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OIF : l’Afrique et le Canada se partagent les plus hauts postes

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Catherine Cano, nouvelle administratrice de l'OIF depuis mars 2019.

Après l’élection de l’ex-ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en octobre 2018, c’est une Canadienne qui vient de prendre les commandes du deuxième plus haut poste de l’OIF.

La Québécoise Catherine Cano accède aux plus hautes instances de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à titre d’administratrice, et devient ainsi la première femme de l’histoire à occuper cette fonction. Celle qui dirige actuellement la chaîne parlementaire CPAC à Ottawa, qui a été cadre à Radio-Canada, à RDI ainsi qu’à Al-Jazeera, a aussi travaillé brièvement en politique au sein de l’équipe des communications du Parti libéral du Canada, au Québec, dans les années 80.

Catherine Cano succède en 2019 au Malien Adama Ouane, nommé en mars 2015 sous Michaëlle Jean. M. Ouane avait remplacé un autre Québécois, Clément Duhaime, qui a exercé la fonction d’administrateur de l’OIF de 2005 à 2015 sous Abdou Diouf.

La nomination de Mme Cano est « une reconnaissance du leadership canadien au sein de la Francophonie quand vient le temps de promouvoir les valeurs de démocratie et de transparence, ainsi que le respect des droits de la personne », a commenté Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie du Canada.

Une reconnaissance du leadership canadien…

Adama Ouane, administrateur de l’OIF de 2015 à 2019.

La nouvelle administratrice de l’OIF aura pour mandat de mettre en œuvre des documents adoptés lors des récents sommets. Il s’agit entre autres de la Stratégie de la Francophonie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles, en plus d’entreprendre des réflexions sur l’avenir de la Francophonie et de répondre aux priorités des États et gouvernements membres.

« Grâce à ses diverses expériences en gestion, de même qu’à sa vaste connaissance des médias, des processus parlementaires et des enjeux internationaux, Mme Cano sera un atout précieux pour l’OIF et ses membres alors que l’Organisation se prépare à la tenue du Sommet de Tunis en 2020, qui marquera son 50e anniversaire. »

– Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie du Canada

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, Nadine Girault, croit savoir que la « gestionnaire aguerrie », saura mettre à profit son expérience et son expertise dans la poursuite de la modernisation de la gouvernance de l’OIF, une priorité pour le gouvernement du Québec. « Je suis très fière que le Québec soit bien représenté au sein des plus hautes instances de l’OIF », a fait valoir Mme Girault.

Québec et Ottawa vont favoriser un plus grand déploiement de la Stratégie économique

Clément Duhaime, Administrateur de l’OIF de 2005 à 2015.

Faut-il le souligner, Mme Cano travaillera en collaboration avec les gouvernements du Canada, du Québec, du Nouveau-Brunswick et d’autres membres de l’OIF pour mener à bien la mission de l’Organisation, notamment en ce qui a trait à la promotion et à la défense de la langue française, y compris dans la sphère numérique, mais également à la croissance économique de l’espace francophone. À ce titre, le Québec et le Canada entendent favoriser un plus grand déploiement de la Stratégie économique pour la Francophonie, en plus de poursuivre leurs travaux en faveur d’une gestion rigoureuse et transparente des ressources de l’OIF.

À lire : La Francophonie en chiffres depuis l’élection de Louise Mushikiwabo en 2018

Rappelons que le gouvernement du Québec est membre de l’OIF depuis 1971. Il a été le premier État fédéré à y obtenir le statut de membre de plein droit. Le Canada a été l’un des membres fondateurs de l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue l’OIF en 2005. Il œuvre activement au sein de la Francophonie internationale depuis sa création. Avec l’appui de ses partenaires provinciaux, il a été l’un des premiers pays à faire la promotion de la Francophonie et a soutenu la création de ses institutions.

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La rue Amherst change de nom lors de la Journée nationale des peuples autochtones

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À l’occasion de Journée nationale des peuples autochtones, la Ville de Montréal donne à la rue Amherst le nouveau toponyme de rue Atateken.

« Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l’esprit de Montréal dans son programme de réconciliation », a déclaré Valérie Plante la mairesse de Montréal.

En effet, le nom Amherst réfère à Jeffrey Amherst, un officier de l’armée britannique et un administrateur colonial, dont l’histoire est associée à l’utilisation des armes biologiques contre les Amérindiens. Le changement du toponyme crée des controverses depuis 2009. 

Un nouveau chapitre est donc entamé avec le nouveau nom qui souligne la culture autochtone. L’approbation de rebaptiser la rue s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Montréal, métropole de réconciliation ».

« atateken » signifie « fraternité »

« Le retrait du nom de Jeffrey Amherst de la rue montre la volonté de travailler ensemble non seulement pour la réconciliation, mais avec des valeurs et des croyances communes. J’espère que les Montréalaises et les Montréalais adopteront ce nouveau mot de la même manière qu’il a été développé à travers nos valeurs et nos croyances communes », a souligné Hilda Nicholas, directrice du centre culturel de Kanehsatake, membre de la communauté de Kanehsatake et du comité de toponymie autochtone.

Le nouveau toponyme est on ne peut plus symbolique. ATATÉ: KEN est un « mot, en langue kanien’kéha (mohawk), qui signifie « frères et sœurs » et porte en lui la notion de relations et d’égalité entre les personnes », indique Mme Plante.

