Suivez-nous

États-Unis

Nigel Farage, « person of interest » dans l’enquête du FBI sur Trump

Hanen Hattab

Publié

le

Crédit photo Jonathan Bachman/Getty Images

Une enquête du Guardien a révélé que le populiste britannique, Nigel Farage, a été ajouté à la liste des personnes suivies de près par le FBI, dans l’enquête sur les relations entre la Russie et l’équipe Trump.

Une source proche du FBI a indiqué au Guardian que Nigel Farage, l’ancien fondateur du United Kingdom Independence Party (UKIP – Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, extrême droite), est « person of interest » (personne d’intérêt dans le cadre d’une enquête) dans le cadre de l’enquête anti-espionnage sur les dernières élections américaines.

Des liens avec Trump, un média russe et WikiLeaks

  1. Farage est sous la loupe du FBI parce qu’il entretient des relations avec des personnes impliquées dans l’enquête. Ce dernier n’a pas été accusé d’actes répréhensibles et n’est pas un suspect de l’enquête américaine. Or, être une personne d’intérêt signifie pour les enquêteurs qu’on posséde des informations sur l’enquête qui doivent donc faire l’objet d’un examen minutieux. C’est une rencontre entre le populiste britannique et Julian Assange, le fondateur de Wikileaks qui a éveillé les soupçons des enquêteurs.

« Si vous reliez la Russie, WikiLeaks, Assange et les proches de Trump, la personne qui est au centre du schéma est Nigel Farage », a révélé une source anonyme proche de l’enquête au Guardian.

  1. Farage a été un des premiers leaders à avoir rendu visite au président américain après son élection. Ce dernier l’a même proposé au poste d’ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis, une proposition déclinée par Londres.

Rappelons aussi que WikiLeaks avait publié, l’année dernière, des messages électroniques piratés qui ont saboté la campagne de Hillary Clinton. Ils sont notamment soupçonnés d’avoir coopéré avec la Russie par l’entremise de tiers, selon le témoignage récent de l’ancien directeur de la CIA, John Brennan.

La source du Guardian a mentionné que M. Farage a des liens avec Roger Stone, le conseiller politique de longue date de Trump, qui a admis avoir été en contact avec Guccifer 2.0, un pirate qui est, selon les services de renseignements américains, un agent du Kremlin.

Le porte-parole de M. Farage a déclaré qu’il n’avait jamais travaillé avec des responsables russes, et a décrit les révélations du Guardian sur les activités de M. Farage comme étant hystériques.

« Nigel n’a jamais été en Russie, et encore moins travaillé avec ses autorités », a déclaré le porte-parole. Toutefois, il n’a pas répondu aux questions du Guardian qui voulait vérifier si M. Farage était au courant de l’enquête du FBI. Le porte-parole a également refusé de divulguer si M. Farage avait reçu une compensation du groupe de presse RT médiatique russe pour ses apparitions dans les médias. RT, qui a présenté M. Farage environ trois fois au cours des 18 derniers mois, a également refusé de commenter, en citant la confidentialité.

L’ancien chef du UKIP a été notamment intercepté en train de rendre visite  à M. Assange, qui vit toujours dans l’ambassade d’Équateur à Londres, le 9 mars. Un passant qui a reconnu M. Farage l’avait pris en photo à l’entrée de l’ambassade et l’a diffusé sur internet.

  1. Farage avait refusé au début de parler de sa visite à l’ambassade. Puis, il a confirmé avoir rencontré M. Assange dans le cadre de son travail à la station LBC, qu’il occupe depuis qu’il a quitté la présidence de l’UKIP.

Le porte-parole a refusé aussi de dévoiler depuis quand date la relation entre M. Farage et M. Assange.

Crédit photo:
Crédit photo Jonathan Bachman/Getty Images

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

États-Unis

Cap sur la Fashion Week New York 2018

Publié

le

Les collections printemps/été 2019 ont commencé à défiler sur les podiums de New York. La Fashion Week a débuté hier jeudi et se terminera mercredi prochain, 12 septembre 2018.

La Fashion Week New York 2018 a accueilli les célébrités ce jeudi, 6 septembre, lors de la soirée annuelle des « Daily Front Row’s Fashion Media Awards», à l’hôtel Park Hyatt.

Les tabloïds ont jasé sur la présence de Hailey Baldwin, la fiancée de Justin Bieber, et Irina Shayk, Gigi Hadid, Priyanka Chopra, Paris Jackson, Nicki Minaj, etc.

L’événement coïncide cette année avec les anniversaires de grandes enseignes. À Central Park,  on célèbre aujourd’hui, 7 septembre, le cinquantième anniversaire de Ralph Lauren.

Rihanna présentera le tout premier défilé de Savage X Fenty le jour de la clôture de la semaine de la mode.

Les premiers défilés sont signés John Elliott, Jeremy Scott, Collina Strada et Nicole Miller.

Le ton est donné par les excentricités de la mode des années 1980 et1990.

Avec les couleurs tapantes et les matières osés, le glamour classique avait aussi sa place.

La nouvelle collection de Noon By Noor

Le défilé de Jeremy Scott

Versace a revisité cette période avec les gros imprimés carreaux et les chaussettes Jaquard.

Les premiers posts sur les réseaux sociaux dévoilent notamment le retour de l’imprimé foulard, les couleurs poudrés et les tissus nude.

Versace spotté sur Instagram

View this post on Instagram

Bella Hadid rocking the @KITH x @Versace Runway #NYFW

A post shared by FashionWeekNYC (@fashionweeknyc) on

Le défilé de Nicole Miller

Lire la suite

Actualités

Affaires « enfants séparés des parents », les USA quittent le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Publié

le

lavdc

Depuis mars dernier, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, menaçait de mettre un terme à la participation des États-Unis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies si celui-ci ne procédait pas à des « réformes considérables ». Désormais, c’est chose faite!

