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Un nouveau marché d’artisans  

Redaction Avant Premiere

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Crédit photo : Elza Leclerc
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Le 21 novembre 2017, s’est déroulé le lancement de Boutique Binetna. Le concept de cette boutique en ligne est de mettre de l’avant le travail des artisans et des créateurs d’Afrique du Nord et de la diaspora Nord-Africaine.

Durant la soirée, nous pouvions découvrir le travail de six créateurs. Comme dans un musée, on pouvait en apprendre plus sur l’objet en question ainsi que sur la personne qui l’avait créé. Chacun était présenté selon le métier mis de l’avant : le travail du cuivre, le travail du cuir, l’art de la table…

Parmi les créateurs, certains revisitent les techniques traditionnelles artisanales, en y ajoutant une touche moderne. D’autres créateurs décident plutôt de se pencher sur les symboles de la culture Nord-Africaine et s’en inspirent.

Ainsi, c’est dans un esprit chaleureux empreint de curiosité que Boutique Binetna invite les gens à partir à la découverte de ses artisans. D’une part, cette boutique servira de vitrine pour ces créateurs et artisans. D’autre part, elle servira de vecteur pour préserver le savoir-faire qui tend à se perdre.

Boutique Binetna

www.boutiquebinetna.com

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Québec: salaire minimum et cherté de la vie en 2018

Baba-Idriss FOFANA

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Comme annoncé en janvier 2017, le salaire minimum au Québec connaîtra une augmentation de 50 centimes à compter du 1er mai 2018, passant de 11,25 $ l’heure à 11,75$ de l’heure soit 1$ de plus en une année. Au moment où les travailleurs et travailleuses du Québec réclament 15 $ de l’heure pour pouvoir faire face à la cherté de la vie, contre toute attente, le gouvernement a décidé de fermer la porte à cette demande.

Faut-il parler d’échec de la part des organisations syndicales qui ont le pouvoir de faire pression ? Le président de la plus grande faîtière syndicale de la province (avec plus de 600 000 membres) pense plutôt qu’il faut être optimiste. « Vous savez, on ne peut pas se parler d’échec pour la bonne et simple raison que le salaire minimum a été augmenté au 1er mai 2017 de 50 centimes. Et on nous a annoncé du même coup qu’il sera augmenté de 50 centimes au 1er mai 2018. Or, les augmentations dans les années antérieures se faisaient dans l’ordre de 10, 15 ou 20 centimes. On souhaite véritablement une augmentation substantielle du salaire minimum », a confié Daniel Boyer, président de la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Québec (FTQ), dans une interview accordée à Avant-Première MTL.

« On ne peut pas se parler d’échec »

Daniel Boyer, Président de la Centrale syndicale FTQ. Crédit photo: Service des communications FTQ

Pour le 1er responsable de la FTQ, « cette prochaine augmentation entrevoit que la campagne lancée en mai 2016 porte ses fruits ». Toutefois, M. Boyer dit avoir « bon espoir » que la campagne du salaire minimum à 15$ aboutisse « à un moment donné ». « On le souhaite le plus rapidement possible », a-t-il ajouté. Mais jusqu’à quand cette augmentation verra le jour dans ‘’la belle province’’; pendant que d’autres provinces canadiennes comme l’Alberta, l’Ontario s’activent à faire passer le salaire minimum à 15$ de l’heure? Faut-il s’en prendre au gouvernement ou aux employeurs québécois?

Marc-Édouard Joubert croit savoir que l’une des grosses résistances viendrait du côté de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) qui représenterait plus de 100 000 Petites et Moyennes Entreprises (PME). « Eux, leurs discours c’est de dire : ‘’oui, peut-être que Mc Donald vous dit qu’ils peuvent payer 15$ de l’heure parce qu’ils sont milliardaires. Mais qu’en est-il des petites entreprises ? la crèmerie, de thé, le petit restaurant sur le bord de l’autoroute ?’’. Ce sont des discussions que nous voulons entreprendre avec le gouvernement », a révélé le président du Conseil régional de la FTQ Montréal métropolitain (avec plus de 100 000 membres), dans une entrevue à Avant-Première.

D’où vient la forte résistance ?

Affiche de campagne pour exiger le salaire minimum à 15$ au siège de la FTQ. Crédit: Avant Première

Alors que « Mc Donald » se dit prêt à payer 15$ de l’heure, sans que cela ne soit « catastrophique » pour la survie de l’entreprise, « Tim Hortons » a décidé de couper les avantages sociaux, les pauses rémunérées à ses employés au motif que la compagnie augmentait les salaires à 14$, « alors qu’il continue à faire des profits faramineux », a dénoncé M. Joubert. Tout comme lui, le député de Gouin et porte-parole masculin de Québec solidaire n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur Tim Hortons et le gouvernement québécois dans une lettre d’opinion publiée, le 13 janvier, dans la tribune Point de vue du site du journal Le soleil.

