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Économie

Planification : le Québec pourrait connaître un âge d’or économique s’il accueillait davantage d’immigrants

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La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a présenté mercredi 14 août son mémoire intitulé Planifier l’immigration pour répondre aux besoins du Québec devant la Commission des relations avec les citoyens. La CCMM encourage le gouvernement québécois a accueilli plus d’immigrants dans la Belle Province canadiennes.

La croissance soutenue de l’économie du Québec et de sa métropole ainsi que l’effervescence du marché du travail, combinées à l’important resserrement démographique, mettent plus que jamais en relief les défis auxquels font face les employeurs en matière d’embauche. 

Afin d’atteindre les objectifs de croissance ambitieux qu’a fixés le premier ministre du Québec, il importe de s’assurer que tous les outils nécessaires, dont l’immigration, sont mis à contribution. La Chambre estime qu’il est essentiel que le gouvernement élabore une planification de l’immigration en phase avec les besoins de l’économie québécoise.

Rehausser significativement les seuils d’immigration 

« Nous sommes possiblement à l’aube d’un âge d’or économique pour le Québec. La croissance économique au Québec et dans sa métropole est robuste, elle surpasse même celle du reste du Canada. Le taux de chômage est également inférieur lorsqu’on compare Montréal aux autres métropoles canadiennes. Les entreprises investissent et les salaires sont en progression. Cette situation est extrêmement positive, et pourrait s’améliorer davantage si le gouvernement adoptait des mesures ambitieuses pour résoudre les enjeux de main-d’œuvre », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« À cet effet, la hausse des seuils est prioritaire pour soutenir cet élan économique. Pour la Chambre, l’accueil de 60 000 immigrants par année est un seuil minimal à atteindre, dans un premier temps, afin de répondre aux besoins du marché du travail. Nous recommandons de rehausser ensuite le nombre d’immigrants reçus dans une proportion qui permettra de maintenir le poids démographique du Québec dans le Canada », a indiqué M. Leblanc.

Étrangers temporaires, étudiants internationaux : un bassin de candidats stratégiques…

« Les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux constituent un bassin de candidats stratégiques au fort potentiel d’intégration. La Chambre invite le gouvernement à miser en priorité sur ces talents qui se trouvent déjà en sol québécois, en facilitant la transition de leur statut temporaire au statut permanent. Pour y parvenir, il faudra s’assurer d’avoir les ressources humaines et financières adéquates pour traiter rapidement les dossiers reçus », a expliqué Michel Leblanc.

Impliquer le milieu des affaires pour identifier les besoins du marché

« La Chambre a pris position à plusieurs reprises au cours des dernières années pour une sélection des immigrants en fonction des réalités du marché du travail. Le gouvernement a récemment pris des décisions qui abondent dans ce sens. D’abord avec la mise en place de la plateforme Arrima, basée sur la déclaration d’intérêt, puis avec la création du Parcours d’accompagnement personnalisé. Toutefois, pour que ce système soit pleinement efficace, la grille de sélection doit refléter fidèlement les besoins en constante évolution de l’économie. Le milieu des affaires est très bien placé pour identifier ces enjeux. Nous encourageons le gouvernement à mettre à profit ces connaissances lors de consultations semi-annuelles auprès des parties prenantes pour ensuite faire, chaque année, une révision des critères de sélection », a poursuivi M. Leblanc.

Faciliter l’intégration

« La Chambre s’implique activement dans l’intégration des nouveaux arrivants par l’entremise de son programme de maillage professionnel, Interconnexion, ainsi que par son programme de francisation, « J’apprends le français ». Le succès de ces deux initiatives appuyées par le gouvernement du Québec est éloquent et démontre l’importance de poursuivre les efforts en matière d’intégration et de francisation », a mentionné Michel Leblanc. 

