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Canada : l’Ontario francophone cherche immigrants déçus par Québec…

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Selon un article publié lundi par le média d’État, Radio-Canada, plusieurs organismes ontariens seraient prêts à offrir un accueil chaleureux aux immigrants francophones qui seront rejetés par un éventuel gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ).

En Cas de victoire le 1er octobre 2018, le chef de la CAQ, François Legault, a annoncé la réduction du seuil de l’immigration au Québec. D’environ 52 000 présentement, si les caquistes étaient portés au pouvoir, ce chiffre devrait chuter à 40 000 dès 2019. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée parle même d’une réduction à 35 000 immigrants s’il devient premier ministre au soir du 1er octobre.

« On a vu qu’on avait dépassé notre capacité d’intégration et que cela ne donne pas de bons résultats. On en perd 26 %. Il y a 15 % de chômage. Il y a de gros problèmes de reconnaissance des diplômes, de reconnaissance des acquis », avait dénoncé, récemment, François Legault lors d’une mêlée de presse. Il soutient d’ailleurs que « l’immigration n’est pas une solution » comme le faire croire l’actuel premier ministre sortant Philippe Couillard.

L’Ontario veut atteindre une cible annuelle de 5 % d’immigrants francophones

Pendant ce temps, Christian Howald, coordonnateur du Réseau de soutien à l’immigration du Nord de l’Ontario, a confié à Radio-Canada que les besoins en immigration de l’Ontario sont tels que la province a besoin de 80 000 immigrants par année si elle ne veut que notre économie ne s’effondre pas.

« Dans le Nord de l’Ontario, plus spécifiquement, on a besoin que 50 000 personnes déménagent ici au cours des 30 prochaines années. Si ce sont des francophones, il y a des avantages économiques, parce qu’en embauchant quelqu’un qui parle français, ça ouvre la porte à toute une nouvelle diversité de marchés partout sur la planète », a-t-il laissé entendre.

Pour rappel, en février dernier, le gouvernement fédéral a lancé un appel d’offres afin de recruter un organisme de services d’accueil en français aux nouveaux arrivants qui atterrissent à l’aéroport Pearson de Toronto.

Tout comme lui, le directeur général de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Peter Hominuk, a mentionné sur Twitter que sa province pourrait accueillir volontiers les immigrants francophones qui seraient refusés au Québec en raison de la diminution du seuil qui pourrait être imposée dans la province après les élections. « Si ne voulez pas des immigrants francophones, ça nous fera plaisir de les prendre en Ontario. Nous avons une cible de 5% qui n’est pas atteinte », a plaidé le porte-parole des Franco-Ontariens.

Les immigrants, une menace pour le français au Québec?

Sauf que la CAQ, en passe de gagner les élections du 1er octobre selon les intentions de vote annoncées dans des sondages, se base sur le fait que « l’année passée, quand on prend les 50 000 qui sont arrivés, il y en a 59 % qui ne parlaient pas français et la majorité des adultes ne vont jamais suivre de cours de français ».

Une raison de plus pour M. Legault de vouloir imposer un test de français aux immigrants qui seront sélectionnés par un gouvernement caquiste. Tout en évoquant le fait qu’il y a un risque « que nos petits-enfants ne parlent plus français » dans le futur. « À 50 000 immigrants au total par année, c’est un demi-million au bout de 10 ans. C’est sûr que si ces gens-là n’apprennent pas le français, comme c’est le cas actuellement, il y a un risque effectivement », aurait dit le chef de la CAQ au cours d’un point de presse à Saint-Colomban, dans les Laurentides.

La question qui se pose, serait de savoir si l’Ontario accepterait les immigrants rejetés par le Québec, parce qu’ils ne parleraient pas français? En tout état de cause, cette position des organismes francophones ontariens en dit long sur leur désir à recevoir les “immigrants frustrés” par le Québec.

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Facebook ne soutient plus les campagnes électorales

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Facebook a déclaré ce jeudi, 20 septembre, qu’il changera les modalités des services offerts aux partis politiques pendant les élections.

Après le scandale de Cambridge Analytica, Facebook a décidé de revoir ses rapports avec les partis politiques.

Selon Bloomberg, le réseau social continuera de proposer ses services aux compagnes et organisations politiques. Il sera, par ailleurs, plus distant.

