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Parrainage de parents : le Canada met fin au tirage par loterie et rehausse le quota des demandes à 20 000

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@HonAhmedHussen, 20 août 2018, Surrey (Colombie-Britannique)/Twitter

Le gouvernement canadien a annoncé, lundi 20 août, l’amélioration du processus de réception des demandes d’immigration en mettant fin au tirage au sort par loterie et le rehaussement du quota des demandes de parrainage de parents et de grands-parents à 20 000. Ce nombre représente le quadruple du nombre de demandes acceptées à l’ouverture du programme en 2014, lorsque le nombre maximal de demandes était fixé à 5 000.

Après avoir augmenté le plafond de 2018 à 17 000 demandes complètes, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a envoyé une deuxième ronde d’invitations à des répondants éventuels sélectionnés de manière aléatoire qui avaient présenté un formulaire « Intérêt pour le parrainage » au début de 2018. Les personnes invitées dans le cadre de la deuxième ronde auront jusqu’au 5 octobre 2018 pour présenter une demande complète.

IRCC acceptera de traiter 17 000 demandes de parrainage de parents et de grands‑parents en 2018, et 20 000 demandes en 2019.

Cette décision d’augmenter le nombre de demandes que IRCC acceptera aux fins de traitement découle de la demande toujours élevée dans le Programme des parents et des grands-parents (Programme des PGP) et du fait que le ministère a considérablement réduit le nombre de demandes en attente de traitement, qui est passé d’un sommet de 167 000 personnes en 2011 à un peu moins de 26 000 personnes en juin 2018.

« Le gouvernement du Canada manifeste son engagement à aider les familles à vivre, à travailler et à prospérer ensemble au Canada »

– Ahmed Hussen, ministre fédéral de l’Immigration.

« Au cours des dernières années, nous avons apporté des améliorations importantes au processus de parrainage des parents et des grands-parents, et nous avons éliminé l’arriéré de demandes à traiter. Maintenant, en acceptant à compter de cette année un nombre encore plus important de demandes et en améliorant le processus de réception des demandes, le gouvernement du Canada manifeste son engagement à aider les familles à vivre, à travailler et à prospérer ensemble au Canada », a déclaré, dans un communiqué de presse lundi, Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Fin du système de loterie pour le parrainage des parents !

Le ministre Hussen a également annoncé que, après avoir écouté les intervenants et examiné de près le Programme des PGP, le gouvernement apportera de nouvelles modifications au processus de réception des demandes afin de simplifier l’accès au programme et d’améliorer l’expérience des clients.

Le recours à ce processus de réception des demandes modifié se justifie par le fait que cela accordera au gouvernement une plus grande marge de manœuvre dans la gestion du processus de demande, et lui garantira de recevoir le plus grand nombre possible de demandes.

En 2019, comme c’était le cas au cours des dernières années, le formulaire « Intérêt pour le parrainage » sera mis en ligne au début de l’année pour donner l’occasion aux répondants éventuels admissibles d’informer IRCC qu’ils souhaitent parrainer leurs parents ou leurs grands-parents pour venir au Canada.

Au lieu de sélectionner de façon aléatoire des répondants éventuels en vue qu’ils présentent une demande comme c’était le cas auparavant, IRCC invitera les répondants éventuels à présenter leur demande de parrainage en fonction de l’ordre de réception des formulaires « Intérêt pour le parrainage ». Le processus devrait se poursuivre jusqu’à l’atteinte du plafond annuel de 20 000 demandes complètes en 2019. Des renseignements détaillés sur les améliorations apportées au processus seront annoncés cet automne.

Par ailleurs, IRCC rappelle que le nombre de parents et de grands-parents qui seront admis au Canada au cours des années à venir sera :

  • le gouvernement canadien compte accueillir 20 000 parents et grands-parents en 2018, dans le cadre de son plan des niveaux d’immigration. Ce nombre sera porté à 20 500 en 2019, et à 21 000 en 2020.

Source : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Crédit photo:
@HonAhmedHussen, 20 août 2018, Surrey (Colombie-Britannique)/Twitter
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3 Commentaires

3 Comments

  1. Faiza TOUBAL

    26 Sep 2018 à 4:26

    bonjour
    je suis une algérienne âgée de 45 ans j’ai ma soeur et mon frere au canada (citoyens canadien) , je suis toute seule en Algerie et j’aimerai bien les rejoindre afin de vivre avec eux une vie de famille.

    la question que je pose: Es ce que j’ai le droit au parrainage ??

    merci et bien cordialement

    • Redaction Avant Premiere

      26 Sep 2018 à 10:20

      Parrainer d’autres membres de votre famille : Qui pouvez-vous parrainer?

