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Parc Safari et les Pères Pèlerins [Chronique]

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Dans son poème New Colossus, Emma Lazarus écrivait : « Donnez-moi vos fatigués, vos pauvres, vos masses blotties qui aspirent à respirer librement ».  Ces mots se trouvent engravés au pied de la Statue de la Liberté aux États-Unis.

L’Amérique étant ce qu’elle est, depuis sa découverte par les Européens : un nouveau Monde où les querelles du vieux continent sont choses du passé, les balises de la vie socio-économique et du vivre ensemble sont enchâssées dans des documents officiels.

Dans l’histoire moderne, la persécution religieuse poussa un groupe de puritains anglais à quitter leur terre natale et s’installer à Jamestown, au Massachussetts, pour établir la première colonie de ce qui va devenir les États-Unis. Cent deux personnes qui fuyaient la tyrannie de l’Église anglicane et qui cherchaient à pratiquer leur religion dans la paix. Ils signèrent un contrat pour respecter leurs aspirations : Le Mayflower Compact. C’était le 21 décembre 1620.

Faisant face à la famine, les bêtes sauvages et l’hiver rigoureux, ces protestants à différentes dénominations vivaient ce que les Hébreux ont vu en étant forcé de quitter l’Égypte : l’Exode. On trouve cette caractéristique de force et d’imposition comme point commun entre plusieurs luttes de groupes de personnes fuyant injustice, force, domination et manipulation.

La persécution fondée sur la religion peut avoir plusieurs aspects : châtiments corporels et psychologiques, absence de lois régissant la pratique et absence d’un environnement libre et encourageant. Car, de toute façon, la liberté de religion veut dire manifester sa religion, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement de rites, selon les références juridiques et politiques de la Commission de l’Immigration et du Statut de réfugié du Canada (CISRC).

« Il n’appartient pas au tribunal de décider de la façon dont un demandeur d’asile devrait pratiquer sa religion ni du lieu où il devrait le faire. La religion peut prendre différentes formes. Comme pour les autres motifs énoncés dans la Convention, la perception de l’agent de persécution constitue l’élément pertinent », peut-on lire sur leur site.

Qu’est-ce qui empêcherait la communauté italienne de faire une procession – marche de la Vierge Marie dans les rues du quartier de Saint-Léonard, Montréal – , pour manifester leur attachement à leurs croyances ? Rien.

La loi qui pousse une personne à enfreindre les préceptes de sa religion est une loi persécutrice. À moins que sa religion lui demande de massacrer des personnes. Donc, aux gens échappant à la tyrannie religieuse, il faut leur offrir protection et refuge.

On s’approche du concept de « refuge et réfugié » mais sans vouloir ni devoir s’y attarder, en voici quelques brèves lignes : la définition de  »réfugié au sens de la Convention » prévoit que le demandeur d’asile doit craindre avec raison d’être persécuté  »du fait » de l’un des cinq motifs énumérés, soit la race, la religion, la nationalité, l’appartenance à un groupe social et les opinions politiques. Un lien doit être établi entre la crainte de persécution et l’un de ces cinq motifs, selon la CISRC.

Le mot clé est persécution : il faut éviter de tomber dedans, en imposant ou en privant des gens de leurs droits. En Amérique du nord, l’esprit du Mayflower vit encore :  »la liberté est offerte aux gens fuyant les caprices du vieux monde ». La vie humaine aura son plein sens ici : paix, justice et liberté pour tous.

Les leçons historiques du débarquement des Pères Pèlerins, sur la côte atlantique de l’Amérique, continuent d’agir comme référence : de nos jours, il y a plus que 22 millions de Chrétiens au Canada, toutes dénominations confondues sur une population de 36 millions. Ils y vivent en paix et dans la liberté de la pratique de leur religion avec plusieurs autres groupes religieux.

