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Arrima : Québec doit «favoriser les personnes moins scolarisées», selon la FCEI

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La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) se dit pour l’arrimage des profils, à travers le portail Arrima, des candidats à l’immigration avec les besoins du marché du travail. Toutefois, la FCEI laisse entendre que l’actuelle grille de sélection risque de favoriser des personnes surqualifiées [les gros diplômés] au détriment des personnes les moins scolarisées susceptibles d’occuper les emplois en demande au Québec.

Dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 9 – Loi visant à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante salue la volonté du gouvernement de mieux arrimer l’immigration avec les besoins du marché du travail. En revanche, elle souhaite que l’adoption du PL9 puisse conduire à des résultats concrets pour les employeurs, ce qui est attendu depuis des années.

Changer la grille de sélection pour faciliter le pointage…

« Alors que le Québec vit actuellement d’importantes pénuries de main-d’œuvre, il importe que cette fois-ci soit la bonne. Pour ce faire, il faudra que l’application de la loi soit accompagnée d’une série d’actions complémentaires comme le changement de la grille de sélection.

Cette dernière ne permettrait pas aux personnes moins scolarisées de se qualifier alors qu’elles pourraient occuper les emplois qui sont les plus en demande. Elles auront donc beau s’inscrire sur ARRIMA, mais sans changements dans la grille de pointage, elles risquent de ne pas se qualifier quand même », affirme Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI, qui compte 110 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions.

ARRIMA : une bonne chose, mais pas la panacée…

La FCEI soutient que le nouveau système de déclaration d’intérêt [via le portail Arrima] permettra certes de conduire à un meilleur arrimage entre les profils des immigrants et les besoins des employeurs, mais sa portée pourrait être limitée et favoriser les personnes surqualifiées.

À lire aussi : Québec a reçu près de 100 000 demandes d’immigration dans Arrima

« Pour déclarer son intérêt sur un site Internet étranger en français, il faut d’une part avoir accès à un ordinateur et savoir s’en servir, et d’autre part, disposer d’un niveau de maîtrise du français important. Autrement dit, le nouveau système favorise inévitablement les travailleurs plus qualifiés, ce qui nous ramène donc à un processus où on privilégie l’accueil de personnes surqualifiées. Il faut donc soutenir les bassins de travailleurs moins qualifiés à l’étranger dans leur inscription au système et continuer de miser sur les travailleurs étrangers temporaires », ajoute Mme Hébert.

Faciliter le recrutement à l’international

La FCEI voit d’un bon œil la volonté du gouvernement de procéder à un allègement du fardeau des employeurs qui recrutent à l’international, en simplifiant les processus administratifs liés au recrutement à l’étranger et d’éviter les dédoublements de procédures aux niveaux fédéral et provincial.

À lire aussi : Pénurie de main-d’œuvre, quels sont les postes demandés ?

D’après la Fédération, la pénurie de main-d’œuvre frappe particulièrement les petites entreprises, celles qui ont moins de 20 employés. Souvent, révèle la FCEI, ces entreprises n’ont pas de service de ressources humaines ou de ressources juridiques à l’interne. « Nous souhaitons donc que les règlements qui découleront de ces dispositions du projet de loi 9 s’inscrivent dans cette voie », fait valoir la vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

Des dispositions du projet de loi 9 font craindre…

Si la FCEI se dit être en accord avec les objectifs visant à favoriser une intégration réussie des personnes immigrantes, elle se questionne sur la portée de certaines dispositions du projet de loi 9 [test des valeurs] à cet effet pour les employeurs. Elle dit craindre que ces dernières permettent d’exiger des employeurs de déployer des programmes d’apprentissage des valeurs démocratiques québécoises ou de francisation en entreprise. « Cela est préoccupant, car ça ne fait pas partie du domaine d’expertise des propriétaires de PME, sans compter que toutes les entreprises ne disposent pas des mêmes ressources. Si nous pouvons affirmer avec certitude que les chefs de PME sont désireux de faire leur part, il faut aussi bien comprendre les limites auxquelles ils sont confrontés », s’inquiète Martine Hébert.