      Option 1 – membres de la famille proche qui sont orphelins
      Vous pouvez parrainer les membres de la famille proche seulement s’ils remplissent toutes les conditions suivantes :

      Ils sont orphelins,
      Ils ont moins de 18 ans,
      Ils n’ont pas :
      d’époux;
      de partenaire conjugal
      de conjoint de fait
      Ils sont unis à vous par les liens du sang ou de l’adoption, par exemple :
      des frères ou des sœurs,
      des neveux ou des nièces,
      des petits-enfants.
      Option 2 – autres parents
      Vous pouvez parrainer un membre de votre famille, unis par les liens du sang ou de l’adoption peu importe son âge, si vous remplissez toutes les conditions, à savoir :

      vous n’avez aucun membre de la famille vivant que vous pourriez parrainer à la place, comme:
      un époux ou une épouse,
      un conjoint ou une conjointe de fait,
      un partenaire conjugal,
      un fils ou une fille,
      un père ou une mère,
      un grand-père ou une grand-mère,
      un frère ou une sœur,
      un oncle ou une tante,
      un neveu ou une nièce;
      vous n’avez pas l’un ou l’autre des membres de la famille proche susmentionnés qui est :
      un citoyen canadien,
      un résident permanent du Canada,
      un Indien inscrit aux termes de la Loi sur les Indiens.
      Si le membre de votre famille que vous souhaitez parrainer a un époux, un conjoint de fait ou des enfants à charge qui l’accompagneront au Canada, vous devez les inclure dans la demande de parrainage.

      Autres options : Entrée express
      Si le membre de votre famille proche n’est pas admissible au parrainage, il peut quand même peut-être venir au Canada en tant qu’immigrant qualifié dans le cadre d’Entrée express. Ce programme :

      gère les demandes de certains programmes d’immigration économique;
      sélectionne les demandeurs en fonction de :
      leurs compétences,
      leur expérience,
      leur capacité de contribuer à l’économie canadienne.
      accorde des points à certains candidats qui ont de la famille au Canada.

      SOURCE: Immigration Canada / https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/immigrer-canada/parrainer-membre-famille/autres-membres-famille/qui-pouvez-vous-parrainer.html

  2. Pingback: En moins de 10 minutes, Immigration Canada a reçu 20 000 demandes de parrainage des parents pour 2019 -

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Élections canadiennes 2019 : Facebook prépare des outils sur l’authenticité et la transparence…

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Voulant agir pour garantir l’intégrité du processus électoral, Facebook Canada a dévoilé ce lundi 18 mars des détails concernant ses outils liés à la « transparence des publicités » dont le lancement au Canada est prévu en juin prochain, avant les élections canadiennes d’octobre 2019.

Il y a un an le tout puissant réseau social d’au moins deux milliards d’utilisateurs, Facebook, était la cible de toutes les critiques. Le New York Times et The Observer révélait que Cambridge Analytica, entreprise britannique spécialisée dans le profilage psychographique, avait obtenu des données d’utilisateurs de Facebook, sans autorisation, pour bâtir un programme informatique permettant de prédire et d’influencer le choix des électeurs américains. Et même lors de la présidentielle de 2016 où Hillary Clinton a perdu face à Donald Trump.

À lire aussi : Facebook ne soutient plus les campagnes électorales

Depuis, l’inquiétude a gagné plusieurs partis politiques et hommes politiques du monde. Tout comme au Canada, certains craignent « l’intrusion » de Facebook dans le processus électoral à l’effet de manipuler les masses en faveur ou en défaveur d’un camp. Sachant que sur une population canadienne de 36 millions, « plus de 24 millions de personnes utilisent Facebook ».

Facebook s’engage à « promouvoir » la démocratie canadienne

Face à toutes ces craintes et critiques, le réseau social créé par Mark Elliot Zuckerberg veut se conformer aux exigences du projet de loi C-76, la Loi canadienne sur la modernisation des élections. Facebook veut donc lancer « la Bibliothèque des publicités » au Canada pour faire en sorte que « l’authenticité et la transparence » soient au cœur même de la publicité payée sur Facebook. Se faisant, l’entreprise demandera aux annonceurs de confirmer leur identité avant de mettre en ligne des publicités à caractère politique, reliées aux élections et reliées à un enjeu électoral, incluant les publicités qui réfèrent à un candidat.

