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OIF : Michaëlle Jean – Louise Mushikiwabo, entre passation et passe d’armes sur les réseaux sociaux

Baba-Idriss FOFANA

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La nouvelle Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a officiellement pris fonction suite à sa désignation lors du XVIIe Sommet de la Francophonie tenu le 12 octobre dernier à Erevan, en Arménie.

La Canadienne Michaëlle Jean, 61 ans, Secrétaire générale sortante de l’OIF a passé le témoin en douceur à la Rwandaise Louise Mushikiwabo, 57 ans, jeudi 03 janvier au siège de la Francophonie situé à l’avenue Bosquet à Paris, en France.

« Étant arrivée depuis quelques jours dans mon nouveau pays de résidence, la France, je me réjouis grandement de prendre fonction aujourd’hui. J’avais hâte de rencontrer les équipes de l’OIF avec lesquelles, j’en suis convaincue, nous travaillerons dans un esprit de solidarité et de dialogue permanent afin de répondre efficacement aux priorités de nos chefs d’État et de gouvernement. Je tiens à réitérer mes remerciements sincères pour la confiance qui m’a été témoignée à Erevan. Je suis impatiente de mettre mon expérience et ma volonté au service de notre Francophonie (..) », a déclaré Mme Mushikiwabo, dont le pays [le Rwanda] a troqué le français contre l’anglais depuis 2010.

Alors que Mme Mushikiwabo parle d’une « passation de pouvoir réussie » dans un message posté sur Twitter, des internautes n’ont pas hésité a jeté leur dévolu sur la successeure de Michaëlle Jean sur le même réseau social.

Pour certains d’entre eux, « Louise ne mérite en aucun cas ce poste ». « Mais hélas! Une Organisation (OIF) corrompue avec une France manipulable qui vend sa voix à un Rwanda anglophone… », écrit Mulamba M’piana. Quand un certain Varin se veut plus virulent : « c’est intolérable que cette criminelle soit à la tête de l’OIF ». « Quelle honte! On n’attend rien d’elle car elle a du sang à ses mains! », martèle pour sa part Sereine Marie Nk. Et pour Ami Lo, tout ça, c’est « la politique de Macron », avant d’ajouter : « il paiera un jour… ».

Louise Mushikiwabo est la quatrième personne à occuper le poste de Secrétaire général de la Francophonie. Elle succède à Michaëlle Jean (2015-2018), à Abdou Diouf (2003-2014) et à Boutros Boutros-Ghali (1998-2002).

Visiblement, cette passation a réveillé les vieux démons. Des partisans de l’ex-Secrétaire générale Michaëlle Jean croient dur comme fer que le président Emmanuel Macron s’est servi de l’OIF pour se rapprocher du Rwanda, 24 ans après le génocide qui a fait plus de 800 000 morts en trois mois.

À lire aussi : Francophonie, Michaëlle Jean s’accroche-t-elle au pouvoir?

En annonçant officiellement le 23 mai 2018 le soutien de la France à la candidature de la ministre rwandaise des Affaires étrangères, le président Macron venait ainsi de montrer la porte de sortir à Michaëlle Jean, désignée lors du XVe Sommet de Dakar en 2014, qui ambitionnait de briguer un second mandat de quatre ans à la tête de l’Organisation.

Louise Mushikiwabo doit « réinventer la Francophonie » selon le président français, Emmanuel Macron.

Cette posture de M. Macron a fait l’objet de plusieurs débats notamment en France et dans plusieurs autres pays francophones attachés à la démocratie. Alors que la Francophonie est aussi censée faire la promotion des droits de l’Homme, le Rwanda est perçu comme « un pays où les dissidents font l’objet de répression sanglante, où la censure, les menaces et les arrestations arbitraires sont monnaie courante », à en croire Reporters sans frontières.

Malgré les critiques virulentes, des observateurs de la scène francophone s’interrogent si la Rwandaise Louise Mushikiwabo sera capable de prouver le contraire à ses adversaires, en étant une « vraie ambassadrice » des droits de l’Homme, de la langue française même dans son pays ?

À lire aussi : Jeunesse francophone, Près de 5 millions de dollars pour l’entrepreneuriat

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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1 Commentaire

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    CESAR

    4 Jan 2019 à 6:44

    La nouvelle SG de l’OIF, nommée par Macron au mépris des règles qui gouverne celle-ci annonce la couleur. Elle dit  » …j’en suis convaincue, nous travaillerons dans un esprit de solidarité et de dialogue permanent afin de répondre efficacement aux priorités de nos chefs d’État et de gouvernement. »

