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Ottawa rapatrie les déchets envoyés aux Philippines

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Après le scandale des déchets canadiens qui ont pourri pendant six ans dans un port des Philippines, Ottawa a annoncé ce mercredi, 22 mai, qu’une solution a été adoptée afin de les rapatrier et les éliminer d’ici la fin de l’été 2019.

C’est l’entreprise Bolloré Logistics Canada qui se chargera de rapporter les déchets en toute sécurité au Canada. L’enlèvement des détritus sera terminé d’ici la fin du mois de juin en respectant les normes canadiennes relatives à la sécurité et à la santé.

Ces déchets ont été expédiés à Manille entre 2013 et 2014 par l’entreprise entreprise canadienne, Chronic Inc., qui avait déclaré à tort qu’il s’agissait de matières plastiques à recycler. En effet, les inspecteurs de douanes Philippins ont découvert que les conteneurs contenaient plutôt un mélange de plastiques, de métaux et de papiers, ainsi que des ordures ménagères.

L’incident a créé des frictions entre les deux pays à un tel point que le président philippin, Rodrigo Duterte, avait menacé de « déclarer la guerre » au Canada.

Résolution du problème diplomatique entre les Philippines et le Canada

« Le Canada accorde une grande importance à la relation profonde et de longue date qu’il entretient avec les Philippines, et il a collaboré étroitement avec les autorités philippines afin de trouver une solution mutuellement acceptable », a déclaré Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique.

La ministre a aussi expliqué que les déchets seront éliminés de façon sécuritaire et respectueuse de l’environnement d’ici la fin de l’été 2019.

« Les coûts de la préparation, du transfert, de l’expédition et de l’élimination des déchets seront assumés par le gouvernement du Canada », a indiqué le ministère de l’Environnement et Changement climatique.

Lire aussi : Déchets : Air Canada va économiser 35 millions de bâtonnets en plastique par an

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La CAQ mène le Québec droit dans le mur, prévient Manon Massé

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À l’occasion de la fin de session parlementaire, Québec solidaire a dressé ce vendredi matin son bilan. Si Gabriel Nadeau-Dubois parle de « trahison de la classe moyenne », pour les promesses non tenues, Manon Massé laisse entendre qu’avec la CAQ, « le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux ».

Pour les porte-parole de Québec solidaire, deux constats s’imposent : le gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ) a non seulement démontré son absence totale de leadership en matière environnementale, il a également rompu ses promesses économiques en menant une guerre contre la classe moyenne québécoise.

« François Legault sent la pression »

« On a dit que l’environnement allait être notre priorité numéro un, et nous avons tenu promesse. François Legault sent la pression. Il a été forcé de répondre à nos questions quasiment tous les jours de la session parlementaire, et son parti a fini par se sentir obligé de convoquer ses troupes pour ébaucher un simili-plan environnemental à la va-vite. Mais la CAQ a échoué tous les tests. Avec eux, le Québec fonce droit dans le mur encore plus vite qu’avec les libéraux. La climato-passivité du gouvernement met notre avenir et celui de nos jeunes qui sont dans la rue chaque vendredi en danger », a martelé Mme Massé.

Celle qui a représenté Québec solidaire aux débats des chefs d’octobre 2018 a lancé un ultimatum au premier ministre Legault avant de menacer de « bouleverser son travail » à l’Assemblée nationale et dans la rue.

« On a lancé un ultimatum à M. Legault : son gouvernement doit déposer un plan de réduction des GES pour atteindre les cibles de GIEC, faire valider ce plan par un expert indépendant et mettre fin à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois d’ici le 1er octobre 2020, sans quoi il devra payer un prix politique important. Nous n’avons pas peur de bouleverser son travail à l’Assemblée nationale et dans la rue, car nous avons l’appui de la population », a prévenu Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Il n’y a pas qu’en matière d’environnement que la CAQ n’a pas fait ses preuves, estime Gabriel Nadeau-Dubois (GND). Sur le plan économique, le député de Gouin soutient que François Legault a « brisé ses promesses » en laissant tomber la classe moyenne qui travaille fort au détriment des multinationales.

