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Numérique : transition des OBNL vers l’économie sociale 2.0

Baba-Idriss FOFANA

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Le Québec est un leader mondial dans l’économie sociale avec environ 7 000 entreprises collectives, 210 000 emplois et un chiffre d’affaires de plus de 38 milliards de dollars en 2015. Un secteur qui aurait permis à la province canadienne de se démarquer lors de la crise économique mondiale des années 2008. Mais, 10 ans après, les entreprises d’économie sociale doivent prendre le virage numérique pour pouvoir survivre.

« L’entrepreneuriat collectif : c’est difficile de trouver un autre endroit dans le monde où il est aussi important dans le PIB qu’au Québec ». Cette citation a été dite le 24 janvier 2018 par Jean-Martin Aussant, Directeur général du Chantier de l’économie sociale. C’était à l’ouverture du « plus grand rassemblement de l’écosystème entrepreneurial au Québec » dénommé Expo Entrepreneurs. 

L’économiste parlait du « potentiel de l’entrepreneuriat collectif au Québec ». Tout en soulignant l’ampleur de ce qu’il a lui-même qualifié de ‘’mouvement’’ dans la province, avec un taux de survie avantageux après 10 ans, M. Aussant a fait valoir qu’il fallait « soutenir l’émergence de modèles d’affaires innovants » par le biais de l’intelligence artificielle et des plateformes numériques.

Étude sur l’utilisation des technologies numériques

Justement, parlant de numérique, dans une récente étude publiée en fin d’année 2017, intitulée « Économie sociale 2.0 cap vers le numérique », le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) a fait un état des lieux sur les défis à relever par des entreprises d’économie sociale exerçant des activités économiques à des fins sociales. Celles dont le but est entre autres de répondre aux besoins de leurs membres ou de la collectivité ; n’étant pas sous le contrôle décisionnel d’un ou de plusieurs organismes publics, mais qui aspirent à une certaine viabilité économique. 

À travers une enquête quantitative menée auprès de 400 coopératives et OBNL, le CEFRIO a pu « dresser le portrait statistique en matière d’utilisation du numérique par les entreprises collectives ». Au dire de l’organisme de recherche et d’innovation, les résultats de l’enquête ont démontré un intérêt certain pour le numérique et la « certitude » que l’introduction de nouveaux usages pouvait contribuer à relever les défis et à atteindre les objectifs d’affaires du milieu. « En effet, bon nombre d’entreprises collectives ont adopté le Web 2.0 ; elles sont nombreuses à être présentes sur la Toile, elles font un usage de plus en plus répandu des réseaux sociaux et elles s’intéressent au potentiel commercial et transactionnel de leurs sites. Toutefois, elles sont timides dans l’appropriation d’usages plus complexes de gestion, comme le traitement organisé des données permettant de stimuler une nouvelle intelligence d’affaires, ou encore, l’usage du numérique pour innover par les pratiques collaboratives », précise le CEFRIO dans le sommaire de son étude.

Meilleure gestion des tâches administratives

Allant plus loin, Marie Rougier croit savoir que ‘’la plupart des OBNL ne tirent pas vraiment avantage des médias sociaux et des outils numériques qu’offre Internet’’. Car, dit-elle, ces OBNL ont non seulement du mal à pouvoir construire des sites web efficaces prenant en compte les meilleures pratiques SEO pour faciliter leur référencement, mais aussi pour la gestion administrative au quotidien. « Pour passer au numérique, je dirais que la première chose c’est au niveau de l’attitude. Il y a beaucoup d’OBNL qui pensent qu’elles n’ont pas le temps de réfléchir à leurs outils et à une gestion meilleure, tout simplement parce que ces organismes sont pris dans le train-train quotidien », révèle Mme Rougier, Coordonnatrice marketing chez memboGo, une entreprise québécoise spécialisée dans l’accompagnement numérique des OBNL, des fondations et associations professionnelles au Québec et dans le monde.