« Nous prenons très au sérieux la protection de l’intégrité des élections sur Facebook, et nous nous engageons à promouvoir la démocratie canadienne. C’est pourquoi nous consacrons autant d’heures, d’énergie et de ressources à ces questions. »

– Kevin Chan, directeur des politiques publiques à Facebook Canada

À lire aussi : Les Québécois sont de plus en plus connectés sur les réseaux sociaux

Ainsi, pour élaborer sa politique sur les publicités qui touchent des enjeux de société au Canada, Facebook dit travailler en collaboration avec un groupe consultatif formé d’importants acteurs canadiens issus de divers horizons politiques. « Conscients de l’importance du projet de loi C-76 et des enjeux potentiels, nous déployons de grands efforts pour offrir à la population canadienne des outils qui permettent d’assurer la transparence des publicités politiques. Nous mettons sur pied cette bibliothèque et d’autres processus avec une perspective canadienne, tout en appliquant les enseignements tirés d’efforts similaires déployés ailleurs dans le monde », a expliqué dans un communiqué de presse Kevin Chan, directeur des politiques publiques à Facebook Canada.

C’est quoi la Bibliothèque des publicités ?

Déjà en en 2012, avant de devenir premier ministre en 2015, Justin Trudeau et le DG de Facebook Canada discutaient du rôle des médias sociaux et d’Internet dans la participation des électeurs et la transformation du paysage politique canadien.

La Bibliothèque des publicités regroupera les publicités de nature politique qui s’adressent aux Canadiens. Ces publicités archivées pourront être consultées pendant sept ans, dans le monde entier, par toute personne qui possède ou non un compte Facebook. La structure exacte du système d’archives est toujours en développement, mais essentiellement : 

  • Les Canadiens discerneront ces publicités dans le Fil d’Actualité, car elles porteront la mention « payée par ».
  • Lorsque l’internaute cliquera sur la mention « payée par », il sera dirigé vers la Bibliothèque des publicités.
  • La Bibliothèque comprendra de l’information sur la performance des publicités, comme l’argent investi dans une pub et le nombre de personnes l’ayant vue, ainsi que leur âge, sexe et lieu de résidence.

Facebook souligne également que sa Bibliothèque de publicités regroupera non seulement les publicités électorales, mais également les « publicités touchant des enjeux de société » — c’est-à-dire des publicités qui n’appuient pas explicitement un candidat ou un parti politique, mais qui mettent de l’avant des questions hautement politisées.

L’autorisation des annonceurs avant les élections canadiennes

Au dire du réseau social, les annonceurs qui souhaitent diffuser au Canada des publicités qui font allusion à des personnalités politiques, à des partis politiques, à des élections ou des questions d’importance nationale devront d’abord passer par un processus d’autorisation des publicités et respecter les lois applicables.

À lire aussi : InfoWars, censuré par Facebook et Apple

Même si la grande majorité des publicités sur Facebook sont diffusées par des organismes légitimes, apprend-on, Facebook dit vouloir travailler à la « détection systématique » des publicités à caractère politique qui s’adressent à des Canadiens et vérifiera si l’annonceur a complété le processus d’autorisation. Les publicités provenant d’annonceurs n’ayant pas été autorisés seront rejetées.

Compagnie américaine créée en 2004, Facebook a pour mission de donner aux gens la capacité de « construire une communauté et de rapprocher les gens ». Mais force est de constater que ce réseau social, qui a racheté Instagram en 2012, ainsi que WhatsApp et Oculus VR en 2014 est de plus en plus utilisé à des fins de manipulation par certaines personnes ou organisations.

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Société

Québec : Nouveaux services d’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles

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En plus de l’aide juridique, les victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale disposeront de nouvelles mesures d’accompagnement qui s’adaptent à leurs réalités.

Ces mesures seront développées par un nouveau comité dont la formation a été annoncée ce lundi, 18 mars, par Sonia LeBel, la ministre de la Justice et procureure générale du Québec.

« Nous savons que la solution aux enjeux dénoncés relativement aux services d’aide et juridiques doit, entre autres, passer par un accompagnement de la personne victime bien avant les procédures judiciaires », a expliqué Mme LeBel.

Le nouveau comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale a pour mission de développer les nouvelles solutions d’aide qui répondent à leurs besoins spécifiques.

