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Orientalys 2017, l’expansion de l’orient canadien

Hanen Hattab

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Le festival Orientalys 2017 a commencé hier, 10 août, avec des nouvelles têtes d’affiches et activités qui visent, comme dans les éditions passées, à tisser des liens intercommunautaires et à faire rayonner les arts et les traditions des pays qui composent la culture orientale.

Le festival Orientalys se tient cette année sur le quai de l’horloge, au vieux port de Montréal, du 10 au 13 août. Deux scènes installées en L, dans les coins du parcours du festival, ont accueilli, le jour de l’ouverture, dans une ambiance conviviale, des chanteurs, des troupes de danses, des performances participatives et un défilé de mode.

« Orientalys, c’est le petit frère du Festival du Monde arabe qui existe depuis dix-huit ans à Montréal. Nous bénéficions d’un grand réseau d’artistes et de structures culturelles. On reçoit des artistes qui viennent de partout du Canada : Montréal, Ottawa, Sherbrooke, etc. On est aussi en contact avec des organismes culturels, comme le centre culturel marocain et le centre culturel algérien qui font venir des artistes du Maghreb ou des autres pays orientaux. On essaye, à chaque nouvelle édition, de varier notre programmation en proposant des nouvelles activités et en donnant des espaces à des communautés établies au Canada qui n’ont pas participé auparavant. Cette année, on reçoit douze pays. », a expliqué Mme. Jessica Lubino, adjointe aux communications du festival.

Cette édition a bénéficié d’une aide financière gouvernementale de 50 000 $. « Le gouvernement du Québec est fier de soutenir Orientalys, un événement émergent qui célèbre la culture orientale dans un climat d’ouverture propre à Montréal. Favorisant la cohésion sociale, ce rassemblement festif contribue à l’attractivité et au rayonnement de notre métropole, à l’échelle nationale et internationale. » a déclaré M. Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal

Le Maghreb et l’Afghanistan ouvrent le bal

Des tentes et des kiosques abritent, pendant la journée, des ateliers de calligraphie, de danse et de gastronomie de plusieurs pays. Rai, Gnawa, danse folklorique, électro et jazz teintés de sonorités orientales font le plaisir des orthodoxes et des passionnés de l’éclectique.

« Cette année, on va jusqu’à la Chine. Pour la première fois, l’Afghanistan est présent dans l’espace pays d’orient et aussi sur scène. On reçoit, en général, un public averti ; mais on est aussi beaucoup touché par les touristes. », a précisé Mme. Jessica.

Hier, les curieux ont découvert la danse afghane avec le groupe Valeska et Mariam, la musique spirituelle populaire marocaine Isawa avec la troupe montréalaise Aissawa Basmate. Briga, alias Brigitte Dajczer, a présenté des morceaux de son nouvel album décrit par Yves Bernard dans Le Devoir comme étant un savoureux mélange balkano-québécois ”à l’accent Turbo-Folk’. L’élève du maâlem Hmida Boussou, maâlem Rachid Salamate, a animé la fin de la soirée avec son gembri résonnant des mélodies ancestrales gnawa.

« C’est ma deuxième participation dans le festival. Je performe à Montréal avec ma troupe, depuis 2008. On est considéré ”maalem” lorsqu’on joue très bien au gembri , et lorsqu’on développe son style personnel. », a expliqué maâlem Rachid.

« C’est ma première performance au festival Orientalys. Avec le batteur, on mélange la musique contemporaine et gnawa dans le style jazz fusion. On réarrange le diwan, c’est-à-dire le répertoire classique en rajoutant de nouvelles couleurs sonores et des instruments occidentaux», a expliqué Adam Key, alias Aisawi Adam, le pianiste du groupe Salamate Gnawa.

