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Santé

Pain essénien et ses douceurs orientales, une recette millénaire pour ce dimanche

Hanen Hattab

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Il fera beau ce dimanche, pensez au pain essène ! un mets léger et santé que vous pouvez déguster chez vous en brunch, ou le partager dans un pique-nique et faire des jaloux.

C’est une recette qui ne fait plus la joie des tables orientales depuis l’expansion de l’industrie alimentaire, et qui est revenue dans les livres et les sites de recettes pour faire plaisir aux palais à la recherche de l’authenticité, du raffinement et du temps perdu, pour le dire avec Proust.

Avec cette recette d’origine juive, vous allez pouvoir dresser une table avec une esthétique brute. Ce pain sous forme de galettes, ayant une texture granulée, était à la base du régime alimentaire végétarien d’une communauté juive qui a vécu deux siècles avant le Christ, dans la région de Qumrân, en Cisjordanie.

Maintenant que vous avez toutes les informations, pour épater vos convives avec votre érudition culinaire, passons à l’action et soyez patients. Comme toutes les bonnes recettes de grand-mère, certains ingrédients doivent être préparés à l’avance.

Concernant les fruits et légumes qui se marient bien avec ce pain, nous proposerons des douceurs méditerranéennes, sinon, il est possible d’opter pour les graines germées et les purées de légumes pour, comme on l’a annoncé au début, manger sain et léger.

Pain essénien pour 2 personnes

Ingrédients :

  • 2 tasses de blé (épeautre est préférable à cause des nombreuses mutations du blé actuel)
  • ¼ tasse d’huile olive
  • Sel

1. Tremper les grains de blé (12 heures) et faire germer (2-3 jours) avec la méthode habituelle. Au début et à la fin de chaque journée, il ne faut pas oublier de rincer les graines et les laisser reposer dans une passoire.

2. Passez à l’extracteur à jus (système à vis) pour écraser les grains et faire une pâte homogène ou dans un robot culinaire.

3. Mélangez avec l’huile et le sel dans un bol. Former de petits pains ovales

4. Poser sur le treillis du déshydrateur – ou dans le four, en s’assurant de ne pas excéder la température de 104F. Déshydratez entre 8 à 12 heures, en les retournant après 3-4 heures. Poursuivre la déshydratation au goût : + ou – humide. Si vous faites des galettes, le temps de déshydratation sera de beaucoup réduit, plus sec par contre.

Sinon si vous préférez sa version moelleuse, comme un gâteau, il faut se munir d’un couteau bien affuté pour le couper en triangles ou en dés.

Quand il est sec, il peut être accompagnée par une soupe.

Pour agrémenter la recette de base, intégrez :

  • des tomates séchées trempées, des olives en morceaux, des fines herbes ;
  • des aliments sucrés (raisins, dattes, figues, abricots, etc.) ;
  • des noix de Grenoble ou des amandes germées, des graines tournesol, citrouille germée etc.

Avec des légumes et des fruits incorporés, il suffit de l’accompagner avec un pain de chèvre, des radis, de la confiture de figues, de l’harissa… Consommé salé, il faut penser à le tremper d’huile d’olive et de parfumer avec du persil sec ou frais.

Dans sa version simple et moelleuse, nous vous suggérons de faire des hamburgers ou des tartines végés, avec les associations suivantes :

  1. Purée de pois chiches, aubergines grillées et olives, citron et huile d’olive
  2. Avec une tartinade au miso (2 c. à soupe de tahin, 1 c.  à soupe de miso, 2 échalotes hachées, quelques herbes ciselées et un peu d’eau) et des graines germées
  3. Tapenade d’olive noires, lentilles et tranches de tomates
  4. Mozzarella, tomates cerises, huile d’olive et ciboulettes
  5. Purée d’avocat, citron, œuf dur et persil

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Hanen Hattab est doctorante en sémiologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les pratiques d’art et de design subversifs et contre culturels comme le vandalisme artistique, le sabotage et les détournements culturels dans l’illustration, les arts graphiques et la sculpture.

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Santé

Les rats envahissent Montréal

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Oui, il paraît que Montréal est le nouveau New York. Et ce n’est pas parce que son lifestyle est devenu plus effervescent. Au downtown, quand tu croises un chantier, il y a de fortes chances de tomber sur des rats. Vu l’incroyable augmentation des travaux partout, faut-il en conclure qu’on est déjà envahi !  

Les services de la Ville ont remarqué l’augmentation des appels liés à la présence de rats. Rappelons qu’il s’agit du bureau que les Montréalais peuvent appeler pour s’informer ou déposer une plainte concernant un service de l’administration municipale.

Joignable par téléphone au 311, le service reçoit depuis trois ans plus d’appels de la part de citoyens touchés par la prolifération des rats. À la fin de juillet 2018, le service a reçu 558 appels. Le nombre des appels aurait en effet atteint une moyenne annuelle de 888 appels.

À savoir aussi : Selon un article du Huffpost, en 2017, les experts en extermination ont estimé la présence d’une population de 4 millions de rats.

Ensemble Montréal s’attaque aux causes de multiplication des rats

À New York, la métropole la plus touchée par ce fléau, le problème de l’invasion des rats est lié principalement à l’hygiène.

Ensemble Montréal, a déclaré ce mercredi, 10 octobre que dans la métropole, ce sont les chantiers qui causent leur prolifération. Le parti met l’accent sur le phénomène après avoir consulté des experts. L’intention d’Ensemble Montréal est de proposer un plan de lutte contre les rats. Cette motion sera déposée la semaine prochaine lors du prochain conseil municipal.