La mission du comité

Le comité dispose d’un mandat d’un an durant lequel il est amené à : « Évaluer les mesures actuelles et étudier celles pouvant être développées afin d’assurer un accompagnement plus soutenu et répondant mieux aux réalités des personnes victimes » (Communiqué du ministère de la justice).

Christine Labrie, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de Condition féminine, a indiqué que les services qui seront offerts agiront « autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du système judiciaire. »

« On a aussi pris soin qu’il y ait des personnes autour de la table qui connaissent les réalités dans plusieurs régions du Québec. C’était essentiel pour moi, parce que les services et les défis sont vraiment différents en ville et en région », a-t-elle précisé à propos de la composition du comité.

Composition du comité

Le comité sera composé : D’une membre de la magistrature, de personnes victimes, de représentants autochtones, d’experts en matière d’agressions sexuelles, notamment du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), du Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal (CVASM), du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), de services de police ainsi que de chercheurs.

Lire aussi : Justice à l’ère du #MoiAussi : Des solutions pour les victimes d’agression sexuelle au Québec ?

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Droit de la famille : vieux de près de 40 ans, Québec veut l’adapter aux nouvelles réalités

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Une consultation publique vient d’être lancée par le gouvernement québécois pour connaître l’opinion de la population en vue de moderniser le droit de la famille. Cette consultation vise à orienter la réflexion gouvernementale sur les changements à apporter pour adapter le droit aux nouvelles réalités familiales.

« Depuis la dernière réforme du droit de la famille survenue en 1980, la famille a bien changé. Or, le droit n’a pas suivi cette évolution. Il est temps d’y remédier », a déclaré, vendredi, la ministre de la Justice et procureure générale du Québec, Sonia LeBel.

À lire aussi : Nouvelle prestation parentale de cinq semaines au Canada en 2019

Selon elle, la consultation s’appuiera sur les recommandations proposées par le Comité consultatif sur le droit de la famille. Celles-ci serviront de base à la réflexion du gouvernement, qui décidera des réformes à mettre en œuvre au terme de la consultation.

La parentalité, la conjugalité, la relation avec le beau-parent…

Mme LeBel a indiqué que cette consultation portera spécifiquement sur trois thèmes, soit la parentalité, la conjugalité et la relation avec le beau-parent. Les questions liées à la filiation, qui font également partie du droit de la famille, seront abordées ultérieurement. La ministre entend déposer à l’Assemblée nationale deux projets de loi, un sur la filiation et l’autre la conjugalité, afin de mener à bien les réformes qui auront été jugées appropriées.

À lire aussi : Séparation : hausse de la consultation des médiateurs de famille

Les populations sont invitées à y participer, à l’occasion d’une tournée de consultation qui se tiendra du 29 avril au 3 juin prochains dans onze villes du Québec. « J’invite toute la population et les groupes voulant faire valoir leur opinion à s’exprimer sur notre site Web ou en venant nous rencontrer lors des séances de consultation publique. Ensemble, nous ferons en sorte que cette réforme reflète les nouvelles réalités des familles québécoises », a encouragé la ministre LeBel.

DateVille
Lundi 29 avril Trois-Rivières
Vendredi 3 mai Gatineau
Lundi 6 maiMontréal
Mardi 7 mai Laval
Vendredi 10 mai Rimouski
Lundi 13 mai Québec
Vendredi 17 mai Rouyn-Noranda
Vendredi 24 mai Sept-Îles
Lundi 27 mai Saguenay
Vendredi 31 mai Gaspé
Lundi 3 juin Sherbrooke

Les citoyens peuvent également s’exprimer en répondant à un questionnaire en ligne sur le site Internet du ministère de la Justice ou en déposant un mémoire. Ces volets de la consultation se terminent le 28 juin 2019.

Les groupes et organismes ainsi que les citoyens qui veulent s’exprimer sur la question pourront venir rencontrer les représentants gouvernementaux. la ministre de la Justice et procureure générale du Québec sera appuyée dans cette démarche par Mathieu Lévesque, député de Chapleau et adjoint parlementaire de la ministre de la Justice.

À lire aussi : Familles québécoises : voici le bilan des « cadeaux » caquistes

Pour vous inscrire à la consultation publique ou remplir le questionnaire en ligne, rendez-vous sur le site Internet du ministère de la Justice : www.justice.gouv.qc.ca/famille.

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