« Les héritiers de Tim Hortons en font ces jours-ci une démonstration caricaturale en prétextant l’augmentation du salaire minimum en Ontario pour sabrer dans les conditions de travail de leurs employé(e)s, éliminant notamment les pauses rémunérées. Ces gens, qui nagent dans l’argent, ont décidé de priver d’autres gens, qui servent du café à cœur de jour, d’une petite pause pour souffler, sans la moindre gêne. Alors que la première ministre ontarienne répond courageusement à ces patrons, le gouvernement du Québec se fait rassurant pour les riches patrons : permettre aux petits salariés de vivre dans la dignité, jamais le Parti libéral ne fera une telle chose! Philippe Couillard a choisi son camp, il n’augmentera pas le salaire minimum(..) », dixit Gabriel Nadeau-Dubois.

« Nous allons maintenir la pression »

Marc-Édouard Joubert, Président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain. Crédit: Avant Première

Toutefois, le président du Conseil régional de la FTQ Montréal métropolitain tente de ‘’rassurer’’ que son organisation compte maintenir la pression sur le gouvernement avant la prochaine élection provinciale. Car, selon lui, « c’est une question d’équité et de justice sociale fondamentale ». « Au début de l’année, le président de la Centrale M. Daniel Boyer a exprimé de façon on ne peut plus clair la manière dont les organisations syndicales voient cette question du salaire minimum, en référence aux dirigeants de grandes entreprises au Québec. (..) Il ne faut pas appauvrir la population du Québec, ni au niveau du service public ni au niveau des salaires bruts quand il y a possibilité de le faire », a martelé Marc-Édouard Joubert.

En attendant, les montréalais doivent se préparer à sortir plus d’argents de leurs poches avec l’augmentation de la taxe générale (1,9 %), des taxes d’arrondissement (0,3 %) et de la taxe de l’eau (1,1 %) pour le secteur résidentiel selon le budget 2018 dévoilé par la Ville de Montréal.

 

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Montréal : un show pour 5000 entrepreneurs

Baba-Idriss FOFANA

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Les signaux du secteur entrepreneurial sont au vert au Québec. Les acteurs s’accordent à dire que 2017 a été “incontestablement” une année porteuse d’espoir pour les hommes, surtout pour les femmes entrepreneures. Mais, 2018 s’annonce avec un grand rassemblement de l’écosystème entrepreneurial du Québec en janvier. C’est bien l’événement “Expo entrepreneurs” avec son triptyque : « rassembler-stimuler-propulser les idées et les entreprises ».

« Si on regarde l’état d’esprit de l’entrepreneuriat au Québec par rapport au reste du pays ou au reste du monde, je vous dirais qu’on est dans une bonne place. Les intentions de se lancer en affaire au Québec demeure l’une des plus importantes au monde. Il y a des statistiques qui ont été faites dernièrement et des études qui prouvent que le Québécois par nature commence à avoir de plus en plus d’intérêt pour se lancer en affaires(..) ».

Ces propos tenus par Marouane Arif, directeur du Centre d’affaires de la Banque de Développement du Canada (BDC) à Saint-Laurent, dans une entrevue au magazine papier Avant-Première en octobre, viennent donner du poids à la tenue d’Expo Entrepreneurs. Un événement qui se veut « un rassemblement pour les entrepreneurs par des entrepreneurs » et qui entend « donner l’occasion à tous les entrepreneurs voulant créer leur entreprise, accélérer leur croissance ou apporter de l’innovation et des nouvelles idées dans la structure de leur employeur ».

Comment participer ?

    Logo de l’événement : Expo-Entrepreneurs.

Déjà, une sélection de 5000 participants et 400 exposants est en cours d’ici les 24 et 25 janvier 2018. À en croire, l’organisateur de l’événement, Nima Jalalvandi, la sélection se fait à travers la simple qualification des inscrits sur 3 profils à savoir :

-Futurs entrepreneurs avec projet (ou une forte volonté) ;

-Entrepreneurs en action propriétaire d’une entreprise ;

-Intrapreneur voulant créer des projets pour propulser leur entreprise ;

« À partir du moment oú un postulant fait clairement partie d’une de ces catégories, il sera sélectionné. Le processus de sélection est donc simple et sert simplement à assurer que chacun des participants pourra trouver une valeur en participant à Expo Entrepreneurs », a-t-il confié à Avant-Première.

