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Montréal : la mairesse dans son propre piège ?

Baba-Idriss FOFANA

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Capture vidéo/RDI

Environ deux semaines après le dévoilement du budget de la Ville de Montréal, l’opposition officielle a donné de la voix. Elle a réclamé, lundi 22 janvier, l’annulation de la hausse de la taxe d’eau de 1,1% prévu par l’administration Plante. Au même moment, des citoyens ne cachent pas leur déception à l’endroit de celle qui promettait « Plus de bienvenue ; Moins de taxes ».

Plutôt que de « se déchirer la chemise et voter simplement contre », le chef de l’opposition officielle à la Ville, Lionel Perez, s’est dit favorable à des propositions afin de « rectifier le tir » dans le budget présenté par la Ville. Car, selon lui, « la grogne est unanime, que ce soit les commerçants, les locataires, les propriétaires, les villes liées ». En lieu et place des 3,3% de hausse moyenne des taxes présentée dans le budget, Ensemble Montréal, réclame l’annulation pure et simple de 1,1% de la taxe d’eau. Il ne devrait en rester que la taxe générale (1,9%), des taxes d’arrondissement (0,3%), passant la hausse moyenne des taxes à 2,2%.

Une promesse, une dette !

« Tout le monde reconnaît que ce budget a un manque total de légitimité. Il ne représente pas ce que Valérie Plante a promis en campagne électorale et ne respecte pas la capacité de payer des contribuables », a déploré M. Perez, tout en indiquant qu’Ensemble Montréal votera contre l’adoption du budget de 5,4 milliards de dollars, si l’administration municipale ne renonce pas à la hausse de la taxe de l’eau.

« En général, une hausse est tout à fait acceptable si les citoyens et les citoyennes obtiennent plus de services de la ville. Le vrai problème est que la mairesse n’a pas tenu sa promesse et elle a donc endommagé son lien de confiance avec les citoyens », soutient Haroun Bouazzi, citoyen de la Ville. « En fait, la vraie erreur a été faite bien avant, quand, lors de la campagne, Valérie Plante a promis de ne pas hausser les impôts. Ce faisant, elle a joué sur le terrain de la droite, promettre plus avec moins et qui dans les faits livre moins avec moins », a-t-il vertement critiqué.

Pour M. Bouazzi qui a voté contre Denis Coderre lors de l’élection municipale du 5 novembre 2017, cette attitude de la nouvelle mairesse « ne fait que renforcer le cynisme ». « Il est temps d’avoir une gauche qui s’assume plus. Je pense que les citoyens aiment la clarté, personne n’aime être pris pour une valise », a martelé le président de l’Association AMAL-Québec.

Ne pas « renforcer le cynisme »

Embouchant dans la même trompette, Helena Sanchez déplore le fait que les politiciens aient recours aux « belles surprises » après les élections. Et Mme Sanchez ne croit pas si bien le dire : « l’actuelle hausse des taxes montrent à quel point, dans les campagnes électorales, l’accent est toujours mis sur ce qui est inessentiel dans l’immédiat comme la ligne rose et ce qui peut être amélioré comme l’état des routes et autres requière la hausse des taxes, la participation du contribuable ». « Sauf qu’en ce moment, poursuit-elle, le budget alloué aux améliorations promises n’est ni débattu ni divulgué. Les belles surprises arrivent toujours dans l’après-coup ! ».

Se prononçant sur l’annulation de la taxe d’eau demandée par l’opposition municipale, Haroun Bouazzi pense qu’Ensemble Montréal est dans son rôle d’opposant. Même s’il ne croit pas que cette position des « Hommes de Coderre » peut amener la mairesse à reculer, en faisant des amendements au budget. Toutefois, le président de AMAL-Québec « espère » qu’ils vont « s’assurer que la ville optimise les investissements et qu’elle octroie plus de services pour les personnes qui en ont le plus besoin ».

Le moins que l’on puisse dire, quelle que soit la posture dans laquelle devra se mettre Valérie Plante, à en croire aux récriminations des uns et des autres, le « faux pas » a déjà été commis par l’administration qu’elle dirige depuis le dévoilement du budget, le 10 janvier 2018. Et pour finir, on annonce les « contraventions salées »… ! Nous y reviendrons.

