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Santé

Orbite 360TM, d’un amour de grand-père aux salles de sports

Hanen Hattab

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Crédit photo Avant Première MTL

Orbite 360TM est un accessoire de sport aux allures ludiques. Derrière son design simple et ingénieux, un créateur québécois qui observait avec un œil aiguisé et surtout avec amour sa petite fille grandir.

La plateforme circulaire en polypropylène montée sur des roues a attiré les experts. Ils ont confirmé après un an d’études sa capacité à améliorer tous les mouvements du corps et la proprioception. Caroline Goyette, vice présidente de l’entreprise Orbite 360TM , nous a raconté la petite histoire d’un concept qui se décline aujourd’hui en d’autres produits et services.

Caroline Goyette, vice présidente de l’entreprise Orbite 360TM. Crédit photo Avant Première MTL

HH : À quoi sert cette paire d’orbites ?

Caroline Goyette : Orbite 360TM est un produit qui a été développé pour les stabilisateurs du corps humain, pour aller chercher une forme physique et aussi pour augmenter sa progression en exercices sportifs. On l’a conçu autant pour l’entraînement que pour accompagner les gens à guérir et à soulager les blessures. C’est un outil qui complète l’entraînement. Nous, on l’appelle le dictionnaire des mouvements parce qu’il offre plusieurs possibilités de travailler son corps.

HH : Qui peut l’utiliser ?

CG : En fait il peut être utilisé par tout le monde…Les gens qui font de la course à pied, le soccer, le patinage de vitesse, ceux qui font des exercices régulièrement pour garder la forme… On n’est pas obligé d’être un grand sportif pour l’utiliser. On peut s’en servir pour faire tout simplement 10 à 15 minutes d’exercices à la maison.

Il faut savoir aussi qu’avec orbite ne peut pas s’entraîner deux heures par jour parce qu’il peut faire mal aux muscles. En revanche, Claude, mon père, le créateur du produit, qui a soixante ans, lui il l’utilise à tous les jours.

HH : Où est ce qu’on peut le magasiner ?

CG : Sur notre site web. Il est aussi vendu par Atlas Medic, un spécialiste de la santé. Eux ils distribuent notre produit au niveau des professionnels parce qu’il est aussi utilisé dans les soins thérapeutiques par des physiothérapeutes et des kinésiologues.

HH : Pourquoi et comment le produit a-t-il été adopté par les professionnels de la santé?

CG : Dès qu’on l’a mis sur le marché, on a été approché par Jean-François Brunelle, préparateur physique à l’Université du Québec des Trois Rivières pour faire une étude de cas.

HH : Quel genre d’étude?

CG : C’est pour comprendre les propriétés du produit, ce qu’il fait travailler dans le corps. Les résultats de la recherche sont publiés sur notre site web. Il a été testé par plusieurs niveaux physiques, par exemple, une nageuse, une personne comme vous et moi, un professionnel du hockey qui avait une blessure à l’épaule. Ils se sont rendu compte en commençant graduellement que leurs capacités augmentaient et qu’ils devenaient plus agiles. À ce niveau, le produit a été très apprécié.

Aussi, l’étude a montré qu’en l’utilisant on ne fait pas que des mouvements linéaires. De plus il fait beaucoup stimuler le cerveau en travaillant les muscles stabilisateurs.

HH : C’est quoi un muscle stabilisateur?

CG : C’est des muscles cachés derrière les muscles principaux et qui ne sont pas habituellement travaillés dans la vie de tous les jours. Ce qu’on a remarqué aussi dans cette étude de cas c’est qu’il est capable d’améliorer les habiletés motrices qui régressent avec l’âge. Utilisé par un adolescent, une personne qui a une quarantaine d’années ou un septuagénaire, notre produit optimise les mouvements. Ça permet aux personnes âgées de garder le même répertoire de mouvements que celui d’un jeune en bonne santé.