Selon elle, « prendre le virage numérique, c’est passer pour de vrai au 21è siècle ». « Je dirai que la première opportunité du numérique pour les OBNL, c’est l’augmentation de leur audience. La deuxième opportunité, c’est la réduction du coût de la gestion des tâches administratives. C’est justement ce en quoi nous sommes spécialisés. Avec une gestion numérique, on a moins de gestion, on a moins de frais. On devient efficace et c’est plus d’argent qu’on sauve pour l’injecter dans les programmes à fort impact », a confié Marie Rougier, dans une entrevue à Avant-Première MTL.

« Démocratiser les outils du numérique.. »

Se basant sur l’étude du CEFRIO, la Coordonnatrice de memboGo avoue qu’il y a un nombre assez élevé d’organisme qui manque d’outils et de l’expertise pour prendre le virage numérique : « On a, par exemple, comme 77% des OBNL qui n’ont pas de site web transactionnel, qui ne peuvent pas recevoir de dons à partir de leur site web, qui reçoivent les dons par chèques. 82 % ne sont pas capables de faire des suivis, de savoir qui est un membre ou un donateur etc. »

À l’image de memboGo, il y a également l’entreprise « TechSoup » qui est, dit-on, « super active » dans ce secteur et dont la principale mission est de « démocratiser les outils du numérique pour les OBNL ». Sachant que les organismes sans but lucratif ont peu de moyens, Mme Rougier rassure que les OBNL ont la capacité maintenant d’acquérir des logiciels en mode  »SaaS », ou « software as a service ». Un modèle d’affaire qui permettrait de rendre l’outil disponible à tous les membres d’un organisme dans leur tâche quotidienne.

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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Quoi porter aux soirées de fin d’année ?

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Pour celles qui ne veulent plus de la petite robe noire ou de la jupe plissée de l’année passée, la mode de l’hiver 2019 lui réserve des tenues intemporelles et originales. Voici nos coups de cœur vus à Montréal.

Tout ce qui brille est tendance, vous l’avez certainement remarqué.Les  paillettes et les sequins sont partout, alors laissons les aux gens qui veulent suivre les tendances et cherchons du côté des intemporels. Le tissu métallique est une bonne alternative. L’ensemble de jupe côtelée et de haut col montant de Judith et Charles est à la fois discret et pétillant. Nous aimons aussi ce modèle élégant de Zara aux lignes fluides et au décolleté dorsal plongeant.

Crédit photo Zara
Crédit photo Judith et Charles

Porté sur un jean basique ou aussi avec un pantalon nude ou noire, ce haut de la marque IRO captera à lui seul par ses formes et ses broderies contemporaines.

Crédit photo IRO

Petits budgets, pas de panique. Cet ensemble de pantalon et de chandail rouge donne un total look sport chic et festif.

Crédit photo H&M

Deux sacs nous ont capté chez Aldo, le sac métallique qui peut être associé à toutes les tenues. Et la sacoche texturée marbre très atypique qui peut rehausser une petite robe rose fuchsia ou vert gazon, les couleurs de la saison.

Crédit photo Aldo

La tenue on peut aussi la composer en commençant par le bas. Ces bottines de la marque Intervalles peuvent être mariées avec une combi couleur noire ou pastel.

Crédit photo Intervalle

Et enfin pour souligner une tenue simple ou chargée, la collection de pendentifs de Swarovski propose une panoplie de formes et de compositions qui allient classicisme et modernité.

Crédit photo Swarovski

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#Macron20h, pour mettre fin à la crise des gilets jaunes…

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En lien avec la crise des gilets jaunes, l’hashtag #Macron20h est l’un des mots clés les plus populaires et suivis ce lundi 10 décembre 2018 sur le réseau social Twitter. En cause, le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a décidé de sortir de son mutisme pour s’adresser à ses concitoyens à 20 h, heure de Paris.

Cette allocution d’Emmanuel Macron qui cristallisait toutes les attentions, dans le monde entier, va-t-elle mettre fin à la crise des gilets jaunes qui secoue la France depuis le 17 novembre dernier? En tout cas, le chef a essayé de faire son mea culpa et bien plus que ça!

Tout en décrétant « l’état d’urgence économique et sociale », le président Macron a annoncé une augmentation du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) de 100 euros par mois dès 2019, la défiscalisation des heures supplémentaires, et une annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités percevant moins de 2000 euros.