L’écriture de l’exil et de l’identité

Pour la première fois, cette année le festival Orientalys donne un espace de parole et de rencontre à la littérature de l’exil. « Plusieurs auteurs issus de la diaspora arabe et berbère sont présents, pendant les quatre jours, pour échanger avec le public sur l’identité, l’interculturalité et l’immigration à travers l’essai, le roman et la poésie. », a souligné Mme. Jessica. Les auteurs arabophones installés au Québec, écrivant chacun dans son coin, dans sa langue maternelle en français et en anglais, auront des tribunes pour dévoiler leurs expériences et discuter de l’avenir de la littérature de la diaspora arabe.

« Plus de deux cents titres et trente auteurs seront présentés pendant des conférences, des débats, des tables rondes et des dédicaces qui se tiendrons pendant les quatre jours du festival. », a précisé Mme. Jessica.

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Aretha Franklin, monument de la musique, s’en est allée à 76 ans

Redaction Avant Premiere

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Aretha Franklin durant la cérémonie d'investiture de Barack Obama en 2009/Wikipédia

Connue sous le nom de Queen of Soul, Aretha Franklin, née à Memphis (États-Unis), est décédée jeudi 16 août à son domicile de Detroit, selon son représentant, Gwendolyn Quinn, à l’âge de 76 ans d’un cancer du pancréas.

« Dans l’un des moments les plus sombres de notre vie, nous ne sommes pas en mesure de trouver les mots appropriés pour exprimer la douleur dans notre cœur. Nous avons perdu la matriarche et le roc de notre famille. L’amour qu’elle avait pour ses enfants, ses petits-enfants, ses nièces, ses neveux et ses cousins ​​ne connaissait aucune limite », a déclaré la famille de Franklin dans le communiqué.

« Nous avons perdu la matriarche et le roc de notre famille. L’amour qu’elle avait pour ses enfants, ses petits-enfants, ses nièces, ses neveux et ses cousins était illimité »

– Famille Franklin

Reine incontestée de la soul, Aretha Franklin était l’une des plus grandes voix américaines et une figure emblématique de la communauté noire, qui a marqué des générations entières d’artistes. Sa dernière apparition à Montréal remonte au Festival de Jazz de 2014. En juin dernier, la diva a dû annuler un concert prévu au Festival de jazz de Toronto, sur l’ordre du médecin. Il devait s’agir de son dernier avant la retraite.

« Dans sa voix, nous pouvions lire notre histoire »

– Barack Obama, ex-président des États-Unis

Très touchées par la disparition de Queen of Soul, plusieurs vedettes et personnalités du monde n’ont pas tardé à rendre hommage à Mme Franklin. Au nombre de ceux-ci, Barack Obama a salué la “divine” Aretha Franklin et le rôle qu’elle a joué pour “façonner l’Amérique”.

« Dans sa voix, nous pouvions lire notre histoire, dans son entièreté et dans toutes ses nuances : notre puissance et nos peines, notre côté sombre et notre lumière, notre quête de la rédemption et le respect gagné difficilement », a commenté l’ex-président américain, à l’investiture duquel la légende de la soul avait chanté.

Aretha Franklin : 75 millions de disques vendus !

Pour le chanteur portoricain Ricky Martin, Aretha Franklin, la première femme à avoir été admise au Rock and Roll Hall of Fame, le panthéon américain du rock, « sera à jamais remémorée et admirée ».

Rappelons qu’Aretha Franklin aura vendu 75 millions de disques et reste aujourd’hui l’artiste féminine ayant vendu le plus de disques vinyles dans l’histoire de l’industrie discographique. Elle est en 1987 la première femme à intégrer le Rock and Roll Hall of Fame. Le magazine Rolling Stone la place première au classement des meilleurs chanteurs de tous les temps

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Aretha Franklin durant la cérémonie d'investiture de Barack Obama en 2009/Wikipédia
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Québec 2018 : Voter par la poste de l’extérieur avant le 1er octobre, c’est possible!

Redaction Avant Premiere

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À l’approche du déclenchement des élections générales provinciales, Élections Québec a invité, mercredi 15 août, les électrices et électeurs québécois qui seront temporairement à l’extérieur de la province les jours de vote à faire une demande d’inscription au vote hors Québec.

