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Nouvelle prestation parentale de cinq semaines au Canada à compter du 17 mars 2019

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Afin d’encourager un plus grand nombre de parents à se partager plus équitablement la tâche que représente l’éducation de leurs enfants, le gouvernement canadien offrira la prestation parentale partagée le 17 mars 2019. Selon les estimations, jusqu’à 97 000 parents canadiens demanderont la prestation parentale partagée chaque année.

La nouvelle prestation sera offerte aux parents, y compris les parents adoptifs ou de même sexe, qui présentent une demande pour un enfant né ou placé aux fins d’adoption le 17 mars 2019 ou après cette date, pourvu qu’ils soient admissibles aux prestations parentales de l’assurance-emploi et qu’ils se les partagent.

Les parents qui acceptent le partage des prestations pourront choisir l’une des options suivantes :

  • cinq semaines supplémentaires de prestations parentales (durée habituelle);
  • huit semaines supplémentaires (durée prolongée).

Dans le budget de 2018, le gouvernement a annoncé la prestation parentale partagée de l’assurance-emploi, qui offre des semaines supplémentaires de prestations aux familles lorsque les parents d’un nouveau-né ou d’un enfant nouvellement adopté partagent les prestations parentales.

S’ils optent pour la prestation partagée, les parents qui choisissent la durée habituelle des prestations parentales pourraient toucher les prestations parentales pendant 40 semaines au maximum, ce qui représente une augmentation par rapport aux 35 semaines actuellement offertes. Comme aucun des parents ne pourrait recevoir plus de 35 semaines au total, les parents devraient tous deux prendre un congé d’une certaine durée pour avoir accès à une partie ou à la totalité des semaines supplémentaires.

Enfant né ou placé aux fins d’adoption…

Les parents qui choisissent de se partager les prestations parentales prolongées pourraient recevoir des prestations parentales pendant un maximum de 69 semaines, ce qui représente une augmentation par rapport aux 61 semaines actuellement offertes. Comme aucun des parents ne peut recevoir plus de 61 semaines de prestations au total, ils devraient tous deux prendre un congé d’une certaine durée pour avoir accès à une partie ou à la totalité des semaines supplémentaires.

« Cette nouvelle mesure aidera à éliminer les obstacles à l’égalité entre les sexes en facilitant le retour au travail des mères plus tôt si elles le souhaitent, en réduisant l’écart salarial entre les femmes et les hommes et en aidant les Canadiens à passer plus de temps avec leur famille. »

– Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social

Les modifications « pertinentes » devraient être apportées au Code canadien du travail pour s’assurer que les employés du secteur privé sous réglementation fédérale auront le droit de prendre un congé pendant qu’ils reçoivent les nouvelles prestations parentales, sans crainte de perdre leur emploi.

Le Code canadien du travail sera modifié… mais

Plus précisément, les modifications visent à augmenter le nombre total maximum de semaines de congé parental qui peuvent être prises par plus d’un employé pour une même naissance ou adoption. Ce nombre de semaines, qui est actuellement de 63, passera à 71 semaines, tandis que le nombre maximum de semaines prises par un seul employé demeurera le même, à savoir 63 semaines. De plus, le nombre total maximum de semaines de congé de maternité et de congé parental prises par plus d’un employé passera de 78 semaines à 86 semaines, mais un employé ne pourra pas prendre plus de 78 semaines de congé de maternité et de congé parental.

À lire aussi : Cinq choses à savoir sur l,allocation canadienne pour enfant

La durée prolongée du congé donnera également à ces employés une plus grande souplesse pour tenir compte de leur situation familiale et professionnelle particulière. Les dispositions en matière de congés que prévoit le Code canadien du travail ne s’appliquent qu’aux employés du secteur privé sous réglementation fédérale, et non pas aux employés sous réglementation provinciale ou territoriale. Autrement dit, les employés doivent confirmer auprès de leur employeur ou de leur administration provinciale ou territoriale les dispositions sur les congés qui s’appliquent à leur situation.