En effet, l’entreprise veut éviter de se salir les mains sur la question de la protection des informations personnelles des abonnés.

Le réseau de Zuckerberg va, pour ce faire, cesser de fournir des conseils stratégiques ciblés. Il réduira notamment ses visites aux quartiers généraux des partis politiques, comme c’est le cas pendant 2016.

Pour rappel, le PDG de la plateforme avait promis aux parlementaires américains de s’assurer de protéger les données des utilisateurs pendant les élections, partout dans le monde.

Facebook avait admis aussi avoir fourni un soutien particulier à l’équipe de Trump en 2016.

Est-ce parce ce qu’il était un gros client ?

Dans une analyse interne de Facebook, obtenue par Bloomberg en 2018, un scientifique de l’entreprise a expliqué que la propagande de Trump était plus élaborée que celle de Clinton.

De juin à novembre 2016, l’équipe du locataire de la maison blanche s’est bien servie des outils de la plateforme.

Alors que la campagne de Trump a déboursé 44 millions de dollars sur les publicités de la plateforme, Clinton a seulement dépensé 28 millions de dollars.

Les élections 2020 se dérouleront elles sans le soutien de Facebook ?

Afin d’adopter une approche plus neutre, l’entreprise se concentrera sur l’interface de son portail politique. Elle optimisera l’accés aux informations dont les clients ont besoin.

Cependant, les campagnes et les organisations peuvent toujours contacter directement l’entreprise. Ils pourront recevoir des formations de base sur l’utilisation des annonces et demander de l’aide pour les faire approuver.

Lire aussi : Le niet à la neutralité du net…

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Éthique et Intelligence Artificielle : ses usages au Canada

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La question éthique est-elle prise en considération dans les entreprises canadiennes qui manipulent l’Intelligence Artificielle (IA) ? Un rapport réalisé par SAS, Accenture Applied Intelligence, Intel et Forbes Insights a tenté d’apporter un éclairage sur le sujet.

© SAS, Accenture, Intel 2018

Le rapport est basé sur un sondage réalisé en juillet 2018. 305 chefs d’entreprise de partout dans le monde y ont participé. L’échantillon canadien a été important : 44 entreprises du pays ont répondu au sondage.

Selon l’étude, publiée ce jeudi 20 septembre, les entreprises qui utilisent l’IA représentent 72% des organisations dans le monde. Au Canada, ils représentent 68%.

À l’échelle mondiale, 70% des entreprises offrent une formation en éthique à leurs technologues. Et 63% ont des comités d’éthique qui observent l’utilisation de l’IA.

Au Canada, le nombre des entreprises qui ont adopté une démarche éthique est un peu plus faible :

  • Formation en éthique des technologues : 67%
  • Comités d’éthique pour examiner l’utilisation de l’IA : 73%

Quels sont les enjeux d’une démarche éthique en IA ?

Comme l’indiquent les chiffres présentés ci-haut, l’étude s’est intéressée aux méthodes d’intervention des entreprises afin de sensibiliser ses collaborateurs sur l’éthique. Or, Rumman Chowdhury, chef de l’IA chez Accenture, souligne que « les organisations doivent aller au-delà des codes d’éthique directionnels. »

© SAS, Accenture, Intel 2018

« Elles doivent fournir des lignes directrices prescriptives, précises et techniques pour élaborer des systèmes d’IA sûrs, transparents, explicables et responsables », a-t-il précisé.

L’étude a observé le déploiement d’une démarche éthique qui a notamment des enjeux sociaux. Il s’agit de la surveillance des résultats obtenus par l’IA.

Ce volet de l’étude interroge donc l’implication de l’humain dans les activités qui ont recours à l’IA.

74 % des entreprises ont déclaré avoir adopté une surveillance étroite de leurs activités. Et ce grâce « au moins à un examen ou une évaluation hebdomadaire des résultats. »

Les taux des entreprises canadiennes qui ont recours à ce processus sont les suivants :

  • Examens/évaluations hebdomadaires des résultats de l’IA par des chefs de file de l’IA : 55%
  • Examens/évaluations hebdomadaires des résultats de l’IA par le reste des adoptants de l’IA : 42%

L’étude veut montrer aussi que cette démarche éthique impacte les relations entre une entreprise et ses partenaires.