Dans la foulée des critiques vis-à-vis de l’administration Trump sur sa nouvelle politique de « tolérance zéro » visant à séparer les enfants de leurs parents migrants depuis la frontière mexicaine, les États-Unis ont annoncé, mardi 19 juin, leur retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. 

Pour rappel, entre le 19 avril et le 31 mai, environ 2000 mineurs ont été séparés de 1940 adultes interpellés et détenus par la police des frontières dans l’attente de poursuites. Ces chiffres ont été révélés le vendredi 15 juin par l’administration Trump, qui revendique cette pratique au nom de la « tolérance zéro » contre l’immigration illégale.

Une politique jugée « inhumaine » par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Elle a même été dénoncée par la première dame américaine. Melania Trump a dit qu’elle « détestait » voir des enfants séparés de leurs parents sans papiers. Dimanche, elle avait souhaité un « accord bipartisan » au Congrès pour réformer les lois en matière d’immigration. Mais son mari, Donald Trump, n’entend pas quitter sa position. Car, « entrer illégalement aux États-Unis est un délit » et « avoir des enfants » n’est pas une forme de protection pour ces demandeurs d’asile selon le président américain.

Crédit photo:
lavdc
Lire la suite

Actualités

Un « doc » pour déstabiliser Hillary et le FBI

Publié

le

Photo libre de droit

La peur a-t-elle changé de camp à Washington ? Acculé par le camp Hillary et le FBI dans l’affaire « ingérence russe » lors de la présidentielle américaine 2016, Donald Trump semble prendre sa revanche sur ses adversaires depuis la fin janvier 2018. Mais comment ?

Le président milliardaire ne serait pas passé par quatre chemins pour donner du fil à retordre à ceux qui manœuvrent pour sa destitution, le fameux « impeachment ». Même si la résolution proposée par le démocrate du Texas Al Green a été rejetée en décembre dernier, « l’aptitude » de Donald Trump à exercer la fonction de président des États-Unis continue d’être mis en cause par ses détracteurs. Mais aussi, les propos de ‘’l’homme le plus puissant du monde’’ tendant à inciter à la haine, ont encouragé l’ouverture d’enquêtes au niveau de certaines commissions et par le procureur spécial sur la Russie, Robert Mueller. Sauf que ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Seulement voilà ! Donald Trump a donné son feu vert, vendredi 2 février, à la publication d’un « mémo » accusant la police fédérale (le FBI) et le département de la Justice de malversations. Et ce n’est pas tout ! le « doc », qui considéré comme « explosif ». Fait état de ce que le processus ayant conduit le FBI et le département de la Justice à obtenir. D’une cour spéciale, un mandat d’écoutes téléphoniques visant un ancien conseiller de Trump, Carter Page, a été politisé en faveur des Démocrates.

Trump dénonce un processus politisé

De quoi à réjouir celui qui est sous le feu des projecteurs. Dans les messages de Trump sur Twitter, aux premières heures, on pouvait lire le « bonheur » de quelqu’un qui venait de gagner une bataille : « Les dirigeants et enquêteurs du FBI et du département de la Justice ont politisé le processus sacré d’enquêtes en faveur des démocrates et contre les républicains – quelque chose qui aurait été impensable, il y a encore peu de temps ».

Toujours selon le mémo, cette cour n’aurait pas été informée qu’une partie des informations provenait d’un « dossier » établi par un ancien espion britannique, en la personne de Christopher Steele. Alors que celui-ci travaillait pour le compte d’un cabinet d’enquêtes privées de Washington. De plus, si l’on s’en tient au document rendu public, les recherches de M. Steele en Russie auraient été payées en partie par le Comité national démocrate et la campagne de Hillary à hauteur de 160.000 dollars. Et pour le locataire de la Maison Blanche, tout cela est une « honte » pour les Américains. « Ce qui se passe dans notre pays est une honte […] Beaucoup de gens devraient avoir honte », aurait lâché M. Trump devant des journalistes.

De là, faut-il croire que l’époux de Melania Trump est en train de faire basculer tout ce qui était en train d’être établi contre lui ? Pas si sûr ! Dans la mesure, le fameux « mémo » ou le ‘’dossier béton’’ est gravement controversé puisqu’il a été rédigé par du personnel politique travaillant pour la commission du renseignement de la Chambre des représentants, qui est dirigée par le républicain Devin Nunes.

Qu’à cela ne tienne !

Toujours est-il que le « doc » perturbe le sommeil du camp Hillary qui n’a pas attendu longtemps à produire un « contre-mémo » pour expliquer semble-t-il les « incongruités » du mémo dit « républicain » et jeter le discrédit sur le rédacteur. Tout comme le FBI qui a presque perdu sa quiétude, s’était prononcé contre la publication dudit mémo avant l’autorisation, car susceptible d’entretenir de « graves inquiétudes » et même pour des informations « inexactes » et d’autres qui devraient « demeurer confidentielles ».

En attendant que le FBI, le département de la justice et le camp démocrate – qui se débattent – renversent la vapeur. Donald Trump aura réussi un gros coup. Celui de se faire « innocenter » depuis la déclassification de ce mémo, arguant qu’il n’y a eu ni « collusion » ni « obstruction ». Obstruction : un mot qui, selon lui, peut être « désormais utilisé parce qu’après avoir cherché sans fin pendant un an et n’avoir rien trouvé, la collusion est morte ». Vraiment morte ? Et pendant combien de temps Hillary Clinton pourrait continuer à vivre cette mort ? Seul le temps nous le dira.

Crédit photo:
Photo libre de droit
Lire la suite

en-avant