HH : Quelle a été la suite de l’étude de cas?

CG : L’université a validé notre formation accréditée By Global Trainer. Nous sommes en ce moment orienté santé. On donne une formation pour les entraîneurs physiques, les kinésiologues, les physiothérapeutes, etc.

HH : Et pour monsieur et madame tout le monde ?

CG : Sur notre site web, on peut trouver des vidéos qu’on développe avec l’université. Quand on achète le produit, on n’a pas besoin d’abonnements. Les programmes d’entraînements sont offerts gratuitement en ligne.

HH : Comment votre père a eu l’idée de concevoir et réaliser ce design ?

CG : Mon papa est excessivement proche de ma petite fille. C’est un amour plus qu’inconditionnel. Et en grandissant, il l’observait beaucoup, comment elle bouge la tête, se retourne sur le côté, court, tombe, se relève. Il a eu l’idée d’abord parce que c’est un mordu d’entraînement, puis il s’est dit : il faut créer quelque chose qui va chercher le même équilibre et la même stabilité qu’un enfant de cet âge là est capable d’avoir en essayant de se déplacer et de bouger dans tous les sens. D’ailleurs, d’où l’idée d’Orbite 360.

HH : Est-ce que votre fille utilise le produit?

CG : Ma fille a cinq ans et elle va souvent chez papi. Elle est déjà mordue d’entraînement. Mais nous on ne le conseille pas aux enfants parce que c’est un produit attrayant qu’ils peuvent utiliser à d’autres fins dangereuses.

HH : À partir de quel âge peut-on l’utiliser ?

CG : En ce moment, on est approché par des écoles du niveau secondaire. Donc à peu près à partir de onze, douze ans, on peut l’utiliser de façon autonome pour faire des exercices académiques. Et ça fonctionne bien. On a eu de très bonnes réponses et commentaires des gens.

HH : Avez-vous pensé à une autre version du produit?

CG : Je ne peux pas vraiment me prononcer là-dessus maintenant. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il y a de nouvelles choses qui vont s’en venir en rapport avec la technologie. Est-ce qu’il y aura une composante électronique à voir ? Histoire à suivre…

Pour en savoir plus sur le produit, voir ici : http://www.orbite360.com/

Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

Santé

PediNotes, une technologie logicielle mise au point par un néonatologue pour améliorer les résultats médicaux

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Depuis le lancement de Tecurologic LLC, la société mère de PediNotes, le logiciel est utilisé à l'hôpital pour femmes de Baton Rouge et au centre médical d'Ochsner Baton Rouge.

Le Dr Steven Spedale a conçu, sur mesure, une plateforme de gestion de dossiers médicaux électroniques pour faciliter le partage de renseignements médicaux importants. PediNotes, est le logicielle mis au point par le néonatologue pour améliorer les résultats médicaux à l’endroit de ses patients. L’application est disponible aux États-Unis et au Canada.

En tant que directeur médical de l’un des plus grands hôpitaux gynécologiques du pays en , Steven Spedale, MD, FAAP, néonatologue bien connu, s’est vu gagné par la frustration née des limites du système de gestion des dossiers médicaux électroniques (DME) disponible sur le marché. 

PediNotes va rendre plus efficace la saisie des données des patients

S’occupant de plus de 3 500 nourrissons chaque année, le Dr Spedale s’est rendu compte qu’il avait besoin d’un outil lui permettant de fournir en permanence des données pour affiner et faire progresser les soins à ses patients de l’Unité néonatale des soins intensifs (UNSI). Devant cet impératif, il a conçu un logiciel rendant plus efficace la saisie des données des patients, permettant ainsi au clinicien de se concentrer sur les soins cliniques plutôt que sur la saisie des données.

Steven Spedale, MD, FAAP, parlant de PediNotes, logiciel qu’il a conçu pour rendre la saisie des données des patients plus efficace, souligne que ce logiciel a permis au clinicien de faire porter ses efforts sur les soins cliniques plutôt que sur la saisie de données.