Vous pourriez voter par la poste si vous remplissez les conditions d’admission et que vous faites une demande d’inscription au plus tard le mercredi 12 septembre à 23 h 59, heure du Québec.

Au total, il y a huit jours pour voter : sept jours de vote par anticipation, du 21 au 27 septembre, et le jour même des élections, le 1er octobre.

Pour voter hors Québec, vous devez être une électrice ou un électeur et vous deviez avoir votre domicile dans la province depuis 12 mois consécutifs au moment de votre départ. Vous devez également avoir quitté le Québec depuis 2 ans ou moins, sauf exception, et avoir l’intention d’y revenir.

Sept jours de vote par anticipation…

L’exception au délai de deux ans vise les personnes affectées à l’extérieur de la province pour le compte du gouvernement du Québec ou du Canada, incluant les Forces armées canadiennes, ou d’un organisme international dont le Québec ou le Canada est membre et auquel il verse une contribution. Si vous êtes dans cette situation et que vous avez quitté le Québec depuis plus de deux ans, vous êtes donc admissible à voter hors Québec.

Lors des dernières élections générales, en avril 2014, plus de 18 000 électrices et électeurs se sont inscrits au vote hors Québec.

Rappelons que pour être une électrice ou un électeur, une personne doit :

  • avoir 18 ans ou plus;
  • avoir la citoyenneté canadienne;
  • avoir son domicile au Québec depuis six mois;
  • ne pas être sous curatelle ou avoir perdu ses droits électoraux.

La demande d’inscription pour voter hors Québec

Le site www.elections.quebec fournit plus d’information et permet de faire une demande d’inscription en ligne ou de télécharger un formulaire pour faire une demande par télécopieur ou par la poste.

Source : Directeur général des élections

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Immigration, le dernier documentaire d’Hélène Choquette prochainement sur le petit écran

Redaction Avant Premiere

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Le film « Comme un caillou dans la botte » d’Hélène Choquette, sorti en 2017, demeure très significatif et d’actualité. La semaine prochaine, le documentaire s’invitera chez vous pour dévoiler quelques facettes de l’immigration en Italie.

Les attaques racistes contre les noirs ne cessent d’augmenter en Italie ces dernières années. Le 30 juillet 2018, les réseaux sociaux ont massivement partagé la photo de la jeune Daisy Osakue, 22 ans, qui a subi une agression. L’athlète talentueuse a failli perdre son œil gauche.

Alors que les médias attribuent la montée du racisme au ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, le dernier film d’Hélène Choquette dépeint un phénomène social qui remonte à plus loin.

C’est un documentaire intitulé « Comme un caillou dans la botte » qui passera à l’émission 1001 VIES, le samedi 25 août à 19 h, sur ICI Radio-Canada Télé.

Le film est sorti en 2017. Il a été présenté en première au Festival international du film de Vancouver (VIFF).

Choquette a tourné entre le Sénégal et l’Italie. Son scénario « revient sur l’assassinat de deux marchands ambulants sénégalais par un militant d’extrême droite à Florence en 2011. »

En effet, le film vise à interroger la condition du migrant noir en Italie, affectée par la crise migratoire et les problèmes économiques du pays.

 

Synopsis

Florence. Ses musées. Ses restaurants. Ses églises. Ses touristes. Et ses marchands de rue à qui personne, ou presque, ne fait attention. Venant du Sénégal, tentant de survivre en vendant des perches à selfies et autres babioles, ils doivent pourtant se cacher. Car la vente de rue est illégale dans le centre historique de la ville. C’est à la rencontre de ces vendeurs qu’est partie Hélène Choquette (Chienne de vie) en tenant de comprendre dans ses détails, autant en Italie qu’au Sénégal, la situation plus que compliquée dans laquelle ils se trouvent, ainsi que leurs rêves et leurs désillusions.

La réalisatrice qui crée des documentaires socio-politiques est, notamment, connue pour ses films Les réfugiés de la planète bleue, Avenue zéro, Les poings de la fierté et Chienne de vie, ainsi que quelques webdocumentaires.

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