« Le taux de surqualification des personnes immigrantes du Québec — qui frôle les 63 % — est l’un des plus élevés au Canada. C’est en occupant un poste à la hauteur de leurs qualifications que ces nouveaux arrivants seront en mesure de contribuer à la croissance de l’économie. Par conséquent, il est prioritaire de faciliter la reconnaissance des acquis, notamment par la mise en place de voies d’accréditation accélérée par les divers ordres professionnels », a ajouté M. Leblanc.

Bien positionner le Québec

« Montréal accueille plus de 85 % des nouveaux arrivants qui s’installent au Québec. Elle est reconnue pour sa diversité, qui représente certainement l’un des ingrédients essentiels à son dynamisme et à son rayonnement sur la scène internationale. Il est indispensable de redoubler d’efforts pour sensibiliser la population et les entreprises à l’importance stratégique de s’ouvrir aux talents étrangers afin d’assurer la compétitivité de nos entreprises. De plus, la Chambre estime que le gouvernement doit envoyer un message clair sur la scène internationale afin de souligner notre ouverture à l’immigration et de positionner le Québec comme destination idéale pour les talents disposés à immigrer ici », a conclu Michel Leblanc.

Consultez le mémoire de la Chambre ici.

Source : CCMM

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SPGQ : «le gouvernement Legault fait preuve de mépris envers ses employés»

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Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) s’indigne des propos du premier ministre, François Legault, qui dit ne plus avoir d’argent pour augmenter les salaires des employés de l’État malgré les milliards de surplus engrangés par le gouvernement.

« Le premier ministre fait preuve de mépris envers les employés de l’État qui s’échinent au quotidien à rendre des services essentiels à la population québécoise, indique Line Lamarre, présidente du SPGQ. C’est tout à fait indigne d’un gouvernement de traiter de cette façon les salariés chargés de mettre en œuvre ses politiques. »

Déjà, les syndiqués ont dû se contenter d’un maigre montant forfaitaire de 250$ cette année pendant qu’une majorité de salariés québécois, selon l’Institut du Québec, encaissent des augmentations d’environ 5 % en 2019. 

D’après l’Institut de la statistique du Québec, le personnel professionnel de l’État accusait l’an dernier un retard de la rémunération globale de 9,9 % avec le réseau universitaire, de 17,7 % avec les entreprises publiques, de 16,4 % avec l’administration fédérale et de 22,7 % avec l’administration municipale.

Le SPGQ met en garde le gouvernement

Ce n’est pas en offrant des augmentations de salaire équivalentes à l’inflation que le gouvernement parviendra à régler ses problèmes de plus en plus criants d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre. C’est le maintien de l’expertise gouvernementale qui est en jeu!

« Les offres faméliques du premier ministre François Legault sont une insulte à l’intelligence des employés de l’État », estime Mme Lamarre. Elle ajoute que “ces offres sont d’autant plus dérangeantes qu’elles arrivent alors que les négociations ne sont même pas commencées.”

Le SPGQ s’inquiète aussi grandement de l’idée du premier ministre d’offrir des rémunérations différenciées. « Nous craignons qu’encore une fois les corps d’emploi majoritairement féminins soient pénalisés dans cet exercice », note Mme Lamarre. 

Déjà, le syndicat constate que les professionnelles sont victimes de discrimination systémique. Le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour assurer aux femmes une véritable équité plutôt que d’augmenter ces injustices.

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Actualités

MEQ : 1 famille sur 3 au Canada dépend du manufacturier

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La compétitivité du secteur manufacturier doit être une priorité des partis politiques fédéraux, selon Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ).

« Le secteur manufacturier est le moteur de l’économie canadienne. Il génère 10 % du PIB, emploie directement 1,7 million de Canadiens et 4,75 millions lorsqu’on inclue toute la chaîne d’approvisionnement », explique Véronique Proulx, PDG de MEQ, ajoutant que 90 % des Canadiens confirment que le manufacturier est important pour l’économie ».

« L’environnement d’affaires au Canada limite la croissance du secteur manufacturier. En 2018 plus de la moitié des manufacturiers considéraient que le gouvernement fédéral n’appuyait pas suffisamment le secteur. Les entreprises ont de la difficulté à dégager des fonds pour investir; cela entraîne un retard de productivité et de compétitivité important », poursuit Mme Proulx.