Le Dr Spedale, l’un des premiers à adopter la technologie DME à l’UNSI et reconnaissant la nécessité d’une technologie perfectionnée, s’est mis à travailler dans ce sens et les efforts engagés ont abouti à PediNotes, une approche intuitive de la collecte et du partage de données centrée sur l’utilisateur final. 

Depuis le lancement de Tecurologic LLC, la société mère de PediNotes, le logiciel est utilisé à l’hôpital pour femmes de Baton Rouge et au centre médical d’Ochsner Baton Rouge. PediNotes le sera également à l’hôpital général de Baton Rouge, Bluebonnet, à partir de janvier 2020. PediNotes est disponible aux États-Unis et au Canada.

PediNotes est conçu de manière à s’intégrer au système DME de base d’un hôpital. Ses fonctionnalités incluent des vues multi-écrans, des touches ou clés visuelles, des notifications et des alertes en temps réel, le partage de données, des outils de configuration, la facturation intégrée, des fonctions de sous-spécialités pédiatriques, le réseau Vermont Oxford Network, PediAnalytics et PediNotes Mobile. 

L’intégration initiale des DME à l’hôpital a été réalisée avec le concours de Meditech, et le développement actuel avec Epic et Allscripts est en cours.

PediNotes peut fonctionner comme une application autonome mais son interopérabilité élimine la saisie de données et réduit les erreurs de transcription et de saisie des données. La communication bidirectionnelle entre PediNotes et les DME d’un hôpital permet aux utilisateurs d’effectuer un CPOE électronique et d’envoyer/recevoir des données cliniques, le tout depuis PediNotes, faisant donc l’économie de plusieurs systèmes.

Source : PediNotes

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Santé

Maladie d’Alzheimer : un mode de vie sain pour contrebalancer les risques environnementaux et génétiques associés

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La Conférence internationale de l’Alzheimer’s Association de 2019 à Los Angeles; un nombre record de chercheurs et de scientifiques rapporte de nouvelles avancées dans la quête visant à mieux prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer. (PRNewsfoto/Alzheimer's Association)

Une étude présentée dans le cadre de la Conférence internationale de l’Alzheimer’s Association (AAIC) de 2019 à Los Angeles suggère que l’adoption de multiples habitudes de vie saines apporte de nombreux bienfaits pour la santé du cerveau et peut contrebalancer les risques environnementaux et génétiques associés à la maladie d’Alzheimer et à d’autres troubles cognitifs.

Ces rapports font partie des plus prometteurs et des plus optimistes parmi un nombre record d’études scientifiques présentées lors de la conférence. Diverses approches sont utilisées pour établir les causes, la progression, des facteurs de risque, les traitements et la prévention de la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cognitifs.

L’incidence du mode de vie peut contrebalancer le risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer

Une nouvelle étude présentée lors de l’AAIC 2019 suggère que l’adoption de multiples habitudes de vie saines, comme un régime alimentaire santé, l’absence de tabagisme, la pratique régulière d’activité physique ainsi que la stimulation cognitive pourrait réduire le risque de manifestation de déclin cognitif et de démence. Une étude souligne que les participants ayant adopté quatre ou cinq facteurs de vie à faible risque sont 60 % moins à risque d’être atteints de démence attribuable à la maladie d’Alzheimer que les participants n’ayant adopté qu’un ou aucun des facteurs à faible risque.

La pollution atmosphérique augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer

Deux études ont démontré que la mise en œuvre de changements d’habitudes de vie peut potentiellement contrebalancer le risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer. Dans un rapport, des chercheurs ont montré que les participants présentant un risque génétique élevé de développer la maladie d’Alzheimer et qui ont des habitudes de vie « favorables » sont 32 % moins à risque d’être atteints de démence, indépendamment de la cause de celle-ci, que ceux ayant des habitudes de vie « défavorables ». 

