huit grands thèmes : la santé/sciences de la vie, l’énergie et le développement durable, la mobilité/territoires et villes intelligentes, les enjeux sociaux et économiques, la finances et les affaires juridiques, le numérique et la technologies, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la performance.

Tenu chaque année alternativement en Auvergne-Rhône-Alpes et à Montréal, l’événement est devenu un rassemblement incontournable et référent, comme en témoigne la présence d’institutions publiques et académiques telles que l’Université Concordia ou la Métropole de Lyon, ainsi que d’entreprises de renom telles que Pure Vodka ou Michelin.

Un carrefour d’échanges féconds pour les territoires en mutation

Au total, ce sont 440 conférenciers, dont 39 % sont québécois et 61 % français, dont 38 % sont des femmes et 62 % des hommes, qui animeront les 35 événements au programme. À ce jour, plus de 14 000 conférenciers et plus de 70 000 acteurs ont été rassemblés autour de 600 évènements et conférences dans le cadre des éditions des EJC.

En plus des entreprises privées effectuant le déplacement jusqu’à Lyon pour participer aux échanges, ce sont près de quinze partenaires officiels québécois qui organisent cette année des missions pour contribuer à la perpétuation d’un réseau dynamique et coopératif.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui participe aux Entretiens Jacques Cartier depuis plus de 15 ans, croit savoir que « l’internationalisation et l’exploration de nouveaux marchés constituent une étape incontournable pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur croissance ». « La Chambre et ses experts Acclr en commerce international sont ainsi heureux d’accompagner une délégation de 27 entreprises dans le cadre de la mission en Auvergne-Rhône-Alpes et de les appuyer dans le renforcement de leurs liens commerciaux avec l’Europe », fait valoir M. Leblanc.

Selon le patron de la CCMM, « les Entretiens Jacques Cartier représentent l’occasion d’établir une relation durable avec de futurs partenaires et de tirer profit de la récente entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global ».

Le baromètre des EJC : regards croisés sur l’entrepreneuriat!

Pour la deuxième année consécutive, un baromètre a été proposé à 50 participants triés sur le volet et représentant des institutions et organismes québécois et français. Les répondants ont ainsi pu partager et comparer leurs visions de l’entrepreneuriat. À l’unanimité, français et québécois, s’accordent à dire que « posséder un bon réseau est une condition essentielle à la réussite d’un entrepreneur. La créativité et l’innovation, à 66 % chez les répondants québécois et à 50 % chez les répondants français, marquent la deuxième caractéristique essentielle au succès d’une entreprise.

Selon Frédéric Bove, directeur général du Centre Jacques Cartier, le baromètre de l’entrepreneuriat Lyon-Montréal est « un outil utile et disponible pour toutes les organisations intéressées (universités, chambres de commerces…) proposant des axes de réflexion et des tendances qui nourrissent les activités des Entretiens Jacques Cartier, et notamment notre forum des Entrepreneurs France-Québec ».

Au cœur de nombreux débats, à la question « laquelle de ces affirmations vous semble la plus juste concernant la place des femmes dans l’entrepreneuriat? », 44 % des répondants français et 29 % des répondants québécois affirment que « les femmes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans le champ entrepreneurial ». Cette divergence de point de vue demeure depuis 2017, démontrant que les répondants français considèrent que la femme ne possède pas la place méritée dans le monde de l’entrepreneuriat.

En tout état de cause, pour les organisateurs, le baromètre des Entretiens Jacques Cartier vise à faire connaître les besoins des entrepreneurs pour adapter les initiatives d’accompagnement à l’entrepreneuriat, comprendre les attentes des entrepreneurs Français, Québécois et Canadiens et favoriser les échanges d’affaires entre les deux territoires.

Source : Centre Jacques Cartier

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Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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À partir de ce lundi, 12 novembre, on célèbre partout dans le monde la semaine de l’entrepreneuriat. Pour encourager les nouvelles générations à entreprendre plusieurs événements et outils sont lancés en outre la semaine des entrepreneurs à l’école.

