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Plante à la Mairie, le plus dur commence

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ValeriePlante

À 43 ans, Valérie Plante est devenue le 45è maire de Montréal. 375 ans après la naissance de la cité, la chef de Projet Montréal est, depuis le 5 novembre soir, la première femme mairesse de la deuxième ville la plus peuplée du Canada. Malgré cette victoire dite historique (51 % des voix contre 46 %), des citoyens/nes pensent que le plus dur commence pour le successeur de Denis Coderre.

Tout porte à croire que Valérie Plante a du pain sur la planche. En accédant au fauteuil douillet de la Ville de Montréal, la première mairesse sait pertinemment que le tout n’est pas gagné d’avance. Tant est-il que les citoyens qui l’ont élu [même ceux qui ne voulaient pas d’elle] attendent la réalisation des nombreuses ‘’promesses vendues’’ durant la campagne municipale. Au nombre de celles-ci, il y a des dossiers prioritaires auxquels le successeur de Denis Coderre veut mettre les bouchées doubles pour permettre la concrétisation des attentes.

« La première chose dont j’ai toujours parlé, c’était ce souhait de pouvoir ramener rapidement des autobus sur les routes de Montréal, parce que c’est un grand manque à gagner. Rapidement, ça va être des discussions avec Québec à ce niveau-là. Et bien sûr, cette ligne rose qui est un souhait, une proposition très forte à laquelle les Montréalais ont adhéré. J’ai très hâte de pouvoir faire ces négociations-là. Et, il y a évidemment aussi les conventions collectives qui doivent être réglées dans un très court laps de temps. Alors, ce serait également un moment pour entrer en négociation ou de discuter avec les 28 000 employés de la Ville de Montréal et leur rappeler que je suis là pour les entendre, trouver le meilleur arrangement pour tous », a rappelé Valérie Plante, en entrevue avec Patrice Roy sur RDI, au soir de sa victoire.

Ainsi, Mme Plante a planté le décor de l’ampleur du travail qui l’attend dans les jours à venir à l’hôtel de ville. Si certaines promesses lui semblent facilement réalisables, tout n’ira certainement pas comme sur des roulettes. Contactés par Avant Première, des Montréalais comme Haroun Bouazzi, président de l’Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec (AMAL-Québec) croient savoir que même si la nouvelle mairesse a la volonté politique, « les défis sont immenses et complexes ». « C’est sûr que rien n’ira comme sur des roulettes, mais comme elle l’a si bien dit, après sa victoire, personne n’a cru en elle au début et après quatre ans elle est la Mairesse de Montréal. On va suivre de près ses actions et décisions. Nous verrons jusqu’à quel point la nouvelle mairesse sera capable de nous surprendre et tenir ses promesses », souligne pour sa part, Aurélie, gestionnaire.

« Défis immenses et complexes » pour Valérie Plante !

Mais lorsqu’il s’agit de la réalisation de la “fameuse” ligne rose du Métro annoncée, Aurélie pense que “le projet n’est pas impossible mais pourrait s’avérer difficile” pour des questions de coût et de financement : « Nous savons bien que pour lancer la ligne rose du métro, il faut un financement de la Ville et de la province, avec le gouvernement Couillard ». Comme elle, Noureddine Salhi reste dubitatif. « La ligne Rose du métro est un projet ambitieux mais un peu irréaliste vu que l’extension de la ligne bleue n’est pas encore faite et de deux, le financement serait problématique : d’où viendront les fonds? », s’interroge le journaliste.

Par contre, en ce qui concerne la question des conventions collectives, Aurélie pense que « c’est la chose la plus facile à réaliser pour Valérie Plante, car c’est elle qui est aux commandes de la ville ». « Plante va pouvoir offrir une bonne convention collective des employés de la ville : un air nouveau veut dire un nouveau souffle, une nouvelle énergie et les négociations avec les syndicats seront concluantes », renchérit M. Salhi, tout en prônant la continuité du travail insufflé par Coderre, au point de ”rendre Montréal une métropole digne de ce nom” dans le monde.

Craignant une sorte de frustration, Noureddine Salhi aborde également une question qui devrait être traitée en priorité par la mairesse, au même titre que le transport collectif, à savoir : « la taxe de bienvenue pour 5000 ménages » promis par Projet Montréal afin de maintenir les familles dans la ville. « Pourquoi pas tous les autres? Comment va-t-elle remplacer les revenus de cette taxe? Cela va-t-il vraiment motiver les familles à rester à Montréal? », se questionne Noureddine. Pour sa part, le président de AMAL-Québec qui s’est visiblement affiché aux côtés de Mme Plante lors de l’élection, soutient que sa candidate à fait « une campagne d’idées ». « Et maintenant, poursuit-il, elle a une majorité solide pour les faire avancer ». Cependant, prévient M. Bouazzi, « elle va devoir faire preuve d’inventivité pour les solutions et de diplomatie avec les paliers provincial et fédéral pour livrer la marchandise ».