La Ville de Montréal a annoncé que le changement de toponyme sera fait d’ici la fin de l’été. « Comme le veut l’usage, pour faciliter le repérage des citoyens, les deux plaques toponymiques cohabiteront ensuite pendant plusieurs semaines. »

Lire aussi : Montréal : La danse rassemble une musulmane et un juif dans le festival Tangente

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Vous pouvez faire le plein de fraises et de framboises dans les fermes de Montréal

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En juin on va se détendre et délecter les papilles dans les fermes du Québec. La saison des fraises et des framboises a officiellement commencé. Vous pouvez ajouter la sortie d’autocueillette dans votre liste de sorties estivales.

On le sait, les fraises du Québec ont la cote. Que ce soit pour faire des confitures ou des salades de fruits, il est judicieux d’en faire le plein pendant la saison.

Elles sont là !

L’Association des producteurs a annoncé ce vendredi, 21 juin, que les fraises seront disponibles dans les épiceries, les kiosques à la ferme ainsi que dans les marchés publics dès cette fin de semaine.

Les framboises du Québec ne vont pas tarder. Elles arriveront à partir de la deuxième semaine de juillet.

À partir du début du mois de juillet, plus de 300 producteurs ouvriront leurs portes pour l’autocueillette, dès la première semaine pour les régions périphériques de Montréal et dès la 2e semaine de juillet pour la grande région de Québec.

Avant de se déplacer, il est recommandé de consulter l’horaire des fermes et d’appeler.

Le répertoire des sites d’autocueillette de la province est disponible sur le site lesfraichesduquebec.com

Plusieurs fermes sont ouvertes pendant les jours fériés et offrent d’autres produits du terroir. C’est une bonne occasion pour respirer l’air frais et s’approvisionner en légumes et fruits bios.

Lire aussi : 100 000 abeilles près de l’édifice du Sénat du Canada

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Journée mondiale des réfugiés : les chiffres parlent au Canada et dans le monde

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À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, ce jeudi 20 juin, un dernier rapport du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) indique que le nombre de personnes fuyant la guerre, les persécutions et les conflits a dépassé 70 millions.

Le Canada a réinstallé le plus de réfugiés en 2018 que tout autre pays. Selon le HCR, les Canadiens ont accepté 28 100 réfugiés en vue d’une réinstallation permanente l’an dernier, alors que les Américains étaient deuxièmes avec 22 900 réfugiés réinstallés. En revanche, les États-Unis ont reçu le plus grand nombre de demandes d’asile l’an dernier, suivi du Pérou, de l’Allemagne, de la France et de la Turquie.

Dans une déclaration conjointe, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et la ministre du Développement international et ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, Maryam Monsef, ont indiqué que l’aide du Canada aux réfugiés est un « engagement indéfectible » de longue date appuyé par « nos communautés » partout au pays.

À lire : Des « réfugiés Snowden » au Canada, l’altruisme des « héros » de Hong Kong

« Le Canada est un pays ouvert et diversifié. Pour les réfugiés qui fuient le danger, l’intolérance et le chaos, ces qualités représentent une source d’espoir, alors que nous fournissons un refuge sûr aux personnes les plus vulnérables du monde. C’est cette tradition que nous commémorons lors de la Journée mondiale des réfugiés », font-ils valoir.

327 000 réfugiés parrainés par le privé au Canada

Selon eux, les Canadiens ont toujours soutenu les interventions humanitaires internationales du Canada en réponse aux crises liées aux réfugiés sur la planète. Cette tradition d’aide humanitaire montre au monde que nous avons une responsabilité partagée afin d’aider les personnes déplacées, persécutées et ayant le plus besoin de protection. Nous reconnaissons également les vulnérabilités intersectionnelles particulières des femmes et des filles, des enfants, des personnes LGBTQ2 et de toutes les autres personnes appartenant à des groupes marginalisés et ciblés », ont déclaré les ministres fédéraux.

« En cette Journée mondiale des réfugiés, nous reconnaissons les difficultés auxquelles doivent faire face les réfugiés, et nous soulignons leur courage et leur résilience. Nous félicitons également tous les Canadiens compatissants qui ont aidé ceux qui en avaient besoin. »

Alors que l’année 2019 marque la célébration du 40e anniversaire du Programme de parrainage privé de réfugiés du Canada, les ministres Hussen, Freeland et Monsef ont traduit leurs remerciements aux quelque deux millions et plus de Canadiens qui ont aidé à parrainer plus de 327 000 réfugiés, faisant de ce programme un modèle dans le monde entier.

18 000 réfugiés devenus citoyens canadiens en 2018

En 2018, 18 000 réfugiés sont devenus citoyens canadiens, une augmentation substantielle par rapport à 2017, année où un peu plus de 10 000 réfugiés avaient été naturalisés. « Le Canada est reconnu comme un chef de file en matière d’aide humanitaire et, à ce titre, il travaille d’arrache-pied à l’échelle internationale pour changer la façon dont l’aide humanitaire est conçue et fournie afin que les femmes et les filles ne soient pas laissées pour compte », peut-on lire dans la déclaration.

Par ailleurs, le HCR note que la Turquie est le pays qui héberge la plus grande population de réfugiés (3,7 millions), suivi du Pakistan, de l’Ouganda, du Soudan et de l’Allemagne, pour une quatrième année d’affilée.

À lire aussi : Nouvelles arrivantes, ce que le Canada prévoit pour les femmes appartenant à une « minorité visible »

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