Source : Emploi et Développement social Canada

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PRTCE : le gouvernement canadien aide des nouveaux arrivants formés à l’étranger à faire reconnaître leurs qualifications

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Dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), le gouvernement du Canada annonce un projet visant à aider les nouveaux arrivants à Milton, en Ontario, formés à l’étranger à faire reconnaître leurs titres de compétences afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée, concurrentielle et inclusive.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont souvent confrontés à des difficultés particulières lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans leur domaine en raison d’un manque de reconnaissance de leurs études et de leur formation acquise à l’étranger.

Jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a annoncé un nouveau projet visant à aider environ 100 nouveaux arrivants formés à l’étranger à Milton, en Ontario, à faire reconnaître leurs titres de compétences. « Notre succès dépend de l’égalité des chances de réussite de chacun, y compris des nouveaux arrivants. Les aider à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers leur permettra d’exercer leur profession au sein de notre main-d’œuvre, ce qui profitera à notre économie ainsi qu’à notre population », a reconnu Mme Hajdu.

Création d’un portail d’évaluation des titres de compétences…

Le gouvernement du Canada versera 650 000 $ au Canadian Welding Bureau Group (Groupe CWB) cours des deux prochaines années pour créer un portail d’évaluation des titres de compétences professionnelles en soudage pour les nouveaux arrivants (le portail). Le Groupe CWB fournira aux professionnels du soudage formés à l’étranger des outils liés à l’emploi et à la formation, et des conseils sur la meilleure façon de faire reconnaître des titres de compétences.  

« Grâce à cet investissement, nous nous assurons de ne laisser aucun talent inexploité. Lorsque nous donnons aux nouveaux arrivants une juste chance de réussir au Canada, notre économie et notre classe moyenne prospèrent. »

– Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail

Cet investissement est réalisé dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), qui fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes de réglementation, aux associations nationales et aux organismes d’évaluation des titres de compétences.

Le PRTCE accorde des prêts aux nouveaux arrivants!

Le PRTCE accorde également des prêts aux nouveaux arrivants qualifiés pour les aider à payer les dépenses liées à la reconnaissance de leurs compétences et de leur formation et offre des services de soutien à l’emploi afin de les aider à obtenir leur première expérience de travail au Canada dans leur domaine.

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Rappelons que les nouveaux immigrants (15 à 64 ans) présentent un taux d’emploi plus faible (62,2 %) que les non-immigrants (71,7 %). (Statistique Canada, Recensement de 2016). De plus, les nouvelles arrivantes issues de minorités visibles présentent un taux de chômage plus élevé (14,4 %) que leurs homologues masculins (10,2 %). (Statistique Canada, Nouveaux arrivants au Canada de 2011 à 2016)

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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Entre ministres, ça discute du soutien à la population vieillissante du Canada

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Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) responsables des aînés ont discuté aujourd’hui, mercredi, des grandes priorités et des moyens valables de soutenir les générations actuelles et futures d’aînés canadiens.

Les ministres ont échangé au sujet des mesures qui sont en vigueur dans leur champ de compétence respectif afin d’aider les aînés à vieillir dans leur communauté. Ils ont également discuté de deux rapports commandés par le Forum pour examiner des mesures de soutien qui aident les aînés à bien vieillir chez eux et dans leur communauté.

Plus précisément, le premier rapport soulignait l’importance de mieux comprendre les besoins en logement des aînés et de s’assurer que les logements et les communautés soutiennent l’autonomie chez les aînés. Le deuxième rapport portait sur les services de soutien à domicile et communautaire présentement offerts aux aînés partout au Canada.

« Nous devons veiller à ce que les programmes et les politiques continuent de répondre aux besoins changeants d’une population vieillissante tout en tenant compte des contributions qu’apportent les aînés. Les discussions d’aujourd’hui avec mes collègues provinciaux et territoriaux soulignent la nécessité de collaborer sur des questions importantes pour les aînés. Ensemble, nous poursuivrons le travail afin de trouver des moyens de faire du Canada un endroit où il fait bon vivre et vieillir. » –  Filomena Tassi, ministre fédéral des Aînés

En outre, les ministres ont discuté de la participation des travailleurs âgés au marché du travail en examinant l’incidence des politiques et des programmes publics sur la décision des aînés de conserver un emploi, de prendre leur retraite ou de retourner sur le marché du travail. Les ministres ont reconnu la complexité de ces choix et appuyé un rapport qui invite à un examen plus poussé des enjeux qui influent sur ces décisions.