L’AAIC est le forum annuel par excellence pour présenter les plus récents travaux de recherche portant sur la maladie d’Alzheimer et la démence et pour discuter de ceux-ci.

Un autre rapport confirme que le fait d’habiter dans un endroit où la pollution atmosphérique est importante augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cognitifs. Toutefois, celui-ci conclut aussi que les femmes plus âgées ayant une capacité cognitive résiduelle plus importante, déterminée selon une évaluation chiffrée des fonctions cognitives, le nombre d’années de scolarité, la nature de l’emploi et l’activité physique, présentent un risque environnemental accru de seulement 21 % alors que celui-ci s’établit à 113 % chez celles ayant une faible capacité cognitive résiduelle.

Des marqueurs sanguins pouvant améliorer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer

Des données présentées lors de l’AAIC 2019 ont également fait état des progrès attribuables aux méthodes sanguines visant à évaluer les marqueurs de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives, comme des variantes anormales de la protéine amyloïde, qui joue un rôle important dans la maladie d’Alzheimer, de même que la protéine alpha-synucléine (démence avec corps de Lewy) et les faisceaux de neurofilaments (destruction de neurones d’ordre général).

La progression, la résilience et le risque d’apparition de la maladie d’Alzheimer diffèrent selon le sexe

Une étude présentée dans le cadre de l’AAIC 2019 a aussi établi plusieurs différences entre les hommes et les femmes relativement à la biologie, à la progression et au risque d’apparition de la maladie d’Alzheimer. Quatre études ont rapporté des différences sexospécifiques qui pourraient permettre d’établir des profils de risque précis et de mieux comprendre pourquoi la majorité des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont des femmes.

Accueillant le monde entier pour découvrir les percées de la science cognitive, l’AAIC 2019 a rassemblé environ 6 000 experts et chercheurs de premier plan venus de partout sur la planète, offrant plus de 3 400 présentations scientifiques.

Plus de détails : => AAIC® 2019

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Santé

L’Institut Pinel, un cas exemplaire de la pénurie dans la santé et les services sociaux

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À l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, du 17 juillet au 31 août 2019, 490 quarts de travail d’agents d’intervention seront non comblés, témoigne le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Le SCFP tire la sonnette d’alarme sur la situation de pénurie de personnel dans le réseau de la santé et des services sociaux du Québec, qui demeure problématique cet été. Elle serait d’après le syndicat « grave voire critique dans l’ensemble des établissements, à travers toutes les régions et une multitude de titres d’emploi. »

Pour y remédier Luc Beauregard, vice-président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP), appelle à « apporter des améliorations substantielles aux salaires et aux conditions d’exercice ». Car, selon le syndicat, la prime de 75 $ au personnel de soins infirmiers et aux préposés aux bénéficiaires qui acceptent des quarts supplémentaires de fin de semaine, annoncée par la partie patronale le 10 juillet dernier est très insuffisante. D’ailleurs, M. Beauregard invite le gouvernement à discuter l’étendue de cette proposition.

Le cas de l’Institut Pinel

Le SCFP a dépeint l’état actuel du secteur de la santé en prenant comme exemple l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel.

Dans cet établissement, du 17 juillet au 31 août 2019, 490 quarts de travail d’agents d’intervention seront non comblés. Du côté des sociothérapeutes, ce total sera de 410, et du côté des soins infirmiers, ce sera 167.

« Les conséquences du manque de personnel à l’Institut Pinel sont nombreuses et devraient inquiéter la population. La perte d’expertise et le manque d’expérience entraînent un risque accru d’incidents violents à l’intérieur voire à l’extérieur des murs », a expliqué Marie-Ève Desormeaux, présidente du Syndicat des employés de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal.

Lire aussi : Québec : Le ministère de la santé met en garde sur de nouveaux cas de rougeole

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