Baba Idriss Fofana est Journaliste depuis 2010 et Blogueur depuis 2012 sur la plateforme de Radio France International – Mondoblog – où il anime notamment des chroniques politiques et faits de société. Ayant également fait des études de Marketing et de Management, il a occupé dans différents pays les fonctions d’Assistant en communication politique et Responsable des communications.

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PRTCE : le gouvernement canadien aide des nouveaux arrivants formés à l’étranger à faire reconnaître leurs qualifications

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Dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), le gouvernement du Canada annonce un projet visant à aider les nouveaux arrivants à Milton, en Ontario, formés à l’étranger à faire reconnaître leurs titres de compétences afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée, concurrentielle et inclusive.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont souvent confrontés à des difficultés particulières lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans leur domaine en raison d’un manque de reconnaissance de leurs études et de leur formation acquise à l’étranger.

Jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a annoncé un nouveau projet visant à aider environ 100 nouveaux arrivants formés à l’étranger à Milton, en Ontario, à faire reconnaître leurs titres de compétences. « Notre succès dépend de l’égalité des chances de réussite de chacun, y compris des nouveaux arrivants. Les aider à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers leur permettra d’exercer leur profession au sein de notre main-d’œuvre, ce qui profitera à notre économie ainsi qu’à notre population », a reconnu Mme Hajdu.

Création d’un portail d’évaluation des titres de compétences…

Le gouvernement du Canada versera 650 000 $ au Canadian Welding Bureau Group (Groupe CWB) cours des deux prochaines années pour créer un portail d’évaluation des titres de compétences professionnelles en soudage pour les nouveaux arrivants (le portail). Le Groupe CWB fournira aux professionnels du soudage formés à l’étranger des outils liés à l’emploi et à la formation, et des conseils sur la meilleure façon de faire reconnaître des titres de compétences.  

« Grâce à cet investissement, nous nous assurons de ne laisser aucun talent inexploité. Lorsque nous donnons aux nouveaux arrivants une juste chance de réussir au Canada, notre économie et notre classe moyenne prospèrent. »

– Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail

Cet investissement est réalisé dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), qui fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes de réglementation, aux associations nationales et aux organismes d’évaluation des titres de compétences.

Le PRTCE accorde des prêts aux nouveaux arrivants!

Le PRTCE accorde également des prêts aux nouveaux arrivants qualifiés pour les aider à payer les dépenses liées à la reconnaissance de leurs compétences et de leur formation et offre des services de soutien à l’emploi afin de les aider à obtenir leur première expérience de travail au Canada dans leur domaine.

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Rappelons que les nouveaux immigrants (15 à 64 ans) présentent un taux d’emploi plus faible (62,2 %) que les non-immigrants (71,7 %). (Statistique Canada, Recensement de 2016). De plus, les nouvelles arrivantes issues de minorités visibles présentent un taux de chômage plus élevé (14,4 %) que leurs homologues masculins (10,2 %). (Statistique Canada, Nouveaux arrivants au Canada de 2011 à 2016)

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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Canada : Un nouveau service télé multilingue

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La télé canadienne sera polyglotte. Un nouveau service permettra aux Canadiens dans plusieurs régions de regarder les programmes et les nouvelles dans leurs langues maternelles.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé ce jeudi, 23 mai, qu’il a accordé à Rogers Media une licence afin d’exploiter un service national de télévision à caractère multiethnique offrant des émissions dans 20 langues.

Ce nouveau service remplacera le service existant d’OMNI Regional de Rogers. Il sera offert sur tous les forfaits de télévision numérique de base partout au Canada. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du CRTC visant à mieux représenter la diversité multiculturelle au Canada.

À partir du 1er septembre 2020, les Canadiens auront accès aux nouvelles des quatre coins du pays et à la programmation parlés en 20 langues tierces.

Ce service desservira la Colombie-Britannique, les Prairies, l’Ontario et le Canada atlantique ainsi que le Québec.