En clair, la faîtière des entreprises canadiennes indépendantes croit savoir que les institutions d’enseignement, les groupes communautaires et ceux œuvrant en employabilité seraient plus qualifiés pour participer à ces aspects de l’intégration des personnes immigrantes et qu’ils devraient être mis à profit.

Source : FCEI

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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PRTCE : le gouvernement canadien aide des nouveaux arrivants formés à l’étranger à faire reconnaître leurs qualifications

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Dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), le gouvernement du Canada annonce un projet visant à aider les nouveaux arrivants à Milton, en Ontario, formés à l’étranger à faire reconnaître leurs titres de compétences afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée, concurrentielle et inclusive.

Les nouveaux arrivants qualifiés sont souvent confrontés à des difficultés particulières lorsqu’il s’agit de trouver du travail dans leur domaine en raison d’un manque de reconnaissance de leurs études et de leur formation acquise à l’étranger.

Jeudi, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a annoncé un nouveau projet visant à aider environ 100 nouveaux arrivants formés à l’étranger à Milton, en Ontario, à faire reconnaître leurs titres de compétences. « Notre succès dépend de l’égalité des chances de réussite de chacun, y compris des nouveaux arrivants. Les aider à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers leur permettra d’exercer leur profession au sein de notre main-d’œuvre, ce qui profitera à notre économie ainsi qu’à notre population », a reconnu Mme Hajdu.

Création d’un portail d’évaluation des titres de compétences…

Le gouvernement du Canada versera 650 000 $ au Canadian Welding Bureau Group (Groupe CWB) cours des deux prochaines années pour créer un portail d’évaluation des titres de compétences professionnelles en soudage pour les nouveaux arrivants (le portail). Le Groupe CWB fournira aux professionnels du soudage formés à l’étranger des outils liés à l’emploi et à la formation, et des conseils sur la meilleure façon de faire reconnaître des titres de compétences.  

« Grâce à cet investissement, nous nous assurons de ne laisser aucun talent inexploité. Lorsque nous donnons aux nouveaux arrivants une juste chance de réussir au Canada, notre économie et notre classe moyenne prospèrent. »

– Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail

Cet investissement est réalisé dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers (PRTCE), qui fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes de réglementation, aux associations nationales et aux organismes d’évaluation des titres de compétences.

Le PRTCE accorde des prêts aux nouveaux arrivants!

Le PRTCE accorde également des prêts aux nouveaux arrivants qualifiés pour les aider à payer les dépenses liées à la reconnaissance de leurs compétences et de leur formation et offre des services de soutien à l’emploi afin de les aider à obtenir leur première expérience de travail au Canada dans leur domaine.

À lire : L’intégration professionnelle des immigrants, une clé de réussite que le Québec tarde à tourner

Rappelons que les nouveaux immigrants (15 à 64 ans) présentent un taux d’emploi plus faible (62,2 %) que les non-immigrants (71,7 %). (Statistique Canada, Recensement de 2016). De plus, les nouvelles arrivantes issues de minorités visibles présentent un taux de chômage plus élevé (14,4 %) que leurs homologues masculins (10,2 %). (Statistique Canada, Nouveaux arrivants au Canada de 2011 à 2016)

À lire aussi : Ouverture du guichet unique en ligne pour la reconnaissance des compétences des immigrants au Québec

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Canada : Un nouveau service télé multilingue

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La télé canadienne sera polyglotte. Un nouveau service permettra aux Canadiens dans plusieurs régions de regarder les programmes et les nouvelles dans leurs langues maternelles.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé ce jeudi, 23 mai, qu’il a accordé à Rogers Media une licence afin d’exploiter un service national de télévision à caractère multiethnique offrant des émissions dans 20 langues.

Ce nouveau service remplacera le service existant d’OMNI Regional de Rogers. Il sera offert sur tous les forfaits de télévision numérique de base partout au Canada. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du CRTC visant à mieux représenter la diversité multiculturelle au Canada.

À partir du 1er septembre 2020, les Canadiens auront accès aux nouvelles des quatre coins du pays et à la programmation parlés en 20 langues tierces.

Ce service desservira la Colombie-Britannique, les Prairies, l’Ontario et le Canada atlantique ainsi que le Québec.