À ce sujet, le parti fait remarquer que la Ville ne déploie pas une stratégie efficace de lutte contre les rats. Lionel Perez, chef d’Ensemble Montréal rapporte que la Ville procède « de manière ponctuelle ». Et ce « en répondant tant bien que mal aux plaintes de citoyens adressées au service 311 », a-t-il précisé.

Les mesures proposées par Ensemble Montréal pour résoudre ce problème sont les suivantes :

  • la mise en place, lors de travaux impliquant l’ouverture du système d’égouts, d’une procédure de dératisation systématique pendant la durée des travaux;
  • la révision du système de gestion des déchets domestiques et commerciaux (heures de collectes, conteneurs, etc.) afin de réduire la présence des rats et d’améliorer la propreté dans les lieux publics;
  • un programme de remplacement progressif des poubelles ouvertes dans les lieux publics par des poubelles fermées.

Source : Ville de Montréal – Opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal

Lire aussi : Logements insalubres, Montréal au pied du mûr

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Santé

Cannabis comestible, l’industrie du Québec se prépare

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Biscuits, chocolats et bière brassée avec de la marijuana ne tarderont pas à se trouver sur les rayons des magasins. La province s’organise pour instaurer l’écosystème des produits dérivés à base de cannabis en s’inspirant des voisins.

Alors que la loi C-45 sera adoptée cet octobre, les aliments à base de cannabis seront légalisés après un an. Ainsi, cette période permettra aux entreprises québécoises de se préparer au nouveau marché.

Un écosystème en marche

Des acteurs de l’industrie alimentaire du Québec se réuniront prochainement pour s’y mettre. Le 31 octobre prochain se tiendra un événement sur l’encadrement, la réglementation, la R&D dans ce nouveau secteur.

C’est un rendez-vous organisé par le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ). Les participants auront notamment l’occasion de découvrir les dernières tendances en la matière.

« L’approche concertée est dorénavant plus que nécessaire afin de se préparer à l’ouverture du marché aux produits comestibles avec du cannabis. » Sylvie Cloutier, présidente-directrice générale du CTAQ.

Produits dérivés à base de cannabis : S’inspirer des voisins

L’événement titré « Go / No Go : Écosystème du cannabis comestible » tirera profit de l’expérience américaine. L’état du Colorado a particulièrement une longueur d’avance dans la production de ces produits.

Parmi les conférenciers américains qui seront présents à l’événement :

  • Mme Peggy Moore, présidente du conseil d’administration de la Cannabis Business Alliance du Colorado. Elle est aussi propriétaire de Love’s Oven, une entreprise de transformation de produits comestibles médicaux.
  • Mme Keri-Jon Wilson fondatrice de Pot&Pan Artisan Edibles à Portland, Maine. L’entreprise fabrique des produits comestibles au cannabis sur mesure pour une clientèle vulnérable.

Les participants profiteront notamment des présentations qui expliciteront le cadre de la réglementation au Québec.

Pour en savoir plus sur : Go / No go : Écosystème du cannabis comestible

Lire aussi : Cannabis : la SQDC confirme l’ouverture de 14 succursales au Québec, dont trois à Montréal

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Santé

Conditions hygiéniques alarmantes aux CHSLD

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C’est le moins qu’on puisse dire en effet ! Les chiffres publiés aujourd’hui par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) en disent long sur les conditions hygiéniques des malades aux CHSLD.

L’alarme de la FTQ a été sonnée lundi, 10 septembre, devant l’Assemblée nationale.

Pour dépeindre la réalité des travailleurs de la santé, la fédération a révélé des chiffres révoltants sur la productivité du personnel.

Les personnes préposées aux bénéficiaires sont très submergées par le travail. La situation a des effets négatifs sur leurs qualités de vie et sur celles des patients.

« Non seulement la pénurie de personnel est plus grave que jamais, mais le taux d’absentéisme pour cause de maladie ou de blessure ne cesse de croître depuis la mise en place de la réforme Barrette », indique Sylvie Nelson, la présidente du SQEES-FTQ.

Les malades, les autres victimes de la réforme Barette

Une procédure déployée par le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), a révélé que le personnel ne parvient pas à finir toutes ses tâches.

La liste des tâches non accomplies est la suivante :

  •     543 bains
  •     542 toilettes partielles (lavage à la débarbouillette)
  •     725 lits non faits ou literies non changées
  •     657 repositionnements de bénéficiaires
  •     937 nettoyages de surfaces (tables, fauteuils roulants, etc.)
  •     761 tournées de changement de culottes d’incontinence
  •     824 promenades de résidents et résidentes
  •     503 rasages de barbe
  •     463 coupes d’ongles

« Les causes principales des tâches non faites par les personnes préposées sont le sous-effectif et le non-remplacement des absences (423 fois), ainsi que l’appel au personnel d’agence (78 fois) qui a comme conséquence de ralentir la cadence de travail. » La FTQ.

Mme Nelson a affirmé que ce n’est « qu’un mince échantillon de ce qui se passe dans nos établissements de santé ». « Le Conseil pour la protection des malades a bien raison d’aller de l’avant avec sa demande de recours collectif », a- t-elle réagi.

Pour remédier à cette situation, la FTQ propose plusieurs solutions, en outre l’élimination progressive du personnel d’agence. Sa compagne Humanisons nos tâches vise notamment le personnel travaillant dans d’autres départements.

Source : FTQ

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