À l’occasion de cet événement mondial, le premier ministre Justin Trudeau a noté l’importance de l’entrepreneuriat dans la création d’emplois et la stimulation de la créativité. Il a notamment rappelé les enjeux du gouvernement pour augmenter et soutenir la communauté entrepreneuriale.

« Les célébrations de cette année soulignent l’importance d’appuyer les entrepreneures et les jeunes diplômés qui souhaitent lancer et bâtir de nouvelles entreprises. Nous devons également créer une communauté d’entrepreneurs plus inclusive et plus axée sur la collaboration », a-t-il dit.

Au Québec, OSEntreprendre va à la rencontre des jeunes

Forte de deux ans d’expériences La semaine des entrepreneurs à l’école revient avec pour objectif de doubler son public cible. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, des jeunes du primaire à l’université rencontreront un entrepreneur de leur communauté. Alors qu’en 2017, l’événement a touché plus de 10 000 élèves de partout dans la province, cette année, l’initiative vise 20 000 jeunes.

« J’ai eu l’opportunité de redonner aux plus jeunes en tant que conférencière dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école 2017. J’ai visité mon ancienne école secondaire l’Aubier et je suis heureuse d’avoir pu inspirer des jeunes à entreprendre et à oser relever des défis! » Leattytia Badibanga, fondatrice Les Pattes jaunes, Chaudière-Appalaches.

Entrepreneuriat et éducation

Des centaines de conférences seront données durant la semaine afin d’initier les élèves et les étudiants à l’entrepreneuriat. OSEntreprendre, créateur de l’événement, considère cette action en outre d’un point de vue pédagogique. Pour Manon Théberge, présidente-directrice générale de la semaine, il s’agit d’une approche « qui génère des retombées significatives sur le développement des jeunes et leur réussite éducative. »

À savoir : L’année 2018 a été marquée par le lancement de la première Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada.

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Économie

Les Québécois, ces consommateurs bien avisés

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À l’approche du Black Friday, certains sont peut-être réticents à l’idée d’en profiter pour faire de bonnes affaires. Il faut bien dire que les images apocalyptiques des grands soldes répulsent les gens qui craignent la foule et les comportements inadéquats. En revanche au Québec, il paraît qu’on est moins susceptible de faire face à ce genre de scénarios. Selon une étude publiée ce mercredi, 7 novembre, les Québécois sont loin d’être des consommateurs compulsifs et stressés. Soupir…

Moins de consommateurs compulsifs au Québec

Les sondages faits dans le cadre de l’étude du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) montrent que 34% des Québécois font des achats impulsifs contre 43% Canadiens. D’autres chiffres dénotent un Québec qui se démarque par des habitudes plus modérées en termes de consommation.

En fait, alors que les Québécois envisagent de débourser 458 $ dans les achats des fêtes, dans le reste du Canada, on prévoit 675 $. De plus, la fréquentation des grandes journées de soldes est moins importante dans la province qu’ailleurs. Ainsi par exemple, 25% des Québécois prévoient de faire des achats durant le Boxing Day par rapport à 35% des Canadiens.

« Nous constatons que les habitudes d’achat des Québécois diffèrent de celles observées à la grandeur du pays. Les statistiques recueillies reflètent bien les tendances de l’industrie. » Marc Fortin, président du CCCD Québec.

Magasinage plus relax

En plus de ces taux significatifs, les Québécois ne réagissent pas comme le reste du pays face à la gestion des achats des fêtes. D’une part, ils sont moins nombreux (45% des Québécois) à se sentir stressés par rapport aux Canadiens (57 %). D’autre part, pas de précipitation en vue ! Et ce sachant que 20% des Québécois ont déjà commencé le magazine des fêtes contre 28% des Canadiens.

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