Suivez-nous

Actualités

Omi Mouna, des souvenirs et un passé fabuleux

Hanen Hattab

Publié

le

Omi Mouna est un monologue tragicomique qui nous plonge dans la Tunisie rurale, du début du XXe siècle. Mohsen El Gharbi, auteur, comédien et metteur en scène de cette œuvre, se confronte à la mémoire de sa famille pour se délivrer de ses propres peurs, pour faire la paix avec son passé.

La pièce est une production de l’acteur en marche avec le soutien du MAI, du Théâtre de Fortune et de la Fondation Cole. Les présentations jouent au Montréal arts interculturels, elles ont débuté le 10 et se terminent le 14 octobre.

Un récit de soi, une fiction improvisée

Mohsen part en Tunisie avec son ami Xavier pour passer des vacances pas comme les autres. Le personnage va à la rencontre de son arrière-grand-mère, une centenaire qui a survécu à la guerre, à la rudesse de la société traditionnelle du début du siècle et qui a traversé la période moderne avec ses petits-fils et arrière petits fils. L’acteur voulant faire parler Omi Mouna, se trouve en train de fabriquer une fiction où les souvenirs se mêlent à l’ineffable. C’est peut-être par l’improvisation que le non-dit émerge!

Crédit photo Alex Paillon

Emporté par la volonté de remonter le temps et de désenfouir les secrets les plus douloureux, l’auteur a construit sa fiction à partir d’un personnage narrateur qui s’est découvert volontairement ou peut être involontairement emprisonné dans la dimension temporelle de son anamnèse.

Autobiographie et catharsis

En l’espace de trois générations, l’acteur joue l’histoire de sa famille en incarnant tous les personnages qui ont connu Omi Mouna. Mohsen a très bien performé la méchanceté, la violence et l’apathie de son arrière-grand-père. La description minutieuse des personnes qui ont jalonné ce récit de soi semble être engendrée par des sentiments exotiques dont l’artiste ne peut se défaire. Leur efficacité se ressent particulièrement dans l’aisance avec laquelle il reproduit des gestuelles, des voix et des manières d’être, embrassant parfois, peut-être stratégiquement, le cliché du Maghrébin.

Crédit photo Alex Paillon

Avec quelques mises en lumière et un dialogue bien ficelé, l’acteur a su composer avec l’espace scénique vide et le transformer en lieu habité par plusieurs situations.

Mohsen a fait de sa catharsis le portrait d’une génération muselée par l’autorité patriarcale, l’isolement et l’indifférence.

Crédit photo:

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

Lire la suite
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nation

Immigration Canada : l’Alberta pourrait attirer 40 000 nouveaux arrivants d’ici 2024

Avatar

Publié

le

Les communautés rurales autour de l’Alberta pourraient bénéficier d’environ 40 000 nouveaux arrivants au cours des quatre prochaines années si l’on en croit aux politiques proposées par le Parti conservateur uni (PCU) de la province.

Le prochain premier ministre de l’Alberta sera connu au soir du 16 avril prochain. La chef du Nouveau Parti démocratique de l’Alberta (NPD), Rachel Notley, a annoncé le déclenchement des élections cette semaine. Alors qu’elle tentera de briguer un second mandat à la tête de la province, certains sondages donnent pour favori le Parti conservateur unifié (PCU) et son chef, Jason Kenney.

M. Kenney, qui a occupé le poste de ministre de l’Immigration du Canada de 2008 à 2013 a déclaré récemment que l’Alberta devait « utiliser le pouvoir » de l’immigration pour revitaliser les petites communautés rurales de la province. Le PCU chercherait à le faire par le biais d’une stratégie composantes clés : le programme de rénovation rurale et le volet entrepreneurial rural.

« Attirer de manière proactive les immigrants talentueux »

Ensemble, dit le chef du PCU, les deux voies pourraient acheminer chaque année jusqu’à 10 000 nouveaux résidents permanents vers les communautés rurales de la province, ou 40 000 au cours du premier mandat du PCU s’il parvient à battre le NPD, le parti au pouvoir en Alberta. « L’objectif sera de mettre fin aux arriérés importants, d’accélérer les délais de traitement, d’attirer de manière proactive les nouveaux arrivants talentueux à l’étranger, d’accueillir les entrepreneurs créateurs d’emplois et d’encourager l’installation dans les régions rurales de l’Alberta, qui ont le plus besoin de la population », avait déclaré Jason Kenney.