Depuis 15 ans, la productivité du secteur manufacturier canadien a augmenté de 20 %, alors qu’elle a cru de 50 % aux États-Unis et de 100 % en Corée du sud, à Taiwan et en Europe. Depuis 2002, de tous les pays du G7 (à l’exception de l’Italie), c’est au Canada que la productivité a le moins augmenté.

MEQ a publié ses dix recommandations pour propulser l’industrie manufacturière canadienne, dont trois portant spécifiquement sur la compétitivité :

  1. Modifier le régime fiscal afin de réduire la charge fiscale et s’assurer que le régime fiscal du Canada soit axé sur l’investissement, les exportations et la productivité.
  2. Collaborer avec les provinces et les territoires pour réduire le fardeau réglementaire, éliminer les zones grises et clarifier les règles.
  3. Conclure un accord global sur le commerce intérieur qui éliminera toutes les barrières à la circulation des marchandises et des personnes.

« Un secteur manufacturier en santé signifie une économie canadienne en santé. Nous rappelons aux candidats qu’une famille sur trois, au Canada, dépend du manufacturier », mentionne Mme Proulx.

Rappelons que Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) représente 1 100 manufacturiers à travers le Québec. Le secteur manufacturier canadien emploie 1.7 million de personnes et génère les deux tiers des exportations. En forte croissance, il a généré en 2018 des ventes globales de 685 milliards $.  www.meq.ca

Source : Manufacturiers et Exportateurs du Québec

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Agriculture

Caseus 2019 : le meilleur fromage du Québec est maintenant connu!

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Le Québec a maintenant son meilleur fromage de l’année 2019! Il s’agit du fromage Religieuse de la Fromagerie du Presbytère (Centre-du-Québec). Ce fromage a en effet reçu, mardi 10 septembre, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au Musée de la civilisation de Québec, le prestigieux Caseus Or, symbole d’excellence en matière de fromages au Québec. 

Trois autres distinctions ont aussi été remises à des fromages produits par La Fromagerie du Presbytère.

Le Caseus Argent a été remis à La Tomette de L’Atelier Fromagerie (Centre-du-Québec).

Le Caseus Bronze a été décerné au Pionnier, produit par la Fromagerie Nouvelle-France (Estrie) et la Fromagerie du Presbytère (Centre-du-Québec).

Le Caseus Longaevi, qui récompense un fromage qui est vieilli, a été attribué au Zacharie Cloutier 12 mois, de la Fromagerie Nouvelle-France (Estrie).

Le prestigieux Caseus Or, symbole d’excellence

Les mentions spéciales du meilleur fromage biologique et du meilleur fromage au lait cru ont été respectivement allouées au Chemin Hatley et à Alfred Le Fermier, deux fromages fabriqués par la fromagerie La Station (Estrie).

« Le gouvernement du Québec est fier de s’associer à Sélection Caseus depuis 1998. À l’origine, le milieu faisait déjà preuve d’un dynamisme qui était gage de succès. Vingt et un ans plus tard, notre secteur fromager ne cesse d’innover et de progresser en qualité. »  

– André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Selon le ministre Lamontagne, les fromageries du Québec gagnent de nombreuses distinctions, prouvant de façon éloquente que les fromages québécois rivalisent avec les plus grands fromages dans le monde. « Nous pouvons être fiers de ces réussites extraordinaires. Bravo aux artisans qui voient leurs produits récompensés par des prix! », a-t-il souligné.

En mai dernier, un jury de 22 spécialistes, représentant les diverses filières du secteur fromager, a évalué pas moins de 169 fromages. Au terme d’un rigoureux processus d’évaluation, 21 fromages se sont illustrés dans les différentes classes du concours.

LES GRANDS GAGNANTS 2019

À lire : Sélection Caseus 2018 : voici les meilleurs fromages du Québec!

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