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Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Charles

    7 Nov 2017 à 6:19

    Elle ira jusqu’au;au bout. J’ai confiance en elle…

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Le Canada concocte un plan pour chasser 10 000 « faux immigrants » par an

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Selon des informations révélées récemment par Radio-Canada, le gouvernement canadien prépare activement un nouveau plan de renvoi massif d’immigrants illégaux dans leur pays d’origine par le biais de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

De l’ordre de 6 000 en 2018, l’expulsion d’immigrants illégaux par le Canada devrait atteindre 10 000 dans les prochaines années. Une liste de 18 000 personnes seraient en attente de renvoi. Mais parmi ces derniers, il y aurait environ 5 300 cas pour lesquels il ne semblerait pas y avoir d’obstacle au renvoi.

L’ASFC met en œuvre la procédure de renvois accélérés

L’ASFC qui est chargé de ces opérations d’expulsion aurait pour première cible les demandeurs d’asile entrés illégalement au pays et ayant été débouté par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), ainsi que les personnes considérées comme étant un problème de sécurité nationale, en liaison avec le crime organisé, les crimes contre l’humanité et autres actes criminels. Non sans oublier les personnes arrivées au Canada avec un visa de court séjour et qui refuseraient de partir après expiration de leur sésame.

Si l’ASFC soutient que « le Canada demeure un pays ouvert et accueillant », puisque le pays continue à « traiter équitablement, avec compassion les demandes d’asile », l’Agence estime toutefois que les personnes entrées illégalement et dont les demandes de statuts de réfugiés ont été refusées n’ont pas le droit d’y vivre.

À lire aussi : Canada : L’immigration fait passer la population à plus de 37 millions

Au nombre des 68 000 demandeurs d’asile qui seraient entrés au Canada depuis le début de 2017, dont un grand nombre d’Haïtiens fuyant les États-Unis, seulement « moins de 1 % avait été expulsé du pays » alors qu’il devrait en avoir un peu plus selon l’ASFC. C’est sans doute pour prêter main forte à l’ASFC, que le gouvernement canadien aurait versé un supplément de 7,5 millions de dollars dans son dernier budget afin d’accélérer les « renvois des demandeurs déboutés, ayant épuisé tous les recours légaux d’appel et pour lesquels on a rempli toutes les exigences au plan administratif ».

Environ 500 Haïtiens expulsés du Canada en 2018

En plus de mettre à exécution son plan des renvois accélérés des immigrants illégaux au Canada, le gouvernement fédéral travaillerait à l’instauration des cibles nationale et régionales en la matière. Rappelons que dépuis le début de l’année, environ 500 Haïtiens qui ont été renvoyés du Canada.

À lire aussi : Immigration : le Canada veut accueillir 330 000 immigrants économiques en 2019

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Québec-France : 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier 2018 à Lyon

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Du lundi 12 novembre au mercredi 14 novembre, pour la 31ème année consécutive, les acteurs académiques, scientifiques, culturels, économiques et institutionnels du Québec et de la France se rassemblent pour renforcer l’écosystème franco-québécois lors des conférences, événements et rencontres de réseautage des Entretiens Jacques Cartier (EJC), organisés par le Centre Jacques Cartier en Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon.

Plus de 3 000 acteurs et décideurs aux Entretiens Jacques Cartier! Cette année, les participants échangent autour de huit grands thèmes : la santé/sciences de la vie, l’énergie et le développement durable, la mobilité/territoires et villes intelligentes, les enjeux sociaux et économiques, la finances et les affaires juridiques, le numérique et la technologies, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la performance.

Tenu chaque année alternativement en Auvergne-Rhône-Alpes et à Montréal, l’événement est devenu un rassemblement incontournable et référent, comme en témoigne la présence d’institutions publiques et académiques telles que l’Université Concordia ou la Métropole de Lyon, ainsi que d’entreprises de renom telles que Pure Vodka ou Michelin.

Un carrefour d’échanges féconds pour les territoires en mutation

Au total, ce sont 440 conférenciers, dont 39 % sont québécois et 61 % français, dont 38 % sont des femmes et 62 % des hommes, qui animeront les 35 événements au programme. À ce jour, plus de 14 000 conférenciers et plus de 70 000 acteurs ont été rassemblés autour de 600 évènements et conférences dans le cadre des éditions des EJC.