« Pendant toute la campagne électorale, le premier ministre n’a pas arrêté de promettre des jobs payantes. Il s’est présenté comme le grand champion de la classe moyenne. Le retournement est pour le moins spectaculaire. Depuis Duplessis, jamais nous n’avons vu un premier ministre être aussi peu gêné de prendre le camp des multinationales contre la classe moyenne », a déploré le leader parlementaire de Québec solidaire.

Sur « la planète Legault », les Québécois gagnent trop d’argent…

GND a dénoncé « la planète de François Legault » sur laquelle le PDG d’Alcoa mérite un salaire de 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec le million par année. « Sur la planète de François Legault, les Québécoises et les Québécois gagnent trop d’argent, mais le PDG d’Alcoa, lui, mérite son salaire à 13 millions de $ US, et le PDG d’Investissement Québec mérite son million par année. Main dans la main avec ses amis PDG, François Legault est en guerre contre la classe moyenne », a-t-il critiqué.

À lire : Tarification sociale des transports, QS insiste sur l’importance de la gratuité

Pendant ce temps, le gouvernement Legault veut utiliser le bâillon, une procédure spéciale pour faire adopter les projets de loi sur la laïcité (PL21) et l’immigration (PL9) face aux parlementaires qui feraient « obstruction » aux travaux en Commission.

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Déchets plastiques : le Canada interdit les plastiques à usage unique néfastes et met en garde les entreprises

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Chaque année, les Canadiens jettent plus de 3 millions de tonnes de déchets plastiques. Cela représente une perte de valeur pouvant atteindre 8 milliards de dollars par année et constitue un important gaspillage de ressources et d’énergie, selon le gouvernement. Tout en annonçant l’interdiction des plastiques à usage unique néfastes pour l’environnement, le Canada tiendra les entreprises responsables de leurs déchets plastiques.

La pollution plastique est un enjeu d’envergure mondiale auquel les Canadiens veulent s’attaquer.  Alors que moins de 10 % du plastique utilisé au Canada est recyclé, si le pays n’agit pas, la valeur estimée des matériaux de plastique jetés par les Canadiens atteindra 11 milliards de dollars chaque année d’ici 2030. « Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur ce problème », a indiqué le gouvernement à l’occasion de l’adoption, lundi, des nouvelles mesures pour réduire les déchets plastiques, encourager l’innovation et promouvoir d’autres produits abordables et sécuritaires.

« Les Canadiens constatent de leurs propres yeux les conséquences de la pollution plastique. Ils en ont assez de voir les déchets plastiques polluer nos plages, nos parcs, nos rues et nos côtes. Nous avons la responsabilité de travailler avec nos partenaires pour réduire la pollution plastique, protéger l’environnement, créer des emplois et faire croître notre économie. Nous devons à nos enfants de garder l’environnement propre et sûr pour des générations à venir. »

– Justin Trudeau, premier ministre du Canada 

De concert avec les gouvernements et les entreprises à travers le pays, le gouvernement du Canada prévoit :

  • interdire les plastiques à usage unique qui nuisent à l’environnement dès 2021 (sacs de plastique, pailles, ustensiles, assiettes et bâtonnets à mélanger) lorsque les données scientifiques et les circonstances le justifient, et adopter d’autres mesures pour réduire la pollution issue des produits et emballages en plastique;
  • travailler avec les provinces et territoires afin d’établir des normes et des cibles pour les entreprises qui fabriquent des produits en plastique ou utilisent des emballages en plastique. En vertu de ces mesures, ces entreprises seront responsables de la gestion de leurs déchets.

Ces mesures s’appuieront sur des données et pourront ressembler aux mesures adoptées par l’Union européenne et d’autres pays. Elles aideront également le Conseil canadien des ministres de l’Environnement à élaborer un plan d’action pour assurer la Stratégie visant l’atteinte de zéro déchet de plastique.