En tant qu’initiative à but non lucratif, les organisateurs d’Expo Entrepreneurs n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. La structure compte « développer une notoriété et une image de qualité, d’innovation et d’un événement “pour” et “par” les “entrepreneurs” de manière à garantir la pérennité de l’événement et son élargissement à l’international » et ce, avec l’appui de la Ville de Montréal, du gouvernement du Québec qui n’hésite pas à encourager les initiatives entrepreneuriales dans la province. « Nous voulons rassembler la communauté entrepreneuriale du Québec en entier et sommes en bonne voie d’y arriver ! », a fait valoir M. Jalalvandi.

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Violences sexuelles : lueur d’espoir sur les campus québécois

Baba-Idriss FOFANA

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Début novembre, un projet de loi (nº151) visant à prévenir et à contrer les violences à caractère sexuel, sur les campus universitaires et collégiaux du Québec, a été déposé par la ministre de l’Éducation supérieure et de la Condition féminine, Hélène David. Trois semaines après, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et ses affiliés de l’enseignement supérieur l’ont accueilli favorablement. Il en a été de même pour certains organismes de la place. Mais que dit concrètement ce projet de Loi ?

« Le projet de loi nº151 nous semble fidèle à la Stratégie d’intervention pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel en enseignement supérieur. La CSQ salue la pertinence de plusieurs articles, notamment les mesures de prévention et de sensibilisation, les activités de formation et les modalités applicables pour formuler une plainte », a fait valoir Louise Chabot, présidente de la CSQ, devant les membres de la Commission de la culture et de l’éducation, chargés d’étudier le projet de loi.

Dans son intervention, la présidente a salué l’obligation qui sera faite aux établissements d’enseignement supérieur de se doter d’une politique distincte ayant pour objectif de prévenir et de combattre les violences à caractère sexuel. Si le projet de loi en question prévoit la “création d’un guichet unique” où les victimes pourront s’adresser, quelles seront les politiques à mettre sur pied dans les campus universitaires et collégiaux du Québec ?

Quelle politique pour combattre ces violences sexuelles ?

Contacté par Avant-Première, Marlihan Lopez du Regroupement Québécois des Centres d’Aide et de Lutte Contre les Agressions à Caractère Sexuel (RQCALACS) explique que chaque Institution universitaire et collégiale doit se doter d’une politique de prévention et de lutte contre les violences à caractère sexuel avant le 1er septembre 2019. 

À l’en croire, ces Institutions d’enseignement supérieurs devront offrir des formations destinées aux étudiants, aux professeurs, employés, et à toute leur communauté sur la prévention des agressions sexuelles. « Les établissements auront également à rendre compte au ministère de l’application de cette politique qui devra être distincte des règles déjà instaurées dans les établissements », précise-telle.

Aux dires de l’Agente de liaison, “ce projet de loi est une bonne base sur laquelle travailler”. Raison pour laquelle le RQCALACS s’attend à ce que “l’ensemble des groupes participants agissent de bonne foi afin d’améliorer les aspects concernant l’appui aux survivants et que ceux-ci soient incorporés à la loi”.  « Car, précise-t-elle, la violence sexuelle est une violence systémique ».  « C’est à travers la prévention qu’on va pouvoir faire changer les comportements et certaines attitudes qui banalisent cette violence », souligne Marlihan Lopez.

C’est dans cette optique que Mme Lopez s’est rendue en Commission parlementaire, tout comme la présidente du CSQ, pour non seulement faire des recommandations au projet de loi nº151, mais aussi démontrer l’expertise de certains organismes comme les CALACS dans la prévention des violences à caractère sexuel. « Déjà, nous avons un programme pilote à l’UQAM où une intervenante de l’organisme intervient auprès des victimes et des témoins. C’est un travail de référence que nous avons présenté également pour dire qu’il faut vraiment s’adresser à des organismes qui peuvent aussi répondre aux besoins des survivants de ces agressions », fait valoir l’Agente de liaison du RQCALACS dans une entrevue téléphonique avec Avant-Première.

12 jours d’action pour sensibiliser la population

L’organisme ne compte pas s’arrêter là. En attendant la fin des consultations qui devront aboutir à une éventuelle adoption de la Loi nº151, le RQCALACS et plusieurs groupes de femmes préparent activement les 12 jours d’action (du 25 novembre au 6 décembre) pour l’élimination des violences contre les femmes.

Coordonnée par la Fédération des Femmes du Québec, Marlihan Lopez croit savoir qu’au cours de ces journées les efforts de sensibilisation de la population seront concentrés sur les violences systémiques qui affectent les femmes.  Ce, en mettant en lumière les violences qui affectent les femmes issues d’une minorité dont « on ne parle pas assez souvent ». C’est-à-dire les femmes immigrantes, les femmes autochtones et les femmes en situation de handicap. « On espère que le gouvernement aura une oreille attentive », conclut Mme Lopez.

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