« La capacité à comprendre comment l’intelligence artificielle prend des décisions renforce la confiance et permet une surveillance humaine efficace. » Yinyin Liu, responsable de la science des données chez Intel AI.

Pour consulter le rapport : Critical mass: Managing AI’s unstoppable progress

Lire aussi : Forum sur l’intelligence artificielle, Montréal entame le débat sur l’éthique

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Canada : Les données personnelles des électeurs en danger

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Les gardiens du droit d’accès à l’information et du droit à la vie privée exigent que les partis politiques respectent les principes de protection de la vie privée reconnus mondialement. Ce, afin d’assurer aux Canadiens un accès aux renseignements personnels qu’ils détiennent à leur sujet et de permettre à un organisme indépendant de vérifier le respect des règles en matière de protection des données personnelles.

Dans une résolution conjointe, Assurer la confiance et la confidentialité dans le processus électoral du Canada, en date du 17 septembre, les commissaires et les ombudsmans à l’information et à la protection de la vie privée au Canada ont invité les gouvernements à adopter des lois qui exigent que les partis politiques respectent les principes de protection de la vie privée reconnus mondialement.

La collecte de données massives de plus en plus sophistiquées soulève de nouvelles préoccupations en matière d’éthique et de vie privée, et mettent en évidence le besoin d’en accroître la transparence.

Des événements récents ont mis en lumière la manière dont les partis politiques recueillent et utilisent les renseignements personnels ou données personnelles pour cibler de façon précise et unique des individus afin d’en retirer des avantages politiques. Des outils numériques collectent une grande quantité de renseignements personnels provenant de diverses sources, souvent à l’insu de l’intéressé ou sans son consentement.

Mettre les données personnelles à l’abris des partis politiques!

Daniel Therrien, commissaire à la protection de la vie privée du Canada, souligne que : « de récentes enquêtes menées dans divers pays ont révélé que les partis politiques recueillent des quantités importantes de renseignements personnels sur les électeurs alors qu’ils adoptent de nouvelles techniques de ciblage ».

Plusieurs renseignements personnels recueillis par les partis politiques au sujet des électeurs, comme les opinions politiques et les intentions de vote, sont de nature sensible.

Selon lui, « l’information au sujet de nos opinions politiques est très sensible ». Il est clairement « inacceptable », selon M. Therrien, que les partis politiques fédéraux et provinciaux ne soient pas assujettis aux lois sur la protection de la vie privée.

Le respect de la vie privée est un droit fondamental de la personne qui permet la liberté d’association, de pensée et d’expression, dont l’affiliation, la participation et le débat politiques.

« Le projet de loi C-76, qui est la réponse du gouvernement fédéral face aux préoccupations du public concernant la façon dont les renseignements personnels sont utilisés dans le processus électoral, n’offre rien de concret sur le plan de la protection de la vie privée. Le temps est venu d’agir pour mieux protéger les droits des Canadiens », a critiqué le commissaire à la protection de la vie privée du Canada.

Des techniques de microciblage peu éthique ?

Rappelons que de récentes enquêtes hautement médiatisées menées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et dans d’autres pays ont révélé que les partis politiques recueillent des quantités importantes de renseignements personnels sur les électeurs alors qu’ils adoptent des techniques de microciblage. Les partis politiques détiennent également des renseignements personnels sur les bénévoles, les employés et les candidats.

Ces pratiques peuvent avoir d’importantes répercussions sur la vie privée des citoyens et miner leur confiance à l’égard du système démocratique.

À l’heure actuelle, la Colombie-Britannique est la seule administration au Canada où les partis politiques sont assujettis à des lois relatives à la protection de la vie privée. C’est également la seule province où les électeurs peuvent déposer des plaintes auprès d’un organisme indépendant quant aux pratiques d’un parti politique relatives à la protection des données personnelles.

Lire aussi : Pour voter, vérifier votre inscription sur la liste électorale.

Faut-il le rappeler, la résolution conjointe des gardiens du droit d’accès à l’information et du droit à la vie privée a été prise lors de la réunion annuelle des commissaires et ombudsmans fédéraux, provinciaux et territoriaux à l’information et à la protection de la vie privée, tenue du 11 au 13 septembre 2018, à Regina en Saskatchewan.

Source : Commission d’accès à l’information

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