« Pouvoir regarder du contenu dans leur langue maternelle donne à un grand nombre de personnes un sentiment d’appartenance, facilite la participation à la vie civique et à notre démocratie, et permet de s’assurer que la diversité du Canada soit représentée dans notre système de radiodiffusion », a souligné Ian Scott, président et dirigeant principal, CRTC.

Au Québec, Rogers :

  • diffusera au moins trois heures par semaine de programmation originale et locale à caractère ethnique de langue française;
  • diffusera au moins une heure et demie de programmation originale et locale de langue française;
  • diffusera au moins 30 minutes par semaine de programmation locale et originale de langue anglaise;
  • consacrera au moins 90 % de sa grille-horaire à la présentation d’une programmation à caractère ethnique et 60 % de sa grille-horaire à une programmation en langues tierces.

Lire aussi : Aimeriez-vous regarder une télé verticale?

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Boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, Santé Canada met de l’ordre pour limiter les dégâts!

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Un an après la mort par noyade de la jeune Athéna Gervais, suite à une consommation excessive de FCKD UP [boisson sucrée alcoolisée contenant 11,9 % d’alcool], Santé Canada a décidé de limiter la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles. Un nouveau règlement est immédiatement entré en vigueur ce jeudi 23 mai 2019.

Fin de règne des boissons sucrées à haute teneur en alcool! Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui un nouveau règlement qui limite la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en contenants à portion individuelle.

Ce règlement, a-t-on appris, a pour but de protéger les Canadiens, surtout les jeunes, contre les risques immédiats associés à ces boissons, notamment la surconsommation non intentionnelle et l’intoxication aiguë à l’alcool. « Étant donné la gravité du risque, ce règlement entre en vigueur immédiatement, et il n’y aura aucune période de transition », a déclaré Ginette Petitpas.

Passer à l’action pour aider à protéger les Canadiens!

Santé Canada révèle que les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, qui forment une nouvelle classe de boissons en pleine croissance au Canada, présentent un risque pour la santé des Canadiens, en particulier les jeunes, qui va en augmentant.

À lire : Décès d’Athéna Gervais : « Jeunesse sacrifiée et femmes ciblées » au Québec ?

Ces boissons ont une forte teneur en alcool, et un contenant à portion individuelle peut équivaloir à jusqu’à quatre verres standard. Elles sont souvent très sucrées; il est donc très facile pour les gens, surtout les jeunes, de consommer sans le vouloir de grandes quantités d’alcool dans un laps de temps très court, ce qui peut causer des méfaits graves liés à l’alcool.

« Au Canada, les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ont causé de nombreuses hospitalisations et au moins deux décès depuis un an et demi. C’est tout à fait tragique. »

– Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé

Au dire de la ministre Taylor, Santé Canada est passé à l’action pour « aider à protéger les Canadiens », en particulier les jeunes, contre la surconsommation non intentionnelle d’alcool car, prévient-elle, une consommation excessive d’alcool peut causer des méfaits liés à l’alcool, y compris l’intoxication alcoolique aiguë et la mort.

Boissons alcoolisées : mise en garde aux femmes et aux hommes!

Selon le nouveau règlement, la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ne doit pas dépasser 25,6 mL (l’équivalent de 1,5 verre standard) si leur contenant a un volume de 1 000 mL ou moins.

De nombreuses autres boissons alcoolisées offertes en portions individuelles sur le marché, comme les panachés et la bière, sont vendues dans des contenants de 1 à 1,5 verre standard. Le standard de consommation de 1,5 verre par jour est en dessous des limites recommandées pour les femmes et la consommation de deux portions reste toujours conforme aux recommandations lors des occasions spéciales, soit 3 boissons.  Ces quantités sont conformes aux  Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada selon lesquelles les femmes ne devraient pas consommer plus de deux verres standard par jour et les hommes, plus de trois.

À lire aussi : Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Pour rappel, Santé Canada a mené des consultations sur le projet de règlement du 22 décembre 2018 au 5 février 2019. Au total, 60 commentaires ont été soumis par la population (28), des organismes gouvernementaux (17), des acteurs du domaine de la santé (9) et des acteurs de l’industrie (6).

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