    Mushikiwabo n’est pas au services de l’OIF, organisation indépendante des Etats membres mais au service des kleptocrates, dictateurs et sanguinaires africains. Elle est l’envoyée de Kagame et de Macron non pas pour porter les valeurs et les mission de l’OIF mais pour exécuter les décisions de ceux qui l’ont positionnée à la tête de cette organisation. Macron a transformé l’OIF en club de dictateurs, prédateurs et dictateurs sanguinaires africains en l’occurrence. L’ensemble de son discours sommaire était substantiellement.
    médiocre. Il n’y avait rien de surprenant , du moins pour ceux qui la connaissent. Elle est incapable d’écrire personnellement un discours et de répondre exactement aux questions directement posées sans divaguer.
    L’OIF est un service public français dont la direction a été confiée à Kagame par le Président Français. La décision de celui-ci, nonobstant les observations négatives de certains intellectuels de renom africains et français, constitue un mépris total des Africains. Mushikiwabo prétend être en possession des compétences et expériences en matières de management des organisations comme l’OIF. Or, tous les Rwandais savent que si certes, elle a passé plus de dix ans au gouvernement Kagame mais la raison de sa longévité n’est pas ses compétences mais sa haute expertise dans l’apologie du régime Kagame dont elle était et est toujours un des piliers. Elle était la perroquet de Kagame comme en témoignent ses accusations grotesques à l’endroit de Diane Rwigara et d’Ingabire Umuhoza Victoire sur les chaines des radios et télévisions du monde entier dont RFI. Or, Une haute cour de Kigali vient d’acquitter Rwigara Diane de tous les chefs d’accusation proférer Kagame et colporter à grande échelle par Mushikiwabo, la voix de son maître. Et la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples vient de condamner le Rwanda pour avoir violé les droits fondamentaux d’Ingabire Umuhoza et l’a infligé plusieurs millions de nos francs au titre de réparation de préjudices subis par celle-ci durant plusieurs années de détention illégale. Le cas Mushikiwabo est sui generis dans les annales des organisations internationales francophones. Outre les méfaits notoirement établis commis par la nouvelle SG de l’OIF, elle n’était qu’une exécutante des décisions de son patron, effectivement ministre des affaires étrangères, aussi bien en matière de gestion du ministère qu’en matière de politique étrangère de son pays. Pour le constater il suffit de lire ses divers interviews accordés aux médias étrangers et rwandais.Ils sont caractérisés par l’utilisation des formules passe-partout et de vulgarités au demeurant contradictoires, le tout dans un français approximatif.

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PRTCE : le gouvernement canadien aide des nouveaux arrivants formés à l’étranger à faire reconnaître leurs qualifications

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Dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), le gouvernement du Canada annonce un projet visant à aider les nouveaux arrivants à Milton, en Ontario, formés à l’étranger à faire reconnaître leurs titres de compétences afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée, concurrentielle et inclusive.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont souvent confrontés à des difficultés particulières lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans leur domaine en raison d’un manque de reconnaissance de leurs études et de leur formation acquise à l’étranger.

Jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a annoncé un nouveau projet visant à aider environ 100 nouveaux arrivants formés à l’étranger à Milton, en Ontario, à faire reconnaître leurs titres de compétences. « Notre succès dépend de l’égalité des chances de réussite de chacun, y compris des nouveaux arrivants. Les aider à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers leur permettra d’exercer leur profession au sein de notre main-d’œuvre, ce qui profitera à notre économie ainsi qu’à notre population », a reconnu Mme Hajdu.

Création d’un portail d’évaluation des titres de compétences…

Le gouvernement du Canada versera 650 000 $ au Canadian Welding Bureau Group (Groupe CWB) cours des deux prochaines années pour créer un portail d’évaluation des titres de compétences professionnelles en soudage pour les nouveaux arrivants (le portail). Le Groupe CWB fournira aux professionnels du soudage formés à l’étranger des outils liés à l’emploi et à la formation, et des conseils sur la meilleure façon de faire reconnaître des titres de compétences.  

« Grâce à cet investissement, nous nous assurons de ne laisser aucun talent inexploité. Lorsque nous donnons aux nouveaux arrivants une juste chance de réussir au Canada, notre économie et notre classe moyenne prospèrent. »

– Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail

Cet investissement est réalisé dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), qui fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes de réglementation, aux associations nationales et aux organismes d’évaluation des titres de compétences.

Le PRTCE accorde des prêts aux nouveaux arrivants!

Le PRTCE accorde également des prêts aux nouveaux arrivants qualifiés pour les aider à payer les dépenses liées à la reconnaissance de leurs compétences et de leur formation et offre des services de soutien à l’emploi afin de les aider à obtenir leur première expérience de travail au Canada dans leur domaine.

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Rappelons que les nouveaux immigrants (15 à 64 ans) présentent un taux d’emploi plus faible (62,2 %) que les non-immigrants (71,7 %). (Statistique Canada, Recensement de 2016). De plus, les nouvelles arrivantes issues de minorités visibles présentent un taux de chômage plus élevé (14,4 %) que leurs homologues masculins (10,2 %). (Statistique Canada, Nouveaux arrivants au Canada de 2011 à 2016)

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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Canada : Un nouveau service télé multilingue

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La télé canadienne sera polyglotte. Un nouveau service permettra aux Canadiens dans plusieurs régions de regarder les programmes et les nouvelles dans leurs langues maternelles.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé ce jeudi, 23 mai, qu’il a accordé à Rogers Media une licence afin d’exploiter un service national de télévision à caractère multiethnique offrant des émissions dans 20 langues.