« Pouvoir regarder du contenu dans leur langue maternelle donne à un grand nombre de personnes un sentiment d’appartenance, facilite la participation à la vie civique et à notre démocratie, et permet de s’assurer que la diversité du Canada soit représentée dans notre système de radiodiffusion », a souligné Ian Scott, président et dirigeant principal, CRTC.

Au Québec, Rogers :

  • diffusera au moins trois heures par semaine de programmation originale et locale à caractère ethnique de langue française;
  • diffusera au moins une heure et demie de programmation originale et locale de langue française;
  • diffusera au moins 30 minutes par semaine de programmation locale et originale de langue anglaise;
  • consacrera au moins 90 % de sa grille-horaire à la présentation d’une programmation à caractère ethnique et 60 % de sa grille-horaire à une programmation en langues tierces.

Lire aussi : Aimeriez-vous regarder une télé verticale?

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Boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, Santé Canada met de l’ordre pour limiter les dégâts!

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Un an après la mort par noyade de la jeune Athéna Gervais, suite à une consommation excessive de FCKD UP [boisson sucrée alcoolisée contenant 11,9 % d’alcool], Santé Canada a décidé de limiter la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles. Un nouveau règlement est immédiatement entré en vigueur ce jeudi 23 mai 2019.

Fin de règne des boissons sucrées à haute teneur en alcool! Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé aujourd’hui un nouveau règlement qui limite la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en contenants à portion individuelle.

Ce règlement, a-t-on appris, a pour but de protéger les Canadiens, surtout les jeunes, contre les risques immédiats associés à ces boissons, notamment la surconsommation non intentionnelle et l’intoxication aiguë à l’alcool. « Étant donné la gravité du risque, ce règlement entre en vigueur immédiatement, et il n’y aura aucune période de transition », a déclaré Ginette Petitpas.

Passer à l’action pour aider à protéger les Canadiens!

Santé Canada révèle que les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées, qui forment une nouvelle classe de boissons en pleine croissance au Canada, présentent un risque pour la santé des Canadiens, en particulier les jeunes, qui va en augmentant.

À lire : Décès d’Athéna Gervais : « Jeunesse sacrifiée et femmes ciblées » au Québec ?

Ces boissons ont une forte teneur en alcool, et un contenant à portion individuelle peut équivaloir à jusqu’à quatre verres standard. Elles sont souvent très sucrées; il est donc très facile pour les gens, surtout les jeunes, de consommer sans le vouloir de grandes quantités d’alcool dans un laps de temps très court, ce qui peut causer des méfaits graves liés à l’alcool.

« Au Canada, les boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ont causé de nombreuses hospitalisations et au moins deux décès depuis un an et demi. C’est tout à fait tragique. »

– Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé

Au dire de la ministre Taylor, Santé Canada est passé à l’action pour « aider à protéger les Canadiens », en particulier les jeunes, contre la surconsommation non intentionnelle d’alcool car, prévient-elle, une consommation excessive d’alcool peut causer des méfaits liés à l’alcool, y compris l’intoxication alcoolique aiguë et la mort.

Boissons alcoolisées : mise en garde aux femmes et aux hommes!

Selon le nouveau règlement, la teneur en alcool des boissons alcoolisées purifiées et aromatisées vendues en portions individuelles ne doit pas dépasser 25,6 mL (l’équivalent de 1,5 verre standard) si leur contenant a un volume de 1 000 mL ou moins.

De nombreuses autres boissons alcoolisées offertes en portions individuelles sur le marché, comme les panachés et la bière, sont vendues dans des contenants de 1 à 1,5 verre standard. Le standard de consommation de 1,5 verre par jour est en dessous des limites recommandées pour les femmes et la consommation de deux portions reste toujours conforme aux recommandations lors des occasions spéciales, soit 3 boissons.  Ces quantités sont conformes aux  Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada selon lesquelles les femmes ne devraient pas consommer plus de deux verres standard par jour et les hommes, plus de trois.

À lire aussi : Au Québec, quand ta santé dépend du dépanneur…

Pour rappel, Santé Canada a mené des consultations sur le projet de règlement du 22 décembre 2018 au 5 février 2019. Au total, 60 commentaires ont été soumis par la population (28), des organismes gouvernementaux (17), des acteurs du domaine de la santé (9) et des acteurs de l’industrie (6).

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