En plus des entreprises privées effectuant le déplacement jusqu’à Lyon pour participer aux échanges, ce sont près de quinze partenaires officiels québécois qui organisent cette année des missions pour contribuer à la perpétuation d’un réseau dynamique et coopératif.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui participe aux Entretiens Jacques Cartier depuis plus de 15 ans, croit savoir que « l’internationalisation et l’exploration de nouveaux marchés constituent une étape incontournable pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur croissance ». « La Chambre et ses experts Acclr en commerce international sont ainsi heureux d’accompagner une délégation de 27 entreprises dans le cadre de la mission en Auvergne-Rhône-Alpes et de les appuyer dans le renforcement de leurs liens commerciaux avec l’Europe », fait valoir M. Leblanc.

Selon le patron de la CCMM, « les Entretiens Jacques Cartier représentent l’occasion d’établir une relation durable avec de futurs partenaires et de tirer profit de la récente entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global ».

Le baromètre des EJC : regards croisés sur l’entrepreneuriat!

Pour la deuxième année consécutive, un baromètre a été proposé à 50 participants triés sur le volet et représentant des institutions et organismes québécois et français. Les répondants ont ainsi pu partager et comparer leurs visions de l’entrepreneuriat. À l’unanimité, français et québécois, s’accordent à dire que « posséder un bon réseau est une condition essentielle à la réussite d’un entrepreneur. La créativité et l’innovation, à 66 % chez les répondants québécois et à 50 % chez les répondants français, marquent la deuxième caractéristique essentielle au succès d’une entreprise.

Selon Frédéric Bove, directeur général du Centre Jacques Cartier, le baromètre de l’entrepreneuriat Lyon-Montréal est « un outil utile et disponible pour toutes les organisations intéressées (universités, chambres de commerces…) proposant des axes de réflexion et des tendances qui nourrissent les activités des Entretiens Jacques Cartier, et notamment notre forum des Entrepreneurs France-Québec ».

Au cœur de nombreux débats, à la question « laquelle de ces affirmations vous semble la plus juste concernant la place des femmes dans l’entrepreneuriat? », 44 % des répondants français et 29 % des répondants québécois affirment que « les femmes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans le champ entrepreneurial ». Cette divergence de point de vue demeure depuis 2017, démontrant que les répondants français considèrent que la femme ne possède pas la place méritée dans le monde de l’entrepreneuriat.

En tout état de cause, pour les organisateurs, le baromètre des Entretiens Jacques Cartier vise à faire connaître les besoins des entrepreneurs pour adapter les initiatives d’accompagnement à l’entrepreneuriat, comprendre les attentes des entrepreneurs Français, Québécois et Canadiens et favoriser les échanges d’affaires entre les deux territoires.

Source : Centre Jacques Cartier

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Le Canada appuie l’entrepreneuriat comme perspective professionnelle

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À partir de ce lundi, 12 novembre, on célèbre partout dans le monde la semaine de l’entrepreneuriat. Pour encourager les nouvelles générations à entreprendre plusieurs événements et outils sont lancés en outre la semaine des entrepreneurs à l’école.

À l’occasion de cet événement mondial, le premier ministre Justin Trudeau a noté l’importance de l’entrepreneuriat dans la création d’emplois et la stimulation de la créativité. Il a notamment rappelé les enjeux du gouvernement pour augmenter et soutenir la communauté entrepreneuriale.

« Les célébrations de cette année soulignent l’importance d’appuyer les entrepreneures et les jeunes diplômés qui souhaitent lancer et bâtir de nouvelles entreprises. Nous devons également créer une communauté d’entrepreneurs plus inclusive et plus axée sur la collaboration », a-t-il dit.

Au Québec, OSEntreprendre va à la rencontre des jeunes

Forte de deux ans d’expériences La semaine des entrepreneurs à l’école revient avec pour objectif de doubler son public cible. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, des jeunes du primaire à l’université rencontreront un entrepreneur de leur communauté. Alors qu’en 2017, l’événement a touché plus de 10 000 élèves de partout dans la province, cette année, l’initiative vise 20 000 jeunes.

« J’ai eu l’opportunité de redonner aux plus jeunes en tant que conférencière dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école 2017. J’ai visité mon ancienne école secondaire l’Aubier et je suis heureuse d’avoir pu inspirer des jeunes à entreprendre et à oser relever des défis! » Leattytia Badibanga, fondatrice Les Pattes jaunes, Chaudière-Appalaches.

Entrepreneuriat et éducation

Des centaines de conférences seront données durant la semaine afin d’initier les élèves et les étudiants à l’entrepreneuriat. OSEntreprendre, créateur de l’événement, considère cette action en outre d’un point de vue pédagogique. Pour Manon Théberge, présidente-directrice générale de la semaine, il s’agit d’une approche « qui génère des retombées significatives sur le développement des jeunes et leur réussite éducative. »

À savoir : L’année 2018 a été marquée par le lancement de la première Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du Canada.

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