Noureddine Salhi originaire de la Médina de Tunis ou il a fait ses études primaires, secondaires et universitaires, Il obtient une license en lettres anglaises et travaille pour l'ERTT (L'Établissement de la radiodiffusion-télévision tunisienne) avant d'immigrer au Canada en 2000. Il est actif dans les médias et anime des émissions avec Media Maghreb sur les ondes de la radio du Moyen Orient. Il vient d'obtenir une maîtrise en administration publique -gestion internationale.

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Faut-il brûler Revenu Québec ?

Wissem Haddar

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On ne le dira jamais assez. Revenu Québec est devenu l’os dans la gorge des Québécois.e.s. Les agents font la pluie et le beau temps. Bref, quand de simples agents d’une régie financière deviennent des demi-dieux, des sangsues, un contribuable n’y peut rien pour se défaire…  Et ce ne sont pas vos plaintes qui vous sauveront la vie. C’est de la poudre aux yeux!

Revenu Québec doit-il exister ou disparaître ? La question mérite d’être posées à tout.e.s les Québécois.e.s grâce à qui le Québec continue d’exister. L’agence gouvernementale chargée de la perception des impôts et des taxes dans la Belle Province n’a plus bonne presse de par la faute de certains agents aux comportements moyenâgeux. 

Non seulement, des agents se bandent les muscles en faisant recours à des méthodes de recouvrement musclées. Bien plus, ces derniers menaces ou ferment carrément des entreprises pour se consoler. La raison : tout simplement parce qu’ils semblent avoir le dernier mot. Le contribuable n’est qu’un fait valoir. 

Ça bande les muscles contre le contribuable…

Alors qu’on nous laisse entendre que « tout citoyen a le droit de déposer une plainte sans craindre de représailles, s’il est insatisfait du traitement de son dossier ou du service qu’il a reçu, et le droit d’obtenir des explications relatives à toute décision concernant son dossier ». 

Nombre de Québécois.e.s s’interrogent [encore] sur le fondement de l’existence du département des plaintes à Revenu Québec. Car, si les plaintes ne peuvent prospérer, à quoi cela sert de débourser de l’énergie pour quelque chose dont le résultat est connu d’avance ? 

Revenu Québec se fait rabrouer constamment par le Protecteur du citoyen pour son comportement vis-à-vis des contribuables. Mais l’agence ne fait rien pour arranger les choses. Cela est inadmissible.

Renseignez-vous dans votre entourage, vous comprendrez que rares sont ceux qui ont porté plainte contre des agents zélés de Revenu Québec et qui ont eu gain de cause. Entre avril 2017 et mars 2018, le [fameux] Bureau de la protection des droits de la clientèle de l’agence gouvernementale a reçu quelque 8 300 plaintes. 

De ces chiffres, selon ce que rapporte le site Internet Le Conseiller, « le Bureau se réjouit de ce que le nombre de demandes d’intervention et de plaintes enregistrées a chuté de 21,2 % au cours de la dernière année et de 40,3 % en l’espace de trois ans, c’est-à-dire depuis le dépôt, en septembre 2015, d’un rapport très critique du Protecteur du citoyen envers certaines pratiques des employés de l’agence ».

A chaque jour suffit sa peine à Revenu Québec

On est à se demander si ces chiffres sont réellement vrais, d’autant plus que Revenu Québec est très critiqué par les Québécois. Qu’est-ce qui empêcherait l’Agence de tronquer les chiffres pour se donner une bonne conscience? Surtout que la “chute des plaintes” est censée être à son avantage. Si non, la “chute des plaintes” pourrait aussi s’expliquer par “la déception des plaignants” à qui on ne donne jamais raison face aux agents véreux. Et pourtant!

Dans les coulisses, certains agents confient que Revenu Québec n’a pas de marge de manoeuvre ou des mesures proprement dites à l’encontre des agents. Alors, si tel est le cas, cela suppose que les agents qui s’adonnent aux pratiques malveillantes sont de connivence avec les hauts responsables de Revenu Québec. Cela doit cesser!