Ces rapports seront accessibles sur le site Web du Forum au cours des prochains mois.

Reconnaissant que les aînés constituent le groupe d’âge ayant la croissance la plus rapide au Canada, le Forum se tient au courant des questions importantes pour eux et discute de moyens de poursuivre la collaboration en vue d’assurer leur bien-être économique et social. Les ministres se réuniront de nouveau en 2020 pour la 21e réunion du Forum FPT des ministres responsables des aînés.

Source : EDSC

À lire : Montréal implique les aînés dans les consultations publiques

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Économie numérique

Charte canadienne du numérique : 10 principes pour rétablir la confiance avec les internautes

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Dans la foulée de l’adhésion du Canada à “l’Appel de Christchurch” pour lutter contre les contenus terroristes et extrémistes violents, le gouvernement a dévoilé mardi 21 mai la nouvelle « Charte canadienne du numérique » pour « la confiance dans un monde numérique », détaillée en dix principes.

Comme annoncé par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière lors de son passage à VivaTech, rendez-vous mondial des startups et des leaders pour célébrer l’innovation en France, [où il a souligné l’importance de protéger les renseignements personnels et de lutter contre les discours haineux et la désinformation en ligne], le Canada a pris des « mesures concrètes » pour rétablir la confiance à l’égard de l’espace numérique.

Les bases d’une politique numérique « transparente et responsable »?

La nouvelle Charte canadienne du numérique vient jeter les bases d’une nouvelle « politique numérique transparente et responsable » qui mettra l’accent sur la lutte contre le contenu en ligne à caractère terroriste et lié à l’extrémisme violent. « Nous vivons dans un monde numérique qui évolue constamment et qui amène avec lui de nouvelles opportunités. Notre nouvelle Charte numérique aidera à préciser les engagements de notre gouvernement en matière de technologies numériques. Elle aura comme objectifs de rétablir la confiance et de tenir les fournisseurs de services en ligne responsables », avait déclaré le premier des Canadiens à Paris.

Les dix principes de la Charte

1. Accès universel :

Tous les Canadiens auront des chances égales de participer au monde numérique et disposeront des outils nécessaires pour ce faire, c’est-à-dire l’accès, la connectivité, la littératie et les compétences.

2. Sûreté et sécurité :

Les Canadiens pourront compter sur l’intégrité, l’authenticité et la sûreté des services, et devraient se sentir en sécurité en ligne.

3. Contrôle et consentement :

Les Canadiens pourront contrôler quelles données sont prélevées, qui les utilise et à quelles fins, et sauront que leur vie privée est protégée.

4. Transparence, portabilité et interopérabilité :

Les Canadiens pourront facilement gérer l’accès à leurs données personnelles et être en mesure de les transmettre sans se faire imposer un fardeau indu.

5. Gouvernement numérique ouvert et moderne :

Les Canadiens pourront avoir accès à des services numériques modernes de la part du gouvernement du Canada, qui sont sécuritaires et faciles à utiliser.

6. Règles du jeu équitables :

Le gouvernement du Canada garantira une concurrence équitable sur le marché en ligne pour favoriser la croissance des entreprises canadiennes et affirmer le leadership du Canada en matière d’innovation dans le domaine du numérique et des données, tout en protégeant les consommateurs canadiens des abus de marchés.

7. Données numériques pour le bien commun :

Le gouvernement du Canada veillera à ce que les données des Canadiens soient utilisées de façon éthique et à bon escient, pour créer une valeur ajoutée, promouvoir l’ouverture et améliorer la vie des gens, aussi bien au pays qu’ailleurs dans le monde.

8. Démocratie solide :

Le gouvernement du Canada défendra la liberté d’expression et assurera une protection contre les menaces en ligne et la désinformation visant à miner l’intégrité des élections et des institutions démocratiques.

9. Exempt de haine et d’extrémisme violent :

Les Canadiens peuvent s’attendre à ce que les plateformes numériques ne servent pas à diffuser des discours haineux ou du contenu criminel, ou à promouvoir l’extrémisme violent.

10. Application rigoureuse et réelle responsabilité :

Il y aura des sanctions claires et sévères pour toute violation des lois et règlements à l’appui de ces principes.

À lire : Appel de Christchurch : nouvelle guerre contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne

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