Macron déclare l’état d’urgence économique et social…

La sortie du président français était très attendue par le mouvement des gilets jaunes pour désamorcer la crise. Ces derniers, les gilets jaunes, qui dénoncent leur paupérisation, revendiquent entre autres un SMIC à 1 300 euros, la fin de la hausse des taxes sur le carburant, l’indexation à l’inflation du salaire de tous les Français ainsi que les retraités et les allocations, la baisse du prix du gaz, de l’électricité, la limitation des loyers et l’augmentation de logements à loyers modérés, la création d’emplois pour les chômeurs etc. La liste est longue!

Le déploiement de 89 000 forces de l’ordre, une douzaine de blindés de la gendarmerie, n’ont pas suffi a ramené le calme samedi 8 décembre. Les violences engendrées par les manifestations ont occasionné près de 2 000 interpellations dont 1 700 gardes à vue au quatrième jour de la contestation dans l’ensemble du pays. Et le ministère de l’Intérieur faisait état de 31 000 manifestants, 135 blessés, dont 17 policiers.

M. Macron, issu d’un mouvement politique qui ne se réclame ni de la gauche, ni de la droit, qui a gagné la confiance des Français en mai 2017, a vu devant lui depuis quatre semaines, des gens qui eux aussi ne se réclament ni de la droite, ni de la gauche mais très déterminés dans leur revendication.

Malgré ces “mesures fortes”, il est clair qu’Emmanuel Macron ne sera pas capable de satisfaire à toutes les demandes, les exigences et revendications des uns et des autres. Cependant, ce discours pourrait déboucher sur une sorte de dialogue avec les protestataires et mettre fin à la violence que le président a condamné sans resserve.

En attendant la position officielle du mouvement des gilets jaunes, même si certains d’entre eux estiment que les « gestes » du président sont insuffisants, les commentaires et autres spéculations vont bon train sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter avec l’hashtag #macron20h. 

À lire aussi : Macron, un « jeune bourré » de stéréotypes sur les Africains

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2030 : Les défis économiques du tourisme canadien

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Le potentiel du tourisme canadien dans la croissance économique a été exploré dans une étude dont le résumé a été publié ce lundi,10 décembre, sur Destination Canada. La prochaine stratégie politique fédérale du secteur prendra en considération cette étude.

Le résumé du rapport s’intitule Exploiter le potentiel de l’économie touristique canadienne. Il propose des données qui seront utilisées par le Comité conseil sur l’emploi et l’économie du tourisme dans le cadre d’une nouvelle stratégie canadienne du secteur.

Mélanie Joly, la ministre du Tourisme, a souligné, à partir du rapport, les éventuelles retombées socio-économiques du tourisme sur la classe moyenne. En effet, le secteur pourrait générer 180 000 emplois. « L’économie touristique est l’une des plus importantes occasions de croissance pour le Canada », a-t-elle affirmé.

En se basant sur une approche comparative, l’étude a montré que « le potentiel du tourisme canadien est loin d’être pleinement exploité. »

Les valeurs à exploiter et les défis du secteur

Selon le rapport le nombre de touristes étrangers pourrait atteindre 47 millions en 2030. Cette augmentation serait en mesure de rapporter plus 25 milliards de dollars. Et ce sachant qu’en 2017, cette catégorie a généré des revenus de plus de 21 milliards de dollars au pays.

L’étude a relevé les obstacles principaux auxquels face le tourisme canadien. Pour atteindre ses objectifs économiques, le secteur doit ainsi confronter les défis suivants : La concentration de la demande, la difficulté d’accès au pays, la pénurie de main-d’œuvre, l’insuffisance des investissements et une gouvernance non intégrée.

Le rapport a notamment mis en exergue les avantages qui peuvent attirer les touristes étrangers. Le Canada doit par exemple tabler sur le fait qu’il est un pays sûr et accueillant et qu’il regorge d’une fouled’attractions naturelles, etc. De fait l’étude recommande en outre la création de nouvelles expériences liées à la nature, l’augmentation des logements touristique et le développement du transport terrestre et aérien.

Lire aussi : Tourisme au Québec : une année exemplaire

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