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours.

On ne peut pas accepter que revenu Québec nous malmène sur toute la ligne. Hier, novembre 2018, c’était le vol d’une mallette contenant des renseignements confidentiels sur 18 contribuables. Aujourd’hui, août 2019, on nous parle d’un autre vol de données personnelles de 23 000 employés actuels et passés de Revenu Québec. Et demain ?

Si cette agence vit pour détruire la vie de contribuables québécois.e.s, alors il va falloir vite mettre fin à ses jours. En attendant qu’il ne soit trop tard. Huit ans de tort, ça suffit!!!

À lire : Renonciation ou annulation de dettes : des agents de Revenu Québec abusent…

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Renonciation ou annulation de dettes : des agents de Revenu Québec abusent de l’article 94.1

Wissem Haddar

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Tout paraît beau pour croire. L’article 94.1 de la loi sur l’administration fiscale (LAF), devrait en réalité permettre au ministre du Revenu de renoncer à des intérêts, à une pénalité ou à des frais payables par une personne à la suite de l’application d’une loi fiscale ou encore d’annuler de telles sommes, et ce, en totalité ou en partie. Mais entre une loi et son application, il y a des hommes qui ne sont pas forcément à la hauteur.

L’écrivain français Honoré de Balzac disait que « Les lois sont des toiles d’araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites ». C’est le cas de dénoncer certains abus de pouvoir auxquels on assiste à Revenu Québec (RQ). Depuis la venue au pouvoir du gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec (CAQ), les choses semblent s’empirer.

Alors que l’article 94.1 de la loi sur l’administration fiscale donne un “pouvoir discrétionnaire” au ministre du Revenu quant à la possibilité de renoncer à des intérêts, à une pénalité ou à des frais ou d’annuler de telles sommes, on est porté à croire que les agents et la haute direction du département de la Direction générale du recouvrement (DGR) utilise ce “pouvoir discrétionnaire” pour faire du tort à des entrepreneurs. Ils préfèrent fermer des entreprises endettées que d’annuler ou d’alléger leur dette.

Quand des agents font la pluie et le beau temps à Revenu Québec

Selon plusieurs témoignages reçus par des chefs d’entreprises qu’on ne nommera pas ici, lorsque les agents de la DGR sont de bonnes humeurs, ils décident d’accorder aux entreprises cet “avantage” d’annulation des intérêts et pénalités. Mais quand ils sont de mauvaises humeurs, parce que vous avez portez plainte contre un agent, soyez sûr que votre entreprise ne bénéficie pas du “pouvoir discrétionnaire” du ministre du Revenu pour l’annulation des intérêts et des pénalités à l’encontre de votre entreprise. Cela s’appelle aussi de l’injustice au Québec.

Quand des agents commis à l’application de la loi font la pluie et le beau temps, il va sans dire que le Québec a encore du chemin à faire pour devenir une Nation. L’actuel premier ministre François Legault ne devrait pas se contenter que de placer des hommes à la tête de Régies financières qui n’ont d’autres objectifs que de se remplir les poches sous sa gouverne. M. Legault n’a t-il pas promis de faire mieux que M. Couillard?

À lire : Revenu Québec : Ça délivre l’Attestation de conformité à la tête du client

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Youssef Chahed, le destin d’un Tunisien présidentiable

Wissem Haddar

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Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement de la Tunisie, rallie plusieurs familles politiques aux idéologies contrastées auxquelles adhère une majorité du peuple.

Dans un désir d’assainir l’environnement politique, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi 18 juin, une série d’amendements modifiant le code électoral de la Tunisie. Ce pays d’Afrique du Nord situé sur la côte méditerranéenne file tout droit vers l’élection de son cinquième président de la République en novembre 2019. Alors que les regards sont tournés vers l’actuel chef de l’exécutif, tout porte à croire Youssef Chahed incarne le nouveau visage de la Tunisie moderne.