Ce nouveau service remplacera le service existant d’OMNI Regional de Rogers. Il sera offert sur tous les forfaits de télévision numérique de base partout au Canada. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du CRTC visant à mieux représenter la diversité multiculturelle au Canada.

À partir du 1er septembre 2020, les Canadiens auront accès aux nouvelles des quatre coins du pays et à la programmation parlés en 20 langues tierces.

Ce service desservira la Colombie-Britannique, les Prairies, l’Ontario et le Canada atlantique ainsi que le Québec.

« Pouvoir regarder du contenu dans leur langue maternelle donne à un grand nombre de personnes un sentiment d’appartenance, facilite la participation à la vie civique et à notre démocratie, et permet de s’assurer que la diversité du Canada soit représentée dans notre système de radiodiffusion », a souligné Ian Scott, président et dirigeant principal, CRTC.

Au Québec, Rogers :

  • diffusera au moins trois heures par semaine de programmation originale et locale à caractère ethnique de langue française;
  • diffusera au moins une heure et demie de programmation originale et locale de langue française;
  • diffusera au moins 30 minutes par semaine de programmation locale et originale de langue anglaise;
  • consacrera au moins 90 % de sa grille-horaire à la présentation d’une programmation à caractère ethnique et 60 % de sa grille-horaire à une programmation en langues tierces.

Lire aussi : Aimeriez-vous regarder une télé verticale?

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Boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, Santé Canada met de l’ordre pour limiter les dégâts!

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Un an après la mort par noyade de la jeune Athéna Gervais, suite à une consommation excessive de FCKD UP [boisson sucrée alcoolisée contenant 11,9 % d’alcool], Santé Canada a décidé de limiter la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles. Un nouveau règlement est immédiatement entré en vigueur ce jeudi 23 mai 2019.

Fin de règne des boissons sucrées à haute teneur en alcool! Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui un nouveau règlement qui limite la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en contenants à portion individuelle.

Ce règlement, a-t-on appris, a pour but de protéger les Canadiens, surtout les jeunes, contre les risques immédiats associés à ces boissons, notamment la surconsommation non intentionnelle et l’intoxication aiguë à l’alcool. « Étant donné la gravité du risque, ce règlement entre en vigueur immédiatement, et il n’y aura aucune période de transition », a déclaré Ginette Petitpas.

Passer à l’action pour aider à protéger les Canadiens!

Santé Canada révèle que les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, qui forment une nouvelle classe de boissons en pleine croissance au Canada, présentent un risque pour la santé des Canadiens, en particulier les jeunes, qui va en augmentant.

À lire : Décès d’Athéna Gervais : « Jeunesse sacrifiée et femmes ciblées » au Québec ?

Ces boissons ont une forte teneur en alcool, et un contenant à portion individuelle peut équivaloir à jusqu’à quatre verres standard. Elles sont souvent très sucrées; il est donc très facile pour les gens, surtout les jeunes, de consommer sans le vouloir de grandes quantités d’alcool dans un laps de temps très court, ce qui peut causer des méfaits graves liés à l’alcool.

« Au Canada, les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ont causé de nombreuses hospitalisations et au moins deux décès depuis un an et demi. C’est tout à fait tragique. »

– Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé

Au dire de la ministre Taylor, Santé Canada est passé à l’action pour « aider à protéger les Canadiens », en particulier les jeunes, contre la surconsommation non intentionnelle d’alcool car, prévient-elle, une consommation excessive d’alcool peut causer des méfaits liés à l’alcool, y compris l’intoxication alcoolique aiguë et la mort.

Boissons alcoolisées : mise en garde aux femmes et aux hommes!

Selon le nouveau règlement, la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ne doit pas dépasser 25,6 mL (l’équivalent de 1,5 verre standard) si leur contenant a un volume de 1 000 mL ou moins.

De nombreuses autres boissons alcoolisées offertes en portions individuelles sur le marché, comme les panachés et la bière, sont vendues dans des contenants de 1 à 1,5 verre standard. Le standard de consommation de 1,5 verre par jour est en dessous des limites recommandées pour les femmes et la consommation de deux portions reste toujours conforme aux recommandations lors des occasions spéciales, soit 3 boissons.  Ces quantités sont conformes aux  Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada selon lesquelles les femmes ne devraient pas consommer plus de deux verres standard par jour et les hommes, plus de trois.

À lire aussi : Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Pour rappel, Santé Canada a mené des consultations sur le projet de règlement du 22 décembre 2018 au 5 février 2019. Au total, 60 commentaires ont été soumis par la population (28), des organismes gouvernementaux (17), des acteurs du domaine de la santé (9) et des acteurs de l’industrie (6).

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