À lire : Immigration Québec : 3700 «dossiers recyclés», 14 300 «dossiers poubelles»

Le Programme de renouvellement rural (PRR) fonctionnerait dans le cadre du Programme d’immigration de candidats de l’Alberta et donnerait la priorité aux candidats à l’immigration économique souhaitant s’établir dans les petites communautés rurales de l’Alberta.

Prioriser les candidats qui vont s’établir dans les communautés rurales

Au dire du candidat conservateur, le PRR pourrait apporter environ 32 000 nouvelles résidences permanentes sur quatre ans, ce qui comprend les demandeurs principaux, leurs conjoints et leurs enfants à charge. « Les communautés participantes seraient en mesure de recruter, filtrer et nommer leurs propres candidats », a-t-il déclaré, notant qu’elles pourraient déjà vivre dans la communauté avec un permis de travail temporaire ou être des candidats vivant à l’étranger.

Déduisant un lien entre le programme de rénovation rurale et le système fédéral d’entrée express du Canada, M. Kenney affirme que les candidats ayant été nominés dans le cadre du programme bénéficieraient de « points supplémentaires » dans Entrée express. Les candidats à l’entrée Express qui reçoivent une candidature provinciale reçoivent 600 points supplémentaires pour leur score de classement, ce qui garantit effectivement une invitation du gouvernement du Canada à demander la résidence permanente.

Faut-il croire que les Conservateurs, avec à leur tête Jason Kenney, tentent de séduire par tous les moyens pour se faire élire ? Seule l’issue des élections du 16 avril pourra en dira plus.

À lire aussi : Canada 2036 : L’immigration pour freiner la baisse de la population active

Lire la suite

Actualités

Agression à l’arme blanche dans l’Oratoire Saint-Joseph

Avatar

Publié

le

Ce jeudi matin, 22 mars, lors d’une messe célébrée à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, un individu armé d’un couteau a agressé le recteur de l’Oratoire, père Claude Grou.

L’individu a été maîtrisé par la sécurité de l’Oratoire. Père Grou a été transporté à l’hôpital par ambulance et, pour le moment, son état de santé n’est pas connu. Sa vie ne serait toutefois pas en danger, selon les sources policières.

Source : L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

Lire la suite

Actualités

Le budget 2019 du Québec expliqué en tweets par l’argentier du gouvernement Legault

Avatar

Publié

le

Les nouvelles "chaussures du budget" du ministre québécois des Finances, Eric Girard. (Photo Twitter)

48 heures après le dépôt du budget fédéral 2019 par le gouvernement Trudeau, le tout premier budget 2019 du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ), élu en octobre 2018, a été déposé, jeudi 21 mars, à l’Assemblée nationale.

« Vos priorités, votre budget ». Le nouveau Plan budgétaire du Québec multiplie les dépenses afin de « remplir les engagements » du gouvernement du Québec à l’égard des préoccupations des Québécois. Les nouveaux investissements devraient totaliser 16,2 milliards de dollars sur six ans. « Ce sont 5,2 milliards de dollars qui seront retournés d’ici cinq ans dans les poches des Québécois, et des investissements majeurs dans les grands réseaux de l’éducation et de la santé sont annoncés », dit la CAQ.

Pendant ce temps, l’opposition parle d’un budget « insuffisant » et « catastrophique ». Estimant que le gouvernement a fait le choix de « privilégier les ménages propriétaires et plus aisés » au détriment du reste de la population, en plus d’évacuer carrément l’urgence climatique.

Tout comme le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, les points saillants du budget 2019 des caquistes ont été expliqués en tweetés par l’argentier du gouvernement Legault, Éric Girard, ministre québécois des Finances.

À lire aussi : Le budget 2019 du Canada expliqué en tweets par l’argentier du gouvernement Trudeau

Lire la suite

en-avant