Un vent nouveau soufflera sur la démocratie tunisienne, bientôt. Le président sortant, Béji Caïd Essebsi, 92 ans, n’est pas candidat à sa réélection. Heureusement, le fondateur du parti Nidaa Tounes a eu le nez creux deux ans après sa prise de pouvoir. En proposant Youssef Chahed (43 ans), en remplacement d’Habib Essid (70 ans), en qualité de chef de gouvernement, il venait de miser sur une nouvelle « génération gagnante », éduquée, formée.

Nouvelle génération gagnante, éduquée, formée…

Le choix des députés de Nidaa Tounes, d’Ennahdha, de l’Union patriotique libre, d’Afek Tounes et du bloc Al Horra s’était concrétisé. Le 26 août 2016, celui qui a fondé Al Joumhouri au lendemain de la « révolution tunisienne » ou « révolution de jasmin » qui balaya Ben Ali a fini par convaincre bon nombre de Tunisiens. Surtout ceux qui aspirent à un autre modèle de gestion des affaires de l’État. Sa « grande guerre » contre la corruption qui gangrène la vie de ses concitoyens est encore vive dans les mémoires.

C’est peu de le dire. Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement tunisien, a tissé sa toile par le travail depuis sa prise de fonction le 27 août 2016. Ce docteur en agroéconomie qui a porté haut le drapeau tunisien dans plusieurs pays du monde est un « technocrate » achevé. En trois ans, l’homme a réussi à imprimer sa marque à la tête du pays. Que ce soit dans le domaine de l’Éducation, des Infrastructures, des Réformes sociales, du Tourisme, de la Diplomatie etc., Chahed a su mettre « les petits plats dans les grands » à la Kasbah.

« Quand on commence à lancer des pierres sur un arbre, c’est qu’il est en train de porter ses fruits. »

L’acharnement au travail du N°1 de l’exécutif tunisien lui a valu à maintes reprises des questions sur une éventuelle candidature aux élections présidentielles de novembre 2019. Mais Youssef Chahed, qui a toujours mis les intérêts de son peuple en avant, n’est jamais « tombé dans le piège » de ceux qui voulaient sans doute lui couper l’herbe sous le pied. On pourrait même dire qu’il n’a jamais voulu parler de son intention d’être candidat ou pas, tout simplement, parce qu’il ne fallait pas perdre de vue ce pour quoi il avait été choisi pour diriger le gouvernement. « Le destin n’aime pas qu’on embrouille son fil », disait le poète français Jean Cocteau.

Aujourd’hui, faut-il douter des capacités de Youssef Chahed à diriger des hommes, un peuple ? De Al Joumhouri au gouvernement, le natif de Tunis a su gravir les échelons. À deux mois du dépôt des candidatures pour les Législatives et la Présidentielle, Chahed vient d’être porté aux commandes du mouvement Tahya Tounes.

En attendant le choix des candidats ou du moins « le choix de Chahed » par le Conseil national du parti, il est clair que l’actuel Chef de gouvernement sera plus combattu que par le passé. Mais comme le dit un proverbe africain, « Quand on commence à lancer des pierres sur un arbre, c’est qu’il est en train de porter ses fruits ».

Après tout, faut-il s’empêcher de dire que le chef du gouvernement est en route vers le palais présidentiel de Carthage? Il a le profil. Il incarne la nouvelle classe de dirigeant. Bien plus, il rallie plusieurs familles politiques aux idéologies contrastées auxquelles adhère une majorité du peuple si l’on en croit aux derniers sondages. Avec Youssef Chahed, quoi de plus normal que de présager un « avenir radieux » qui se dessine pour les Tunisiens épris de changement.

Wissem

À lire : Le ministre des Affaires étrangères rencontre les Tunisiens à Montréal

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