Éliminer 1,8 million de déchets plastiques et créer 42 000 nouveaux emplois

En améliorant la gestion des déchets plastiques et en investissant dans des solutions innovatrices, les Canadiens pourront éliminer 1,8 million de tonnes de pollution causée par le carbone. Chose qui pourrait également générer des milliards de dollars de revenus et créer environ 42 000 nouveaux emplois.

Rappelons que le Canada possède la plus longue côte du monde et le quart des ressources d’eau douce de la planète. Environ le tiers des plastiques utilisés au Canada consistent en produits et en emballages à usage unique ou à courte durée de vie. Jusqu’à 15 milliards de sacs de plastique sont utilisés chaque année, et près de 57 millions de pailles sont utilisées quotidiennement au Canada. Le pays entend se positionner comme un chef de file pour réduire la pollution plastique.

À lire : La pollution plastique a atteint les zones les plus profondes des océans

Au cours des 25 dernières années, près de 800 000 bénévoles ont ramassé plus de 1,3 million de tonnes de kilogrammes de déchets du littoral canadien dans le cadre du programme Grand Nettoyage des rivages canadiens de l’organisme Ocean Wise et du Fonds mondial pour la nature, avec le soutien du gouvernement du Canada. Les articles le plus fréquemment trouvés sur les côtes canadiennes consistent en produits à usage unique ou à courte durée de vie, souvent fabriqués en plastique.

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Développement durable : l’Assemblée nationale se mobilise pour poser des gestes concrets au Québec

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Le président de l’Assemblée nationale du Québec, François Paradis, a déposé aujourd’hui, vendredi 7 juin, le Plan de développement durable 2019-2023 de l’institution. Il a été adopté par les membres du Bureau de l’Assemblée nationale à la séance du 6 juin 2019.

« Plus que jamais, l’Assemblée nationale est mobilisée en faveur du développement durable. Ce plan démontre l’importance, pour les parlementaires et les membres du personnel, de poser des gestes concrets pour atteindre les objectifs qui ont été fixés », a déclaré le président Paradis.

Une collaboration pour faire évoluer le Plan Développement durable

Le président de l’Assemblée nationale dit compter sur « la collaboration » de l’ensemble de ses collègues, députées et députés, et particulièrement sur les membres du comité formé d’élus issus de toutes les formations politiques, pour « réussir nos objectifs » et faire évoluer le Plan au cours des prochaines années. « C’est ainsi que nous comptons respecter les principes inhérents au développement durable, principes qui agiront en trame de fond sur l’ensemble de nos actions », a-t-il indiqué dans son mot de présentation dudit Plan.

À lire : Le nouveau pavillon d’accueil de l’AssNat, inauguré, a fière allure…

Ce document définit l’engagement de l’institution en faveur de l’adoption de pratiques écoresponsables dans ses différentes sphères d’activité. Il s’inscrit dans une volonté d’accroître la prise en compte du développement durable dans les processus décisionnels de l’organisation et propose vingt-trois actions réparties sous trois axes d’intervention :

  • le bien-être au travail;
  • le rayonnement institutionnel;
  • la gestion écoresponsable.

Ce plan résulte d’une démarche en cours depuis près d’un an, réalisée par des membres du personnel, issus de plusieurs unités administratives de l’Assemblée nationale. Afin de suivre sa mise en œuvre et de le faire évoluer, un comité consultatif multipartite formé de députées et de députés a été créé.  Il a notamment le mandat de faire des recommandations dans le but de définir les meilleures pratiques applicables au contexte dans lequel évoluent les parlementaires, que ce soit au parlement ou dans leur circonscription respective.

Source : AssNat

À lire aussi : Un enfant, un arbre : ce programme bénéficie aux familles et à l’environnement depuis sept ans à Montréal-Nord

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